AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

3.31/5 (sur 16 notes)

Né(e) à : Alger , 1970
Biographie :

Ryad Girod est actuellement enseignant de mathématiques au Lycée International d’Alger.

Source : Editons Barzach
Ajouter des informations
Bibliographie de Ryad Girod   (3)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (3) Voir plusAjouter une vidéo
Podcasts (1)


Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
En sortant d’une réunion durant laquelle une douloureuse fatigue m’avait, pour ainsi dire, assombri auprès de mes collaborateurs et où je demandais l’ajournement de la séance puisque les mots ne m’étaient pas venus... En sortant, je devais rencontrer une autre lassitude devant l’obstination de ma voiture à ne pas démarrer et me laisser là, devenir le point d’interrogation de mes collègues. Je décidais donc de l’abandonner et de rentrer chez moi, mais il fallait, pour cela, regagner l’avenue située plus haut afin d’espérer trouver un taxi. Je m’engageais alors par le chemin, la petite ruelle sinueuse reliant les deux avenues, et je devais sans doute penser que cette promenade inattendue le long de cette route pentue et parsemée de jardins m’allégerait l’esprit d’une pesanteur que je n’arrivais toujours pas à m’expliquer. La journée s’était pourtant passée comme d’ordinaire, les séances de travail dumatin avaient été plutôt satisfaisantes, nous avions reçu beaucoup de monde et certains participants m’avaient félicité pour la justesse, allant jusqu’à dire l’efficacité, de mes propos. Le déjeuner s’était tout aussi bien passé et nous avons même longuement bavardé avant la reprise. Il y avait juste eu cette dernière réunion durant laquelle les mots ne m’arrivaient pas... pas suffisamment vite pas suffisamment justes et puis... plus du tout...et s’en était alors suivie cette sensation désagréable, fatigante, de ne pas être tout à fait là, d’être pour ainsi dire à côté et de m’entendre parler... insuffisamment. Comme par accident, je ne retrouvais plus le mot exact et, au lieu d’utiliser un synonyme ou encore de reprendre toute la phrase selon une autre tournure, les choses se sont aggravées : la perte d’un mot a entraîné la perte de tous les autres. Je ne savais même plus comment dire pour m’excuser d’une telle situation. J’avais l’impression que les parties qui me composent s’étaient distendues, qu’elles n’entraient plus en résonance et que plus rien ne pouvait sortir de moi. Une sensation de pesanteur s’était alors emparée de moi et je crois avoir réussi à prononcer, ou alors était-ce un collègue, quelque chose qui signifiait l’ajournement de la séance de travail.
Commenter  J’apprécie          20
Tous ces gens
qui ne peuvent accepter qu’un musulman, comme
eux, qu’un Arabe, comme eux, puisse prononcer…
l’imprononçable pensent-ils, aussi grand aussi tonitruant et aussi simple que Je suis Lui. Comme si
personne, aucun Je, ne pouvait se purifier, se simplifier, se réduire, s’alléger et s’élever jusqu’à Lui. Et
encore moins un Arabe. Comme si rien de grand
ne pouvait plus, ou même ne devait plus, provenir d’un autre Arabe.
Commenter  J’apprécie          20
«Ce temblement de terre nous avait brusquement jetés dans une réalité si nouvelle que même le malheur le plus douloureux avait des airs de renaissance» (p 13
Commenter  J’apprécie          20
Ce matin, il n’y a que
des hommes, et des vrais, nécessairement. Dans
quelques minutes, la lame d’un sabre tranchera
le cou d’un corps qui se divisera en deux parties.
Il faut être un homme pour voir ça. Il est près de
dix heures et je quitte le square pour remonter les
trois cents mètres qui le séparent du tribunal d’où
sortira Mansour al-Jazaïri, mon ami.
Commenter  J’apprécie          10
Tu vois, me disait Mansour, c’est comme si je faisais l'amour sans
jouissance. Une promesse sèche
et sans espoir… Des mois d’épargne pour m’offrir cette
voiture et maintenant rien… plus rien, je l’ai et c'est tout.Rien
d’autre !…
Commenter  J’apprécie          10
Gassouh ! Gassouh ! Ce sont vers ces cris que les forces de gravitation t'ont attiré, Mansour... et rien ni personne ne pouvait en détourner la destination ni en réduire la puissance.
Commenter  J’apprécie          10
..bien que je ne sois pas vraiment capable de grosses crises de larmes, et ce n'est pas l'envie qui me manque; parfois, et je ne sais ni comment ni même pourquoi, je me mélange à une mélancolie qui me place dans un tel état de sensibilité que le moindre chagrin prend des proportions hors de raison... le moindre accroc me fait l'effet d'un décollement de peau et une nausée m'enferme, pour quelques heures, dans un combat avec moi-même duquel je sors toujours perdant.
Commenter  J’apprécie          00
Tu as plus peur de mourir que d'avoir une vie de merde !
Commenter  J’apprécie          20
être mauvais, c'est naturel, c'est ordinaire...être bon, au contraire, relève du miracle.
Commenter  J’apprécie          10
Celui à qui Dieu
ne donne pas de lumières, quelle lumière aura-t-il ?
avait-il semblé demander en citant le Coran et en
baissant les yeux vers ses mains qu’il avait avancées sur la table.
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Ryad Girod (23)Voir plus

Quiz Voir plus

Quel est le bon titre des livres d’Emile Zola (2) ?

... ?

La catastrophe
La débâcle
Le naufrage
Le désastre

10 questions
206 lecteurs ont répondu
Thème : Émile ZolaCréer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..