AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782375020241
156 pages
Éditeur : Editions Paulsen (12/10/2017)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 112 notes)
Résumé :
Caryl Férey découvre la Russie dans un contexte extrême... Un livre qui oscille entre enquête gonzo et récit au décor noir.
Grand voyageur, il n'avait pourtant jamais été en Russie. Encore moins en Sibérie. Il n'aime pas le froid et avait quelques a priori sur les Russes. Mais il a dit oui. Et il s'est embarqué avec son acolyte "La Bête" dans une aventure sans égal : découvrir Norilsk, cité minière aux mains des oligarques, à trois cents kilomètres au-dessus ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  24 janvier 2018
Bienvenue en Sibérie !
Mais pas la Sibérie de Sylvain Tesson, celle avec la jolie petite cabane au bord d'un lac gelé, les piles de romans à dévorer, les bouteilles d'alcool, l'air pur et les paysages fantastiques.
L'auteur nous emmène pour sa part à Norilsk, ville la plus polluée au monde, la plus froide aussi (- 60 degrés en hiver), la plus moche et la plus triste.
C'était l'emplacement d'un ancien goulag, c'est devenu l'endroit où des milliers de gens travaillent dans une immense mine de nickel, dans des conditions effroyables et avec le seul espoir de pouvoir vivre un jour ailleurs, malgré une espérance de vie sacrément courte.
Mais Caryl Férey ne s'arrête pas à ces faits bruts, il nous fait entrevoir qui sont les habitants de Norilsk, en passant du temps chez eux, et aussi dans les lieux où on se rassemble, où l'on boit et où l'on devient « amis » le temps d'une soirée bien arrosée.
Avec énormément de tendresse et de bienveillance, il nous fait découvrir cet endroit qu'il qualifie de « pourri », avec ces immeubles monstrueux et qui tombent en ruine, ces routes qui ne mènent qu'à la mine et nulle part ailleurs, ces commerces presque inexistants…
Pendant une dizaine de jours, accompagné de « La Bête », un copain photographe, il va rencontrer les habitants de cette ville, ces hommes et ces femmes qui ne sont pas seulement ce qu'on en voit dans les rares reportages, à savoir des alcooliques battant leurs femmes et mourant tôt à cause des maladies induites par la pollution.
Il va partager quelques jours avec des travailleurs, des pères et des mères de famille, des gens qui ont envie de passer une bonne soirée, des artistes, des gens qui rêvent tous d'une vie correcte, d'une vie meilleure pour eux ou leurs enfants.
Un récit de voyage passionnant, même si j'aurais apprécié de voir les fameuses photos de la Bête, car à quoi bon emmener un photographe pour ensuite éditer un récit de voyage sans aucune photo ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          474
Stelphique
  13 octobre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Une rencontre fulgurante!
Caryl Férey est un aventurier dans l'âme. Il a besoin de se fondre dans le décor, d'en connaître chaque recoin, de se confronter aux mentalités. Et il savait que Norilsk, ne fait pas rêver, au premier abord. Pourtant, en se laissant séduire par l'idée de se frotter au grand froid, ce petit séjour se révélera presque chaleureux…Totale découverte que cette ville polluée, brinquebalante, dangereuse et sécurisée à outrance, qui affiche des températures vertigineuses en dessous de zéro…Mais on le sait le voyage est toujours plus beau, partagé. L'amitié tient une grande place dans ce récit de voyage, et ce duo d'hommes qui n'a pas froid aux yeux, est un régal à suivre…
« Bach emplit bientôt la salle de sa joie triste. La vie puisqu'on en meurt. »
Curieux et totalement Rock, Caryl Férey nous livre un carnet de route survolté qui se lit comme un « shot » d'alcool bien fort. Sans langue de bois, avec une franchise bienvenue qui frôle l'impertinence, on se laisse surprendre par les charmes de la « ville la plus pourrie du monde ». Et ça marche, car l'auteur se consacre à l'humain avant tout, aux valeurs, trouve la beauté enfouie sous les blocs de glace, gratte les croûtes des préjugés. J'ai adoré son aura de globe-trotter, son oeil incisif , les notes d'humour et le coeur tendre qu'il nous dévoile presque, avec pudeur…On aurait presque envie d'adopter le leitmotiv « You're my friend« , tellement on découvre un homme entier, un esprit ouvert au monde et aux échanges véritables…Une bien jolie rencontre!
« La colère qui nous brûlait, on la gardait pour nous. »
S'il est évident, que je ne m'aventurai jamais en terre froide, vers Norilsk, j'ai été enchantée de découvrir, une ville dans son intime brûlant, avec ses écorchures de paysages, ses couleurs réinventées par la pollution, et ses lumineux habitants. Caryl Férey en s'aventurant en ces lieux hostiles, nous dévoile des richesses insoupçonnées, preuve que cette expédition était une bonne idée…
Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          443
Phil56
  26 juillet 2019
Judicieux choix de lecture par cette chaleur caniculaire !
Que pouvons-nous d'ailleurs faire d'autre que lire, activité autrement plus motivante que s'apitoyer à la contemplation atterrée de son potager carbonisé ?
Mais revenons-en à nos moutons !
Retrouver un auteur sur un terrain où on ne l'attend pas est toujours un peu déconcertant et ... Norilsk ne déroge pas à la règle.
Ceci dit, n'oublions pas qu'avant de devenir un brillantissime représentant du nouveau roman noir français, il fut d'abord un infatigable globe-trotter parcourant le monde, généralement en moto, insatiablement en quête d'émotions et sensations humaines.
Abandonnant l'hémisphère sud qu'il affectionne particulièrement, Caryl Férey se laisse (pernicieusement ?) convaincre par ses éditrices d'effectuer un petit séjour "d'agrément" dans le nord du nord de l'hémisphère nord dans la ville réputée être une des plus polluées de la planète, siège de la plus grande usine de nickel au monde.
Alors, retour aux sources, aux premières amours ?
Pas tout à fait ! Contrairement aux apparences, il ne s'agit pas seulement d'un livre de voyage au sens classique du terme mais aussi d'une oeuvre romanesque avec des personnages hauts en couleur ("La Bête" méritant à lui seul le déplacement), une entrée en matière, un développement, une conclusion, le tout servi à la "sauce Férey" : ambiance rock' roll, alcool à gogo, autodérision, humour potache, décalé, noir ou corrosif, petites phrases assassines, formules à l'emporte-pièce sont au rendez-vous.
On apprécie ou pas. Quoiqu'il en soit, c'est à prendre ou à laisser !
Bon, OK ! Cela se laisse lire, c'est plaisant, distrayant et pertinent (l'auteur ayant des convictions bien ancrées) même si ce "un peu de tout" est quelquefois déroutant voire superficiel.
On est cependant bien loin des fulgurances et de la qualité d'écriture des Haka, Utu, Zulu, Mapuche ou Condor (mes préférés) de même que je n'ai rien appris de bien neuf ou d'original sur les russes, la Russie, la Sibérie et Norilsk.
Dès lors, je m'interroge : livre de commande rapidement rédigé et donc plus ou moins bâclé, nostalgie des premiers pas en écriture, panne d'inspiration ou plus prosaïquement, joindre l'utile à l'agréable en se faisant tout simplement plaisir ?
Toujours est-il que j'attends impatiemment la sortie automnale de "Paz" son prochain roman.
Vais-je y retrouver tout ce que j'apprécie généralement chez Caryl Férey ?
Wait and see !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          335
gonewiththegreen
  02 mai 2019
J'ai connu Norilsk via un ouvrage qui traitait des iles de l'arctique . L'auteur avait évoqué la presqu'ile du Taymyr où se trouve Norilsk mais aussi les éleveurs de rennes nomades, les Nenets , eux croisés lors de la formidable émission ,"Rendez vous en terre inconnue".
Quand on croise Norilsk, on ne peut qu'être intrigué . Ville fermée aux étrangers sans autorisation, soumise à des températures de -60° l'hiver, qui dure 10 mois, réputée pour sa pollution, Norilsk, où l'espérance de vie culmine à 60 ans, ne vend pas du rêve.
Caryl Ferey et son pote borgne ( qui a servi de modèle à Mac Cash, flic récurrent de l'auteur) sont partis vérifier sur place les rumeurs.
La description du paysage, apocalyptique, n'est finalement pas le centre d'intérêt de l'auteur, qui conçoit les voyages comme une rencontre humaine, le reste le faisant rapidement chier.
Accompagnés d'une jeune russe , originaire de Norilsk qu'elle a fui, ils vont rencontrer des mineurs, seul métier envisageable dans cette ville construite d'abord comme un goulag sous Staline. Pas con , Staline , il l'a construite sur un immense gisement de Nickel. Ça occupait les prisonniers, aujourd'hui ça enrichit les oligarques . Mais Caryl Ferey ne s'est pas trop étendu sur la question. Ce qui l'intéresse , ce sont les humains.
L'auteur a bien montré qu'ici comme ailleurs, peut être plus, l'art avait sa place. Isolé de tout, on ne peut en vivre. Mais il est là, bouée de sauvetage pour ces naufragés géographiques. Il prend toute son importance dans la survie, libéré de tout le mercantilisme qui peut le polluer. Photographes, graphiques, musiciens , poètes fleurissent là où la toundra se meurt.
On peut reprocher au livre son manque d'investigation et ses fréquents arrêts au bar. Il n'empêche , avec une lecture , facile , dressant un portrait autant historique que contemporain et même futuriste de Norilsk, l'auteur a réussi son pari. Il l'a fait avec humour mais surtout à travers les autochtones et non les on-dit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
OmbreetPoussiere
  25 juillet 2020
J'aime beaucoup Caryl Ferey. J'apprécie son écriture, ses romans et les valeurs qu'il porte. Dénoncer les injustices, défendre les opprimés et les « sans-voix », donner une existence aux invisibles du monde est à mes yeux essentiel et notre écrivain français y excelle dans ses romans.
Cette fois, à la demande de ses deux éditrices, il s'embarque pour un périple d'une dizaine de jours en Sibérie, dans la ville hautement surveillée de Norilsk, un ancien goulag, mais toujours une cité minière très convoitée. La Bête, son pote de toujours, est de la partie.
J'ai retrouvé dans les récits de C. Ferey sur la chaleur et la gentillesse des Russes les mêmes témoignages que ceux qui sont allés en Russie. Effectivement, ce pays est en Europe et a certainement de nombreux points communs avec nous.
J'aurais apprécié que Caryl Ferey s'attarde moins sur sa vie et celle de la Bête pour en dire plus sur les habitants de Norilsk, dont finalement je n'ai pas appris grand chose.
Somme toute, un livre qui donne furieusement envie de rencontrer nos autres voisins européens.....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350


critiques presse (5)
LaTribuneDeGeneve   08 février 2021
Le bourlingueur breton raconte Norilsk, une ville d'apocalypse, un «cortex poisonneux» au point le plus septentrional du monde dans «Lëd». Son polar glace et pas seulement par sa météo à moins soixante degrés.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
LaLibreBelgique   05 février 2021
Le nouveau polar de Caryl Férey se déroule à Norilsk, ville dantesque et glacée, ancien goulag.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaLibreBelgique   05 février 2021
Le nouveau polar de Caryl Férey se déroule à Norilsk, ville dantesque et glacée, ancien goulag.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
FocusLeVif   27 janvier 2021
C'est dans la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde, Norilsk, que Caryl Férey (Mapuche, Paz...) situe l'action de son nouveau thriller, le lyrique Lëd. L'auteur y dénonce la Russie des oligarques de Poutine, mais pas que.
Lire la critique sur le site : FocusLeVif
Bibliobs   25 janvier 2021
Après avoir situé ses intrigues chez les Maoris, au Bantoustan, à Santiago ou à Bogota, le maître du polar anar fait couler le sang sur la neige de Norilsk, en Russie, au nord du cercle polaire. Rencontre.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
clodermerclodermer   09 mai 2021
La nuit bleu-pétrole, les fumées fantastiques que crachaient les hauts-fourneaux, les lumières des blocs d'immeubles le long des avenues, cette ville déglinguée, des visions de "Blade Runner", presque hypnotiques... Au fond, je commençais à comprendre ce que je faisais là, mon bonnet enfoncé sur le crâne, la peau rougie par le vent des hauteurs : ces images, belles et laides à la fois, me hanteraient jusqu'à la fin de mes jours...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
gonewiththegreengonewiththegreen   02 mai 2019
Et à certains amis écrivains nostalgiques de l'Union soviétique qui me rappelaient que, tout de même, à l'époque tout le monde avait un travail, un logement, du chauffage, des bons pour la nourriture et des crèches, je peux rappeler que l'espérance de vie d'auteurs de notre genre, toujours prompt à vanner son voisin, se réduisait à environ 5 minutes." Staline pédé" par exemple, ne passait pas par la case goulag.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   24 juillet 2020
Des histoires de goulag

Pour réussir à interner des millions de ses concitoyens, il faut déployer une force de coercition considérable, à l’aune d’une paranoïa non moins hystérique. Un postier perdu au fond de la Sibérie avait fait une blague, un jour, à un client à appeler on ne sait qui : « Tiens, j’ai eu Staline tout à l’heure au téléphone ! » avait-il lancé à la cantonade. Le verdict ne s’était pas fait attendre : cinq ans de goulag.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Charybde2Charybde2   19 février 2018
Léo m’expliqua ce que représentait la photographie pour lui, pourquoi il ne tenait pas à en faire son métier mais plutôt un art de vivre, grimper sur les toits et capturer l’image, l’éternité d’un instant – « l’instant photographique » selon Cartier-Bresson – , sans réagir à des commandes ou aux chants des institutions qui tueraient sa liberté créative. Surtout, Léo aimait sa ville ; malgré tout ce qu’elle trimbalait comme déchets et mauvaise réputation, il en avait marre de voir les journalistes la maltraiter, la décrire comme exclusivement négative, que ce soit en photos ou sous forme de documentaires c’était toujours la même chose, Norilsk-la-laide, la-polluée, Norilsk et sa population abrutie par la mine, la télévision et l’alcool, dans l’attente d’en sortir un jour peut-être, de préférence pas les pieds devant.
– Regarde ! plaidait-il. On travaille tous à la mine mais je suis photographe, Dasha est graphiste et fait aussi de belles images. Tu as bien vu : on est poètes, musiciens, dessinateurs, peintres, comédiens, ingénieurs du son, violonistes ! Il n’y a pas de marché ici pour qu’on en vive, Norilsk est trop loin de tout, l’art est un hobby, on n’a pas le choix, mais on le vit à fond, en le partageant avec les autres. C’est aussi et surtout ça, Norilsk… Je t’en prie, dis-le dans ton livre : dis-leur que notre ville mérite mieux que ça.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ErnestLONDONErnestLONDON   09 septembre 2018
Un monde sans "Indiens" et sans animaux est un monde mort. Il faut s'appeler Trump pour imaginer la planète comme un champ de pétrole. Il faut s'appeler humain pour laisser faire.
Commenter  J’apprécie          140

Videos de Caryl Férey (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caryl Férey
Après avoir passé sa jeunesse en Bretagne, Caryl Férey est parti pour un tour du monde, puis a fait mille petits boulots avant de décider de consacrer sa vie à l'écriture. Écrivain, voyageur et scénariste, il s'est imposé comme l'un des meilleurs auteurs de thrillers français, mais écrit également pour la jeunesse, le théâtre et la radio. Dans son nouveau roman, "Lëd" (éd. Les Arènes), immense coup de coeur de Michaël qui anime cette rencontre, il nous offre une immersion dans une Russie de tous les extrêmes.
Au cours de cette rencontre autour de "Lëd", Caryl Férey nous parle de Norilsk, la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde, de la façon dont des personnes rencontrées lors d'un reportage sont devenus personnages pour lui, de la place que l'on peut donner à la poésie, même au coeur d'un thriller.
Pour retrouver son livre, c'est ici : https://www.librairiedialogues.fr/livre/18191224-led-caryl-ferey-les-arenes
Et pour nous suivre, c'est là : INSTA : https://www.instagram.com/librairiedialogues FACEBOOK : https://www.facebook.com/librairie.dialogues TWITTER : https://twitter.com/Dialogues
À bientôt !
+ Lire la suite
autres livres classés : sibérieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






.. ..