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ISBN : 225311751X
Éditeur : Le Livre de Poche (06/09/2006)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 55 notes)
Résumé :
" C'était avant que la vie nous emporte, avant que je comprenne vraiment ce qui se passait là, dans le secret des arbres, le murmure de l'eau, le parfum des herbes et cette lumineuse enfance qui me faisait tellement battre le cœur ". Une île sur la Dordogne. Un monde aquatique, poétique et mystérieux, propice aux rêves, un refuge.

C'est là que vivent Bastien et sa famille. L'eau et la rivière sont leur univers, un paradis qui les fait vivre et les en... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  03 juin 2014
Je me suis retrouvée à lire ce livre un peu par hasard et presque à contre-coeur, pendant des vacances dans le Pays Basque. Heureusement, il avait beaucoup plu, on avait été obligés de rester dans le gîte. Une bonne excuse pour me caler tranquillement dans un fauteuil et dévorer La Grande Ile!
Le décor s'y prêtait, c'est vrai, mais n'empêche que malgré tous mes a priori, j'ai adoré.
J'ai adoré l'écriture, pour commencer, cette voix mélancolique et solitaire venue d'un lointain futur, ces longues descriptions de l'île.
J'ai adoré le cadre de cette histoire, ensuite, cette maison isolée sur une île en Dordogne, tout au bout d'un long chemin, et les saisons qui défilent.
J'ai adoré l'histoire, enfin, cette famille en huis clos mais heureuse, ces trois enfants, deux garçons et une fille que ces frères aiment mais ne comprendront jamais vraiment, et leur rencontre avec une famille de gitans, qui changeront leur vie.
Ce livre m'a semblé être un cousin lointain du grand Meaulnes par certains aspects, ce paysage, et un abord presque onirique par instants.
Je n'ai pas lu d'autres livres de Signol ni vu ses adaptationsà la télé, peut-être resterai-je simplement sur le souvenir de ce bon moment de lecture avec la Grande Ile.
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Vestia
  05 juillet 2016
Une histoire émouvante et forte comme sait en écrire cet auteur.
L'histoire d'une famille qui vit à l'écart du monde avec comme unique univers la rivière. le père est pêcheur. La mère fait de la confection à domicile. Ça se passe à la fin des années 30 et dans les années 40 mais cela n'a pas beaucoup d'importance parce que cette famille-là vit sur elle-même. L'histoire est racontée par l'aîné probablement à la fin de sa vie. Et c'est surtout l'enfance qu'il raconte, une enfance merveilleuse… Donc, du bonheur à la "Christian Signol" (la nature : un vrai bonheur) mais aussi de la tragédie…
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muriel123
  12 novembre 2016
Christian Signol nous emmène en Dordogne au début de 20ème siècle là où certaines familles ne vivent encore que de la pêche. C'est là que vivent Charles et Albine les parents de Bastien, Baptiste et Paule. Des enfants qui tentent de vivre de leurs rêves tout en véhiculant l'amour que leurs parents ont su leur donner. On rencontre dans ce livre la beauté de la nature et le temps qui passe.
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nelly76
  15 octobre 2016
du J.Giono et du P.Delerm dans les descriptions poétiques de cette nature où vit cette famille, isolée, retranchée du monde des humains et qui fait peur aux gens du village.
du L. Gounelle dans l'analyse du thème sur la fuite du temps, et le regard de cet enfant qui a une perception si aiguë du monde qui l'entoure qui dérange et vit en totale osmose avec l'eau de la rivière.
Vous mélangez tout cela et vous avez un merveilleux Christian Signol comme lui seul sait nous faire rêver au travers ses romans de terroir
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Limoncella
  03 décembre 2014
Quand les yeux de pervenche se sont posés sur moi, il m'a semblé que le monde était encore plus beau que je l'avais imaginé.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   14 octobre 2016
Nous étions 3 enfants libres et sauvages, heureux comme on l'est à cet âge, dans l'aube sans fin de nos vies.Moi, Bastien, j'étais l'aîné, puis venait Baptiste, de deux ans mon cadet, et Paule, plus jeune que lui d'une année. Notre père était pêcheur, Il tenait une concession depuis deux kilomètres en amont des îles, jusqu'en aval des falaises qui dressaient leur muraille grise au-dessus des eaux vertes.Il s' appelait Charles, avait des mains puissantes, nouées, qui ne lâchaient jamais ce qu'elles avaient saisi.C'etait un homme fort et placide, qui sentait l'eau, la mousse, les poissons et le sable.
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MarigoldMarigold   07 août 2012
Il me regardait. Il regardait son fils. Passait dans ses yeux la même lueur que lorsqu'il poussait la porte en revenant de la pêche et qu'il apercevait Albine. Il faudrait faire d'avantage attention au regard de son père tant qu'il est là, près de soi. Mais qui prend le temps de soupeser cette reconnaissance, ces remerciements muets de seulement exister? p.50
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dulac84dulac84   19 septembre 2014
J'étais seul, la-haut, dans mon lit, une brique chaude de chaque côté de mon corps, à écouter les bruits familiers de la maison, à respirer l'odeur de bois qui montait du poêle situé en bas de l'escalier. Je ne m'étais jamais senti aussi protégé, aussi heureux, malgré la fièvre. Dehors, la vie avait suspendu son cours.
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Annabelle31Annabelle31   27 février 2017
Mais celles que nous attendions sans oser l'avouer, c'était les oies sauvages. Elles arrivaient de nuit, s'appelaient en tournant au-dessus des prairies, surtout s'il y avait du brouillard. Elles se posaient sur la grande île, mais traversaient parfois la rivière, pour trouver de quoi manger. Nous avions construit des affûts et nous pouvions les admirer jusqu'à ce que l'impatience à les voir s'envoler nous pousse à nous montrer. C'était ce que nous faisions brusquement, en courant vers elles, J'ai longtemps gardé en moi ce bruit étrange, bouleversant, ce froissement d'ailes géantes dans les oreilles. C'était comme si la rivière s'envolait. Baptiste riait. Moi je courais pour ne pas les perdre de vue, jusqu'à ce que le v formé par leur cortège se fonde dans l'acier du ciel, là-bas, au-delà des collines.
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lieth63lieth63   18 mars 2019
Il faudrait faire davantage attention au regard de son père tant qu'il est là, près de soi. Mais qui prend le temps de soupeser cette reconnaissance, ces remerciements muets de seulement exister ? Enfant, on ne sait rien de tout cela, et quand on l'a appris, il est bien tard, car le regard du père est tourné vers la mort et non plus vers la vie.
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Videos de Christian Signol (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait de "L'été de nos vingt ans" de Christian Signol lu par Patrick Donnay. Editions Audiolib. Parution le 28 novembre 2018.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/lete-de-nos-vingt-ans-9782367627793
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