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EAN : 9782266198608
344 pages
Pocket (21/01/2010)
3.98/5   45 notes
Résumé :

Ce livre est le récit au jour le jour d'une mort programmée. C'est l'histoire d'un lien unique entre un fils au destin hors du commun et une mère au caractère exceptionnellement fort.

Écrit à l'instant et à l'instinct, c'est également un témoignage de société brutal et sans concession. C'est surtout la peinture de cinquante-cinq ans de complicité passionnelle qui mèneront à une fin bouleversante.

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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Patrick Sébastien est synonyme de fête, de joie et de bonne humeur. Tout le monde connait cet animateur/amuseur offrant des paillettes et des étoiles aux petits comme aux grands. Ses émissions sont toujours pleines de tendresse, d'humour et de magie.
Mais peu de gens ont appris à connaitre Patrick Boutot, un homme meurtri par la vie. La perte de son fils dans un accident de moto, son meilleur ami Olivier parti dans un accident de la route et bien sur sa maman, André Boutot " Dédée" pour les intimes qui s'éteint doucement des suites de sa maladie.
Dans "Tu m'appelles en arrivant ?", c'est de sa relation fusionnelle avec elle qu'il veut parler avec le lecteur. Comme une épitaphe à cette femme au caractère fort et à la générosité débordante, Patrick se met au clavier chaque soir d'insomnie, c'est à dire très souvent, pour parler d'elle et canaliser sa souffrance. Douleurs de la perte très prochaine de la femme de sa vie.
Nait de père inconnu, le petit Patrick est le bâtard de sa ville natale. Pourtant Dédée va toujours être à ses côtés pour le pousser à montrer à tous ces imbéciles qu'il sera quelqu'un.
De cette lutte au quotidien va naitre un lien très fort entre le fils et sa mère, lien qui va perdurer pour la vie.
Devenu, grâce à la persévérance de sa mère, un animateur célèbre, Patrick n'en oublie pas pour autant d'où il vient. Il restera très proche d'elle.
Lorsque la maladie s'installe cruellement, il ne se doute pas encore qu'il va vivre un enfer jusqu'au dernier jour. Il a déjà perdu son fils aîné Sébastien, mort un 14 juillet, il ne sait pas s'il surmontera la perte de "Dédée". Comment vivre sans elle ?
D'anecdotes en introspections, Patrick Sébastien revient sur les instants forts de sa vie mais surtout de celle de sa maman.
Telle une thérapie, il confie au lecteur ses peurs et ses rancoeurs. Il vide son trop plein de souffrance pour tenter de ne garder la place dans son coeur que pour l'âme de son Amour.
Que son livre se vende ou pas, il s'en fiche. Il fait çà pour elle, pour lui...enfin il fait çà pour eux. Pour qu'à son dernier souffle, il soit aussi fort qu'elle. Qu'il l'accueille dans son être comme elle le mérite.
Le fils aimant n'oubliera jamais la force de la lionne qui l'a guidé vers les sommets sans jamais faiblir.

Bref, ce témoignage plein d'amour et de tendresse m'a beaucoup touchée. Il m'a permis de découvrir plus intimement cet homme que j'admire beaucoup. Cet amuseur souvent traité de "beauf" n'en est pas moins un homme très intelligent et au coeur pur. Sa vie est peu être hors du commun, il est resté tout de même un homme simple et de ce fait très touchant.
Lien : http://lacaveauxlivres.blogs..
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Patrick Sébastien fait partie de ces quelques personnes que je n'aime vraiment pas. C'est une sensation épidermique, c'est comme ça, je ne l'aime pas. Mais j'ai joué le jeu, puisqu'après tout, je ne m'intéresse pas à la vie (privée ou publique) des autres auteurs que je lis. Et ce livre, avec son écriture vive, directe, m'a happée. J'ai eu l'impression qu'à l'issue d'un dîner entre amis, le trublion auto-proclamé de la fête serait sorti fumer une cigarette pendant que je profitais de la nuit claire sur la terrasse. S'asseyant de l'autre côté de la petite table en fer, il aurait commencé une sorte de monologue, comme s'il avait besoin de vider un abcès douloureux. J'aurais parfois eu envie de me lever et de rentrer rejoindre le groupe tant ces confidences ne me semblaient pas destinées, je l'ai jugé aussi, sans le dire, mais j'ai été touchée, souvent, tant certains moments me paraissaient refléter mes souvenirs. La nuit est passée ainsi, je l'ai vu en colère, malheureux, recroquevillé sous le poids de ses expériences, mais au petit jour, quand le soleil s'est levé et que les rires et les bavardages s'étaient tus à l'intérieur, il a semblé renaître, lavé de tous ses ressentiments et empli de reconnaissance. Un livre pour ceux qui ont ou ont eu à vivre la perte annoncée d'un être cher.
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J'ai decouvert Patrick Sébastien sous un autre jour en lisant ce livre, il décrit avec beaucoup de sensibilité l'amour inconditionnel qu'il éprouve pour sa mère, il aborde la perte de son fils, la question des "synchronicites".
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Patrick Sébastien, on aime ou on n'aime pas... Moi j'aime et je n'aime pas !
Sous forme de journal, il nous raconte ici les derniers jours de sa mère dans un récit émouvant, triste, mais aussi optimiste...
Certains passages au langage grossier et un peu "cru" (il le reconnaît lui-même) ont pu me choquer parfois (mais justement c'est du Patrick Sébastien avec son franc-parler, que l'on apprécie ou non), alors que d'autres m'ont bouleversée.
Au-delà du bon vivant provocateur et de l'image publique que l'on connaît, on découvre un homme écorché par la vie, sensible et bouleversant, rempli d'un amour incommensurable pour sa mère qui a eu une grande influence sur sa vie.
C'est un livre rempli d'émotions, un livre qui pose des questions (son agnosticisme "primaire" est présent tout au long de ses réflexions, ainsi que le problème de l'euthanasie : mourir dans la dignité, qu'est-ce que c'est ?), j'oserai dire une leçon de vie qui fait réfléchir et va bien au-delà du personnage public...
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Assez spécial de découvrir Patrick Sébastien sous cet angle, habituée à le voir si joyeux. J'ai adoré, lu en 1 jour, un livre plein d'émotions.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
... je suis obligé de reconnaître qu'une lumière invisible m'emplit depuis la mort de Maman d'une sérénité qui m'était inconnue jusqu'à présent. Dieu ? Je doute que, d'un coup, sur une illumination je me mette à croire en lui. Plus tard peut-être, si Maman insiste. Ce que je sais c'est que je crois en elle : cette force de l'amour qui m'a déshabillé de tout chagrin, cette étonnante acceptation du tragique sans larmes, sans effondrement.
Je suis rentré à Martel sans aucune appréhension. Léger. Comme si je venais de ne mettre en terre qu'une matière étrangère. Un emballage. Les caveaux ne sont faits que pour les corps. Dieu, s'il existe, et pourquoi pas finalement, a fait de mon âme le vrai tombeau de Maman. Il a refermé le couvercle et désormais, elle me suivra partout. Je m'attendais à tout sauf à cette extraordinaire paix intérieure. Une béatitude, dont je t'avoue que je n'ai pas le souvenir d'en avoir connu d'une telle intensité.
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La télé est passée à une vitesse supersonique de "l'école des fans" à "l'école des putes". ....
ça me fait penser à la crise des subprimes. Nous sommes en train de prendre des crédits moraux sur l'avenir de nos enfants. Nous les endettons de principes de faux marbres, de fenêtres sur la vie en trompe l’œil. Je me demande comment ils vont rembourser. On dit qu'ils commencent à payer en liquide. Les jeunes picolent de plus en plus. Les effets de cette glissade cathodique sont bien plus pervers que l'on croit.
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Pendant ce temps Maman travaillait à la vile. Serveuse de bistrot, ouvrière d'usine, fille de ménage chez des malpolis qui lui touchaient les fesses. Pensez donc : Dix huit ans, belle comme le jour, et un gosse de personne ça doit se coucher plus vite que ça se relève ! Bons Français, bons chrétiens et la morale en pare-feu. Quand, bien plus tard, Maman a fréquenté les voyous, les vrais, pas un ne lui a manqué de respect. Tu comprends mieux pourquoi je les aime, le sans-loi, les paumés, les différents. Et la guitare gitane autour de mon cou, elle vaut pas dix crucifix ?
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- Pour celui qui veut bosser, il y a toujours du boulot. Quand tu as des enfants à nourrir, tu dois tout accepter pour qu'ils ne manquent de rien. Ils me font marrer avec leurs diplômes et le métier qui doit correspondre. Et ça manifeste, ça réclame : Au lieur de cracher sur le système, crache dans tes mains, feignasse ! C'est pas payé assez cher..Et alors ? Tu crois que j'ai eu le choix, moi . Tu crois que je les ai comptées mes heures ?
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... tellement couvé de précautions et d'amour ordinaire. L'amour sans les mots et sans les câlins. Celui des campagnes d'alors. On ne se disait pas "je t'aime", et Maman n'avait même pas le droit de m'embrasser. Les arrière-grands-mères prétendaient que ce n'était pas bon pour les garçons. Que ça risquait de les empêcher de devenir des hommes.
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