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ISBN : 2221100417
Éditeur : Robert Laffont (04/11/2004)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 247 notes)
Résumé :
Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu'effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himlayenne, la forêt humide jusqu'à la montagne de Daarjeling. A pied, à cheval, à vélo, sur six mille kilomètres, il a connu le froid, la faim, la s... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
30 décembre 2016
Pour L'Axe du Loup, Sylvain Tesson nous prévient qu'il n'a pas voulu jouer au détective pour savoir si Slavomir Rawciz a dit vrai dans son livre A Marche Forcée, relatant son évasion, avec d'autres prisonniers du goulag, les zeks, près du cercle polaire et gagner l'Inde, à pieds. Livre très controversé et le but de l'auteur est de seulement refaire le chemin lui aussi pour en étudier les conditions mais il va également y relever quelques contradictions.
Mais qu'importe, il est bien décidé à suivre la route de la Sibérie à l'Inde. Pour cela, il le fera à pieds, à cheval et en vélo. Il connaîtra aussi la faim et le froid, et pendant ces 6 000 kilomètres, il fera aussi quelques rencontres mais refusera, presque tout le temps, l'aide de moyens motorisés.
Ce voyage de huit mois est un hommage à tous ces prisonniers qui n'ont pas hésité à traverser des lieux très hostiles et des conditions plus que précaires, pour ne pas dire inhumaines. Mais tout vaut mieux que l'enfer du goulag…
Dans ce récit, l'auteur nous décrit jour après jour, tout ce qu'il endure (volontairement) et fait preuve d'un grand courage mais également de beaucoup d'humour.
Il va commencer par prendre le Transsibérien et traverse des paysages grandioses. Puis, il passe par la taïga (moins jolie en réalité que vue du train), le lac Baïkal, la forêt sibérienne, la steppe mongole, le désert de Gobi et la chaîne himalayenne car son but est d'arriver à Calcutta.
Ce qu'il désire, c'est conquérir le Far East où de nombreuses épreuves l'attendent. Mais il garde toujours le moral et ne renonce jamais à arriver au terme de son long et dangereux voyage. Pendant celui-ci, il nous parle de la politique si sévère des pays traversés, méfiants à l'égard de cet étranger hirsute.
Par chance, dans ces pays miséreux, des personnages vivant simplement (des forestiers ou des pêcheurs), n'hésitent pas à lui offrir le gîte et le couvert (en puisant dans leurs maigres ressources) et il y a toujours de la vodka : on va dire qu'elle le réchauffe bien.
Mais ce qui ressort de ce récit, c'est, non seulement les descriptions de ce voyage, mais aussi la poésie des mots, la sensibilité de l'auteur et sa farouche volonté.
C'est un ouvrage émouvant qui ne peut pas laisser le lecteur insensible. de plus, nous les Occidentaux, peuple privilégié, nous y apprenons quantité de choses ignorées et cachées par ces États dictatoriaux.
Quant au choix du titre : L'Axe du Loup, ce n'est pas un hasard car il a une signification que l'on trouvera dans le livre mais je la donnerai aussi dans une de mes citations : il est très symbolique.
Encore un livre de Sylvain Tesson à dévorer du début à la fin, comme les autres récits de cet écrivain – aventurier de l'extrême, qui ne se laisse pas abattre par les douleurs aussi bien physiques que morales. C'est grâce à cela qu'il arrive toujours à atteindre son but car peu importe l'hostilité quand elle se présente.
Bravo Sylvain Tesson et merci pour ce beau témoignage !
J'ai ainsi réparé mon oubli de ce livre dans ma bibliothèque où il se trouvait depuis quelques années.
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Lune
01 mai 2014
« A Marche forcée » de Slavomir Rawicz.
Voilà le point de départ et fil conducteur de l'aventure qu'entreprit de vivre et de nous narrer Sylvain Tesson.
Dans ce récit, nous l'accompagnons « De la Sibérie à l'Inde sur les pas des évadés du goulag ». Il y flotte ce parfum de liberté qui devait soutenir la volonté des échappés, des zeks et autres brisés par la folie des procureurs rouges : hommage vivant rendu à ces laissés-pour-compte de l'Histoire.
Tout au long de sa traversée des différents pays, nous vibrons devant cet Inconnu dont nous connaissons seulement quelques bribes.
Sylvain Tesson nous y emmène, autant par la géographie que la géologie, autant dans la description qu'il fait des paysages, de la nature, de la flore et de la faune que de la rencontre avec « l'autre » : l'homme que parfois l'on peine à imaginer au centre d'une telle hostilité environnementale et climatique.
On perçoit l'auteur dans ses souffrances tant physiques que morales éveillant en nous, à travers lui, un questionnement.
Il y a toujours, chez Sylvain Tesson, ces petites phrases qui font mouche en ses observations lucides, ironiques, humoristiques parfois ou interpellantes sans l'ombre d'un jugement.
Juge-t-on l'universalité de l' horrible laideur humaine ? Inutile de se fourvoyer dans des discours pontifiants, stériles et répétitifs : ici, l'homme est au pied de sa vérité.
Une force s'élève du chemin parcouru, enveloppé de solitude salvatrice et de poésie scandée au rythme des pas.
Avec lui, nous grimpons sur des sommets, non seulement de l'Himalaya, mais aussi dans ceux du dépassement de soi par la seule détermination que rien ne peut détourner.
Nous avons l'impression de grandir avec lui ; il nous fait relativiser nos préoccupations quotidiennes qui souvent nous rétrécissent.
Merci Monsieur Tesson.
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Iboo
20 mars 2016
Difficile pour moi de noter objectivement ce livre car je ne suis pas vraiment adepte des récits de voyage et si ce n'était l'enthousiasme communicatif d'une amie, je ne serais, sans doute, jamais allée vers ce livre.
Je reconnais, d'ailleurs, avoir éprouvé une certaine lassitude générée par ces répétitives descriptions de paysages... Lesquels, paysages - tenant compte que notre voyageur se déplace à pieds - ne varient pas beaucoup dans cette partie du globe.
Et, il faut bien admettre que la taïga, un fleuve, des rivières, des gués, la pluie, la boue... même cent kilomètres plus loin, ça reste la taïga, un fleuve, des rivières, des gués, la pluie, la boue. Par conséquent, après deux mois de marche, arrivée au tiers du bouquin, j'avais l'impression d'avoir lu plusieurs fois la même chose.
C'est d'autant plus regrettable que, durant son périple, notre marcheur, quelque peu misanthrope, a croisé des tas de personnes. Que dis-je, des personnes ? Des personnages ! Et de ces hommes et femmes hors du commun, il ne nous dit rien, ou si peu... Trois ou quatre lignes par ci par là, perdues dans des pages et des pages de descriptions d'un même paysage et de la pénibilité de son périple.
Mais j'ai été bien inspirée de persister car les deux derniers tiers se sont révélés plus intéressants et ont retenu mon attention.
Bilan positif, finalement. Même s'il n'a pas modifié mon sentiment sur ce genre littéraire. Et je ne pense pas, d'ailleurs, que Sylvain Tesson soit en mesure de me faire changer d'avis. Un peu trop centré sur lui-même, le "voyageur"...
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joedi
21 juin 2012
Sylvain Tesson, globe trotter, comme dans tous les récits de ses voyages, se révèle être un écrivain et un très bon conteur. Une fois de plus, il a réussit le pari qu'il s'était fixé, un long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale.
Un livre très instructif dans lequel il décrit les paysages, le comportement et la nature – l'âme - des hommes rencontrés.
J'ai aussi apprécié les références à Alexandra David-Neel dont j'ai achevé la lecture Voyage d'une Parisienne à Lhassa avant d'entamer celle de L'axe du Loup de Sylvain Tesson.
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mariech
21 janvier 2012
Première découverte de cet auteur dont j'ai envie de lire ' Dans les forêts de Sibérie ' pour avoir un avis plus nuancé .
J'ai beaucoup apprécié le voyage en Sibérie dans ce livre , où il décrit sans concessions mais avec semble-t -il beaucoup de vérités ces habitants , rongés par le fléau de l'alcoolisme mais aux cent dernières pages mon attention s'est fort émoussée et même certains passages m'ont déplu .
Je trouve que l'auteur manque parfois de nuance , je prends comme exemple cette phrase ' La différence entre l'animal et l'homme quand ils sont tous les deux emprisonnés c'est que le premier reste beau alors que le second devient une bête ' ; je ne suis pas d'accord avec cette affirmation .
Ce qui m'a dérangé aussi , c'est que l'auteur n'aime pas les rencontres , qu'il soit solitaire c'est bien sûr son droit mais c'est dommage pour le lecteur car la retranscription des rencontres dans des lieux si lointains auraient apporté un peu de dynamisme au livre .
Conclusion : je suis assez déçue par cette lecture qui manque de descriptions et d'échanges humains , il m'a semblé que l'auteur avait privilégier le nombre de kilomètres parcourus au détriment de l'humain .
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Citations & extraits (94) Voir plus Ajouter une citation
patatarte2001patatarte200124 juillet 2017
Il descend d'une famille picarde et tient sans doute de son attachement à la terre cette façon un peu massive de marcher comme si les pieds quittaient le sol à regret.
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patatarte2001patatarte200122 juillet 2017
Les terres d'altitude ne sont pas propices à l'énervement car il n' y a pas assez d'oxygène. Serait-ce la raison de la sagesse des peuples de montagne ?
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MelleBrightsideMelleBrightside21 juillet 2017
J'ai fait halte sur une éponge. Terrain boueux, vivres épuisés, effets trempés : bivouac de la débâcle. Une consolation pourtant : les heures que je passe dans ce cercueil de toile, condamné à l'immobilité, m'entrainent pour le jour où l'on me disposera dans mon dernier linceul, pour le garde-à-vous éternel devant la Camarde.
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nadiouchkanadiouchka19 juillet 2017
Pendant les six journées qui suivent je chevauche vers Oulan-Bator, situé à trois cents kilomètres de la frontière. Dans la steppe, la progression est une navigation : on avance du matin jusqu’au soir sans que le moindre obstacle n’entrave la course. La prairie est l’océan. Les yourtes sont les îles dont les archipels s’échelonnent à intervalles réguliers. La steppe c’est quand le ciel se pose sur la terre et ne laisse à l’horizon qu’un petit interstice.
P.134
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patatarte2001patatarte200120 juillet 2017
Je marche, je marche, c'est tout ce que je sais faire. Longeant le lac, bivouaquant sur les plages, reliant les caps entre eux (en russe cap se dit miss, ce qui constitue de beaux objectifs de marche).
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Videos de Sylvain Tesson (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Tesson
Sylvain Tesson, Une très légère oscillation .http://www.laprocure.com/tres-legere-oscillation-journal-2014-2017-sylvain-tesson/9782849904954.html
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