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Nicolas Veysman (Éditeur scientifique)Alain Jaubert (Collaborateur)
EAN : 9782070321711
256 pages
Éditeur : Gallimard (08/06/2006)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, fut l'un des favoris de la cour de Louis XIV. Grand seigneur, il eut le privilège de loger à Versailles et d'y observer les intrigues de palais. Durant plus de trente ans, Saint-Simon va être l'historiographe du roi et de la cour. SesMémoires, oeuvre colossale de plusieurs milliers de pages, ne sont pas une entreprise autobiographique, il s'agit en fait d'une gigantesque fresque historiographique. Le titre des Mémoires est tromp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
pierre31
  05 octobre 2019
Il y a quelques années, ayant fini ma lecture du Journal littéraire de Léautaud, je décidai de m'attaquer aux Mémoires de Saint-Simon, dont le nom revient si souvent dans les pages de ce journal. Édition Jean de Bonnot en 20 volumes. La foule innombrable des personnages, le marécage des généalogies, les subtilités sans fin de l'Étiquette, la syntaxe souvent obscure, le vocabulaire désuet, les phrases d'une demi page, etc., le tout sans aucune note de bas de page : j'abandonnai au bout d'un tome et demi. J'y avais cependant trouvé quelques plaisirs et me promettais d'y revenir dans une version élaguée, à ma mesure. Comme j'ai bien fait !
Si cette lecture demande parfois un certain effort, du moins pour moi, elle m'a souvent apporté un rare plaisir de lecture, parfois même de la jubilation. On est bien loin d'une prose académique, patiemment sculptée, ciselée, désincarnée et artificielle par trop de travail; tout le contraire. Saint-Simon écrit, selon le mot De Chateaubriand, « à la diable », sans souci esthétique, uniquement préoccupé d'écrire vrai. La syntaxe est souvent baroque, les phrases comme des serpents, les répétitions nombreuses, mais bizarrement agréables, les énumérations d'adjectifs sans fin ou l'expression brillamment condensée, l'image, la comparaison frappante, les mots parfois manquants, oubliés, la plume ne pouvant suive une pensée trop vive, qui passe parfois brusquement au présent de narration... C'est cette spontanéité mélangée à un talent naturel qui rend son style, et quel style ! si particulier, si original, si vivant. Lui qui n'avait comme préoccupation en écrivant ces Mémoires que de servir à l'histoire de son temps...
Curieux de tout, historien et commère (« Je me suis peut-être trop étendu sur cet article : les singularités curieuses ont fait couler ma plume. »), passant des considérations historiques ou morales à l'anecdote piquante, mêlant grande et petite histoire, au fil du souvenir et du passé revécu, Saint-Simon n'est à mon avis jamais meilleur que quand il sort de son « impartialité », qu'il sait lui même impossible, et laisse ses passions prendre le dessus, notamment dans les portraits et peintures des caractères, des grandeurs et des bassesses, des vices et des vertus.
On entend souvent : « Il faut avoir lu... ». C'est une phrase assez stupide : les goûts et les couleurs... Mais je crois vraiment que pour qui s'intéresse un tant soit peu à la Littérature, il faut lire du Saint-Simon. Au passage, cette anthologie de 1400 pages, un sixième des Mémoires, est excellente : préface, note sur l'édition, notes de bas de page (en bas de page, pas à la fin comme chez Folio, ces cons !), index... Je ne peux que la conseiller.
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tourniereric2002
  20 février 2013
Un homme à la rancune tenace mais d'un esprit plus que pénétrant, une plume d'une rare finesse qui sut dépeindre son siècle sans complaisance. Teinté d'amertume, il dénuda ses contemporains jusqu'à la moelle par l'analyse qu'il fit de leurs moeurs. Une fresque de son temps autant qu'un traité politique, ses mémoires demeurent un chef d'oeuvre d'écriture, de finesse et d'analyse. Rarement j'ai pris autant de plaisir, de délectation même, à lire des mémoires!
A LIRE :
http://rouvroy.medusis.com/
Bien d'autres liens foisonnent sur le net, d'inégales qualités, pour que je puisse me permettre d'en faire ici l'économie. Je laisse à votre curiosité et sagacité, le soin de les découvrir.
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Chasto
  18 août 2016
Regards d'un homme se faisant écho d'un siècle en devenir.
Société d'apparences et de faux semblants laissée aux appréciations et jugements d'un homme de cour et de pensées.
Le passé se confronte à la modernité d'un homme d'un siècle ne lui appartenant plus.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
pierre31pierre31   04 octobre 2019
C'était un homme [Monsieur le Duc] très considérablement plus petit que les plus petits hommes, qui, sans être gras, était gros de partout, la tête grosse à surprendre, et un visage qui faisait peur; on disait qu'un nain de Madame la Princesse en était cause. Il était d'un jaune livide, l'air presque toujours furieux, mais en tout temps fier, si audacieux, qu'on avait peine à s'accoutumer à lui. Il avait de l'esprit, de la lecture, des restes d'une excellente éducation, de la politesse et des grâces même quand il voulait, mais il le voulait très rarement. Il n'avait ni l'avarice, ni l'injustice, ni la bassesse de ses pères, mais il en avait toute la valeur, et [il avait] montré de l'application et de l'intelligence à la guerre. Il en avait aussi toute la malignité et toutes les adresses pour accroitre son rang par des usurpations fines et plus d'audace et d'emportement qu'eux encore à embler*. Ses mœurs perverses lui parurent une vertu, et d'étranges vengeances qu'il exerça plus d'une fois et dont un particulier se serait bien mal trouvé, un apanage de sa grandeur. Sa férocité était extrême et se montrait en tout. C'était une meule toujours en l'air, qui faisait fuir devant elle, et dont ses amis n'étaient jamais en sureté, tantôt par des insultes extrêmes, tantôt par des plaisanteries cruelles en face, et des chansons qu'il savait faire sur-le-champs, qui emportaient la pièce* et qui ne s’effaçaient jamais; aussi fut-il payé en même monnaie, plus cruellement encore. D'amis il n'en eut point, mais des connaissances plus familières [...] Ces prétendus amis le fuyaient, il courait après eux pour éviter la solitude, et quand il en découvrait quelques repas, il y tombait comme par la cheminé, et leur faisait une sortie de s'être caché de lui. [...] Ce naturel farouche le précipita [...] dans cette sorte d'insolence qui a plus fait détester les tyrans que leur tyrannie même. Les embarras domestiques, les élans continuels de la plus furieuse jalousie, les vifs piquants d'en sentir sans cesse l'inutilité, un contraste sans relâche d'amour et de rage conjugale, le déchirement de l'impuissance dans un homme si fougueux et si démesuré, le désespoir de la crainte du Roi, et de la préférence de M. le prince de Conti sur lui dans le cœur, dans l'esprit, dans les manières de son propre père, la fureur de l'amour et de l’applaudissement universel pour ce même prince tandis qu'il n'éprouvait que le plus grand éloignement du public, et qu'il se sentait le fléau de son intime domestique, la rage du rang de M. le duc d'Orléans et de celui des bâtards, quelque profit qu'il en sût usurper, toutes ces furies le tourmentèrent sans relâche et le rendirent terrible comme ces animaux qui ne semblent nés que pour dévorer et pour faire la guerre au genre humain; ainsi les insultes et les sorties étaient ses délassements, dont son extrême orgueil s'était fait une habitude, et dans laquelle il se complaisait. Mais s'il était redoutable, il était encore plus déchiré. [...] Quiconque aura connu ce prince n'en trouvera pas ici le portrait chargé, et il n'y eut personne qui n'ait regardé sa mort comme le soulagement personnel de tout le monde.

*Voler
*Railler cruellement.
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pierre31pierre31   16 juin 2019
À la fin, le Roi, lassé du beau et de la foule, se persuada qu'il voulait quelquefois du petit et de la solitude. […] On le pressa de s'arrêter à Luciennes, [..] mais il répondit que cette heureuse situation le ruinerait, et que, comme il voulait un rien, il voulait aussi une situation qui ne lui permît pas de songer à y rien faire. Il trouva derrière Luciennes un vallon étroit, profond, à bord escarpés, inaccessible par ses marécages, sans aucune vue, enfermé de collines de toutes parts, extrêmement à l'étroit, avec un méchant village sur le penchant d'une de ses collines qui s'appelait Marly. Cette clôture sans vue, ni moyen d'en avoir, fit tout son mérite. L'étroit du vallon où on ne se pouvait étendre y ajouta beaucoup. […] L'ermitage fut fait. Ce n'était que pour y coucher trois nuits, du mercredi au samedi deux ou trois fois l'année, avec une douzaine au plus de courtisans en charges les plus indispensables. Peu à peu l'ermitage fut augmenté ; d'accroissement en accroissement, les collines taillées pour faire place et y bâtir, et celle du bout largement emportée pour donner au moins une échappée de vue fort imparfaite. Enfin, en bâtiments, en jardins, en eaux, en aqueducs, en ce qui est si connu et si curieux sous le nom de machine de Marly*, en parcs, en forêt ornée et renfermée, en statuts, en meubles précieux, Marly est devenu ce qu'on le voit encore, tout dépouillé qu'il est depuis la mort du Roi ; en forêts toutes venues et touffues qu'on y a apportées en grands arbres de Compiègne, et de bien plus loin sans cesse, dont plus des trois quarts mouraient et qu'on remplaçaient aussitôt ; en vastes espaces de bois épais et d'allées obscures, subitement changées en immenses pièces d'eau ou on se promenait en gondoles, puis remises en forêts à n'y plus voir le jour dès le moment qu'on les plantait (je parle de ce que j'ai vu en six semaines) ; en bassins changés cent fois ; en cascades de même à figures successives et toutes différentes ; en séjour de carpes ornés de dorures et de peintures les plus exquises, à peine achevées, rechangées et rétablies autrement par les mêmes maîtres, et cela une infinité de fois. Cette prodigieuse machine dont je viens de parler, avec ses immenses aqueducs, ses conduites et ses réservoirs monstrueux, uniquement consacrée à Marly sans plus porter d'eau à Versailles. C'est peu de dire que Versailles tel qu'on l'a vu n'a pas coûté Marly. […] Telle fut la fortune d'un repaire de serpent et de charogne, de crapauds et de grenouilles, uniquement choisi pour n'y pouvoir dépenser. Tel fût le mauvais goût du Roi en toutes choses, et ce plaisir superbe de forcer la nature, que ni la guerre la plus pesante, ni la dévotion ne put émousser.

* Cette machine hydraulique, véritable exploit technique, était destinée à amener l'eau de la Seine aux bassins et aux jeux d'eau.
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pierre31pierre31   05 août 2019
[Le lit de justice du 26 août 1718 – proposé par Saint-Simon– rend toute son autorité au Régent sur le Parlement et permet enfin à Saint-Simon, fanatique du rang hiérarchique, de triompher des bâtards de Louis XIV, réduits à leur rang de pairie et dépouillés des privilèges que leur avait accordés le Roi. La scène se passe pendant Conseil de Régence, qui prépare le lit de justice]

Un silence profond succéda à un discours si peu attendu, et qui commença à développer l'énigme de la sortie des bâtards. Il se peignit un brun sombre sur quantité de visages. La colère étincela sur celui des maréchaux de Villars et de Bezons, d'Effiat, même du maréchal d'Estrées. Tallard devint stupide quelques moments, et le maréchal de Villeroi perdit toute contenance. Je ne pus voir celle du maréchal d'Huxelles, que je regrettai beaucoup, ni du duc de Noailles que de biais par-ci par-là. J'avais la mienne à composer, sur qui tout les yeux passaient successivement. J'avais mis sur mon visage une couche de plus de gravité et de modestie. Je gouvernais mes yeux avec lenteur, et ne regardais qu’horizontalement pour le plus haut. Dès que le Régent ouvrit la bouche sur cette affaire, Monsieur le Duc m'avait jeté un regard triomphant, qui pensa démonter tout mon sérieux, qui m'avertit de le redoubler et de ne m'exposer plus à trouver ses yeux sous les miens. Contenu de la sorte, attentif à dévorer l'air de tous, présent à tout et à moi même, immobile, collé sur mon siège, compassé de tout mon corps*, pénétré de tout ce que la joie peut imprimer de plus sensible et de plus vif, du trouble le plus charmant, d'une jouissance la plus démesurément et la plus persévéramment souhaitée, je suais d'angoisse de la captivité de mon transport, et cette angoisse même était une volupté que je n'ai jamais ressentie ni devant ni depuis ce beau jour. Que les plaisirs des sens sont inférieurs à ceux de l'esprit, et qu'il est véritable que la proportion des mots est celle-là même des biens qui les finissent!

*Contrôlant tout mon corps: le mot sous-entend rigueur et sérieux.
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pierre31pierre31   08 août 2019
[Le lit de justice du 26 août 1718 permet à Saint-Simon de triompher de son ennemi juré le duc du Maine, bâtard de Louis XIV. Ce dernier est réduit à son rang de pairie et dépouillé des privilèges que lui avait accordé le Roi. C'est le retour au rang défini par la loi et la coutume. Grand jour pour Saint-Simon!]

Moi cependant je me mourais de joie; j'en étais à craindre la défaillance; mon cœur, dilaté à l'excès, ne trouvait plus d'espace à s'étendre. La violence que je me faisais pour ne rien laisser échapper était infinie, et néanmoins ce tourment était délicieux. Je comparais les années et les temps de servitude, les jours funestes où, traîné au Parlement en victime, j'y avais servi de triomphe aux bâtards à plusieurs fois, les degrés divers* par lesquels ils étaient montés à ce comble sur nos têtes, je les comparais, dis-je, à ce jour de justice et de règle, à cette chute épouvantable qui du même coup nous relevait par la force du ressort. Je repassais avec le plus puissant charme ce que j'avais osé annoncer au duc du Maine le jour du scandale du bonnet, sous le despotisme de son père. Mes yeux voyaient enfin l'effet et l'accomplissement de cette menace. Je me devais, je me remerciais de ce que c'était par moi qu'elle s'effectuait. J'en considérais la rayonnante splendeur en présence du Roi et d'une assemblée si auguste. Je triomphais, je me vengeais, je nageais dans ma vengeance; je jouissais du plein accomplissement des désirs les plus véhéments et les plus continus de toute ma vie. J'étais tenté de ne plus me soucier de rien. Toutefois je ne laissais pas d'entendre cette vivifiante lecture, dont tous les mots résonnaient sur mon cœur comme l'archet sur un instrument, et d'examiner en même temps les impressions différentes qu'elle faisait sur chacun.

*Cinquante-sept très exactement d'après Saint-Simon
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pierre31pierre31   10 avril 2019
[A propos de la mort inattendue de Monseigneur, fils de Louis XIV.]

Il faut avouer que, pour qui est bien au fait de la carte intime d'une cour, les premiers spectacles d’événements rares de cette nature si intéressante à tant de divers égards, sont d'une satisfaction extrême; chaque visage vous rappelle les soins, les intrigues, les sueurs employées à l'avancement des fortunes, à la formation, à la force des cabales, les adresses à se maintenir et à en écarter d'autres, les moyens de toute espèce mis en oeuvre pour cela, les liaisons plus ou moins avancées, les éloignements, les froideurs, les haines, les mauvais offices, les manèges, les avances, les ménagements, les petitesses et les bassesses de chacun, le déconcertement des uns au milieu de leur chemin, au milieu ou au comble de leurs espérances, la stupeur de ceux qui en jouissaient en plein, le poids donné du même coup à leurs contraires et à la cabale opposée, la vertu de ressort qui pousse à cet instant leurs menées et leurs concerts à bien, la satisfaction extrême et inespérée de ceux-là, et j'en étais des plus avant, la rage qu'en conçoivent les autres, leur embarras et leur dépit à le cacher. La promptitude des yeux à voler partout en sondant les âmes à la faveur de ce premier trouble de surprise et de dérangement subit, la combinaison de tout ce qu'on y remarque, l'étonnement de ne pas y trouver ce qu'on avait cru de quelques-uns, faute de cœur ou d'assez d'esprit en eux, et plus en d'autres qu'on n'avait pensé, tout cet amas d'objets vifs et de choses si importantes, forme un plaisir à qui le sait prendre qui, tout peu solide qu'il devient, est un des plus grands dont on puisse jouir dans une cour.
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Videos de Saint-Simon (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Saint-Simon
« Je fus en grâce autant qu'en disgrâce. de l'un ou l'autre état les causes me furent souvent inconnues. À l'âge de quinze ans j'avais été placé au Collège royal, dans la classe de l'aîné des princes… » Celui que le destin projette ainsi dans l'entourage du futur roi du Maroc, Hassan II, aurait tort de trop croire en son étoile et de ne mettre aucune borne à ses ambitions. Il n'est pas sans risque d'avoir systématiquement devancé un prince au tableau d'honneur. Attend-il d'être appelé au gouvernement ? On l'envoie en exil. Se croit-il perdu à jamais ? On le nomme historiographe du royaume, comme Racine sous Louis XIV, comme Voltaire sous Louis XV. Ce n'est pas pour déplaire à ce conseiller lettré, qui cultive une écriture d'un classicisme achevé. Mais il a appris à redouter dans toute faveur apparente un jeu dont il serait obscurément la proie. Et qu'adviendra-t-il de sa loyauté à toute épreuve, lorsqu'une insaisissable jeune femme viendra lui murmurer les secrets des rébellions qui s'organisent clandestinement dans le royaume ? Une transposition virtuose des Mille et Une Nuits et des Mémoires de Saint-Simon au xxe siècle, qui nous fait revivre trente ans d'histoire du Maroc, entre le crépuscule du « protectorat » et le début des « années de plomb ».
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