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EAN : 9782848653822
233 pages
Éditeur : Sarbacane (06/10/2010)
4.01/5   70 notes
Résumé :

Sean Hopper, c'est celui qui est chargé du sale boulot aux abattoirs : tuer les bêtes. Et il y prend du plaisir... Glacial, taciturne, il est redouté dans tout le comté de Springfield, où il habite avec sa femme Bonnie.

Mais un soir, Bonnie s'en va. Marre de vivre avec une bête humaine. De rage, Sean prend sa vieille Thunderbird, de l'alcool plein le sang, AC/DC à fond la caisse, et fonce dans un platane. Il frôle la mort. A son réveil, i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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thedoc
  07 juin 2016
Le petit Bud, dans son arbre-cachette, observe le monde et raconte. Elevé par sa grand-mère indienne Grand'ma, sans parent, il trouve du réconfort auprès de son hérisson apprivoisé. Surtout, il aime regarder ce qui se passe chez son voisin, Sean Hopper. Sean Hopper, c'est la brute du coin, insensible et violent. Toujours taciturne, il semble n'éprouver aucune joie si ce n'est lorsqu'il part à son travail. Employé à l'abattoir de la ville, c'est le meilleur pour dézinguer les vaches d'un coup de revolver. On dirait même qu'il le fait avec plaisir… Alors Sean Hopper fait peur, aux enfants, à ses collègues… Il finit même par faire fuir sa compagne Bonnie qui ne supporte plus de vivre avec une bête humaine. de rage, Sean Hopper boit encore plus que d'habitude, prend sa voiture, les basses lancées à plein volume sur AC/DC, et fonce à pleine vitesse dans un platane. Sean Hopper ne se réveille pas au Paradis- ni en Enfer – et pourtant, tout est désormais différent. Seul Bud voit que la brute s'en est allée et que pour Sean Hopper, la rédemption a sonné.
« La ballade de Sean Hopper » appartient à ces livres qui, à partir d'un personnage banal, dans une ville banale, accrochent progressivement le lecteur à une histoire qui se révèle être totalement bouleversante. Sean Hopper, sorte de brute épaisse irrécupérable, attend le choc qui enfin le sortira du vide dans lequel il s'est lui-même plongé. Sa carapace de dur à cuire se fissure peu à peu pour nous dévoiler un homme meurtri, dont l'histoire nous apprendra une autre vérité. le petit Bud, quant à lui, dont la voix gouailleuse mène le récit, est du même acabit que Sean Hopper. A travers sa langue bien pendue, c'est avant tout un petit enfant qui crève qu'on l'aime.
Les personnages secondaires qui tournoient autour d'eux sont très représentatifs de la petite ville qui sert de cadre à l'histoire. Image d'une certaine Amérique, c'est une petite société où tout le monde se connaît, mettant en scène les laissés-pour-compte de l'American Way of Life. Pauvres matériellement, ils ont de la bonté et de la tendresse à revendre.
Un très beau roman sur les préjugés, les blessures de la vie et une certaine forme de rédemption.
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CelineCDI
  15 février 2013
Le petit Bud, qui vit avec sa Gran-Ma indienne en attendant un hypothétique retour de sa mère, observe ses voisins et notamment Sean Hopper, le tueur de l'abattoir, homme entier et brutal qui déteste les enfants... Celui-ci se fait quitter par sa petite amie, Bonnie et alors qu'il manifeste son chagrin à sa façon, c'est-à-dire ivre mort et au volant de son bolide, un accident terrible a lieu. Sean Hopper échappe de justesse à la mort et lorsqu'il quitte enfin l'hôpital, il a changé. A tel point que sa vie devient un enfer, alors qu'il était auparavant la terreur de la ville...
Un magnifique roman, avec une histoire intrigante, des personnages principaux très attachants (y compris le pauvre Sean, espèce de brute épaisse qui se transforme peu à peu après avoir côtoyé la mort) et le tout servi par une écriture d'une rare efficacité, au style très travaillé qui fait sonner l'ensemble comme une petite chanson (la "ballade"). On se demande bien où veut aller l'auteure avec ce personnage tordu, violent, fermé et petit à petit, on comprend mieux à la fois le personnage, son histoire, son caractère, le tout raconté par ce petit gamin paumé, déscolarisé, qui regarde la vie de ses voisins comme il regarderait la télé, un divertissement à moindre frais et ô combien palpitant. J'ai vraiment adoré ce livre, que j'ai refermé avec un grand sourire de contentement.
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flavie982
  14 décembre 2011
J'ai eu beaucoup de difficultés à rentrer dans ce livre. Au début, j'ai cru que c'était une mauvaise traduction tant le style me heurtait et en plus j'ai pas aimé qu'on prenne le lecteur pour un idiot en adoptant une police de caractère différente pour la voix de Sean Hopper mais j'ai quand même voulu le finir. Je me suis dit : "allez fait un effort, t'en as lu la moitié, faut pas abandonner maintenant!". Les efforts ont été payants, j'ai réussi à le finir d'une seule traite. Ce garçon qui épie son voisin est au final très attachant et certains passages sont assez poétiques ( ce qui est dommage c'est que deux lignes plus loin on retombe sur du trivial), il mentionne ses propres problèmes avec une espèce d'insouciance et de détachement un peu effrayant. le personnage de Sean Hopper lui ne se livre complètement que dans les trois-quatre derniers paragraphe et une fois qu'on a lu la fin toute l'histoire prend une autre résonance.
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ennapapillon
  28 février 2012
Sean Hopper est un homme très dur qui fait peur aux gens autour de lui. Il semble insensible, il est souvent violent, il boit trop, déteste les enfants au point de ne pas supporter leur présence et dans son travail aux abattoirs, il a la réputation d'aimer tuer les bêtes avec froideur.
Son petit voisin, Bud, a une vie très solitaire : pas de parents, une grand-mère indienne qui vieillit de plus en plus et s'occupe de moins en moins de lui. Il observe le monde qui l'entoure. Il observe Sean Hopper et sa vie toujours en opposition aux autres. Il observe Bonnie, la compagne de Sean, qui tout en l'aimant n'est pas heureuse avec lui car il ne laisse de la place à personne dans sa vie. Et il s'apperçoit bien que quelque chose a changé chez son voisin après que ce dernier ait eu un accident de voiture.
Après cet accident, Sean a des visions, il se montre beaucoup plus sensible au monde, il ne supporte plus de tuer des vaches, il essaie de gérer sa violence tout en ayant du mal car les autres ne l'ont pas vu changer. Il aurait préféré mourir...
On comprends qu'il porte en lui quelque chose de lourd qui l'empêche d'être heureux et on apprendra quoi à la fin du livre ce qui éclaire ce personnage d'une autre lumière.
J'ai beaucoup aimé ce roman qui raconte comment un homme détruit peut devenir destructeur en ne regardant pas en face ses problèmes et en ne laissant personne l'aider. J'ai aimé aussi le personnage de l'enfant, qui a un regard à la fois candide et lucide sur le monde.
La construction du récit est intéressante car le narrateur principal est Bud qui semble tout savoir des évènements, sans avoir accès pour autant aux sentiments profonds et puis de temps en temps, on entend Sean qui nous révèle ses pensées.
La seule chose que j'ai moins apprécié, c'est le style très "parlé," avec des coupures de phrases étranges, qui ne me semblait pas nécessaire au récit.
Lien : http://ennalit.canalblog.com..
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DreamBookeuse
  19 juin 2019
Quand on lit le titre, on s'attend à un road trip, quelque chose qui aurait le goût du voyage et de l'inédit, quelque chose d'exotique. On oublie souvent les balades de l'entre soi. Les chemins tortueux de l'âme que l'on se doit d'emprunter. Ceux des souvenirs qui refusent de remonter par peur ou par maladie. C'est ce genre de balade dont nous parle Martine Pouchain.
Au début, j'étais sceptique. Vraiment. L'écriture était intéressante mais le sujet m'ennuyait. Ce petit garçon qui raconte cette vie qui n'est ni tout à fait la sienne, ni tout à fait celle d'un autre. Il y avait à la fois une forme de violence et de candeur comme si tout ce qui se passait, aussi horrible que ce soi, n'avait aucune espèce d'importance. Une écriture en paradoxe à la fois plate et belle, froide et vivante, comme si à force de parler de cet homme elle en avait attrapé toutes les facettes. le parler est franc, direct, parfois un peu argotique ce qui lui donne des accents de vérité irréfutable. L'histoire racontée par le petit garçon se couple de passages plus erratiques, moins cohérents, à l'intérieur même des pensées de Sean Hopper.
Peut-être d'ailleurs qu'il faudrait vous parler un peu de cet homme sur lequel se centre le récit. Sean c'est un homme taciturne qui arrive dans la petite ville de Springfield avec ses peurs, ses faiblesses et ses blessures à l'âme. Mais ce que les autres voient, parce qu'il a oublié qui il était, s'est fondu dans une personnalité qui n'était ni tout à fait lui ni tout à fait quelqu'un d'autre, c'est son extrême violence, son regard de tueur lorsqu'il abat une bête d'un seul coup de pistolet, le visage de Bonnie qui se décompose de plus en plus et dont l'amour ne suffit pas. Jusqu'au jour où elle part. Où il frôle la mort. Où il ne peut plus abattre de vaches. Sean a changé mais personne ne peut le voir. Même pas Bud qui nous raconte cette histoire aussi folle que touchante.
« Bonnie ruisselle de bonheur et ne cesse de le répéter avec les yeux. Bien sûr, elle a ses contrariétés comme vous et moi, mais les contrariétés sur fond de bonheur, ça n'a pas le même effet que les contrariétés de tout un chacun. »
Alors voilà, on suit la vie de cet homme malade – de chagrin, d'amour étouffé – et parfois on s'ennuie un peu. On soupire. On tressaille. On se rend sans doute un peu malade aussi au contact de cet Ahida, cet homme-tempête. Mais on poursuit. Parce qu'il y a Bud et sa façon de parler aux arbres, aux hérissons et aux corbeaux, parce qu'on a envie de comprendre comment Bud, un petit garçon, en est venu à connaître l'histoire de l'homme allergique aux « mouflets ».
Et puis, page 218, j'ai les larmes aux yeux. Ça vient comme une vague en pleine tempête. Cette tempête qui est arrivée sans crier gare. Je l'ai vu enfler de loin. Mais la voilà. L'oiseau-tempête se laisse prendre dans l'instant de grâce et moi avec. A quelques pages de la fin, le coup de coeur. Implacable et furieux.
En résumé
La Ballade de Sean Hopper commence sur des airs de récit de vie. On y suit le regard de Bud, un petit garçon solitaire avec pour seule compagnie sa grand-mère qui parle aux esprits. de l'autre côté du jardin, un homme, dont l'histoire aura un impact étonnant sur la sienne. Alors on écoute, on patiente. Et si l'ennui du début cède petit à petit la place à l'addiction, c'est surtout un coup de coeur !
Lien : https://lesdreamdreamdunebou..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Clelie22Clelie22   21 août 2012
L'orage, c'est ce qui venait le plus facilement à l'esprit quand on pensait à Sean Hopper. Grand'ma l'avait rebaptiés Ahiga, "un qui combat". Elle disait que les gens comme lui ont souvent eux-mêmes été victimes de méchanceté à un moment, et elle en connaît un rayon, attendu que c'est une Indienne cherokee, et que ces gens-là en savent beaucoup plus long que vous et moi, question tout.
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DreamBookeuseDreamBookeuse   19 juin 2019
Bonnie ruisselle de bonheur et ne cesse de le répéter avec les yeux. Bien sûr, elle a ses contrariétés comme vous et moi, mais les contrariétés sur fond de bonheur, ça n’a pas le même effet que les contrariétés de tout un chacun.
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