AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Jacques Darras (Traducteur)
EAN : 9782246404811
246 pages
Éditeur : Grasset (01/06/1989)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 267 notes)
Résumé :
Walt Whitman, l'homme de l'espace américain, l'homme du surgissement, du déferlement vocal, du souffle porté à sa plus vaste amplitude, cet homme-là se dresse à jamais avec ses cris, ses rages, ses ferveurs. Tant d'énergie brute, tant de puissante naïveté, tant d'intuitions sonores ne cessent d'activer le cœur, d'exalter le corps. C'est la chance d'un bain de houle, avec en plus cette joie singulière, hérétique en poésie, de voguer gaillardement sur de bons sentimen... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  19 avril 2014
Vous connaissez ce poète américain, j'en suis presque sûre. "Le Cercle des poètes disparus", ça vous parle ? Que répétait le professeur Keating ? "Ô Capitaine, mon Capitaine !" Eh bien voilà, nous y sommes ! Il s'agissait d'un poème de Whitman dédié à Abraham Lincoln.

Dans ce recueil, cet écrivain du XIXe siècle va surprendre par les thèmes traités. En effet, là où il était bon de faire dans le romantique, le symbolique, le métaphorique, le spirituel, bref, tout ce qui définissait un poème dans la norme, Whitman va s'attaquer au moins noble, au moins pur : le quotidien, le matériel, la chair... le style est plutôt vindicatif. On sent qu'il veut révolutionner la poésie "pompeuse" pour en faire quelque chose de plus moderne. D'entrée de jeu, le ton est donné dans ce petit texte intitulé "Mon Legs" :


A vous, qui que vous soyez, (en baignant de mon
souffle cette feuille-ci, pour qu'elle lève — en la
pressant un moment de mes mains vivantes ;
— Tenez ! sentez à mes poignets comme bat mon

pouls ! comme le sang de mon coeur se gonfle et
se contracte !) Je vous lègue, en tout et pour tout. Moi-même, avec
promesse de ne vous abandonner jamais,
En foi de quoi je signe mon nom.


Provocateur, il précise dans sa "Chanson de l'Universel" :



Viens, me dit la Muse
Chante-moi un chant qu'aucun poète ne m'a encore chanté,
Chante-moi l'universel.
Au coeur de cette vaste terre
Au fond même des grossièretés et des scories
sûrement enseveli dans son coeur,
germe le grain de la perfection.



J'ai découvert très récemment ce poète et j'avoue que ce côté rebelle m'a plu.

Lien : http://www.lydiabonnaventure..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          782
Nowowak
  14 juillet 2020

« Exhorter et exhorter et exhorter. Toujours l'envie de procréer du monde. » Nous avons Baudelaire, ils ont Whitman. Leaves of Grass (« Brins d'herbe » en français) est un recueil de poèmes du grand poète américain né en 1819 et mort en 1892. Son oeuvre principale, son testament artistique. La première édition fut publiée en 1855 mais Whitman passa sa vie à réécrire cette oeuvre, à la compléter avec « la fumée de son propre souffle« , « The smoke of my own breath » !
Walt Whitman est souvent cité dans « le Cercle des Poètes Disparus » film merveilleux, cultissime qui rend brillamment hommage à la poésie et la sublime. le professeur Keating s'exclame avec ferveur sous l'oeil ébahi de ses élèves bientôt métamorphosés : « On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c'est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l'on fait partie de l'humanité, et que l'humanité est faite de passions. La médecine, le commerce, le droit, l'industrie sont de nobles poursuites, et sont nécessaires pour assurer la vie. Mais la poésie, la beauté, l'amour, l'aventure, c'est en fait pour cela qu'on vit. Pour citer Whitman : « Ô moi ! Ô la vie ! Tant de questions qui m'assaillent sans cesse, ces interminables cortèges d'incroyants, ces cités peuplées de sots. Qu'y a-t-il de bon en cela ? Ô moi ! Ô la vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l'identité. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. » Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… Quelle sera votre rime ? »
Sortir du lit pour rencontrer le soleil est fade en français. En anglais ça pète. « Get out of bed to meet the sun« . Cela fond dans la bouche. L'anglais se prête beaucoup mieux à la musicalité de la poésie, un mot hésitant trouve sa mélodie et son chemin mieux qu'au pays de la truffe. Cela sonne, cela tinte et quand c'est Walt Whitman à la baguette… cela nous enchante !
The sniff of green leaves and dry leaves, and of the shore and
dark-color'd sea-rocks, and of hay in the barn,
The sound of the belch'd words of my voice loos'd to the eddies
of the wind,
A few light kisses, a few embraces, a reaching around of arms,
The play of shine and shade on the trees as the supple boughs
wag,
The delight alone or in the rush of the streets, or along the fields
and hill-sides,
The feeling of health, the full-noon trill, the song of me rising from
bed and meeting the sun.

« On lit ou on écrit de la poésie non pas parce que c'est joli. On lit et on écrit de la poésie parce que l'on fait partie de l'humanité, et que l'humanité est faite de passions. La médecine, le commerce, le droit, l'industrie sont de nobles poursuites, et sont nécessaires pour assurer la vie. Mais la poésie, la beauté, l'amour, l'aventure, c'est en fait pour cela qu'on vit. » C'est Keating qui m'a fait découvrir Whitman, je ne peux que lui rendre hommage à travers le personnage grandiose de ce film !

Ô Capitaine ! Mon Capitaine !
Ô Capitaine, mon Capitaine »... C'est par ces simples mots, tirés du poème de Walt Whitman, que l'inoubliable professeur John Keating incitait malicieusement ses étudiants à l'appeler.
O Captain! My Captain ! our fearful trip is done;
The ship has weather'd every rack, the prize we sought is won;
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.
O Captain! My Captain! rise up and hear the bells;
Rise up — for you the flag is flung — for you the bugle trills;
For you bouquets and ribbon'd wreaths — for you the shores a-crowding;
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning
Here Captain! dear father !
This arm beneath your head;It is some dream that on the deck,
You've fallen cold and dead.
My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchor'd safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip the victor ship comes in with object won
Exult, O shores, and ring, O bells!
But I with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

Un brin d'herbe n'a pas moins d'importance que le trajet d'une étoile. « Les Fleurs du Mal » version américaine ? Walt Whitman eut des soucis avec la bienséance de l'époque ce qui ajoute un nouveau point commun avec Charles Baudelaire. Cette oeuvre est une apologie de la sensualité. Qui n'a de cesse que le corps électrique. Dans une nature essentielle et bienveillante, l'esprit est oublié pour profiter avec la chair et les sens du moindre instant de vie. L'âme se pose au sol, volète, se hasarde, s'abrite puis déniche d'autres fleurs, elle se remplit de parfums et repart insatiable.
And if the body does not do as much as the Soul ?
And if the body were not the Soul, what is the Soul ?
Nowowak

Lien : https://www.facebook.com/BSM..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          424
deuxmotspassant
  31 octobre 2019
Je découvre Walt Whitman, poète américain. En 1855, il écrit et imprime lui-même « Feuilles d'herbe », un recueil de poèmes qui reste inaperçu dans un premier temps puis s'élève au rang d'écrit de grande influence grâce à Malcolm Cawley.
La poésie de Walt Whitman est considérée par sa modernité, sa clarté, son authenticité. Elle sera reconnue sur la même lignée que celle des plus grands tels que Homère ou encore Shakespeare.
L'auteur sait provoquer, emporter, prendre par le bras et transmettre par son écriture réaliste très terre à terre l'expression de bons sentiments.
Sa vision du monde est admirablement optimiste et joyeuse.
Sa poésie est différente de celle de nos auteurs français, elle respire la nature, le naturel, les feuilles d'herbe
Une belle découverte.
Commenter  J’apprécie          251
vincentf
  21 mars 2011
Longue lecture, des mois dans l'âme d'un homme, qui est plus qu'un homme, qui est l'univers, qui est l'Amérique, écrivant l'épopée de ce pays neuf, immense, infini. La poésie de Whitman est heureuse, et c'est ce qui déconcerte. le poète n'est pas maudit, il est béni. Et il bénit. Il bénit le monde, dans de longues listes qui donnent, brut, le réel au lecteur. Il chante la vie sous ses formes multiples, universelles, immuables et changeantes. Il célèbre la guerre et la paix, l'homme, la femme, le corps, la pensée, Walt Whitman, la démocratie. Il ennuie un peu, car son invention est sans adieu, elle se développe sans cesse, et le temps qui tue est le seul point final du déroulement perpétuel de la poésie totale. Plus personne ne place si haut la poésie, qui est devenue une langue morte.
Commenter  J’apprécie          220
Herve-Lionel
  19 décembre 2015
Je crois que c'est Saint Augustin qui demandait qu'on se méfiât de l'homme d'un seul livre. Walt Witman fut pourtant cet homme puisque son recueil de poèmes « Feuilles d'herbe »[Leaves of grass), même s'il ne fut pas son oeuvre unique [Il est moins connu pour Good by my Fancy, Spécimen Days and Collecte...], il reste qu'il est surtout célèbre pour ce recueil de textes souvent remaniés et réédité neuf fois de son vivant, parfois sans l'aide d'un éditeur. On ne sait d'ailleurs pas s'il s'agit de prose ou de poésie, tant sa prosodie emprunte la forme nouvelle pour son époque du vers libre, pourtant le film « Le cercle des poètes disparus » de Peter Weir [1989] a remis à l'honneur un de ses poèmes, écrit à la suite de l'assassinat d'Abraham Lincoln [Oh capitaine, mon capitaine]. Son style est à la fois baroque et les grandes envolées lyriques voisinent avec des banalités étonnantes et quotidiennes. Son écriture passe sans grandes transitions de phrases prétentieuses voire pédantes, à l'usage de mots argotiques, abstraits, voire des néologismes ou des mots créés à partir de langues étrangères ou d'onomatopées, pour repartir en évocations mystiques, usant d'une langue faite d'éléments hétéroclites donnant au lecteur une impression mitigée, déconcertante même, sans réelle différence entre la langue parlée et la langue écrite. C'est un peu comme si l'auteur se sentait grisé par les mots et leur musique. On a voulu en faire le précurseur des symbolistes en ce qu'il a voulu exprimer l'inexprimable puisqu'existe dans sa créativité des correspondances entre le monde matériel et spirituel. On a même été jusqu'à voir en lui l'annonciateur des surréalistes. C'est dire l'importance de cet écrivain qui ne laisse personne indifférent.
On a beaucoup parlé de Witman, et il est vrai qu'il s'agit d'un grand poète américain, autodidacte et humaniste. L'expression peut d'ailleurs surprendre chez un peuple traditionnellement plus attaché à la recherche du profit et à la réussite sociale qu'à la culture et qu'à la poésie dont on sait qu'elles ne rapportent rien ou pas grand chose, mais c'est ainsi! Ce fils de fermier de Long Island s'est très tôt tourné vers l'écriture, comme journaliste d'abord, comme homme de Lettres ensuite. Il reste un écrivain spécifiquement américain qui croit en l'homme, en ses capacités de construire l'avenir dans le respect de la démocratie et la foi dans le bonheur sur terre et l'égalité entre hommes et femmes. Il était en cela tout à fait en phase avec son temps, mais aussi un précurseur notoire.
C'est vrai qu'il a été un auteur controversé, mais il a évoqué l'humanité toute entière, ce qui a fait de lui un poète universel. Il a été un être complexe, comme nous le sommes tous, à la fois poète de la terre, du peuple, célébrant les valeurs physiques, celles du travail, de la vie au grand air et volontairement oublieux des barrières sociales, mais étonnamment moderne et intellectuel. Pour autant son écriture trahit un être angoissé, désespéré parfois ou bizarrement optimiste, mais sans la souffrance et le mélange de sentiments que seule nous inspire la vie, il n'y a pas de création artistique, d'autant que son existence ne fut pas exempte de passions tumultueuses [on a même évoqué l'homosexualité] dont il parla.
En cela, Witman était un être humain, avec ses passions, ses contradiction, ses doutes, ses espoirs et ses découragements. Il fut à la fois un écrivain mythique et mystique en ce sens qu'il parla de la vie sous toute ses formes, évoqua Dieu, source de toute création mais aussi force qui donne l'impulsion à toute l'humanité. Pourtant il n'était pas chrétien, mais célébra l'âme comme intimement liée au corps, aux sens. Il fut un visionnaire, chantre de la liberté et de l'égalité entre les hommes, désireux de voir d'avènement de « l'homme moderne »mais étonnamment individualiste, voire anarchiste parfois, un romantique et un prophète aussi!
Un poète disparu et injustement oublié!
© Hervé GAUTIER - Décembre 2007.
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140

Citations et extraits (88) Voir plus Ajouter une citation
micaravatimicaravati   16 février 2014
O Moi ! O la vie !

O moi ! O la vie ! Les questions sur ces sujets qui me hantent,
Les cortèges sans fin d'incroyants, les villes peuplées de sots,
Moi-même qui constamment me fais des reproches, (car qui est plus sot que moi et qui plus incroyant ?)
Les yeux qui vainement réclament la lumière, les buts méprisables, la lutte sans cesse recommencée,
Les pitoyables résultats de tout cela, les foules harassées et sordides que je vois autour de moi,
Les années vides et inutiles de la vie des autres, des autres à qui je suis indissolublement lié,
La question, O moi ! si triste et qui me hante - qu'y a-t-il de bon dans tout cela, O moi, O la vie ?

Réponse:
Que tu es ici - que la vie existe et l'identité,
Que le puissant spectacle se poursuit et que tu peux y apporter tes vers.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1070
gigi55gigi55   22 juillet 2011
En anglais :
Captain! my Captain! our fearful trip is done;
The ship has weather’d every rack, the prize we sought is won;
The port is near, the bells I hear, the people all exulting,
While follow eyes the steady keel, the vessel grim and daring:
But O heart! heart! heart!
O the bleeding drops of red,
Where on the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.


O Captain! my Captain! rise up and hear the bells;
Rise up—for you the flag is flung—for you the bugle trills;
For you bouquets and ribbon’d wreaths—for you the shores a-crowding;
For you they call, the swaying mass, their eager faces turning;
Here Captain! dear father!
This arm beneath your head;
It is some dream that on the deck,
You’ve fallen cold and dead.

My Captain does not answer, his lips are pale and still;
My father does not feel my arm, he has no pulse nor will;
The ship is anchor’d safe and sound, its voyage closed and done;
From fearful trip, the victor ship, comes in with object won;
Exult, O shores, and ring, O bells!
But I, with mournful tread,
Walk the deck my Captain lies,
Fallen cold and dead.

En français :
O Capitaine! mon Capitaine! fini notre effrayant voyage,
Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,
Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;
Mais ô cœur! Cœur! Cœur!
Oh ! Les gouttes rouges qui lentement tombent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Etendu mort et glacé.

O Capitaine! mon Capitaine! lève-toi et entends les cloches!
Lève-toi - c'est pour toi le drapeau hissé - pour toi le clairon vibrant,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannés - pour toi les rives noires de monde,
Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi;
Tiens, Capitaine! père chéri!
Je passe mon bras sous ta tête!
C'est quelque rêve que sur le pont,
Tu es étendu mort et glacé.

Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné;
O rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
Je foule le pont où gît mon Capitaine,
Etendu mort et glacé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
patrick75patrick75   05 novembre 2014
M'embarquer à la mer !
Je veux tellement quitter ce sol insupportable,
Tellement quitter l'usante monotonie des rues, des maisons, des trottoirs,
Tellement te quitter terre compactement immuable, oui monter à bord d'un vaisseau,
Lever l'ancre, mettre à la voile, à la voile !

Je veux que désormais la vie soit un grand chant de joie !
Je veux danser, battre des mains, exulter et crier, sauter, bondir en l'air,
me rouler par terre, surtout flotter, flotter !
Car je serai marin du monde partant pour tous les ports
Car je serai bateau ( avez-vous vu mes voiles, déployées au soleil et à l'air ?)
Navire vif cales gonflées d'une précieuse cargaison de paroles et de joie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          703
vincentfvincentf   04 novembre 2010
Quand j'eus entendu parler le savant astronome,
Quand les preuves, les calculs, furent alignés en colonnes devant moi,
Quand on m'eut montré les graphiques, les diagrammes, pour les additions, divisions et autres mesures,
Quand de mon banc j'eus entendu le savant astronome finir sa conférence sous les applaudissements de l'auditoire,
J'éprouvai tout à coup inexplicablement une nausée, une lassitude,
Et m'éclipsant sans bruit m'en allai dehors tout seul,
Dans l'air de la nuit humide et mystérieux, et de temps à autre,
Levai les yeux dans un silence total en direction des étoiles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
patrick75patrick75   04 novembre 2014
Votre route, ce n'est pas à moi, mais à vous, à personne d'autre que vous de la parcourir,
A vous et à vous seul, d'y voyager !

C'est tout près, à votre portée,
Peut-être même étiez-vous dessus depuis votre naissance à votre insu,
Peut-être vous attend-elle partout sur l'eau ou sur la terre.

------------------------------------------------------------------------

Et puis tu n'arrêtes pas de me poser des questions et je ne suis pas sourd,
Mais ma réponse est que je n'ai pas de réponse, qu'il faut que tu la trouves pour toi-même.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420

Videos de Walt Whitman (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Walt Whitman
Si vous deviez résumer votre nouveau livre en dix secondes... Si vous pouviez changer une chose chez vous et dans le monde... Si vous n'étiez pas écrivain... Si vous pouviez écrire le livre idéal... Si vous aviez un super pouvoir... Si vous ne deviez garder qu'un seul livre... Avec des "si" on mettrait certes Paris en bouteille mais on dresse aussi un portrait touchant et habité de nos auteurs et autrices de la rentrée littéraire. Ici, Gil Bartholeyns qui publie "Deux kilos deux" le 21 août chez JC Lattès. . « Deux kilos deux c?est le poids d?abattage des poulets. Au-delà, l?état du poulet devient lamentable et finit en filets. C?est une quantité, et c?est bien de cette façon que le monde productiviste procède, par chiffres, normes et procédures. » 
Dans une région isolée de Belgique, les Hautes Fagnes, une tempête de neige s?abat les bois, les landes et les villages. Elle recouvre tout et maintient les hommes dans le silence et dans l?attente.  Sully, un jeune inspecteur vétérinaire, débarque là pour mener un contrôle dans une exploitation avicole. Il y a eu des plaintes, des soupçons. Sully cherche des réponses auprès des habitants et des exploitants agricoles. Pendant son enquête, il trouve souvent refuge dans un diner où travaille Molly, belle et bouleversante, et Paul, le patron qui lit Walt Whitman, cuisine le poulet comme personne et semble toujours attendre que quelque chose arrive. Chaque rencontre compte, conjure le temps, promet un autre avenir.  Deux kilos deux est un western, une enquête, une réflexion sur la condition animale et sur la condition humaine, c?est aussi une histoire d?amour. . En savoir plus sur "Deux kilos deux" : https://www.hachette.fr/livre/deux-kilos-deux-9782709663359
+ Lire la suite
Dans la catégorie : Poésie américaineVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Poésie américaine (87)
autres livres classés : poésieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
927 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre

.. ..