AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782756095042
400 pages
Éditeur : Delcourt (29/11/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Un film noir dont les scènes doivent sans cesse être retournées... Un scénariste de cinéma traumatisé, alcoolique et détenteur d'un terrible secret... La mort suspecte d'une starlette... Un directeur de studio hystérique prêt à tout pour boucler ses films avant l'effondrement de l'âge d'or du cinéma.
"Fondu au noir" est un thriller hollywoodien où il est question de course à la célébrité, de sexe et de mort !
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  28 janvier 2018
Sous le pavé, le panard !
Tu aimes les ambiances polar, version années 40, et tu prises la mussecu au plus haut point, alors ce volume avoisinant le demi-quintal devrait trouver grâce à tes yeux élitistes et tes biceps atrophiés.
Fondu au noir, scénarisé par Ed Brubaker, crayonné par Sean Phillips et colorisé par Elizabeth Breitweiser (ce qui nous change un peu de Donald Cardwell et de Roger Harth, soi dit en passant, sans animosité aucune) possède véritablement toutes les caractéristiques du must-have.
Un contexte politique délicat, le maccartysme.
Une industrie intrigante, Hollywood.
Des personnages torturés, qui par sa quête de vérité, qui par la réussite à tout crin, qui par sa soif de vengeance, qui saura qui saura qui...
Un coup de crayon old-school, des planches aussi cafardeuses que l'intrigue qui paradoxalement nous électrise, le tout au service d'un scénario hyper visuel qui se prêterait parfaitement sur grand écran format Imax, son Dolby Atmos, Fondu au Noir, le bien nommé, n'est que manipulation et désillusion saupoudré d'un brin de violence, parfois alcoolisée, souvent punitive. Bigre, l'enthousiasmant programme que voilà.
Deux scénaristes à la ramasse.
La disparition douteuse d'une starlette en devenir.
Le train de la bonne humeur et de la gaudriole est lancé, puissant, dévastateur, aussi addictif et étourdissant que l'alcool millésimé qui coule ici à flot histoire d'oublier la vacuité d'existences en perdition.
Le parfait rendu de la tension régnant au sein d'un studio aux abois associé aux vélléités souvent pathétiques de jeunes actrices avides de reconnaissance participe à ce climat anxiogène et dramatique qui nimbe cette oeuvre magistrale de son préambule à son épilogue.
Niveau personnages, il y en aura pour tout le monde et toutes les bourses. du naïf au rebelle en passant par l'homme de main détestable et le big boss manipulateur, des personnalités aussi diverses que variées illuminent ce récit en lui conférant une dramaturgie qui ne se dément jamais.
Excepté un tarif quelque peu consistant, 40 euros, nan j'déconne, 39,95 euros seulement, aucune raison pour que ce pavé de noirceur désabusée ne trouve un large écho.
Ajouter à cela moult illustrations de couverture histoire de faire durer le plaisir et c'est le coeur gros mais cependant empli d'une joie ineffable que l'on referme ce petit bijou, véritable hommage de genre, heureux d'avoir tutoyé le bonheur pendant quelques heures...
Merci à Babelio et aux éditions Delcourt pour l'acquisition de ce pur joyau !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          352
Foxfire
  08 janvier 2020
Il y a une quinzaine d'années je m'étais prise de passion pour James Ellroy et j'avais dévoré pas mal de ses romans. Ce que j'appréciais tout particulièrement dans les oeuvres de l'auteur c'était le soin particulier apporté au contexte, à l'arrière-fond de l'intrigue. Bien souvent, cette toile de fond emmenait le lecteur du côté sombre d'Hollywood. Si j'évoque Ellroy et ses évocations des turpitudes du show-business de l'âge d'or d'Hollywood c'est que la lecture de "Fondu au noir" m'a beaucoup fait penser à cet aspect des romans d'Ellroy.
Dans "fondu au noir" c'est comme si l'arrière-fond des romans d'Ellroy prenait ici la place centrale. le monde du cinéma des années 40 n'est pas ici une simple toile de fond mais le coeur du récit. Quand on aime le cinéma américain de cette période, la plongée dans cet univers est passionnante. le contexte est bien rendu, les références nombreuses, l'immersion est vraiment très réussie. En revanche, l'intrigue autour du meurtre d'une jeune actrice qui constitue le coeur du récit m'a moins emballée. Cette histoire est intéressante et on a envie de découvrir la vérité mais j'ai trouvé que l'intrigue n'était pas très bien menée, inutilement alambiquée et ce qui marche en roman chez Ellroy, des intrigues touffues à multiples ramifications, ne fonctionne pas aussi bien en B.D.
J'ai tout de même passé un bon moment de lecture. "Fondu au noir" est un sacré morceau de B.D qui reste agréable à lire et beau visuellement. Même si ce sont les turpitudes du Hollywood de l'âge d'or qui sont ici dépeintes, paradoxalement "fondu au noir" est aussi un bel hommage au cinéma américain des années 40.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          352
manU17
  16 février 2018
"Ce sont toujours les petits riens qui rouvrent les portes de l'oubli. Les détails... Un rouge à lèvres évoque un sourire... le sourire une voix... Puis un visage...
Et d'un coup, Charlie comprend chez qui il vient de se réveiller juste avant de la trouver morte sur le sol du living."
Le fondu de l'âge d'or du cinéma que je suis ne pouvait pas passer à côté de ce monumental roman graphique.
Dans une ambiance polar qui m'a rappelé L.A. Confidential de James Ellroy, se croisent stars, starlettes, professionnels du cinéma, pourris et les rôles sont parfois étonnamment interchangeables surtout en pleine chasse aux sorcières.
Quand Charlie Parrish, scénariste sur le déclin, se réveille dans une baignoire, il n'a plus beaucoup de souvenirs de la veille. Ah si, des brumes de son esprit émerge le souvenir d'une danseuse et d'une pipe dans un dressing ! Mais, quand dans la pièce d'à côté, il découvre le cadavre de son amie Valérie Sommers, la star du studio qui l'emploie, c'est la douche froide. Qu'a-t-il bien pu se passer ici la veille ?
Comprenant qu'il pourrait facilement se faire broyer par le studio, Charlie va tenter de remonter le fil de cette funeste nuit…
Une histoire envoutante comme un bon roman noir et difficile à lâcher qui rappelle la toute-puissance des studios de l'époque sur leurs employés, stars ou simples gratte-papiers. A travers certains personnages secondaires, on s'amusera de retrouver l'ombre de vedettes de l'époque comme James Dean ou Montgomery Clift.
Une plongée en eaux troubles dans cette usine à rêve qui peut très facilement transformer votre vie en cauchemar.
Fondu au noir
Scénario : Ed Brubaker
Dessin : Sean Phillips
Couleur : Elizabeth Breitweiser
The End

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          340
belette2911
  20 septembre 2020
C'est encore à cause du blog "Actu du noir" que j'ai découvert ce comics et une fois de plus, je dois dire merci à Jean-Marc pour le bon tuyau (je vais devoir l'appeler Jean-Marc-Les-Bons-Tuyaux maintenant).
Hollywood, 1948.
L'envers du décor, comme dans "La vallée des poupées"…
Vous imaginez bien qu'on va oublier le strass et les paillettes pour plonger dans les alcools forts, les coups de pute, le chantage et on va même ajouter la chasse aux Rouges.
Pour certains paranos, la chasse aux communistes était l'activité principale, la seule chose qui valait la peine que l'on traque.
Le cinéma et la littérature ont payé un lourd tribu à cette chasse aux sorcières, des acteurs, producteurs, auteurs,… s'étant retrouvé sur la liste noire (pour des rouges… le rouge et le noir ?), bien souvent sur dénonciation.
Ne jugeons pas trop vite les dénonciateurs, ce comics nous démontre (pour ceux qui ne le sauraient pas encore) que l'on n'a pas toujours le choix de fermer sa gueule.
Le corps sans vie d'une star de cinéma est retrouvé, elle a été assassinée mais on fait passer son meurtre pour un suicide et hop, affaire bouclée. Sauf pour Charlie Parrish qui n'y croit pas une seule seconde.
Ce comics noir, c'est une enquête brumeuse, un retour en arrière dans les souvenirs imbibés d'alcool de Charlie, scénariste incapable d'écrire une ligne depuis son retour de la guerre. Charlie, c'est le gars sympa, le copain des filles, celui qui a failli gagner un Oscar pour un de ses scénarios, celui qui est revenu de la guerre avec des horreurs plein la tête.
Charlie n'est pas le seul à être torturé, tout le monde a ses petits secrets, certains ont les moyens de les garder sous une chape de plomb, d'autres non et sont victime de chantage. La chasse aux Rouges se fait à n'importe quel prix et ceux qui chassent les sorcières ne regardent pas à la casse.
Les dessins sont excellents, sombres, réalistes, old school et on se surprend à faire des parallèles entre les vedettes croisées dans les pages et celles de la réalité.
Ce comics, c'est aussi de la politique avec le maccartysme et de l'intrigue avec Hollywood et mes magouilles de producteurs pour tenir leurs vedettes, faire le ménage quand ça dérape…
C'est intriguant, mystérieux et glaçant de regarder derrière le décor pour y voir les coulisses. On devrait fermer les yeux mais c'est plus fort que nous, on zieute et on les ouvre bien grand.
Hollywood ne sort pas grandi de ces pages, mais nous savions depuis longtemps que ce n'était pas le monde des Bisounours caracolant sur des arc-en-ciel, bouffant des papillons et chiant des petits poneys. Ou était-ce le contraire ?
Anybref, toi qui pousses la porte des studios de cinéma, respire un grand coup, rase les murs, ne cherche pas à devenir une vedette et si tu peux, fuis, pauvre fou (folle).
Mais avant de foutre ton camp avec tes jambes à ton cou, prends la peine d'ouvrir et de lire ce comics qui t'en donnera pour ton argent niveau enquête alambiquée où tu ne sauras plus très bien qui est coupable, qui est innocent et si les hypothèses sont bien les bonnes… Dans la vraie vie, il reste toujours des zones d'ombre, des non-dits, des mystères pas tout à fait résolus.
Un comics épais comme un café noir et lourd, mais il vaut bien une luxation du poignet !
PS : les personnages de « La vallée des poupées » sont des anges à côté de ceux qui gravitent dans ce comics…
PS 2 : Merci à Jean-Marc de m'avoir donné envie de découvrir ce comics (ce n'est pas le premier, j'ai une ardoise chez lui comme c'est pas possible !!).

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
trust_me
  17 janvier 2018
Hollywood, 1948. le scénariste Charlie Parrish se réveille dans une baignoire après une nuit de beuverie. A ses cotés se trouve le corps sans vie de Valeria Sommers, LA star du studio pour lequel il travaille. Constatant que la jeune femme a été étranglée et n'ayant aucun souvenir des heures précédentes, il s'enfuit sans demander son reste. Apprenant que le meurtre a été maquillé en suicide par ses patrons pour éviter un scandale, Charlie essaie de recoller les pièces du puzzle pour comprendre ce qu'il s'est passé au cours de la funeste soirée. Ce faisant, il met le doigt dans un engrenage qui risque de le broyer sans la moindre pitié.
Un noir serré, amer, sans un gramme de sucre. Il faut s'accrocher au départ pour s'y retrouver dans la foultitude de personnages (merci le trombinoscope présent au début de l'album !) mais une fois les repères trouvés, on se régale de bout en bout. L'atmosphère pesante de l'industrie du cinéma de la fin des années 40 avec ses stars ingérables, ses producteurs véreux et ses scénaristes alcooliques est rendue à la perfection. La dimension politique (chasse aux sorcières communistes dans tous les studios d'Hollywood) est un élément majeur de l'intrigue. Manipulation, corruption, règlements de comptes et secrets inavouables rythment une histoire sans temps mort aux nombreux rebondissements.
Les personnages ont tous une vraie densité, leur évolution psychologique est extrêmement crédible et leurs relations particulièrement travaillées. Un vrai plaisir de se plonger dans ce polar poisseux à souhait, porté par les dessins aussi sombres que réalistes d'un Sean Phillips au sommet de son art. Bars miteux à peine éclairés, femmes fatales en robe fourreau, tapis rouge, chapeau en feutre, verre de whisky dans une main et cigarette dans l'autre, l'ambiance de l'époque, digne d'un roman de Raymond Chandler ou de Ross MacDonald, fascine autant qu'elle effraie.
Un album diaboliquement vénéneux à la mécanique sans faille. Efficace et addictif.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90


critiques presse (4)
BDGest   27 mars 2018
Les 350 pages de ce thriller imparable se dévorent sans effort, donnent le vertige et lèvent des voiles de décence sur une nature humaine qui n’a pas conscience de sa noirceur. Indispensable.
Lire la critique sur le site : BDGest
Bedeo   18 janvier 2018
Au-delà d’un bon polar, Fondu au noir est un sacré morceau d’histoire, une coupe en forme de plaie à vif dans le Hollywood méconnu, sale et nauséabond, mais qui donne un album complet, épais et pourtant savoureux.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BoDoi   09 janvier 2018
Ed Brubaker démontre toute sa maestria d’écriture dans ce polar faussement classique, en construisant des protagonistes complexes et en enchaînant des dialogues ciselés.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDZoom   18 décembre 2017
On ressort lessivé de ce roman noir, superbement écrit, et magnifiquement dessiné par un Sean Phillips toujours en grande forme, dont le trait fin s’évertue à apporter un maximum de détails. Un chef-d’œuvre, qu’il faut cependant digérer.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
manU17manU17   17 janvier 2018
Ce sont toujours les petits riens qui rouvrent les portes de l'oubli. Les détails... Un rouge à lèvres évoque un sourire... Le sourire une voix... Puis un visage...
Et d'un coup, Charlie comprend chez qui il vient de se réveiller juste avant de la trouver morte sur le sol du living.
Commenter  J’apprécie          170
manU17manU17   22 janvier 2018
Il sait que toutes les femmes du monde rêvent d'assister aux nuits de débauche d'Earl Rath.
Ce serait peut-être différent si elles savaient ce qui se passe vraiment dans les collines.
Mais probablement pas.
Les stars de cinéma, c'est le meilleur aphrodisiaque au monde.
Commenter  J’apprécie          130

Lire un extrait
Video de Ed Brubaker (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ed Brubaker
Vidéo de Ed Brubaker
autres livres classés : maccarthysmeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5767 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre