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Éditeur : Arnoldo Mondadori Ed. (01/01/1997)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 256 notes)
Résumé :
Seule dans sa maison battue par les vents d'hiver, une vieille femme qui n'a plus que quelques mois à vivre écrit à sa petite-fille.
Avant de disparaître, elle souhaite resserrer les liens distendus par les aléas de l'existence. Pour cela, elle n'a que des mots. Des mots d'amour, ou des mots qui l'entraînent à évoquer sa propre vie. Elle raconte sans pudeur ni complaisance son enfance solitaire, son mariage de raison, la mort tragique de sa fille et parle pou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
andman
  06 avril 2014
L'approche verbale des secrets de famille est rarement chose aisée, le recours à l'écriture peut s'avérer nécessaire.
Olga habite Trieste, ville située à proximité de la nouvelle frontière italo-slovène. En cet automne 1992 les conflits armés s'intensifient sur le territoire de la proche Yougoslavie. Olga enrage de voir des innocents fuir le grand massacre des Balkans et traverser dans leur exode sa belle région du Carso tant de fois éprouvée elle aussi durant ce XXe siècle.
Cette dame octogénaire se sait condamnée à brève échéance. Depuis peu, elle consigne avec régularité sur le papier ses états d'âme mais aussi son parcours de vie jusqu'à ses secrets les plus enfouis.
Douze ans auparavant, Olga a perdu sa fille unique Ilaria dans un accident de voiture. Depuis ce jour tragique, elle élève seule sa petite-fille qui n'a pas connu son papa. Cette dernière, aujourd'hui âgée de seize ans, vient de commencer une année d'études aux USA.
Comment ne pas se faire du souci pour la jeune fille rebelle dont le caractère bien affirmé rappelle celui d'Ilaria ? Sans doute lui écrit-elle pour conjurer le sort qui frappe avec constance la famille, pour contrecarrer le malheur qui suit la ligne féminine et se transmet de mère en fille.
Sa propre mère au caractère intransigeant n'a pas été heureuse, sa fille Ilaria avant son accident broyait du noir, elle-même a vécu de nombreuses années empêtrée dans le conformisme d'un milieu bourgeois, prisonnière de la tyrannie des apparences.
Soulagée d'avoir mis son coeur à nu, d'avoir prodigué un dernier petit conseil, Olga a maintenant l'âme en paix. Cependant elle se garde bien d'expédier aux Etats-Unis une seule des quinze longues lettres, sa petite-fille les découvrira toutes ensemble à son retour.
Ce roman épistolaire de Susanna Tamaro, dans lequel la nature est omniprésente, s'adresse à un large public et rencontre depuis sa parution en 1994 un succès mérité. Petit par le format, il fait partie de ces livres dont la relecture n'est en rien rébarbative mais au contraire apaisante.
« Va où ton coeur te porte » est un formidable message d'amour d'une grand-mère libérée, un passage de témoin entre le siècle finissant et le prochain en devenir, une sorte de testament avec pour leitmotiv : « la conscience sereine d'exister ».
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cascasimir
  28 octobre 2019
Roman adapté au cinéma en 1996, avec Virna Lisi, qui a remporté le Globo d'Oro et le Nastro d'Argento de la meilleure actrice.
Vous adorez votre Mamie, sans doute plus que votre grandpa, car elle a bercé votre enfance...
Elle veillait sur vous!
Et puis, vous avez grandi et la Vie vous a éloignés, l'une de l'autre...

"Tu es partie depuis 2 mois, et depuis 2 mois, à part une lettre... je suis sans nouvelles de toi."
La grand mère va mourir, elle caresse la tête de Buck, le chien, et s'attarde devant la rose de sa petite fille...

Buck qui pousse un soupir, " à l'expression béate de sa tête, je suis sûre qu'il te voyait devant lui...". Il se souvenait de vos promenades.

Olga, la grand mère revient de l'hôpital, et se souvient aussi. Des scènes entre elle et sa petite fille adorée, qui n'a jamais connu son père...

"À l'époque où ta cuirasse se formait, la mienne était déjà en lambeaux. Toi, tu ne supportais pas mes larmes, et moi, je ne supportais pas ta dureté soudaine."
Si je t'avais informé de ma maladie, tu aurais interrompu ton séjour, en Amérique, et tu te serais précipitée ici. Et après?

Elle aurait préféré avoir de la compagnie pour partir en paix, mais ne voulait pas que cela soit un fardeau. "Tu l'aurais fait par dévouement, mais au fil du temps, ce dévouement se serait transformé en rage, en rancoeur."...

Elle va laisser une quinzaine de lettres, lui parlant d'Ilaria ( morte tragiquement) la mère de sa petite-fille et de son Passé.
" Ne crains rien, je ne veux ni pontifier ni t'attrister, juste bavarder un peu, avec l'intimité qui nous liait autrefois et que nous avons perdue, ces dernières années. "

Ces lettres d'amour ne seront jamais postées.
Des mots simples et émouvants, sur le Temps qui passe, sur les relations entre elles deux, d'Iliria, de secrets de famille... Olga parle de son mari Augusto, mais aussi d'Ernesto, l'homme qu'elle a aimé! Une ode à l'Amour et au pardon.

Y-a-t-il, parmi ces messages ( bouteilles jetées à la mer), une feuille blanche, sur laquelle la petite-fille pourra répondre, à la fin de ce beau livre?...
"Ne bouge pas, tais toi et écoute ton coeur.
Puis, quand il te parlera, lève toi et va où il te porte."
Pensez à dire à vos parents, ces mots remplis de bonheur qu'on oublie, par... pudeur?
-Je vous aime!
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Eve-Yeshe
  12 avril 2013
j'ai dévoré ce livre avec enthousiasme car c'est une belle histoire: une femme âgée décide de raconter sa vie à sa petite fille qui vit loin d'elle et dont elle veut se rapprocher. Elle le fait sous la forme de lettre, elle exprime l'indicible avec pudeur, ses chagrins, la mort de sa fille, son mariage arrangé qui ne la rend pas heureuse, et son lourd secret : son infidélité. elle a vécu une belle histoire d'amour avec cet homme qui la fascinait, l'unique amour de sa vie en fait.
c'est très bien écrit, il y a une grande sensibilité.
Une très belle histoire que j'ai du plaisir à partager.
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Nastie92
  19 juillet 2020
"Sei partita da due mesi e da due mesi, a parte una cartolina nella quale mi comunicavi di essere ancora viva, non ho tue notizie." : Tu es partie depuis deux mois et depuis deux mois, à part une carte postale dans laquelle tu me disais être encore en vie, je n'ai aucunes nouvelles de toi.
Ainsi commence le livre.
Ainsi commence la première des lettres qu'Olga, octagénaire sentant sa fin proche, écrit à sa petite-fille.
Les relations entre Marta et son aïeule sont visiblement compliquées, la communication est quasi inexistante et Olga fait le choix de l'écrit pour essayer de renouer le dialogue.
En quinze lettres, la vieille dame s'interroge sur ce qui a pu les amener à cette situation, se demande ce qui aurait pu se faire autrement, mais surtout, elle raconte sa vie. Une vie qui paraît plutôt banale au début mais qu'elle va dévoiler petit à petit, révélant des événements dont elle n'avait jamais parlé.
Le titre ne me disait rien qui vaille : un peu gnangnan, il me faisait craindre une histoire à l'eau de rose ou un de ces livres "feel good" que j'exècre.
Mes craintes se sont vite envolées et cette lecture m'a enchantée.
Ce roman épistolaire est fin et sensible. Les personnages sont très attachants et le thème des secrets de famille est bien utilisé.
Va où ton coeur te porte ne peut que convaincre le lecteur qu'il faut savoir parfois sortir d'un chemin tout tracé, voire bousculer un peu les convenances pour trouver sa voie.
Tel est le message d'Olga à Marta.
Délestée d'un poids qu'elle a porté seule toute sa vie et apaisée d'avoir transmis toute son histoire à sa petite-fille, la charmante vieille dame pourra s'éteindre l'âme en paix.
Arrivederci Olga! Riposa in pace.
Un livre léger sans être mièvre. Une jolie lecture effectuée en version originale italienne (Va' dove ti porta il cuore), ce qui a ajouté à mon plaisir le charme de cette langue magnifique.
Pour ceux qui seraient tentés, sachez que le texte est simple et accessible et ne nécessite pas un niveau excessivement élevé. Laissez-vous donc tenter !
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araucaria
  26 août 2015
Ce livre, ce sont les confessions émouvantes qu'une grand-mère fait à sa petite-fille en tenant un journal. C'est un roman d'une grande sensibilité qui ne peut qu'interpeler le lecteur tant les mots employés sonnent juste. Pas de pathos, simplement une émotion pudique. Une auteure que je ne connaissais pas et que je viens de découvrir avec bonheur.
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Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
PusziPuszi   04 juin 2014
p. 24 "Les larmes qu'on retient se déposent sur le coeur, avec le temps elles forment une croûte et le paralysent, comme le calcaire qui entartre les engrenages de la machine à laver et les paralysent."

p. 68 "Qu'est-ce qui t'arrive ? Qu'est-ce qui te fait souffrir ? ça me fait mal au coeur de te voir dans cet état. Même si tu me refuses en tant que mère, moi je ne te refuse pas en tant que fille. Je voudrais t'aider, mais si tu ne viens pas vers moi, je ne peux pas le faire."

p. 81 "Le bonheur est à la joie ce qu'une lampe électrique est au soleil. Le bonheur a toujours une cause, on est heureux de quelque chose, c'est un sentiment dont l'existence dépend de l'extérieur. La joie, elle est sans objet. Elle te possède sans aucune raison apparente, dans son être elle ressemble au soleil, elle brûle grâce à la combustion de son propre coeur."

p. 85 "La première qualité de l'amour est la force. Mais pour être fort, il faut s'aimer soi-même ; pour s'aimer soi-même, il faut se connaître en profondeur, savoir tout de soi, même les choses les plus cachées, les plus difficiles à accepter."

p. 198 "Avant de juger une personne, marche pendant trois lunes dans ses mocassins. Vues de l'extérieur, beaucoup de vies paraissent ratées, irrationnelles, folles. Tant qu'on est à l'extérieur, il est aisé de se tromper sur autrui. Ce n'est que de l'intérieur, en marchant trois lunes dans ses mocassins, que l'on peut comprendre les motivations, les sentiments, ce qui fait agir une personne de telle façon et pas d'une autre. La compréhension est le résultat de l'humilité, non de l'orgueil de savoir."
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charlottelitcharlottelit   27 janvier 2012
Et puis, quand plusieurs routes s'"offriront à toi et que tu ne sauras pas
laquelle choisir, n'en prends pas une au hasard mais assieds-toi
et attends.
Respire profondément, avec confiance,
comme le jour où tu es venue au monde,
sans te laisser distraire par rien.
Ne bouge pas, tais-toi et ECOUTE TON COEUR
Puis, quand il parlera, lève-toi et va où il te porte.
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FRANGAFRANGA   28 janvier 2012
Ma mère s'est mariée à seize ans, à dix-sept ans elle m'a mise au monde. Durant toute mon enfance, ou plutôt durant toute ma vie, je ne l'ai jamais vue faire un seul geste affectueux. Son mariage n'avait pas été un mariage d'amour. Personne ne l'y avait contrainte, elle s'était contrainte toute seule parce que, riche, juive et, qui plus est, convertie, elle aspirait à porter un titre de noblesse. Mon père, plus âgé qu'elle, baron et mélomane, s'était entiché de ses dons de chanteuse. Après avoir procréé l'héritier que la bienséance exigeait, ils ont vécu dans un océan de mesquineries et de petites vengeances jusqu'à la fin de leurs jours. Ma mère est morte insatisfaite et aigrie, sans jamais être effleurée par le doute qu'elle pouvait avoir quelques torts. C'était le monde qui était cruel, parce qu'il ne lui avait pas offert de meilleurs choix. Moi, j'étais très différente d'elle et à sept ans déjà, passé la dépendance de la petite enfance, j'ai commencé à ne plus la supporter.
J'ai beaucoup souffert par sa faute. Elle s'énervait souvent et uniquement pour des raisons extérieures. Sa prétendue "perfection" me donnait l'impression d'être méchante et la solitude était le prix de cette méchanceté. Au début, j'essayais d'être comme elle, mais ces tentatives maladroites échouaient toujours. Plus je m'efforçais de lui ressembler, plus je me sentais mal à l'aise. Le renoncement à soi conduit au mépris. Du mépris à la rage, il n'y a qu'un pas. Quand j'ai compris que l'amour de ma mère n'était lié qu'aux apparences, à ce que j'aurais dû être et non à ce que j'étais vraiment, dans le secret de ma chambre et de mon coeur j'ai commencé à la détester.
Pour échapper à ce sentiment, je me réfugiais dans un monde qui n'était qu'à moi. Le soir, dans mon lit, je recouvrais la lampe d'un chiffon et je lisais des romans d'aventures jusqu'à des heures tardives.
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babounettebabounette   07 juillet 2009
«L'enfance et la vieillesse se ressemblent, dans les deux cas, pour des raisons différentes, on est plutôt désarmé.»
[ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



«Il y a des vérités qui apportent un sentiment de libération et d'autres qui imposent le sens du terrible.»
[ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



«Le renoncement à soi conduit au mépris.»
[ Susanna Tamaro ] - Va où ton coeur te porte



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prune42prune42   30 juin 2014
Tu sais quelle est l'erreur que l'on commet toujours ? Croire que la vie est immuable, qu'une fois que l'on a pris certains rails, on doit les suivre jusqu'au bout. Mais le destin a beaucoup plus d'imagination que nous. Juste quand tu crois te trouver dans une impasse, quand tu arrives au sommet du désespoir, avec la rapidité d'une rafale de vent tout change, bascule, et du jour au lendemain, tu te retrouves en train de vivre une nouvelle vie.
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