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ISBN : 2253257923
Éditeur : Le Livre de Poche (27/03/2019)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Caryl Férey découvre la Russie dans un contexte extrême... Un livre qui oscille entre enquête gonzo et récit au décor noir.
Grand voyageur, il n'avait pourtant jamais été en Russie. Encore moins en Sibérie. Il n'aime pas le froid et avait quelques a priori sur les Russes. Mais il a dit oui. Et il s'est embarqué avec son acolyte "La Bête" dans une aventure sans égal : découvrir Norilsk, cité minière aux mains des oligarques, à trois cents kilomètres au-dessus ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  24 janvier 2018
Bienvenue en Sibérie !
Mais pas la Sibérie de Sylvain Tesson, celle avec la jolie petite cabane au bord d'un lac gelé, les piles de romans à dévorer, les bouteilles d'alcool, l'air pur et les paysages fantastiques.
L'auteur nous emmène pour sa part à Norilsk, ville la plus polluée au monde, la plus froide aussi (- 60 degrés en hiver), la plus moche et la plus triste.
C'était l'emplacement d'un ancien goulag, c'est devenu l'endroit où des milliers de gens travaillent dans une immense mine de nickel, dans des conditions effroyables et avec le seul espoir de pouvoir vivre un jour ailleurs, malgré une espérance de vie sacrément courte.
Mais Caryl Férey ne s'arrête pas à ces faits bruts, il nous fait entrevoir qui sont les habitants de Norilsk, en passant du temps chez eux, et aussi dans les lieux où on se rassemble, où l'on boit et où l'on devient « amis » le temps d'une soirée bien arrosée.
Avec énormément de tendresse et de bienveillance, il nous fait découvrir cet endroit qu'il qualifie de « pourri », avec ces immeubles monstrueux et qui tombent en ruine, ces routes qui ne mènent qu'à la mine et nulle part ailleurs, ces commerces presque inexistants…
Pendant une dizaine de jours, accompagné de « La Bête », un copain photographe, il va rencontrer les habitants de cette ville, ces hommes et ces femmes qui ne sont pas seulement ce qu'on en voit dans les rares reportages, à savoir des alcooliques battant leurs femmes et mourant tôt à cause des maladies induites par la pollution.
Il va partager quelques jours avec des travailleurs, des pères et des mères de famille, des gens qui ont envie de passer une bonne soirée, des artistes, des gens qui rêvent tous d'une vie correcte, d'une vie meilleure pour eux ou leurs enfants.
Un récit de voyage passionnant, même si j'aurais apprécié de voir les fameuses photos de la Bête, car à quoi bon emmener un photographe pour ensuite éditer un récit de voyage sans aucune photo ?
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Stelphique
  13 octobre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Une rencontre fulgurante!
Caryl Férey est un aventurier dans l'âme. Il a besoin de se fondre dans le décor, d'en connaître chaque recoin, de se confronter aux mentalités. Et il savait que Norilsk, ne fait pas rêver, au premier abord. Pourtant, en se laissant séduire par l'idée de se frotter au grand froid, ce petit séjour se révélera presque chaleureux…Totale découverte que cette ville polluée, brinquebalante, dangereuse et sécurisée à outrance, qui affiche des températures vertigineuses en dessous de zéro…Mais on le sait le voyage est toujours plus beau, partagé. L'amitié tient une grande place dans ce récit de voyage, et ce duo d'hommes qui n'a pas froid aux yeux, est un régal à suivre…
« Bach emplit bientôt la salle de sa joie triste. La vie puisqu'on en meurt. »
Curieux et totalement Rock, Caryl Férey nous livre un carnet de route survolté qui se lit comme un « shot » d'alcool bien fort. Sans langue de bois, avec une franchise bienvenue qui frôle l'impertinence, on se laisse surprendre par les charmes de la « ville la plus pourrie du monde ». Et ça marche, car l'auteur se consacre à l'humain avant tout, aux valeurs, trouve la beauté enfouie sous les blocs de glace, gratte les croûtes des préjugés. J'ai adoré son aura de globe-trotter, son oeil incisif , les notes d'humour et le coeur tendre qu'il nous dévoile presque, avec pudeur…On aurait presque envie d'adopter le leitmotiv « You're my friend« , tellement on découvre un homme entier, un esprit ouvert au monde et aux échanges véritables…Une bien jolie rencontre!
« La colère qui nous brûlait, on la gardait pour nous. »
S'il est évident, que je ne m'aventurai jamais en terre froide, vers Norilsk, j'ai été enchantée de découvrir, une ville dans son intime brûlant, avec ses écorchures de paysages, ses couleurs réinventées par la pollution, et ses lumineux habitants. Caryl Férey en s'aventurant en ces lieux hostiles, nous dévoile des richesses insoupçonnées, preuve que cette expédition était une bonne idée…
Ma note Plaisir de Lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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gonewiththegreen
  02 mai 2019
J'ai connu Norilsk via un ouvrage qui traitait des iles de l'arctique . L'auteur avait évoqué la presqu'ile du Taymyr où se trouve Norilsk mais aussi les éleveurs de rennes nomades, les Nenets , eux croisés lors de la formidable émission ,"Rendez vous en terre inconnue".
Quand on croise Norilsk, on ne peut qu'être intrigué . Ville fermée aux étrangers sans autorisation, soumise à des températures de -60° l'hiver, qui dure 10 mois, réputée pour sa pollution, Norilsk, où l'espérance de vie culmine à 60 ans, ne vend pas du rêve.
Caryl Ferey et son pote borgne ( qui a servi de modèle à Mac Cash, flic récurrent de l'auteur) sont partis vérifier sur place les rumeurs.
La description du paysage, apocalyptique, n'est finalement pas le centre d'intérêt de l'auteur, qui conçoit les voyages comme une rencontre humaine, le reste le faisant rapidement chier.
Accompagnés d'une jeune russe , originaire de Norilsk qu'elle a fui, ils vont rencontrer des mineurs, seul métier envisageable dans cette ville construite d'abord comme un goulag sous Staline. Pas con , Staline , il l'a construite sur un immense gisement de Nickel. Ça occupait les prisonniers, aujourd'hui ça enrichit les oligarques . Mais Caryl Ferey ne s'est pas trop étendu sur la question. Ce qui l'intéresse , ce sont les humains.
L'auteur a bien montré qu'ici comme ailleurs, peut être plus, l'art avait sa place. Isolé de tout, on ne peut en vivre. Mais il est là, bouée de sauvetage pour ces naufragés géographiques. Il prend toute son importance dans la survie, libéré de tout le mercantilisme qui peut le polluer. Photographes, graphiques, musiciens , poètes fleurissent là où la toundra se meurt.
On peut reprocher au livre son manque d'investigation et ses fréquents arrêts au bar. Il n'empêche , avec une lecture , facile , dressant un portrait autant historique que contemporain et même futuriste de Norilsk, l'auteur a réussi son pari. Il l'a fait avec humour mais surtout à travers les autochtones et non les on-dit.
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RChris
  31 janvier 2018
La Sibérie, et qui plus est la ville la plus polluée et la plus froide de la planète, telle est l'alternative à un voyage en Colombie que l'on propose à Caryl Férey...ça donne envie... comme un ancien goulag.
Dans ce récit, point de fiction mais une réelle aventure en terre inconnue. J'ai attendu le thriller à chaque chapitre, mais non, peut-être sont-ce les repérages du roman évoqué : celui d'une femme retrouvée congelée?...à suivre, peut-être.
Si vous avez le choix, lisez un thriller de cet auteur. (voir "condor").
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Giraud_mm
  07 mars 2018
Etonnant !
Ni un polar, ni un roman ; un récit, écrit avec la brutalité dont sait faire preuve Caryl Férey dans ses polars.
Ca ne donne pas franchement envie d'aller faire une balade dans le grand nord sibérien, mais C. Férey sait nous rendre ses habitants très touchants et attachants.
Etonnant...
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
gonewiththegreengonewiththegreen   02 mai 2019
Et à certains amis écrivains nostalgiques de l'Union soviétique qui me rappelaient que, tout de même, à l'époque tout le monde avait un travail, un logement, du chauffage, des bons pour la nourriture et des crèches, je peux rappeler que l'espérance de vie d'auteurs de notre genre, toujours prompt à vanner son voisin, se réduisait à environ 5 minutes." Staline pédé" par exemple, ne passait pas par la case goulag.
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Charybde2Charybde2   19 février 2018
Léo m’expliqua ce que représentait la photographie pour lui, pourquoi il ne tenait pas à en faire son métier mais plutôt un art de vivre, grimper sur les toits et capturer l’image, l’éternité d’un instant – « l’instant photographique » selon Cartier-Bresson – , sans réagir à des commandes ou aux chants des institutions qui tueraient sa liberté créative. Surtout, Léo aimait sa ville ; malgré tout ce qu’elle trimbalait comme déchets et mauvaise réputation, il en avait marre de voir les journalistes la maltraiter, la décrire comme exclusivement négative, que ce soit en photos ou sous forme de documentaires c’était toujours la même chose, Norilsk-la-laide, la-polluée, Norilsk et sa population abrutie par la mine, la télévision et l’alcool, dans l’attente d’en sortir un jour peut-être, de préférence pas les pieds devant.
– Regarde ! plaidait-il. On travaille tous à la mine mais je suis photographe, Dasha est graphiste et fait aussi de belles images. Tu as bien vu : on est poètes, musiciens, dessinateurs, peintres, comédiens, ingénieurs du son, violonistes ! Il n’y a pas de marché ici pour qu’on en vive, Norilsk est trop loin de tout, l’art est un hobby, on n’a pas le choix, mais on le vit à fond, en le partageant avec les autres. C’est aussi et surtout ça, Norilsk… Je t’en prie, dis-le dans ton livre : dis-leur que notre ville mérite mieux que ça.
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Giraud_mmGiraud_mm   07 mars 2018
Un monde sans "Indiens", un monde sans animaux est un monde mort. Il faut s'appeler Trump pour imaginer la planète comme un champ de pétrole. Il faut s'appeler humain pour laisser faire.
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ErnestLONDONErnestLONDON   09 septembre 2018
Tout se recycle, même l'horreur. La violence du monde peuple ma caboche de détraqué, tous ces petits cauchemars bien réels que j'exprime et retransmets dans mes fictions. C'est assez étrange de vivre le cœur léger et l'âme sombre.
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ErnestLONDONErnestLONDON   09 septembre 2018
Un monde sans "Indiens" et sans animaux est un monde mort. Il faut s'appeler Trump pour imaginer la planète comme un champ de pétrole. Il faut s'appeler humain pour laisser faire.
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Videos de Caryl Férey (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Caryl Férey
"Condor live" concert littéraire interprété par Bertrand Cantat, Manusound et Marc Sens d'après Condor le livre de Caryl Férey au théâtre Jean-le-Bleu le 25 septembre aux Correspondances de Manosque 2016 Réalisé par Ludovic Fortin/Timedia pour les Correspondances de Manosque
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