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EAN : 9782081382480
277 pages
Éditeur : Flammarion (21/08/2019)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 248 notes)
Résumé :
Après une parenthèse parisienne qui n’a pas tenu ses promesses, Paul Lerner, dont les derniers livres se sont peu vendus, revient piteusement en Bretagne où il accepte un poste de journaliste pour l’hebdomadaire local. Mais les ennuis ne tardent pas à le rattraper. Tandis que ce littoral qu’il croyait bien connaître se révèle moins paisible qu’il n’en a l’air, Paul voit sa vie conjugale et familiale brutalement mise à l’épreuve. Il était pourtant prévenu : un jour o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  25 août 2019
“Il avait quitté la côte bretonne pour les lumières de la capitale et les mirages du monde littéraire parisien.”......A son départ Paul Lerner était en haut de la vague, son dernier livre s'était vendu au-delà de ses espérances et de celles de son éditeur. Cinq ans plus tard le voici de retour, avec femme et enfants, dans des circonstances moins glorieuses, après l'échec de ses derniers romans.
Un retour difficile. Sa fille adolescente est malheureuse, sa femme qui se tape des heures de voitures pour aller bosser est déprimée par leur couple entré dans le moule. Seul son fils semble y rester indifférent. Quand à lui, en manque d'inspiration, il travaille pour le journal local. Après cinq années de parenthèse, il sent bien que quelque chose s'est abîmé. “Une faille. Une fissure. Entre Sarah et lui. Entre lui et Manon. Et en lui-même.......La vie s'acharnait à faire voler en éclats ses certitudes, ses fondations mêmes, celles qu'il croyait immuables, mais ça allait.”
Chez Adam la morosité, le mal-être est partie intégrante de son oeuvre et les détails autobiographiques souvent au coeur de ses livres. Ici, il ne déroge pas à la règle, dans un contexte social et politique guère réjouissant. En ajout à son mal-être intrinsèque, notre protagoniste est empêtré dans le désarroi de “l'auteur qui n'écrit plus” et de ses soucis de famille. Dans le décor envoûtant de la Bretagne, les dunes, la mer s'acharnant sur les rochers, l'horizon qui se déploie sans fin, une autopsie et autocritique d'une vie d'homme avec tout ce qu'elle a de plus humain, constellée de pépins de famille, de femmes mystérieuses, de regrets et non-regrets de la vie intellectuelle parisienne. S'y ajoute l'interrogation sur le rapport du talent de l'écrivain et de la qualité littéraire de son oeuvre à son succès commercial, une question de débat sans fond.
Bref le dernier opus d'Adam est un très beau livre sur la vie et ses revers qui nous dépassent, avec un ajout de suspens.
J'en suis une inconditionnelle, j'aime sa prose, j'aime ce qu'il raconte, j'aime ses livres tout court, même s'il semble qu'il écrit toujours la même chose !
“Exister quel sport de rue/ Sûr c'est pas du badminton/ Exister si j'avais su/ Aurais-je décliné la donne” ( Alain Chamfort )
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Kittiwake
  29 août 2019
Si on dit Saint Malo, écrivain dépressif, histoire de famille, on pense inévitablement Olivier Adam. Fidèle au cadre où se situe la plupart de ses romans, il nous convie à nouveau au spectacle d'une famille dont l'harmonie semble menacée, par des choix stratégiques maladroits (quitter Paris), des coups de canifs dans le contrat de mariage, et des ados enclins à s‘éclipser sans prévenir.
Le scénario démarre lentement, donnant le temps au narrateur de bien développer le contexte qui conduit le personnage principal à tant de frustrations, pour finir sur une ambiance de thriller mouvementé.
Pas de surprise : même sans couverture et premières pages, on reconnait le décor et l'ambiance propres à l'auteur. C'est agréable à lire , avec tout de même une impression de déjà vu. Ni la construction du roman, ni les thèmes abordés (monde de l'édition, couple) ne viennent étonner le lecteur fidèle d'Olivier Adam. Si l'on aime, on ne sera pas déçu, avec le petit risque de se lasser cependant.

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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marina53
  31 octobre 2019
Après avoir passé plus d'une dizaine d'années en Bretagne, Paul Lerner s'est installé à Paris avec toute sa petite famille. Un changement radical mais nécessaire pour l'auteur qui semblait avoir fait le tour de cette région. Malheureusement, malgré cette ville-lumière, les projecteurs se sont peu à peu détournés de lui et de ses romans. le succès et les lecteurs ne sont plus au rendez-vous. Difficile alors de vivre au coeur de la capitale au temps des vaches maigres. C'est ainsi qu'après 5 ans, la famille est de nouveau de retour sur la côte d'Émeraude, à Saint-Lunaire. Un déménagement qui n'enchante guère Manon, la jeune lycéenne, qui tire la gueule à longueur de journée, qui indiffère Clément, âgé de 10 ans et qui pèse sur Sarah, son épouse, qui doit alors parcourir plus de 2 heures de voiture pour enseigner dans la banlieue rennaise. Paul, lui, n'écrit plus une ligne pour ses romans mais pour le journal local, 'L'Émeraude'. Il n'est pas vraiment heureux et ce ne sont pas les déconvenues et les mauvaises nouvelles qui vont embellir son quotidien déjà un brin morose...
Un succès littéraire en deçà de ses précédents romans, des revenus insuffisants pour pouvoir mener une vie parisienne... Paul Lerner, écrivain en mal d'inspiration depuis 3 romans, est obligé de retourner vivre en Bretagne. Mais, même ici, sur la côte d'Émeraude, la vie ne s'avérera pas aussi paisible que la famille l'espérait. Une lycéenne attristée et colérique, des piges pas des plus passionnantes, un métier d'enseignant un peu trop loin, un couple devenu bien trop routinier... C'est le vent des désillusions qui souffle sur la famille Lerner. Suivi bientôt par d'énormes vagues qui la secoueront. Paul Lerner, c'est en quelque sorte l'alter ego d'Olivier Adam puisque l'on reconnaîtra aisément, ici ou là, quelques éléments autobiographiques. Un personnage attachant malgré son côté bougon, son pessimisme et son détachement. L'auteur dépeint aussi bien les tourments qui secouent la famille qu'une actualité parfois lourde (attentats, migrants, protection du littoral, métier d'écrivain, violence domestique...). Un roman (un peu) moins sombre que ses précédents.
Une lecture ponctuée de passages nuageux et d'éclaircies...
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Cannetille
  18 octobre 2019
Cette partie de badminton aurait pu s'intituler La vie n'est pas un long fleuve tranquille : après quelques années à Paris, Paul, écrivain quadragénaire déserté par le succès, se résout à revenir en Bretagne Nord et à y accepter un poste de journaliste pour un hebdomadaire local. Les soucis et les difficultés de tout ordre s'accumulent bientôt, lui faisant perdre le contrôle d'une existence jusqu'alors suffisamment confortable pour en masquer les fêlures. Dans ces moments difficiles, artifices et faux-semblants se dissipent, les relations professionnelles, familiales et amicales apparaissent sous un nouveau jour, et Paul se retrouve bien seul face aux coups durs.

Avant que son récit ne s'emballe et ne prenne des allures de thriller, l'auteur prend tout son temps pour nous imprégner du mal-être de Paul, nous suggérant les lézardes personnelles cachées sous les apparences d'une vie jusqu'ici brillante et sans histoire, amplifiées par un désarroi croissant face à une société en mutation peinte en contrepoint. C'est véritablement une perte totale de repères, professionnels, familiaux, amicaux, qui vient déboussoler cet homme et le confronter à ses propres contradictions, dans un contexte sociétal morose où il peine de plus en plus à se retrouver.

Difficile de ne pas y voir quelques projections autobiographiques pleines d'autodérision, notamment quant aux interrogations soulevées sur le rapport entre le talent et le succès commercial, ou sur le microcosme intellectuel parisien. Mais nombreuses sont les questions évoquées dans ce livre, qui nous concernent et nous dépassent tous : préservation de l'environnement, migrants, emploi, perte de repères politiques, violences diverses...

Sans doute un peu exagérée pour les besoins de l'intrigue et de la dérision, comportant certes quelques longueurs et répétitions, cette chronique sociale ne manque ni de sel ni d'intérêt. Chacun sourira d'y retrouver un écho personnel, à propos de l'un ou de l'autre - espérons pas de tous - , des multiples ennuis de Paul.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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alexb27
  20 septembre 2019
J'ai pris grand plaisir à lire ce dernier ouvrage d'Olivier Adam. Le regard ironique (parfois plaintif) sur la société, l'oeil acéré sur l'adolescence et les relations de couple, le suspense lié à certaines situations ( familiales et professionnelles), la description de la Bretagne m'ont beaucoup plu et m'ont paru très ancrés dans la réalité. J'avais un peu moins aimé ses deux derniers romans ; j'ai retrouvé ici avec bonheur l'auteur des "Lisières" et de "la renverse". Un très bon moment de lecture !
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critiques presse (3)
LeFigaro   12 septembre 2019
L’auteur des Vents contraires renoue avec son double littéraire. Un autoportrait tout en autodérision.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeMonde   10 septembre 2019
Avec « Une partie de badminton », on retrouve le rythme de la phrase et la lucidité d’Olivier Adam. Paul, alter ego de l’auteur, hypersensible et passablement misanthrope, est revenu s’installer à Saint-Malo. Il y navigue à vue, entre crises personnelles et sociales.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   23 août 2019
Si l’on regrette des personnages parfois caricaturaux, l’histoire amène habilement plusieurs thèmes intéressants, donnant de la saveur au roman. En première ligne, l’opposition entre le microcosme intellectuel parisien et la France périphérique, la peur du déclassement social et les dangers des préjugés.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
CannetilleCannetille   18 octobre 2019
— Oh… Qu’elle s’inquiète si ça l’amuse. Ça l’occupe. Tu sais, la vérité, c’est qu’elle s’emmerde dans la vie. Elle soupire dès qu’il se passe quelque chose mais en réalité elle n’espère que ça. Elle se plaint des ennuis que je lui crée. Mais elle fait partie des gens qui aiment ça. Se lamenter à cause du souci qu’on leur donne. Alors qu’ils en jouissent. Enfin quelque chose leur arrive. Enfin ils peuvent se plaindre d’un truc concret. Elle fait partie de ces gens, quand leur gosse se casse le bras, c’est pas lui qu’il faut plaindre, mais eux. Pareil pour moi. Le problème, c’est pas ma prétendue fragilité psychologique. C’est pas pour moi qu’il faut s’inquiéter. Non, c’est pour elle. Elle voudrait qu’on la plaigne d’avoir une sœur comme ça. Comme si c’était plus dur à vivre pour elle que pour moi. Mais c’est comme ça. Il y a des gens comme ça. Tu en connais sûrement.
Bien sûr qu’il en connaissait. Par pelletées. C’était même le cas de la majorité des gens. On pouvait observer ça dans tous les domaines et à tous les échelons. Pauvres gouvernements qui devaient dépenser un pognon de dingue pour s’occuper des plus vulnérables, des plus précaires, rognant des crédits qu’ils auraient tellement préféré réserver à l’enrichissement des premiers de cordée. Pauvres États prospères qui devaient accueillir des crève-la-faim, des gens fuyant la guerre, la misère ou la catastrophe climatique. Pauvres villes bourgeoises obligées d’abriter des ghettos pullulant de chômage et de délinquance et de s’occuper un minimum de leurs habitants qui ne rapportaient rien et coûtaient beaucoup. Pauvres établissements scolaires forcés d’abriter en leur sein des élèves défavorisés, récalcitrants, délaissés, largués, inadaptés, turbulents, malheureux. Pauvres parents affublés d’enfants fragiles, difficiles, remuants, apathiques, hyperactifs, angoissés, casse-cou, ingérables, maladifs, ingrats. Pauvres enfants accablés de parents vieillissants, diminués, séniles, isolés, mourants, chiants comme la pluie. Pauvres individus forcés de prendre soin des leurs. Que d’ennuis. Que de soucis. On ne pouvait jamais être tranquille, profiter bien égoïstement de son petit bonheur individuel, de sa petite maison de son petit jardin de sa petite auto, on ne pouvait pas produire et consommer, se planter devant son ordinateur et partir en vacances sans que quelqu’un vienne nous emmerder.
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BookycookyBookycooky   23 août 2019
Le sortant avait été réélu, opposé pourtant à une nouvelle recrue concourant pour le compte du parti macroniste. Paul avait souri en voyant son nom dans les journaux. C’était une commerçante du coin. Elle tenait une boutique de meubles et de décoration pour enfants. Les lits de Manon, de Clément, leurs commodes, leurs bibliothèques, leurs bureaux, tout venait de chez elle. Une femme dynamique, souriante, éminemment sympathique, qui semblait à mille lieues des vicissitudes et des coups tordus de la vie politicienne. Perdre était sans doute ce qu’on pouvait lui souhaiter de mieux. Qu’était-elle allée faire dans un merdier pareil ?
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marina53marina53   31 octobre 2019
Tous ces gens massés là n'étaient qu'une bande de petits-bourgeois égoïstes sous leurs grands airs d'éco-citoyens engagés de ses couilles (sic). Ça, pour conserver en l'état leur petit quartier de privilégiés, leur petit coin de bobos contemplatifs et de bourges à pantalons roses et bateaux amarrés au port, ils se posaient là. Mais les gens qu'on allait priver d'emploi, de salaire en empêchant la ville de se développer économiquement, ça ils s'en foutaient bien sûr. C'était typique des écolos du dimanche. Toujours à faire pleurer dans les chaumières sur le sort d'une plante sauvage ou d'un animal menacé, toujours à finasser sur les produits qu'ils avalaient, à emmerder le monde avec leurs taxes sur le diesel, mais dès qu'on parlait des gens qui crevaient la dalle, en chiaient pour seulement s'acquitter d'un plein, qui s'entassaient dans des cités insalubres ou dormaient sur le trottoir, là il n'y avait plus personne. Toujours à pleurnicher sur l'avenir de la planète mais insensibles au présent de leur prochain.
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marina53marina53   01 novembre 2019
On pouvait observer ça dans tous les domaines et à tous les échelons. Pauvres gouvernements qui devaient dépenser un pognon de dingue pour s’occuper des plus vulnérables, des plus précaires, rognant des crédits qu’ils auraient tellement préféré réserver à l’enrichissement des premiers de cordée. Pauvres États prospères qui devaient accueillir des crève-la-faim, des gens fuyant la guerre, la misère ou la catastrophe climatique. Pauvres villes bourgeoises obligées d’abriter des ghettos pullulant de chômage et de délinquance et de s’occuper un minimum de leurs habitants qui ne rapportaient rien et coûtaient beaucoup. Pauvres établissements scolaires forcés d’abriter en leur sein des élèves défavorisés, récalcitrants, délaissés, largués, inadaptés, turbulents, malheureux. Pauvres parents affublés d’enfants fragiles, difficiles, remuants, apathiques, hyperactifs, angoissés, casse-cou, ingérables, maladifs, ingrats. Pauvres enfants accablés de parents vieillissants, diminués, séniles, isolés, mourants, chiants comme la pluie. Pauvres individus forcés de prendre soin des leurs. Que d’ennuis. Que de soucis. On ne pouvait jamais être tranquille, profiter bien égoïstement de son petit bonheur individuel, de sa petite maison de son petit jardin de sa petite auto, on ne pouvait pas produire et consommer, se planter devant son ordinateur et partir en vacances sans que quelqu'un vienne nous emmerder.
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hcdahlemhcdahlem   10 septembre 2019
On pouvait observer ça dans tous les domaines et à tous les échelons. Pauvres gouvernements qui devaient dépenser un pognon de dingue pour s’occuper des plus vulnérables, des plus précaires, rognant des crédits qu’ils auraient tellement préféré réserver à l’enrichissement des premiers de cordée. Pauvres États prospères qui devaient accueillir des crève-la-faim, des gens fuyant la guerre, la misère ou la catastrophe climatique. Pauvres villes bourgeoises obligées d’abriter des ghettos pullulant de chômage et de délinquance et de s’occuper un minimum de leurs habitants qui ne rapportaient rien et coûtaient beaucoup. Pauvres établissements scolaires forcés d’abriter en leur sein des élèves défavorisés, récalcitrants, délaissés, largués, inadaptés, turbulents, malheureux. Pauvres parents affublés d’enfants fragiles, difficiles, remuants, apathiques, hyperactifs, angoissés, casse-cou, ingérables, maladifs, ingrats. Pauvres enfants accablés de parents vieillissants, diminués, séniles, isolés, mourants, chiants comme la pluie. Pauvres individus forcés de prendre soin des leurs. Que d’ennuis. Que de soucis. 
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Videos de Olivier Adam (75) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Adam
Extrait de la rencontre avec Olivier Adam pour son roman La renverse (Flammarion). Nous avons parlé littérature, mais aussi un peu de politique... http://www.vivementdimanche.com/9782081375956-la-renverse-olivier-adam/
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