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(01/10/2012)
3.94/5   18 notes
Résumé :
Premier tome de « La Saga des limousins », « Le Seigneur de Châlus » débute à la fin du xe siècle, entre 968 et 999.
Durant cette période, quatre souverains se succèdent à la tête du royaume de France occidentale. L’aventure commence avec Lou, enfant trouvé qui grandit à la forge de Tristan, son père adoptif. Au fil des ans, on le voit grandir, se marier et effectuer son ascension sociale. Suite au miracle des Ardents à Limoges et à l’ostention de la relique... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  24 juin 2013
Une jolie couverture, le haut Moyen Âge français pour thème général et ce qui semble être une petite frange d'histoire locale : voilà bien de quoi m'attirer simplement vers un roman historique !
Avec le Seigneur de Châlus, Yves Aubard se lance dans l'écriture et démarre sa Saga des Limousins. Nous sommes pour voir s'élever socialement le jeune Lou, fils adoptif d'un forgeron de Châlus et époux éperdument amoureux de sa Mathilde. Derrière ce synopsis digne d'une aventure d'heroic fantasy, nous découvrons surtout de belles conceptions et illustrations des modes de vie du Xe siècle : les liens entre suzerain et vassaux, curseur de cette hiérarchie féodale complexe, sont au coeur du récit. de plus, nous pouvons saluer une certaine volonté de prendre le contrepied des stéréotypes relatifs au Moyen Âge, et surtout le haut Moyen Âge, de manière assez honnête.
Bien sûr, nous pouvons toujours pointer du doigt quelques menus défauts. le personnage principal, en premier lieu, est largement favorisé, c'est évident. Nous aurions droit d'avoir l'impression que tout est trop simple pour lui, surtout avec sa personnalité de Monsieur Gentil de l'histoire. C'est un héros par excellence, à qui tout réussit. de la même façon, j'ai eu tendance à tiquer sur certains anachronismes possibles, comme « Brantôme, Venise du Périgord », l'organisation trifonctionnelle de la société (théorisée au début du XIe siècle) ou bien l'invention spontanée de l'étrier… Or, tout cela, l'auteur a tenu à parfaitement le justifier dans les notes finales, reconnaissant même quelques libertés prises dans un but scénaristique. Objet de nombreuses recherches, je suppose, nous pouvons encore discuter de l'apparition de l'étrier, quasi spontanée donc ici, alors qu'elle est ancienne de quelques siècles quand même en Europe de l'Ouest, l'important est malgré tout que le propos se défend très bien, se lit et s'apprécie de la même façon.
De plus, on sent l'amour de l'auteur pour cette région limousine et périgourdine, notamment Brantôme « le plus beau village du monde ». Avons-nous alors trop de détails historiques, au détriment de l'intrigue de ce tome ? C'est souvent la tentation de ce genre de romans historiques, tendance à être trop scolaire et à vouloir tout expliquer. Ici, dès le début, les cartes, résumés et index se multiplient ; pour autant, l'auteur s'en sort sans avoir le ton d'un manuel, chaque précision étant justifiée, et développe de beaux exemples complets sur la société médiévale en devenir. Enfin, je note aussi l'effort constant pour manier de très bonnes idées de poliorcétique en situations diverses et variées : ce genre de choses marche toujours avec moi…
Une très belle entrée en matière donc dans la Saga des Limousins d'Yves Aubard, qui paraîtra trop simple à certains, mais qui m'a plu car justement touchante, honnête et surtout sur un thème et une période trop peu inclus dans ce genre de romans. Il semblerait que la série perdure sur sept tomes (selon le site internet qui y est dédié : www.sagadeslimousins.fr), les Éditions Geste mise là sur le long terme…
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Scribe
  27 décembre 2020
Le marquis patriote, Limousin terre de résistance de Christian Lainé
Contrairement au référencement dans Babelio, ce livre est de Christian Lainé et non de Yves Aubard.
Ceci dit, revenons à ce livre le marquis patriote, Limousin terre de résistance aux éditions Geste.
C'est en ayant reçu dans masse critique le livre de Christian Lainé La Source, et ayant été emballé par les descriptions de la nature par l'auteur et de son écriture simple mais efficace, que je me suis procuré son livre le marquis patriote qui d'emblée avait pour moi plusieurs attraits : l'évocation de la seconde guerre mondiale, la résistance locale et le tout dans la campagne du Limousin que je ne connais absolument pas, mais qui a comme en Normandie des caractéristiques particulières qui méritent d'être connues. Avec le marquis patriote j'ai retrouvé toute la verve de Christian Lainé et son amour du terroir, très souvent présenté par ces descriptions des moissons, de la rivière la Ligure et d'une parfaite connaissance collecté dans les livres et la mairie du Vigen d'éléments et d'événements qui l'ont aidé à construire ce roman. A l'automne 1939 un couple de réfugiés Italiens, Luigi , Maria et leur fils Angelo arrivent sur la commune du Vigen fuyant les fascistes. Après un accueil rude du métayer du marquis, ceux ci par l'intervention du Marquis de Ligoure, en personne, les accueillent au château ou en échange de nourriture et de logis ils vont travailler sur le domaine. Au fil des chapitres nous suivons ces deux réfugiés au travail : dans la cuisine et au jardin pour Maria, sur les toits et dans les champs pour Luigi. Ce marquis ancien officier de la coloniale, haut en couleur se plaît à cette nouvelle présence et notamment du petit Angelo, qu'il fera baptiser par son ami le curé du village, et dont il sera le parrain. Malgré les conditions difficiles de vie dans les villes, sur le domaine et dans le village la vie semble paisible et l'on ne manque de rien, les greniers sont pleins, les fruitiers donnent, l'on abat une vache de temps en temps pour nourrir les familles travaillant pour le marquis et le curé vient régulièrement s'entretenir avec ce vieil aristocrate en goûtant quelques verres de liqueur de gentiane.
C'est alors que nous découvrons différents personnages, Mathieu le Régisseur, le capitaine Johann Grüner du Sicherheitsdienst service de sécurité, le gendarme Gallinat, Jean Golfier capitaine Eric, le Grand qui devient Préfet,mais aussi Simon Lévy ancien interne des hôpitaux de Paris chirurgien orthopédique, sa femme Rachel et leurs enfants Samuel et Sarah, qui deviendront la famille Lefèvre Simon Mathilde, Jean et Jeanne.
La zone dite libre est envahie. La chasse aux juifs et aux étrangers est lancée. D'autres réfugiés arrivent et la France se réveille pour commencer la lutte contre l'occupant. le marquis met a disposition de tous ces réfugiés les souterrains de sa citadelle , qui deviennent lieux de vie, puis plus tard lieu d'entraînement aux tirs des francs tireurs et partisans qui deviendront les FFI. Chapitre après chapitre diverses aventures et événements vont se dérouler et vous vous surprendrez à les lire avec une certaine avidité. Vous découvrirez en entre autre de savoureux échanges du marquis avec le curé, son amour inconditionnel des belles voiture, une description romantique de la rivière La Ligoure, qui a totalement envoûté Christian Lainé . Mais je vous laisse découvrir vous même tout ces faits de Résistance qui même s'ils sont sortis de l'imaginaire de l'auteur pour ce roman, sont entrés dans l'histoire par des gens biens réels et des faits tout aussi réels, comme le dit Christian Lainé.
Un dernier conseil de l'auteur: Ne cherchez pas le château du marquis, ni les souterrains de la citadelle, ils n'existent pas. Par contre au Vigen comme partout en Limousin, les Juifs et les maquisards ont été très nombreux pendant l'occupation. le grand Georges Guingouin, Edmond Michelet, Honoré Haeesler, le gendarme, Robert Bengel, l'Aumônier de l'école d'Aubernai, Jacques Abadie, membre des FUJP de Solignac, M. Mercier maire de l'époque, Lucien Pourret poète ont bien existé. Maria et Luigi étaient les grands-parents de l'épouse de Christian Lainé, nous apprend-t-il. Avant de rendre hommage à son grand oncle André, authentique maquisard, homme de coeur et de bon sens.
Le marquis patriote, Limousin terre de résistance est un roman que je vous conseille pour vous plonger quotidien de grands-parents, des personnages qui ont dit non à la capitulation et à la collaboration. C'est un bel hommage qui leur aient rendu par cette histoire imaginaire mais criante de vérité. Votre libraire aura peut-être du mal à retrouver ce livre le marquis patriote, Limousin terre de résistance loin des grands circuits de distribution, mais je vous invite à le découvrir sans tarder. Bien à vous.
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Bilonico
  02 novembre 2012
Le Seigneur du Châlus est un roman historique, se déroulant au Xème siècle en Limousin, dans la région de Limoges.
D'historique, le livre démontre une recherche importante de l'auteur, touchant tant à la géopolitique de la France et de ses "régions" au Xème siècle, qu'à l'histoire sociale et des moeurs. L'ouvrage décrit particulièrement bien la situation politique de l'époque où par les contraintes géographiques, militaires et économiques, le roi de France est une tutelle bien lointaine et peu contraignante pour les vassaux des régions où l'influence des grands seigneurs est première. On voit également toutes les stratégies patrimoniales qui permettent aux familles nobles de se garantir le pouvoir temporel mais également spirituel par le placement des enfants sur des charges stratégiques et par des alliances et mariages arrangés.
Les moeurs des nobles, des manants et serfs sont également bien décrits et permettent d'apprécier les éléments fondamentaux de la société d'ordres, dans laquelle chaque individu et sa famille s'inscrivent.
Nous apprenons beaucoup sur la vie d'un château, d'un village, l'art de la guerre médiévale, les métiers et confréries.
De roman, l'ouvrage nous présente la vie de Lou et de sa famille. Lou, enfant trouvé et adopté par le forgeron du fief de Châlus, va avoir un destin particulier car après des aventures, dont je tairais le détail pour le plaisir de la lecture, sera anobli et participera aux conflits opposant les Limousins aux Périgourdins, exemple de guerres de basse intensité dont cette période était friande.
C'est cette partie que je trouve pour ma part perfectible. En effet, l'enchaînement des évènements est pour moi trop manichéen et on a du mal à croire aux caractères trop stéréotypés que l'auteur développe : l'enfant trouvé bon, méritant et au final magnanime ; la femme fidèle, ingénieuse et aimante ; le seigneur juste et bon, seulement un peu naïf de la fourberie du reste de sa famille ; le traître physiquement reconnaissable.
Au final, les passages de description historique sont intéressants et permettent d'appréhender une période de notre histoire qui ne nous est pas forcément familière. Je reste pour ma part sur ma faim par rapport à la structure romanesque.
Cela n'empêche pas d'avoir envie de connaître la suite...
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raducanou
  12 novembre 2012
Je suis très persuadée que la forme "linéaire" de l'histoire de Lou est un parti pris de l'auteur et qu'elle sert la dimension héroïque du personnage.
Le caractère épique du roman lui confère la grâce poétique d'une chanson de geste venant exalter les valeurs chevaleresques du héros.Le roman nous relate sa vie, ses exploits, ses rencontres humaines,ses heurs et ses batailles dans une quête d'absolu qui m'est apparue comme une sorte de parcours initiatique.
La simplicité apparente de l'existence de Lou, sa dimension "idéale", ne me paraissent en aucun cas une "maladresse" de l'auteur mais plutôt une façon de ne pas détourner l'attention du lecteur de la visée première du texte: à savoir le récit historique.
Elle fait office, selon moi, de mélopée monocorde venant scander par la mise en place de son rythme régulier, le récit des exploits guerriers.
En bref, cette page d'histoire est une épopée qui met en exergue un héros, lequel ne fait que servir, à travers son histoire exemplaire, la narration historique et mythique. Ce procédé d'idéalisation de Lou vise à renforcer la force du récit ainsi que la dimension héroïque de son personnage. En bref, il nous fait rêver, et cela j'adore!
De surcroît, lorsqu'on apprend qu' il est "beau comme un dieu", comment ne pas avoir envie d'y croire?
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Bruno19
  08 novembre 2012
Reçu dans le cadre de l'opération MASSE CRITIQUE Merci au site BABELIO et à l'éditeur: Geste Editions
C'est ici le premier tome d'une SAGA. Comme toute saga, elle débute avec l'enfance d'un personnage hors du commun: Lou ("trouvé hier jour de la St Lou", comme dira le curé en choisissant ce nom de baptême, "tu as de la chance aujourd'hui c'est la st Ermenangaste") trouvé dans les bois par le forgeron du village qui va vite devenir seigneur de Châlus, amis du Vicomte Guy de Limoges et redoutable combattant face à un ennemi sournois: Boson le bel, fils du comte du périgord.
Un roman épique donc rythmé par des batailles et tendu par un suspens entre les trouvailles de Lou pour gagner la guerre et les ruses de Boson pour anéantir le vicomte de Limoges et ce nouveau seigneur de Châlus.
Un contexte historique aussi avec l'épidémie ravageant la région à cette époque: le mal des ardents, une maladie mortelle qu'on dira repoussée par les reliques de St Martial, ce qui donnera naissance au rituel des ostensions Limousines.
Le point fort de ce livre est sa facilité de lecture. On se laisse emporter par les rebondissements comme lorsque l'on regarde un bon film de cape et d'épée. Les inventions continuelles de Lou (et de ses fils) sont autant de rebondissements. Les détails de la vie à l'époque sont fidèlements décrits.
Le point faible sera pour moi qu'il est "trop gentil". En effet, tout cela est un peu trop parfait, un peu trop sage. Lou trouve toujours des solutions pour éviter le pire, il est sage, juste et moral à une époque où les moeurs et usages étaient plus rudes. Alors, qu'il soit respectueux envers sa femme, forgeron doué, stratège averti sans avoir étudié, combattant féroce car très fort malgré une absence de technique...admettons. Mais cela fait beaucoup, d'autant qu'il trouve toujours de précieux alliés avec qui il se noue d'amitié sans jamais se tromper, qu'il défend à ses soldats de piller et violer (ce qui était le lot à cette époque), qu'il n'est jamais trahi, trompé, touché par un désastre ou une perte (ses amis sont fidèles, sa famille bien portante, sa femme échappe à toute tentative de viol...). Ce n'est pas que je tienne à voir systématiquement les personnages souffrir, mais dans une époque dure comme l'an Mil, je trouve que cela ressemble un peu trop à un roman des années 60 où les héros étaient de preux chevaliers et les épreuves assez édulcorées, ce qui tranche avec la littérature actuelle issue d'une époque (malheureusement) plus violente.
Au final un livre que j'ai tout de même pris plaisir à lire, qui m'a aussi donné envie de lire la (les?) suite(s)

Lien : http://leslivresdemavie.over..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   26 juin 2013
En plus des hommes, une soixantaine de femmes étaient du voyage, elles se répartissaient en deux castes : une quinzaine de guérisseuses, dont Hildeburgue avait été désignée comme chef pour éviter toute querelle de préséance, et une bonne quarantaine de ribaudes, pour égayer les nuits des soldats, car comme le disait Étienne, grand amateur de formules égrillardes, « pour entretenir l’état des troupes, rien ne valait l’étale des croupes ! ».

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Dionysos89Dionysos89   10 juillet 2013
- Il est toujours comme ça ? demanda Hélie.
- Non, répondit Will, aujourd'hui c’est calme. En trois jours, il a sauvé le vicomte à la chasse, il est passé du statut de forgeron à celui de seigneur, il a démasqué un complot et a tué un traître en combat singulier ! Comme tu vois, aujourd'hui il lézarde un peu, c’est un jour de repos.

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Dionysos89Dionysos89   25 juillet 2013
Le problème c’est que le matin, frère Ignace associait en général l’humeur de l’ours et l’haleine de la fouine et après avoir toqué et poussé la porte de la cabane, Tristan entendit le grognement du premier et il fut assailli par l’odeur de la seconde.

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Dionysos89Dionysos89   03 juillet 2013
Il lui revint en mémoire cette vieille plaisanterie de soudard : « Les femmes c’est comme les juments, celles qui ont de grosses hanches ne sont pas les plus agréables à monter, mais c’est celles qui mettent bas le plus facilement. »

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Dionysos89Dionysos89   08 novembre 2013
Au fur et à mesure que le cidre, le vin et la bière descendaient dans les fûts, l'intensité des batailles et le nombre des belligérants augmentaient, il fut bientôt clair pour tous les Châlusiens qu'Alexandre le Grand et Hannibal n'étaient que des marmots bagarreurs comparés à Guy et à Lou.

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