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EAN : 9782707322593
106 pages
Éditeur : Editions de Minuit (10/01/2013)
3.41/5   160 notes
Résumé :
Madame Rebernak ne veut pas recevoir son cousin Freddy à sa sortie de prison. Elle craint qu'il ne s'en prenne à sa fille Clémence. C'est pourquoi elle décide d'en parler à Maître Montussaint, le notaire qui lui a déjà rendu bien des services.
(Quatrième de couverture de l'édition les éditions de minuit 2013)
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
3,41

sur 160 notes

lecassin
  16 juillet 2019
La campagne. Un village qu'on imagine sans peine un gros bourg ; son église, sa mairie, son ruisseau poissonneux, son bistrot Jolly Café, sa station-service, son notaire…
Au village, sans prétention, j'ai très bonne réputation… Notaire… Pensez donc…
Le notaire, c'est Me Montussaint ; son fils, Paul, le petit ami de Clémence…
Clémence, c'est la fille de Marthe, Marthe Rebernak, mère courage depuis le décès de son mari. Mais j'oubliais : d'abord, y'a l'aîné, Marc, le narrateur…
Et puis il y a Freddy, le cousin de Marthe qui vient de purger quinze ans de prison pour s'en être pris à une petite de l'école. Alors quand il débarque chez Marthe, c'est la panique… Elle (sur)protégera Clémence, camarade de classe de la petite Sonia, abusée par Freddy dans le passé.
Un petit bouquin qui se lit d'une traite. On pense à Chabrol, le réalisateur… le côté campagnard sans doute. Une progression quasi linéaire de l'intrigue portée par un style minimaliste : une prose vive et épurée, des dialogues inclus dans la narration évitant les « dit machin », « répondit machine ». Ca fonce vers le dénouement final. On est sûr d'avoir tout compris dès le début… Pourtant … Que veut dire Freddy, quand il dit au notaire : « Faut jamais recommencer une chose pareille ! Faut pas faire de mal à Clémence ! » Mais bon… Freddy est quelque peu demeuré, c'est bien connu dans le village. Et puis… Un notaire… Allons, allons !
Une agréable lecture qui engage à aller plus avant dans l'oeuvre de cet écrivain que je découvre ici.
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Laurence64
  24 janvier 2013
Quelque part en France. Un faubourg, un café, la place de l'Abbaye, une église, un lycée, la belle maison du notaire, la petite maison neuve avec véranda, la rivière dans laquelle on pêche, sur les berges de laquelle on bronze, la maison de retraite, un collège. Une sale histoire qui remonte à une quinzaine d'années. Et le commissaire Maigret.
Non, même pas vrai. Pas de Maigret. Même pas vrai mais cela aurait pu. Car il y a du Simenon chez Ravey. Ainsi que du Chabrol. le petit monde provincial, replié sur lui-même, s'asphyxie un peu dans les jolis jours de juin. Croqué au plus près par une plume scandaleusement simple, analysé dans ses moindres détails, le huis-clos qui n'en est pas un (on se promène dans le village à pied, en voiture noire, en coupé sport, en cyclomoteur) oppresse comme s'il était huis-clos. Rien à faire, la promenade n'est en rien digestive. Pas plus qu'elle n'est vivifiante.
Mère poule et mère courage, la veuve Rebernak élève ses deux adolescents, fils et fille (le choix du roi), en exerçant la profession d'agent d'entretien dans le collège depuis le décès de son serrurier de mari, ami du notaire peu ordinaire. L'arrivée de Freddy (sans griffe mais tout aussi malvenue) la chiffonne. Pour sa défense, son cousin vient de purger une peine de prison de quinze années suite au viol d'une gamine du village. Elle ne pardonne pas, met toute son énergie à le faire retourner d'où il vient (au mieux) ou le faire bannir du coin (au pire). Elle n'en veut pas de cette parenté encombrante. Elle craint pour sa Clémence (sa fille, pas son sentiment). D'ailleurs, l'éducateur judiciaire n'obtient rien de sa clémence sauf un paquet de chemises du défunt et une paire de souliers. La réinsertion, elle s'en fout Madame Rebernak. Elle n'a d'yeux que pour sa progéniture.
Que Freddy ne s'approche pas de Clémence qui prépare son bac au côté de son petit ami Paul, lequel s'avère fils de notaire peu ordinaire.
L'intrigue avance en ligne droite. Pas d'aller-retour. Sur le trajet, la veuve subodore les dangers. le fils raconte. La panique maternelle guette. La narration tendue ne s'assouplit jamais. La phrase sans atour superflu parle de ces rapports de force sociaux auxquels on peut se soumettre mais contre lesquels on peut toujours se révolter.
La rébellion survient dans une déflagration. Que l'on approuve parce que…
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Bookycooky
  22 août 2015
Freddy, simple d'esprit, sort de prison apres quinze ans, purgés pour le viol d'une enfant de maternelle, camarade de classe de la fille de sa cousine Madame Rebernak.Sa libération met mal à l'aise cette dernière, qui craint pour sa fille désormais adolescente, car Freddy persiste à roder dans les parages....Mais les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent....
Alternant récit à la troisième personne et celui du narrateur, fils de Mme Rebernak, avec des dialogues noyés dans le texte, une prose trés précise et trés simple ,sans psychologie,à la limite du minimalisme,un excellent mini-thriller de 108 pages,avec un parfum des films de Chabrol.
Publiée aux Éditions de Minuit ( pour vous préciser le ton),une lecture facile et trés agréable !
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JIEMDE
  24 avril 2021
De l'art de faire court…
108 pages en format poche et écrites gros. C'est maigre, et pourtant, il n'en faut pas beaucoup plus à Yves Ravey pour nous plonger dans une délectable histoire chabrolienne, avec Un notaire peu ordinaire. Une histoire simple, aurait dit Sautet. Mais pour cette deuxième incursion chez Ravey, je suis à nouveau bluffé par la singularité et l'efficacité du style, comme par ces ambiances qui persistent quelques temps une fois le livre refermé.
Elle est bien bonne cette Madame Rebernak, élevant seule fils et fille grâce à ses ménages, dans ce village de province où chacun lui veut du bien - mais de loin -, à l'image du notaire si bon autrefois lors du décès de son mari. Mais quand le cousin Freddy sort de prison après avoir purgé sa peine pour le viol d'une petite fille du village et revient rôder dans les parages, elle tremble pour sa fille, la Rebernak.
Point besoin d'en dire plus : en deux pages, l'atmosphère est posée et les conditions du drame à venir affichées. Dans un rythme faussement ralenti, Ravey installe peu à peu une tension et un doute sur ce que cache chaque personnage de son intrigue sordidement banale. Au passage, il trouve l'occasion de lancer quelques traits au vitriol sur la simplicité des gens simples (c'est voulu), la duplicité des notables de province ou les limites apparentes de la présomption d'innocence. Jusqu'à ce que les masques tombent…
C'est court, c'est simple, c'est bon.
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missmolko1
  28 novembre 2014
J'ai vraiment adoré ce court roman que je vous recommande vivement.
Nous voici plongé quelque part en France dans un village tranquille. Nous y faisons la connaissance d'un mère de famille, veuve, vivant avec ses deux enfants adolescents. Et puis un jour, son cousin sort de prison, il a été condamné pour le viol d'une petite fille. Aujourd'hui, il a purge sa peine, mais la mère de famille refuse catégoriquement qu'il approche de la famille. J'ai été, je dois dire assez agacé de voir comment cette mère de famille refusé de donner une seconde chance a ce fameux cousin. En même temps, son personnage est assez dans l'excès. Elle m'a semblé très maniaque, trop protectrice avec ses enfants, voir même étouffante parfois.
Et puis peu a peu un autre personnage, fait son apparition, d'abord par petites touches pour s'imposer finalement. Il est notaire donc forcement on lui fait confiance. Mais les apparences sont trompeuses.
C'est un roman fort et intense ou le suspense monte petit a petit. La fin est superbe.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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critiques presse (7)
Lexpress   25 février 2013
Formidable peintre de la province et de ses codes sociaux, Yves Ravey a l'art de distiller le malaise, de faire monter la tension et de laisser venir le drame. Une fois de plus, son faux roman noir parfaitement huilé s'avère une indéniable réussite.
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Bibliobs   18 février 2013
Maître dans l'art de déjouer les apparences, Yves Ravey tire l'intrigue vers un dénouement si paradoxal que l'oiseau beau parleur ne verra ni la cage ni la ficelle...
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   21 janvier 2013
En une centaine de pages d'une grande maîtrise, Ravey trousse un néopolar fascinant, qui vous étreint dès les premières lignes. L'écriture dépouillée distille un climat en demi-teinte, seyant parfaitement à des personnages ambigus et à une intrigue faussement simple.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   21 janvier 2013
En une centaine de pages d'une grande maîtrise, Ravey trousse un néopolar fascinant, qui vous étreint dès les premières lignes. L'écriture dépouillée distille un climat en demi-teinte, seyant parfaitement à des personnages ambigus et à une intrigue faussement simple.
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Liberation   21 janvier 2013
Et d’ailleurs, nous autres les lecteurs, toujours du côté du plus fort, du côté de l’auteur, nous nous laissons entraîner sans problème du côté de cette obsession, de cette véritable panique de Mme Rebernak.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lhumanite   14 janvier 2013
Ce qui s’écrit ici est 
une littérature matérialiste, un récit puisant sa substance dans le terreau social. Tenant en lisière la psychologie 
et la subjectivité pour s’attacher à la tangibilité des faits. Avec une phrase délibérément sobre, quasi factuelle, qui fonde l’identité stylistique de l’écrivain. Et qui tellement brille dans le noir.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Telerama   09 janvier 2013
Derrière la linéarité de l'intrigue, l'harmonie discrète et précise de l'écriture, la simplicité des dialogues, s'impose dès les premières pages une narration tendue à l'extrême, dont le ressort intimiste n'exclut pas l'ancrage fort dans un contexte social soigneusement observé et analysé [...].
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   18 mars 2013
Elle est sortie avec Dietrich dans le fond du jardin, mesurer la distance entre sa propriété et le clocher de l'hôpital Sainte-Croix, qui jouxtait la maison de retraite. Elle a aperçu le chien, puis son cousin assis sur son banc devant une cabane de jardinage. Elle a dit : "Il ne va quand même pas passer l'hiver dans cette cabane ? L'éducateur a répondu qu'on aménagerait l'endroit. Comme ça, il serait sur place pour travailler dans le potager de l'hospice. Elle a ouvert la barrière du fond. Ils ont traversé la nationale. Elle s'est approchée, le chien est venu à sa rencontre. Ils ont parlé, elle et son cousin. Elle a demandé à Freddy s'il ne préférait pas retourner d'où il venait. Ensuite elle lui a ordonné de ne pas approcher de la maison. Elle lui a dit : La frontière, pour toi, c'est cette route nationale. Interdit de passer cette ligne. Ni toi ni ton chien. Il a répondu oui.
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YvPolYvPol   14 mars 2013
Je ne vous demande pas de l'héberger sous votre toit, madame Rebernak, je dis qu'on peut faire autrement... ! Vous avez bien une petite remise au fond du jardin ? Il pourrait aller et venir, sans vous déranger. Elle a stoppé net. C'est une plaisanterie ? Puis elle lui a tourné le dos, elle s'est courbée pour atteindre l'arrivée d'essence, elle a enfourché son cyclo en pédalant et lancé le moteur. Jamais son cousin n'habiterait le garage au fond du jardin. D'ailleurs, elle se demandait comment une idée aussi stupide avait pu germer dans la tête d'un éducateur. (p.35)
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rkhettaouirkhettaoui   15 janvier 2013
En attendant, fallait quand même être gonflé pour déranger une brigade pour un chien assis au milieu de la cour, qui ne fait aucun mal, évidemment. Le brigadier a ajouté qu’il n’allait quand même pas mettre une amende au chien pour violation de propriété privée et pour tapage nocturne.
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BiblireBiblire   12 août 2015
Les soirs d'été, et jusqu'à l’âge de mon entrée à l'université, ma mère avait pris cette habitude de sortir de l’armoire du salon l'album de famille . Nous nous installions tous les deux à la table de la cuisine pour commenter une à une les photographies. Elle me parlait alors de mes oncles, de mes tantes et de mes cousins.C'est ainsi que , pour la première fois, j'ai appris l'existence de mon cousin Freddy. Elle me l'a d'abord montré jeune homme, assis dans un fauteuil de toile, le visage souriant, sous l'abricotier de cette maison neuve où nous logions, elle et moi, avec ma sœur Clémence, depuis la mort de mon père.
Un autre soir, comme je tournais la page de l'album, je lui ai demandé si c’était toujours lui, debout à la terrasse d'un bistrot. Il posait à coté de mon père, en habit du dimanche, costume cravate.Elle m'a répondu oui.Nous prenions une tisane de tilleul à la fleur d'oranger. La sonnette a retenti. Ma mère a cessé de coudre.Puis elle s'est remise à son ouvrage.Au second coup de sonnette,elle posé le chemisier de ma sœur sur la boite à aiguilles et elle s'est levée. La porte de notre véranda encombrée de germaniums était fermée. Ma mère a longé le couloir et tourné la clé:son cousin Freddy est apparu sur le seuil.
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brigittelascombebrigittelascombe   23 février 2013
Il est venu hier soir, a répliqué ma mère, donc...vous pouvez l'arrêter,il est venu,je vous dis.
L'interdiction d'approcher est levée, a répliqué le gendarme,quinze ans de bonne conduite, madame Rebernak,ça pèse dans la balance.
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Vidéo de Yves Ravey
Yves Ravey vous présente son ouvrage "Adultère" aux éditions de Minuit. Entretien avec Marie-Aurélie Buffet.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2504995/yves-ravey-adultere
Note de musique : © mollat
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