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ISBN : 2283031788
Éditeur : Buchet-Chastel (04/10/2018)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 28 notes)
Résumé :
Dans la petite ville suisse de Saint-Imier, la population subsiste tant bien que mal, vivotant de l’industrie horlogère qui n’a encore rien de luxueux. Les femmes souffrent particulièrement de la précarité, voire de la misère.
En 1872, la visite de Bakounine, encore plein de l’ardeur de la Commune de Paris, éveille les consciences... et en juin 1873, c’est le grand départ. Huit femmes âgées de 17 à 31 ans, accompagnées de neuf jeunes enfants embarquent sur L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Arthore
  31 juillet 2019
Petit roman pris au hasard sur la seule base de la 4ème de couv et surtout d'un retour sur l'histoire de l'horlogerie. Nous sommes dans le Jura en Suisse, fin du 19ème, dans le Vallon et plus précisément à saint Imier.
La vie n'est pas simple tant par son climat que les aléas de l'industrie horlogère qui bien qu'en plein développement, subit les récessions économiques.
La conditions des femmes n'est pas simple : pas de reconnaissance de leur droit à participer à la vie de la cité, travaux pénibles et/ou répétitifs, beaucoup sont veuves ou filles mères. Les enfants ont appris par leur mère à crier au curé : "au Jura il n'y a ni dieu, ni maître, ni mari"
Dix jeunes femmes, que la vie à déjà fortement marqué, décident de partir tenter leur chance au loin, pour certaines avec des enfants en bas-âge. Première destination pour deux d'entre elles, le Chili. Mais elles mourront vite car le pays est hostile. Qu'à cela ne tiennent. Les 8 autres jeunes femmes vont d'abord gagner et passer plusieurs années à Punta Arenas. Puis il y aura d'autres destinations, toujours pour trouver une terre où vivre dans une société nouvelle semble possible.
Roman assez noir, ces femmes sont très attachantes, courageuses, jusqu'au boutistes, même si la mort sera au bout du chemin pour certaines. Elles resteront soudées par un amour farouche de la liberté et l'espérance qu'un autre modèle d'organisation de la société, plus égalitaire, est possible.
Le style est dense, rythmé (134p) pour nous narrer cette épopée.
Je recommande.
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Warrenbismuth
  01 décembre 2018
le roman des utopies, de la liberté et l'évasion. Oh mais c'est un peu court jeune homme ! Alors, reprenons. Des jeunes filles ont grandi à St Imier, dans le Jura suisse rural en plein XIXe siècle. Si St Imier est une petite ville dont la spécialité (à venir) est l'horlogerie (ce qui aura son importance plus tard dans le récit), c'est aussi une sorte de bastion révolutionnaire anarchisant. C'est d'ailleurs là que se tient le congrès de la fondation de l'Internationale Antiautoritaire en réponse à la première internationale (où les anarchistes ont été écartés) en septembre 1872.
Un précédent, un fait divers, avait eu lieu en 1851 où un médecin juif allemand, pourtant soutenu par les habitants, avait été forcé de quitter la ville. En une période où l'Homme est tout puissant (mais cela a-t-il réellement changé ? Sans doute un peu, mais le chemin est encore long) et seul a le droit de vote (« Quand le vote ne plaît pas à l'autorité il est cassé »), dix femmes anarchistes décident de changer leur destin pourtant tout tracé.
Dans une région où le cours d'eau s'appelle la Suze (c'est bien là que ce sera inventé le célèbre apéritif avant d'être repris et labellisé en France), on ne peut qu'anticiper une bonne histoire. Elle l'est. À cette époque, l'émigration de citoyens suisses pour d'autres contrées est massive. Aussi, en 1873, huit dames et neuf enfants dont certains en bas âge mettent les voiles au propre comme au figuré, puisque ayant atteint Brest, elles s'embarquent sur un navire à destination de la Patagonie. Sur ce bateau, plusieurs centaines de Communards encagés, les révolutionnaires défaits du Paris insurgé de 1871, déportés vers la Nouvelle Calédonie. C'est en leur compagnie qu'elles vont effectué la longue traversée.
Mais pourquoi huit dames alors que je vous ai parlé de dix ? Car deux d'entre elles avaient déjà tenté l'aventure et sont mortes du côté du Chili. le rafiot se nomme La Virginie, et si ce nom ne vous parle pas, sachez que c'est celui sur lequel étaient effectivement embarqués les Communards, dont une certaine Louise Michel ou autres Nathalie LEMEL et Henri ROCHEFORT. Nos dissidentes vont faire la causerie avec la grande Louise, qui apparaît dans ce livre telle qu'elle semble avoir été. À St Imier, elles avaient vu, entendu de brillants orateurs anarchistes, dont BAKOUNINE et un jeune prodige : Errico MALATESTA. MALATESTA prend d'ailleurs une place prépondérante dans cette épopée résolument anarchiste et féministe.
Dans un roman d'abord picaresque mais où la tragédie arrive au galop, le rendant de plus en plus sombre, le lecteur va croiser par exemple le pauvre peuple Mapuche massacré, un Chili corrompu, mais aussi l'archipel de Juan Fernandez, oui celui de Robinson Crusoé, le vrai, enfin plutôt celui dont la destinée d'un naufragé a inspiré Daniel DEFOE pour son célèbre bouquin. Là les rescapées (vous verrez que ces femmes disparaissent une à une tout au court du récit) vont vivre l'expérience de l'autogestion antiautoritaire, libre de toute hiérarchie, de tout matérialisme, mettant en pratique pour certaines l'amour libre. le ton est léger, simple mais direct comme un coup de trique : « Quand les conservateurs se sentent menacés, ils s'allient à leurs anciens ennemis pour réprimer les insurgés au nom de la république ».
L'utopie devient concrète et quotidienne « On a refusé d'un commun accord de mettre en place la moindre ébauche d'organisation économique, ni hiérarchie, ni direction, ni spécialisation des tâches. On vit sans aucun pacte, aucun code moral. le ou la première éveillé secoue les autres, l'appétit seul appelle au réfectoire, la passion au travail, le sommeil au repos. C'est l'anarchie à l'état pur ».
De nombreux drames viennent jalonner ce récit foisonnant mené à distance par un MALATESTA combatif et plus que jamais actif. de dix femmes, il n'en restera aucune. Cela ne vous rappelle rien ? Si, bien sûr, « Dix petits nègres » d'Agatha CHRISTIE, qui sert de trame au présent roman, avec la comptine qui va avec. Sans être un polar, ce roman peut en effet être considéré comme la version libertaire et insurgée des « Dix petits nègres ». Un bouquin à la fois très accessible et parfaitement documenté qui nous rappelle une période révolue riche en actions politiques. C'est très vite lu pour un moment tout à fait instructif. Sorti en cette rentrée 2018 aux Éditions BUCHET/CHASTEL. ROULET a abondamment écrit, je le découvre pourtant sur ce roman vendant du rêve et se terminant à Montevideo, livre qui m'a fait une très forte impression.
https://deslivresrances.blogspot.fr/

Lien : https://deslivresrances.blog..
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pchion
  26 octobre 2018
Beaucoup de sympathie pour ce roman profondément humain, original, fort bien écrit et basé sur un assemblage solidement documenté de faits réels. Certes l'histoire n'est qu'une fiction, mais, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il s'en est passé des choses dans le milieu libertaire au tournant du XIXème au XXème siècle. Les tentatives pour créer "ici et maintenant" une utopie que l'on était pressés de voir se réaliser, sans attendre le lendemain du "grand soir", ont été nombreuses. La Cecilia, colonie montée par des militantes et militants italiens est la plus "médiatisée" (si l'on peut dire) mais les expériences se dénombrent par centaine. L'originalité du projet de ces jeunes libertaires du vallon de St Ismier dans le Jura suisse, c'est d'avoir voulu rester "entre femmes", au moins dans les premiers temps. Elles sont dix à mettre en commun leurs idées un peu folles et leurs maigres moyens financiers. Quelque peu abusées par la propagande de l'époque (incitant à l'émigration les Suisses les plus pauvres), elles choisissent une destination plutôt improbable : le Sud de la Patagonie. Mais la rigueur du climat et de l'accueil des colons déjà installés ne viendront pas à bout de leur résolution. Les luttes, les échecs, mais aussi les réussites (car le récit n'a rien de larmoyant) vont être nombreuses. Au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire, la petite troupe du départ perd peu à peu ses membres.
Parmi les multiples idées lumineuses de l'auteur, celle d'avoir choisi une forme de récit inspirée par "les dix petits nègres" d'une romancière célèbre...
Comme "mise en bouche" ou, selon votre souhait, comme "postface" je vous invite à écouter un débat avec l'auteur sur la RTS :
https://www.rts.ch/play/radio/nectar/audio/ni-dieu-ni-matre-ni-mari?id=9871869&station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db
"Ni dieu, ni maître, ni mari" une lecture que je vous recommande !
Pourquoi 4 étoiles et demi et non 5 ? Parce que j'aurais souhaité que le livre soit un peu plus "copieux" : il y avait matière à développements !
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ErnestLONDON
  19 novembre 2018
Valentine Grimm, dernière rescapée des dix femmes parties de Saint-Imier à la fin du XIXe siècle, prend la plume pour « raconter, sans trop mentir, ce qu'il en coûte de réinventer le monde », « sans trop verser dans la propagande anarchiste » non plus.
(...)
Magnifique roman de la liberté, garanti sans « dieu, ni maître, ni mari. »
Compte-rendu complet sur le blog.

Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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noid
  17 février 2020
Histoire vraie, romancée ou pur roman ? Qu'importe ! Ça ce serait passé ainsi. Une description bien rude de la Suisse fin 1800, de la condition ouvrière et féminine et des utopies anarchistes !
Et départ ! Dix femmes en route pour l'Amérique du Sud parties pour fonder une communauté et qui se retrouvent confrontées à la brutale réalité d'une colonisation machiste et sanguinaire.
Comme un témoignage au plus près de la réalité, mais manquant malheureusement de panache... Et pourtant, quelle aventure ! Bref, un livre passionnant qui m'ennuya un peu à sa lecture. Paradoxal ? Un peu, sûrement.
Et finalement, j'aurais bien aimé que tout ceci fut vrai, qu'on aie pu avoir des vrais noms, des références, des photos d'archives et un petit texte de fin comme dans les films de Hollywood qui nous dirait que cette histoire fut tirée de faits réels…
Lien : https://www.noid.ch/dix-peti..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
mimo26mimo26   03 octobre 2018
Où Valentine, en tant que rapporteuse, raconte les événements de 1851 dans un village horloger, quand le médecin israélite a été chassé par le gouvernement, mais défendu par les villageois.

On a été réveillées tôt par le bruit des pelles qui déblayaient la neige devant les portes, dégageaient les chemins jusqu’à la route où le triangle passerait. Toute la nuit il avait neigé sur le Vallon et ses villages. Les pères et les grands frères travaillaient dur et nous, les fillettes derrière les vitres de nos maisons, on voyait le panache de buée qui sortait de leur bouche. Une couche épaisse arrondissait le paysage, sans oublier les haies de buis du jardin potager, les murs de pierres sèches, les branches des sapins qui prenaient une jolie courbure. On allait s’habiller du dimanche pour accompagner nos parents au culte. Dès que la route serait dégagée, le père Grimm irait à pied, avec ses deux filles (c’est-à-dire Blandine, huit ans, et moi, Valentine, deux ans de moins).

Deux chevaux tiraient un triangle fait de deux larges planches en V, lestées de parpaings. Les bêtes peinaient dès que la route grimpait, la vapeur qui s’échappait de leurs naseaux semblait annoncer un épuisement définitif. Elles avaient suivi d’abord la Grand-Rue puis, par paliers, en montant, avaient déneigé les chemins qui longent les flancs de la montagne du Droit, étaient passées plus haut devant les fermes des parents de Colette et de Juliette.

Il était huit heures quand enfin la rue qui traverse la rivière Suze et mène devant chez les Grimm avait été raclée. On savait que le triangle irait ensuite libérer une à une les maisons isolées de l’Envers. Chaque village avait son équipement d’hiver tiré par un ou deux chevaux, selon l’importance de ses pentes. Dans les villages du Bas-Vallon, étalés sur un fond plat, un animal de trait suffisait. À Courtelary, un bœuf seul s’attelait au triangle.

À neuf heures et demie, les cloches des églises du Vallon, emmenées par celles de la collégiale de Saint-Imier, ont appelé au culte pendant tout un quart d’heure.

Grâce au son étouffé, on mesurait à l’oreille l’épaisseur de la couche de neige. Les derniers flocons atterrissaient en douceur. Les nuages glissaient vers la France, on espérait un ciel bleu avec un froid piquant pour la sortie du culte. En cette saison, le soleil ne brillait jamais sur l’Envers, se contentait d’illuminer la montagne du Droit d’un bel éclat qui donnait à la couverture neigeuse une teinte bleutée.

Au Vallon, même les vieux ont de la peine à prévoir le temps parce que personne ne voit jamais le ciel en grandes dimensions. Il est pris entre deux chaînes de montagnes couvertes de sapins. Les nuages se préparent cachés. Tout d’un coup ils sont là. Quand ils disparaissent derrière la crête, impossible de savoir où ils filent.

(Lors du cantique final, Blandine qui aimait se moquer de moi parce que j’étais plus petite qu’elle m’avait posé une devinette : Où s’en va le blanc de la neige quand elle fond ? Entre sœurs, on n’est pas tendres. Enfermée dans ma bouderie, je n’avais pas trouvé de réponse.)

On était le dimanche 12 janvier 1851, à Saint-Imier en Suisse, dans la partie francophone et jurassienne de l’État de Berne, juste avant onze heures, à la sortie du culte.



La poudreuse ne convenait pas pour tasser des boules de neige. La bande étroite de ciel au-dessus du Vallon était passée au bleu. Dans l’attente du défilé de la fanfare, la population s’était rassemblée sur la place du Marché et le long de la Grand-Rue. Colette et Juliette, qui allaient vers leurs treize ans, se faufilaient entre les adultes. On était là, les fillettes qui un jour émigreraient à l’autre bout du monde. Perchées sur les épaules de leur père, certaines d’entre nous distinguaient le porte-drapeau qui retenait dans son baudrier la hampe de la bannière brodée au premier rang des musiciens. Ils avançaient au rythme des tambours. Au coup de sifflet du chef, ils ont saisi leur instrument, compté trois pas, entonné le premier des quatre morceaux du répertoire.
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mimo26mimo26   03 octobre 2018
Avertissement au lecteur pour qu’il sache qui a écrit ces lignes et pourquoi, sans oublier de préciser le rôle d’un certain cahier vert qui remplit les trous de la mémoire.

On était dix et à la fin on n’est plus qu’une. On s’appelle Valentine Grimm, née le 30 novembre 1845. On est la cadette des sœurs Grimm. À soixante-quatre ans, on a l’âge de faire les comptes.

Jusqu’ici on avait surtout rédigé des chroniques de circonstance, des histoires romancées pour endormir les enfants ou la méfiance de nos ennemis, des lettres bien tournées à des amies. Et voilà qu’on va être la petite rapporteuse de nos compagnes.

On n’a envie ni de se moquer ni de jouer les saintes. Juste des portraits, nos amours, nos convictions sans trop juger ni surplomber. Avec l’idée que ça pourrait être comme notre testament politique. Bref, une affaire sérieuse. Comme vous allez voir, on a toutes eu des existences bien remplies. Quand on se manifestait par écrit, on signait d’un pseudonyme ou bien « quelques femmes insouciantes ».

On s’était promis une entraide qui dure jusque dans des actions que nos ennemis disaient violentes, alors qu’elles ne s’en prenaient qu’à l’injustice. Aujourd’hui, nous, Valentine, réfugiée en Uruguay, on a donc décidé de vous raconter, sans trop mentir, ce qu’il en coûte de réinventer le monde.

Sauf que maintenant les autres n’y sont plus, même Mathilde n’y est plus. Nous, Valentine, dernière des dix émigrantes, on doit s’y atteler seule, rapporter sans trop verser dans la propagande anarchiste. Par bonheur, on avait gardé le cahier vert où on avait inscrit des citations, collé des coupures de journaux ou recopié quelques lettres de l’amoureux de Mathilde, le beau Benjamin. On se servira de tout ce matériel en vous l’indiquant par des guillemets. Ils seront la preuve de la véracité de nos aventures. Pour le reste on s’en est remise à la mémoire, même si elle peut nous jouer des tours.

(De temps en temps j’introduirai des remarques qui ne concernent que moi. Elles seront entre parenthèses pour que vous puissiez les éviter.)

Et on a changé quelques noms pour faire comme dans un roman.

MONTEVIDEO, LE 2 JUIN 1910
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ArthoreArthore   30 juillet 2019
Pour la centième fois, on en était à la même discussion entre ceux qui disaient que, dans l'anarchie, il faudrait juste pourvoir aux besoins élémentaires, manger et s'habiller et celles qui (comme moi par exemple) voulaient qu'on ne renonce à aucun confort, qu'on ait de la belle vaissellle, des machines à vapeur, des jupons brodés, des fours industriels, une cuisine raffinée. On n'allait pas se battre pour revenir à l'état de paysans en guenilles, on voulait tout, tout de suite. A quoi les utopistes à tendance paysanne disaient que beaucoup de ces choses là, on n'en aurait plus besoin, on se soignerait y avec des herbes, on danserait pied nus.
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pasphilpasphil   28 juin 2019
p. 10 Où s'en va le blanc de la neige quand elle fond?
p. 23 Colette Colomb et Juliette Grosjean sont les deux premières à être mortes de trop aimer partir.
p. 25 … Quand on sait ce que c'est, le vote! S'il changeait quelquechose, il aurait été interdit depuis longtemps. …
p. 116 … L'ennui avec une grande sœur : pas moyen de rattraper son âge et d'être un jour l'aînée à sa place. …
p. 128 "L'art est ce qui rend la vie plus intéressante que l'art". ...
p. 131 … Pas besoin de réussir pour garder l'espoir….
p. 132 … Ce qui compte, ce n'est pas de réaliser l'utopie de l'anarchie, c'est d'être anarchiste. …
p. 133 … Je me disais pourtant : tuer Falcon ce n'est pas réparer une injustice, c'est tuer un homme. …
And then
there were
none
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pchionpchion   26 octobre 2018
Les enfants grandissaient sans nous donner de vrais soucis. Le climat les accablait moins que nous qui rêvions de véritables hivers et d'étés sans bourrasques. Ils inventaient des jeux pour se rire du vent : des cerfs-volants multicolores très hauts par-dessus les maisons nous signalaient la plage où ils couraient. On leur parlait français, ils répondaient en espagnol. Fiers de n'avoir pas de religion, ils ont dit au curé marseillais qui essayait de les embrigader : Au Jura, il n'y a ni dieu, ni maître, ni mari...
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