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EAN : 9782020499354
159 pages
Seuil (05/03/2001)
3.22/5   30 notes
Résumé :

Un adolescent, la province, une femme de trente ans. C'est le récit d'une éducation sentimentale.Sentimentale ? Il est surtout question de sensation. Education ? Sans doute, mais bizarre. Le jeune garçon est riche et oisif. La jeune femme est une domestique espagnole (du moins apparemment). Ils s'attachent violemment l'un à l'autre, se perdent, se retrouvent à Paris, se perdent encore. Ecrit à vingt ans, ce livre décrit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
mylena
  27 octobre 2021
Quand Philippe Sollers publie ce livre, c'est son premier roman (mais pas son premier texte publié) et il a à peine plus de 20 ans. Il faut lui reconnaître une maîtrise élégante de la langue française et une certaine maturité. Mais aussi un certain orgueil de l'auteur-narrateur. Et surtout ce n'est pas le premier livre du genre, et il ne renouvelle guère le genre non plus. Nous sommes en pleine tradition romanesque, voire romantique, avec l'initiation amoureuse et le premiers émois d'un adolescent. le problème c'est que la situation est terriblement vieillie déjà pour l'époque où il écrit : il s'agit d'un jeune bourgeois découvrant l'amour auprès de la bonne espagnole de la famille, plus âgée. Il ne s'appesantit pas sur la famille aisée, la grande maison, les domestiques, mais néanmoins il est difficile pour le lecteur de ne pas les sentir un minimum. Philippe Sollers a très vite renié ce texte, mais je n'ai pas du tout aimé l'avertissement « Le texte a été ironiquement rédigé en amphithéätre durant des cours d'une nullité sans pareille. » Cette phrase est-elle là pour souligner à quel point l'auteur était surdoué ? En tout cas elle m'a rendu plus difficile l'entrée dans cette lecture. Je reconnais quand même une certaine maturité d'analyse de lui-même et des autres et de grandes qualités littéraires, en particulier pour peindre les personnages féminins, même si le résultat n'a rien d'extraordinaire : ce n'est ni Françoise Sagan ni Raymond Radiguet.
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Peteplume
  15 mars 2018
Que je me suis ennuyée! le style qui se veut sans doute original m'a agacée au plus haut point. J'ai eu l'impression qu'il voulait se rapprocher de celui de Proust mais sans son pouvoir d'évocation. Et j'avoue avoir lu d'un regard distrait bien des passages qui m'apparaissaient comme des longueurs avant de me rendre compte que le roman n'était que longueurs inutiles. Les thèmes des amours ancillaires et des difficultés du jeune adulte à se trouver ne m'ont pas plus accrochée quoique, traités d'une façon différente, j'aurais pu m'y intéresser. Je ne suis pas du genre à abandonner un roman mais j'avoue y avoir pensé plus d'une fois avant la fin. C'est sans doute la minceur du livre qui m'a permis de tenir le coup. Je parle de l'objet matériel mais la minceur du propos — vous l'aurez compris —me tirait dans l'autre sens.
Sollers a eu son heure de gloire dans les années 60-70 et je ne l'avais jamais lu. Voici chose faite. Il y a peu de chances que je revienne à l'avenir à cet auteur.
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Audrey56
  23 novembre 2014
Initiation amoureuse ou sortie de l'enfance du narrateur qui prend conscience de la complexité de la vie en société, des relations humaines, de la difficulté à trouver sa place quand on pense être différent et que l'on regarde le monde avec hauteur.
Résonance, malaise. La société est finalement composée d'une multitude de solitudes.
À lire.
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Gargantuatua
  11 octobre 2017
Petit roman, emballant au début et bien enrobé sur la fin, très vide bien sûr au milieu. Bien que l'on comprenne aisément ce qu'Aragon y a aimé, certains passages décrivant la solitude du héros évoqueraient presque, n'étaient les lourdeurs de Sollers, les derniers chapitres de la Porte étroite de Gide.
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karinpa
  17 janvier 2019
Hardant et captivant ! Un amour de jeunesse avec l'expérience d'une femme des terres chaudes.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
bens_89bens_89   29 juillet 2022
Mais aujourd'hui, je croirais plutôt que le désir n'est qu'une excuse que nous accrochons, faute d’en connaître d'autre, à notre besoin d'inconnu. Car une fois ce désir satisfait, et notre corps, nous nous apercevons que, dans presque tous les cas (mais, justement n'étais-je pas à la recherche de l'exception) rien n'es résolu, bien au contraire, et que c'est notre pensée et sa seule curiosité qui nous jettent au-dehors. Même l'amour n’empêche pas ce vertige qui parfois saisit certains dans une situation où quiconque les croit *parfaitement heureux*.
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Audrey56Audrey56   21 novembre 2014
C'est toujours une nouvelle douloureuse - douloureuse pour notre vanité - d'apprendre par hasard que quelqu'un peut vivre en dehors de notre pouvoir, de nos meilleures hypothèses à son égard. Et, devant ces poèmes, j'avais le sentiment de la surprendre mieux que par une confidence, même si dans la vie (et peut-être à cause de cela) ils n'avaient été qu'un accident.
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Videos de Philippe Sollers (69) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Sollers
BERNARD WALLET – PAYSAGE AVEC PALMIERS Avec Interzone (Serge Teyssot-Gay & Khaled Aljaramani)
« D'une taille à peine plus haute que son arme automatique, un garçonnet marche vers une barricade, le torse enveloppé d'une bande-chargeur de mitrailleuse lourde. Derrière lui, des adolescents et des adultes déguisés pour le jeu de la guerre le suivent des yeux en souriant. Ils ont ce sourire stupide des pères qui poussent leur très jeune enfant à boire le premier verre d'alcool.» De la guerre, Bernard Wallet ne conserve que les images, les scènes, les faits nus et bruts. Ces « choses vues » disent l'horreur, mais aussi sa fascination. En s'approchant de cette vérité, qui ne peut exister que par éclats, le livre éclaire aussi l'effet dévastateur de la guerre sur celui qui en est le témoin.
Bernard Wallet avant d'être éditeur (il a créé les éditions Verticales en 1997), a été sportif de haut niveau, journaliste et globe-trotteur.
« Ce récit est vrai puisque les corps n'y sont jamais absents. Beyrouth n'était qu'une simple préparation à une sauvagerie désormais ouverte et universelle. L'histoire, comme le désir de mort, n'a pas de fin.» Philippe Sollers
À lire – Bernard Wallet, Paysage avec palmiers, éd. Tristram, 2016.
En savoir plus: https://www.maisondelapoesieparis.com/
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