AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2266198602
Éditeur : Pocket (21/01/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Ce livre est le récit au jour le jour d'une mort programmée. C'est l'histoire d'un lien unique entre un fils au destin hors du commun et une mère au caractère exceptionnellement fort. Écrit à l'instant et à l'instinct, c'est également un témoignage de société brutal et sans concession. C'est surtout la peinture de cinquante-cinq ans de complicité passionnelle qui mèneront à une fin bouleversante. Des dizaines de souvenirs drôles ou touchants, légers ou pesants, mais... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fleurdusoleil
  26 juillet 2012
Patrick Sébastien est synonyme de fête, de joie et de bonne humeur. Tout le monde connait cet animateur/amuseur offrant des paillettes et des étoiles aux petits comme aux grands. Ses émissions sont toujours pleines de tendresse, d'humour et de magie.
Mais peu de gens ont appris à connaitre Patrick Boutot, un homme meurtri par la vie. La perte de son fils dans un accident de moto, son meilleur ami Olivier parti dans un accident de la route et bien sur sa maman, André Boutot " Dédée" pour les intimes qui s'éteint doucement des suites de sa maladie.
Dans "Tu m'appelles en arrivant ?", c'est de sa relation fusionnelle avec elle qu'il veut parler avec le lecteur. Comme une épitaphe à cette femme au caractère fort et à la générosité débordante, Patrick se met au clavier chaque soir d'insomnie, c'est à dire très souvent, pour parler d'elle et canaliser sa souffrance. Douleurs de la perte très prochaine de la femme de sa vie.
Nait de père inconnu, le petit Patrick est le bâtard de sa ville natale. Pourtant Dédée va toujours être à ses côtés pour le pousser à montrer à tous ces imbéciles qu'il sera quelqu'un.
De cette lutte au quotidien va naitre un lien très fort entre le fils et sa mère, lien qui va perdurer pour la vie.
Devenu, grâce à la persévérance de sa mère, un animateur célèbre, Patrick n'en oublie pas pour autant d'où il vient. Il restera très proche d'elle.
Lorsque la maladie s'installe cruellement, il ne se doute pas encore qu'il va vivre un enfer jusqu'au dernier jour. Il a déjà perdu son fils aîné Sébastien, mort un 14 juillet, il ne sait pas s'il surmontera la perte de "Dédée". Comment vivre sans elle ?
D'anecdotes en introspections, Patrick Sébastien revient sur les instants forts de sa vie mais surtout de celle de sa maman.
Telle une thérapie, il confie au lecteur ses peurs et ses rancoeurs. Il vide son trop plein de souffrance pour tenter de ne garder la place dans son coeur que pour l'âme de son Amour.
Que son livre se vende ou pas, il s'en fiche. Il fait çà pour elle, pour lui...enfin il fait çà pour eux. Pour qu'à son dernier souffle, il soit aussi fort qu'elle. Qu'il l'accueille dans son être comme elle le mérite.
Le fils aimant n'oubliera jamais la force de la lionne qui l'a guidé vers les sommets sans jamais faiblir.
Bref, ce témoignage plein d'amour et de tendresse m'a beaucoup touchée. Il m'a permis de découvrir plus intimement cet homme que j'admire beaucoup. Cet amuseur souvent traité de "beauf" n'en est pas moins un homme très intelligent et au coeur pur. Sa vie est peu être hors du commun, il est resté tout de même un homme simple et de ce fait très touchant.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
1967fleurs
  12 juillet 2015
J'ai decouvert Patrick Sébastien sous un autre jour en lisant ce livre, il décrit avec beaucoup de sensibilité l'amour inconditionnel qu'il éprouve pour sa mère, il aborde la perte de son fils, la question des "synchronicites".
Commenter  J’apprécie          82
Chantilly34
  25 janvier 2014
Patrick Sébastien, on aime ou on n'aime pas... Moi j'aime et je n'aime pas !
Sous forme de journal, il nous raconte ici les derniers jours de sa mère dans un récit émouvant, triste, mais aussi optimiste...
Certains passages au langage grossier et un peu "cru" (il le reconnaît lui-même) ont pu me choquer parfois (mais justement c'est du Patrick Sébastien avec son franc-parler, que l'on apprécie ou non), alors que d'autres m'ont bouleversée.
Au-delà du bon vivant provocateur et de l'image publique que l'on connaît, on découvre un homme écorché par la vie, sensible et bouleversant, rempli d'un amour incommensurable pour sa mère qui a eu une grande influence sur sa vie.
C'est un livre rempli d'émotions, un livre qui pose des questions (son agnosticisme "primaire" est présent tout au long de ses réflexions, ainsi que le problème de l'euthanasie : mourir dans la dignité, qu'est-ce que c'est ?), j'oserai dire une leçon de vie qui fait réfléchir et va bien au-delà du personnage public...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Sandra11
  02 avril 2014
Assez spécial de découvrir Patrick Sébastien sous cet angle, habituée à le voir si joyeux. J'ai adoré, lu en 1 jour, un livre plein d'émotions.
Commenter  J’apprécie          70
Elisaszlo
  04 février 2011
Ce livre, au delà de ce qu'il raconte et concerne tout un chacun montre combien l'amour d'un mère est important pour l'enfant que nous restons tout au long de notre existence pour nos parents.
Il témoigne aussi de la construction d'un homme qui, sous des airs de joyeux drille, fanfanron voire grivois, accuse une belle et émouvante fragilité, sensibilité mais aussi force et courage.
Merci
Elisa
Commenter  J’apprécie          20
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
BookaddictBookaddict   29 mai 2013
... je suis obligé de reconnaître qu'une lumière invisible m'emplit depuis la mort de Maman d'une sérénité qui m'était inconnue jusqu'à présent. Dieu ? Je doute que, d'un coup, sur une illumination je me mette à croire en lui. Plus tard peut-être, si Maman insiste. Ce que je sais c'est que je crois en elle : cette force de l'amour qui m'a déshabillé de tout chagrin, cette étonnante acceptation du tragique sans larmes, sans effondrement.
Je suis rentré à Martel sans aucune appréhension. Léger. Comme si je venais de ne mettre en terre qu'une matière étrangère. Un emballage. Les caveaux ne sont faits que pour les corps. Dieu, s'il existe, et pourquoi pas finalement, a fait de mon âme le vrai tombeau de Maman. Il a refermé le couvercle et désormais, elle me suivra partout. Je m'attendais à tout sauf à cette extraordinaire paix intérieure. Une béatitude, dont je t'avoue que je n'ai pas le souvenir d'en avoir connu d'une telle intensité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
BookaddictBookaddict   29 mai 2013
La télé est passée à une vitesse supersonique de "l'école des fans" à "l'école des putes". ....
ça me fait penser à la crise des subprimes. Nous sommes en train de prendre des crédits moraux sur l'avenir de nos enfants. Nous les endettons de principes de faux marbres, de fenêtres sur la vie en trompe l’œil. Je me demande comment ils vont rembourser. On dit qu'ils commencent à payer en liquide. Les jeunes picolent de plus en plus. Les effets de cette glissade cathodique sont bien plus pervers que l'on croit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
BookaddictBookaddict   29 mai 2013
Pendant ce temps Maman travaillait à la vile. Serveuse de bistrot, ouvrière d'usine, fille de ménage chez des malpolis qui lui touchaient les fesses. Pensez donc : Dix huit ans, belle comme le jour, et un gosse de personne ça doit se coucher plus vite que ça se relève ! Bons Français, bons chrétiens et la morale en pare-feu. Quand, bien plus tard, Maman a fréquenté les voyous, les vrais, pas un ne lui a manqué de respect. Tu comprends mieux pourquoi je les aime, le sans-loi, les paumés, les différents. Et la guitare gitane autour de mon cou, elle vaut pas dix crucifix ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
BookaddictBookaddict   29 mai 2013
- Pour celui qui veut bosser, il y a toujours du boulot. Quand tu as des enfants à nourrir, tu dois tout accepter pour qu'ils ne manquent de rien. Ils me font marrer avec leurs diplômes et le métier qui doit correspondre. Et ça manifeste, ça réclame : Au lieur de cracher sur le système, crache dans tes mains, feignasse ! C'est pas payé assez cher..Et alors ? Tu crois que j'ai eu le choix, moi . Tu crois que je les ai comptées mes heures ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
BookaddictBookaddict   29 mai 2013
... tellement couvé de précautions et d'amour ordinaire. L'amour sans les mots et sans les câlins. Celui des campagnes d'alors. On ne se disait pas "je t'aime", et Maman n'avait même pas le droit de m'embrasser. Les arrière-grands-mères prétendaient que ce n'était pas bon pour les garçons. Que ça risquait de les empêcher de devenir des hommes.
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Patrick Sébastien (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Sébastien
Patrick Sébastien. La Fiesta.
Dans la catégorie : TélévisionVoir plus
>Représentations scéniques>Cinéma, radio, télévision>Télévision (96)
autres livres classés : vécuVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
634 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre