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EAN : 9782757855102
210 pages
Points (06/05/2016)
4.04/5   1552 notes
Résumé :
Tandis que son épouse dort paisiblement, Anselme le notaire abuse de Céleste, la jeune bonne, qui tombe enceinte. Pour sauver l'honneur de tous, Victoire décide d'adopter l'enfant. Mais elle n'a pas la fibre maternelle, et le nouveau-né dépérit. En cachette, Céleste va tendrement prendre soin de son petit. Une nuit, Victoire les rejoint dans la chambre sous les combles...
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Critiques, Analyses et Avis (407) Voir plus Ajouter une critique
4,04

sur 1552 notes
Victoire rêve d'avoir un enfant mais voilà son Anselme la laisse indifférente au plaisir du sexe. Mais la jeune bonne Céleste malgré elle, va bouleverser cette vie austère et sclérosée.
D'une écriture classique, Léonor de Recondo nous offre deux beaux portraits de femmes au début du vingtième siècle liées par un terrible secret. Il y a une musicalité évidente dans son style (elle est elle-même une talentueuse musicienne), chaque mot est pesé, pensé, avec l'intention d'offrir un confort de lecture. Elle ne juge pas ces personnages, ils vont chacun au bout de leur logique de leur vision de la vie en ce début de siècle. Victoire entrevoit le début d'une émancipation, Céleste un avenir pour son fils. La découverte des corps est remarquable et offre de très belles pages.
Un roman d'une grande sensibilité qui se lit avec beaucoup de plaisir.
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En 1908, dans une maison bourgeoise du Cher, Victoire profite des rayons matinaux qui traversent les volets et les rideaux en taffetas. Huguette ne va pas tarder à lui apporter son petit-déjeuner. Mariée à Anselme de Boisvaillant, un notaire de bonne famille, elle n'éprouve plus guère de sentiments pour lui. Faisant chambre à part, ils ne font que très rarement l'amour, Victoire en éprouvant une certaine aversion, sauf si ce n'est pour procréer. Malheureusement, l'enfant tarde à venir et la jeune femme désespère de pouvoir enfanter. Tandis qu'elle oeuvre pour les bonnes causes, lui passe son temps à son étude. Tandis qu'elle s'ennuie dans sa vie, lui, en tant que patron, s'accorde le droit de cuissage sur la bonne, Céleste, qui se laisse faire pour ne pas faire de scandale...

Une plongée dans une toute autre époque, celle de cette famille bourgeoise... Victoire, jeune femme mariée presque malgré elle à Anselme de Boisvaillant, sera bercée de désillusions, l'amour n'est finalement pas ce qu'elle imaginait ou ce qu'elle pouvait lire dans les livres. Quant à son mari, il ne fait plus guère attention à elle, trop occupé avec Céleste. Léonor de Récondo dresse un portrait égratigné et écorché de cette bourgeoisie de campagne et nous livre un roman dans lequel le corps, l'amour et la liberté d'être soi sont omniprésents. Porté par une plume douce, riche et envoûtante, ces portraits de femmes sont plus que jamais romanesques. A la fois pudique et expansif, émouvant et poétique, ce roman fait la part belle à ces femmes empreintes de liberté et plus que jamais aimantes.

Où il n'est plus question que d'Amours...
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Quand le jour se retire, la lune monte et monte, là-haut dans le ciel, elle éclaire sa lueur sur le monde, sur les secrets que chacun tente à garder dans la nuit.

Céleste, bel amour, tu auras donné ton corps à ton maître, et dans ta tête tu auras cherché les chevaux de la liberté. La vie te prendra tout entière, ton coeur battant la chamade avec ce petit en toi, fruit de ces nuits volées à la nuit.

Céleste, bel amour, tu n'es qu'amour, tu n'es que bonté. Ton fils Adrien coulera dans ton sang mais sa vie sera confiée à tes maîtres. Tu n'es que bonne. Bonne à tout faire. Bonne pour tout accepter. Bonne pour ne rien dire, rien attendre. Bonne pour n'être que toi.
Nue devant la lune qui te regarde, tu habilles de tes parfums Adrien que tu finis par aller chercher les nuits dans la chambre de Victoire.
Ta beauté fait corps avec ta bonté, tes courbes embrassent l'amour et tu attires à toi toujours plus d'amour.

Céleste, bel amour, tu es l'ange des jours à Victoire, tu es la muse de ses nuits, tu es celle qui dans l'ombre aime et est aimée.

Amours.

Un roman incandescent.
Un roman charnel.
D'une douceur du bout des doigts.
Une danse poétique où tout est essentiel, évident.
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Nous sommes en1908, en Touraine, au coeur d'une maison de maître. Céleste, la bonne, jeune,fraîche , possède un corps sensuel qu'elle ne soupçonne même pas, un coeur simple, vivant au jour le jour. Elle a grandi dans une famille tellement nombreuse qu'elle ne s'est jamais considérée comme une personne digne d'égards....Elle accepte sans rien dire que son notaire de patron, Anselme de Boisvaillant la besogne avec rudesse en serrant toujours plus sa masse de cheveux jusqu'à prendre plaisir à se faire mal avec les épingles.....il se rhabille trés vite pour regagner son bureau. Désire t- il assez sa femme pour s'assurer une descendance? Au premier étage, Victoire, le belle épouse, mince et corsetée dort paisiblement, elle lit Madame Bovary et considère le sexe comme " un enchevêtrement immonde". Elle évite l'acte à chaque fois qu'elle le peut, usant de divers stratagèmes, et ne se regarde jamais dans la glace, trop effrayée par ce qu'elle imagine, embrigadée dans ses peurs confuses....Céleste attendra un enfant, Victoire restera un "ventre sec" mais chez les riches.....on s'arrange toujours....l'histoire aurait pu s'arrêter là, une bonne renvoyée,un secret bien gardé,le silence acheté de la sage femme, un adultère qui se termine bien,un bébé qui change de bras...Mais Léonor de Recondo à l'aide de son style direct, concis, sensible, spontané, sa phrase précise et juste magnifie le corps des femmes pour révéler leur nature profonde , décrit les hontes sociales, les désirs intimes et les peurs ancestrales avec fraîcheur et évidence....Elle nous parle d'amours au pluriel et offre à ses héroïnes, un destin inattendu, beaucoup plus ouvert , ample et non réglé...Quand Victoire brûle ses corsets en allumant un feu de joie dans le jardin, c'est " la révolution".Mais elle accepte un autre carcan mondain, les robes de Paul Poiret,serrées à la cheville...C'est un ouvrage à la fois limpide et profond qui touche infiniment nos coeurs de femmes , intelligent,sensuel, rythmé mais fluide. On sent aussi bien la lourdeur des repas trop riches derrière les épais rideaux de taffetas, le bruit discret des cuisines, le doux murmure des prières de Céleste que le ressenti des touches du piano de Victoire pour ne plus entendre les cris du bébé !
L'auteure réfléchit avec minutie et brio à la liberté des corps et aux épaisseurs inutiles,aux conventions et différences sociales, à l'éducation des filles. L'atmosphère de l'époque est particulièrement bien rendue sans jamais tomber dans la démonstration .....c'est un ouvrage d'une grande sensibilité qui décrit la puissance instinctive du désir, la force du sentiment, le sens du sacrifice dans un monde clos et corseté, la perte des illusions.....
Là où les barriéres sociales d'alors explosent, le plaisir aggrippé ,la jouissance et l'épanouissement des corps balaieront tout.....
Pour moi,un immense coup de coeur !J'avais lu Pietra Viva, j'ai vu l'auteure à la grande librairie, comme je l'écrivais hier à mon amie litteraire, oui, je me régale,! C'est un trés beau livre, fort,ample,impressionnant surtout par les émotions qu'il nous procure. Difficile de le commenter, peut- être suis - je trop enthousiaste, ? Merci à ma libraire de la taverne du livre !
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Au début du siècle dernier, dans une maison cossue du Cher, Madame, Monsieur, la bonne et l'enfant…Ne bâillez pas d'ennui, il ne s'agit pas d'un vulgaire petit drame bourgeois mais d'Amours. Oui, d'Amours. Bien entendu le mariage entre Victoire et Anselme a été arrangé et Céleste n'est qu'une bonne à tout faire. Comme Victoire est dégoutée par les moments intimes avec son mari, Anselme monte de temps en temps dans la chambre de Céleste, histoire de satisfaire un désir pressant…Céleste ne veut pas perdre sa place, alors elle ne dit rien.
Les deux femmes ont pourtant des points communs, l'innocence, la solitude et des vies corsetées par la religion et les conventions sociales. Céleste tombe enceinte, l'enfant deviendra celui que le couple attendait désespérément depuis cinq ans. C'est Victoire qui en a décidé ainsi. Derrière les murs épais des maisons bourgeoises les secrets et la morale cloisonnent bien hypocritement les vies, mais les deux femmes vont se rapprocher, s'aimer, voler un peu de liberté, découvrir leurs corps et leurs désirs… C'est inattendu, beau, c'est une passion pleine de fraicheur et de douleurs contenus qui nous rappelle combien la vie était dure pour les femmes à cette époque là.

D'une écriture simple et délicate Léonor de Recondo met en musique l'éveil à la sensualité et la maternité des deux femmes. L'auteur est d'ailleurs une musicienne de talent et lorsque Victoire renait en se mettant au piano ou lorsque Céleste se réfugie dans l'orgue de l'église paroissiale, on sent vibrer leurs âmes.
Deux portraits lumineux et attachants dans un roman particulièrement touchant.

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critiques presse (12)
Lexpress
28 avril 2015
Un conte inféodé à son époque mais d'une portée universelle.
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Lexpress
22 avril 2015
La pudeur et la grâce.
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Lexpress
22 avril 2015
Une immense intensité doucement dévoilée
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Lexpress
17 avril 2015
Un éblouissant délice de lecture.
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Lexpress
14 avril 2015
Le génie littéraire à l'état pur.
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Lexpress
14 avril 2015
Une écriture élégante et concise... Une véritable partition musicale !
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Lexpress
10 avril 2015
Amours, un roman à la découverte du plaisir corporel.
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Lexpress
09 avril 2015
D'une délicatesse désarmante.
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Actualitte
02 mars 2015
Dès les premières pages, l'écriture de Léonor de Recondo est saisissante, pénètre d'emblée le lecteur, séduit par l'élégance et la délicatesse du style.
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LaPresse
23 février 2015
Léonor de Récondo écrit en quelque sorte un Amant de Lady Chatterley au féminin, dont la conclusion est toutefois complètement à l'opposé du roman de D.H. Lawrence. Peut-être justement parce qu'il est au féminin, donc sans aucun pouvoir dans une société encore quasi féodale. Livre singulier, donc. Mais qui nous laisse hélas! sur notre faim au final.
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Lexpress
09 janvier 2015
Si elle se laisse un peu trop souvent aller à des pages bien démonstratives, Léonor de Récondo réussit parfaitement à capturer cette tension qui anime les êtres capables de vivre aux lisières des grandes folies.
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Telerama
24 décembre 2014
Léonor de Récondo excelle à promener un regard très contemporain sur les époques passées. Son style spontané, concis, direct, passe au laser les existences les plus troubles, pour révéler leur nature profonde. Hontes sociales, désirs intimes et peurs ancestrales sont mis à nu avec évidence et fraîcheur.
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Citations et extraits (185) Voir plus Ajouter une citation
L'amour est là, où il ne devrait pas être, au deuxième étage de cette maison cossue, protégé par la pierre de tuffeau et ses ardoises trop bien alignées, protégé par cette pensée bourgeoise qui jusque là les contraignaient, et qui, maintenant leur offre un écrin. Point de velours cramoisi, point d'alcôve confortable, mais un lit de fer et une couverture de laine qui leur gratte la peau. L'éblouissement à portée de doigts et de langues.
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C'est un feu de joie, ils sont tous excités de voir les flammes s'élever. Même Huguette, qui avait du mal à cacher son désaccord tant cette idée lui paraissait saugrenue, se prend à sourire. C'est la première à applaudir lorsque Victoire, dans un geste énergique, lance un corset dans le feu.
- Ah vraiment, bravo, madame ! Vous faites bien. Vous allez enfin pouvoir respirer !
- Et je vais surtout pouvoir m'habiller toute seule !
Pierre observe Victoire. Il réalise que cette femme si élégante qui, d'une certaine manière régit leurs vies, est à la merci des mains de sa femme. Comme une enfant, chaque matin, elle a besoin d'elle pour se vêtir. Leurs existences à tous sont finalement étrangement imbriquées, c'est ce qu'il comprend tandis qu'elle jette un deuxième corset dans un grand éclat de rire. Ils sont tous dépendants les uns des autres, chacun à sa manière, liés aux us et coutumes, liés à leur rang social.
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Le soir même, Anselme se glisse dans le lit conjugal. Le plus souvent, il dort dans son bureau, attenant à la chambre. Il aime être seul, pouvoir feuilleter le journal, fumer sa pipe à toute heure sans avoir de comptes à rendre et, surtout, profiter du silence. Victoire ne peut s’empêcher de caqueter. Il ne se doute pas qu’elle utilise ce babillage pour reculer l’instant de l’enchevêtrement immonde, comme elle l’appelle. Un mur de mots, un mur de son pour se protéger de la copulation. Parfois, elle y parvient. Elle l’abrutit tellement d’absurdités qu’il bat en retraite, et retourne d’un pas désabusé vers son bureau. Ce soir, elle n’y échappera pas, qu’elle parle ou ne parle pas.

Il entre dans la chambre, elle est assise à sa coiffeuse et brosse ses cheveux encore et encore. Gagner du temps. Elle frissonne quand il s’approche pour lui caresser la nuque.

« Que penses-tu de mon idée de tableau ? Tu es si belle. »

Le geste sur son cou se fait insistant.

« Ton idée est excellente ! Mais pourquoi dépenser tant d’argent alors que nous pourrions faire venir un photographe ? C’est ce qui se fait maintenant. »

Elle brosse, brosse, brosse sans se lasser.

« Une peinture traverse le temps. Ces photographies, on ne sait pas encore comment elles vieilliront. Et puis je veux que mon enfant puisse voir un tableau de sa mère. Un portrait dans toute ta splendeur.

— Quel enfant ?

— Celui qui viendra.

— Et s’il ne vient pas ? »

Le regard de Victoire s’assombrit. Pourquoi lui parle-t-il de cela ? Anselme réalise que la conversation prend une mauvaise tournure et qu’il risque, en la prolongeant, de gâcher son plaisir.

« Tes cheveux sont parfaitement coiffés. Allons nous coucher ! »

Il lui tend la main. En se levant, elle renverse le petit tabouret d’acajou. D’un geste nerveux, elle le ramasse. Il la regarde. Sous sa robe de chambre en soie rose nouée à la taille, une chemise de nuit ornée de dentelles et, en dessous, une petite chose à bretelles dont le nom lui échappe. Il connaît toutes ces épaisseurs. Il faut faire avec. Sa femme ne se dévêt jamais entièrement. Il ne l’a jamais vue nue, ne l’a jamais touchée complètement. Il hausse les épaules. Il ira à l’essentiel comme toujours. L’essentiel se situant entre ses cuisses, qu’elle rechigne à écarter, il lui faut toujours forcer un peu. Et quand, enfin, au milieu des draps, de la soie, des dentelles, des fioritures, de la petite chose sans nom relevée jusqu’au nombril, il arrive à entrer en elle, tout va très vite. Il jouit aussitôt comme pour s’excuser de cette intrusion, pour que le silence dans lequel elle s’est soudain murée s’arrête, pour qu’elle reprenne son babillage si réconfortant.

Ce soir, tout est pareil. Leurs corps froissent le C de Champfleuri et le B de Boisvaillant entrelacés, patiemment brodés lorsqu’elle confectionnait son trousseau. Un espoir d’amour qui lentement s’est mué en désillusion.

Après l’avoir possédée, Anselme se lève prestement. Il n’aime pas rester là à attendre que le silence s’épuise. Alors, il l’embrasse sur le front et, tout en se dirigeant vers son bureau, lui souhaite une bonne nuit.

« Bon repos, ma chérie. Beaucoup de repos... »

Elle le remercie, arrange d’un tour de main sa chemise de nuit, et s’endort aussitôt.
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Pierre passe souvent des nuits sans dormir, à courir, désespéré, après le sommeil et à ne récolter que la lumière éblouissante, fracassante de l'obus. Il ne comprend pas pourquoi il n'a pas perdu plutôt la vue. Il se souvient des minutes juste avant la détonation. L'agitation des soldats, leur nervosité, et puis les secondes précédant l'explosion, l'attente qui s'installe, un instinct animal qui les prévient. Ils ne savent pas de quoi. Quelque chose va se passer. Trop tard pour bouger, trop tard pour se cacher. Alors, se figer et faire le mort.
Pierre a de la chance, il n'a pas été touché, mais, quand il ouvre les yeux après la déflagration, et qu'il comprend que le poids qui écrase sa poitrine n'est pas celui de son propre cadavre mais celui du soldat Dumoulin, il crie. Quand il voit qu'il tient dans sa main des bouts de cervelle, ainsi que des débris de crâne éclaté. Pierre hurle pour se dégager, pour ne plus voir. Il hurle à la morte, une dernière fois.
Depuis, il n'entend rien, ne dit rien. Un silence intérieur s'est fait dans son corps, à l'image du cratère. Et la nuit, quand il n'est pas attablé à boire de l'eau-de-vie, il serre Huguette contre lui en se maudissant d'être encore vivant.
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Huguette, saisie par la beauté de cette musique, reste sur le pas de la porte avec son plateau. Elle écoute et, surtout, elle remarque la gravité du visage de Victoire, complètement absorbée par la délicatesse avec laquelle les notes sortent de ses mains. Poser doucement la pulpe de ses doigts sur la touche, appuyer juste ce qu'il faut pour en avoir l'âme blessée.
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Vidéo de Léonor de Recondo
Accompagnée de la violoncelliste Elisa Jonglar Venise 1699. Ilaria Tagianotte naît dans une famille de marchands d'étoffes. C'est une période faste pour l'art et la musique, le violon en particulier. À peine âgée de quelques semaines, sa mère place la petite Ilaria à la Pietà. Cette institution publique a ouvert ses portes en 1345 pour offrir une chance de survie aux enfants abandonnés. On y enseigne la musique au plus haut niveau. le prêtre Antonio Vivaldi y est maître de musique. Ilaria, jeune prodige, apprend le violon et devient la copiste du maestro Vivaldi. Elle se lie avec Prudenza, une fillette de son âge. Leur amitié indéfectible la renforce et lui donne une ouverture vers le monde extérieur. le grand feu, c'est celui de l'amour qui foudroie Ilaria à l'aube de ses quinze ans. Celui qui mêle le désir charnel à la musique si étroitement dans son coeur qu'elle les confond et s'y perd.
Dans le cadre du festival Italissimo 2024.
À lire – Léonor de Récondo, le grand feu, Grasset, 2023.
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