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ISBN : 2253099139
Éditeur : Le Livre de Poche (01/09/2004)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 73 notes)
Résumé :
Modèle nu, Jeanne doit poser pour un sculpteur dont l’atelier est installé au cœur de la maison Van Karkersh, un hôtel particulier dont le propriétaire fut jadis retrouvé coupé en morceaux dans la cage des fauves, au jardin zoologique voisin.
Là, tout n’est qu’angoisse, malédictions, obscurité. La bâtisse semble abriter mille crimes impunis, et tout autant de secrets.
Chaque fois qu’elle commet l’erreur de s’y endormir, Jeanne est visitée par des rêves... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  01 août 2014
Atmosphère oppressante et quelques tensions garanties!
Dans ce roman, Brussolo nous plonge au coeur de l'hôtel particulier van Karkersh, une demeure au passé plus que douteux où crimes et étranges rituels ont eu lieu.
On accompagne Jeanne venue y habiter pour travailler en tant que modèle nu pour un artiste sculpteur.
Bien sur les quelques habitants n'inspirent rien de bon et chaque nuit l'angoisse ne va faire que grandir.
Brussolo sait très bien faire perdurer cette atmosphère angoissante tout au long de son histoire. Généralement j'aime beaucoup les espèces de huis-clos où des événements étranges se produisent et ici on est servi!
J'ai dévoré ce roman, mais en le terminant je suis restée un brin sur ma faim. Je pense que je m'attendais à plus de terreurs liées à l'occultisme et aux sectes sataniques comme la quatrième de couverture l'annonçait. J'ai plus eu l'impression d'avoir retrouvé un univers fantastique avec des événements surnaturels.
De plus, le personnage de Jeanne m'a quelque peu agacé parfois. Elle est un peu comme ces filles niaises dans les films d'horreur, qui se jettent presque volontairement dans la gueule du loup. Mais on ne peut pas trop lui en vouloir (ceux qui ont lu le roman savent pourquoi).
Ce livre reste tout de même un bon Brussolo qui en vaut la peine, rien que pour aller faire un petit tour dans cet hôtel plutôt...surprenant.
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greg320i
  01 juin 2015
Résultant d'un résumé enthousiasmant, la quatrième de couverture m'allant comme un gant , je décida donc de m'enfiler -comme un grand- ce nouvel auteur de roman .
Passé mon premier effroi de savoir ce Serge être un bon François, pardon Français ( je me méfie franchement des frenchies) je me suis simplement dit que ce titre fort bien trouver pouvais donc me satisfaire : Enfer = horreur .. TILT dans ma petite tête de lecteur .
Je ne pourrais malheureusement pas vous brosser une peinture générale des qualités très étendues et diverses de Brussolo -le découvrant fraichement avec ce roman- mais pour ce qu'il en résulte de ce thriller occulte , mâtiné de complot infernal, teinté d'éso, sa légère pointe d'éro. et surtout Sola scriptura pour ma joie tourné vraisemblablement vers la terreur, mon constat sera aussi simple que jouissif :
C'est tout bon !
Les raisons :
Angoisse d'une héroïne un peu perdue et pour rajouter au désir de plaire souvent dévêtue (forcément quand on exerce la profession de Modèle Nu,,) dans un environnement terrifiant, je m'aperçois vite que son comportement loin d'être parfait ou voulant affronter bêtement les dangers tel le style de fille modèle peuplant les invraisemblables romans à qu'at sous bien lisse et crémeux comme la soie est ici plutôt fort plaisamment stylisé dans un esprit sarcastique ,savoureux et acide en même temps :
D'abord incrédule mais nullement effrayé, un peu de recul lui permettra de mener son joli petit.. minois ..vers la vérité cachée niché dans l'antre de cet atelier situé au coeur d'une ancienne malédiction passée .
J.I. Jeanne force l'entrée de la crypte !
Bravant son courage mais pas sa frivolité ni son évidente fragilité, sans doute dû au fait de se balader seins nus tout le long de l'histoire ,, Jeanne, tel est son nom de baptême , se découvrira pris au piège ,plongée dans un rite obscur mais encore très loin de se douter (nous en somme au début) des sévices encourus là il y a plusieurs années sur d'autres personnes ..
Angoisses, question inextricables , désir de savoir le fin fond de ses mystérieux rêves de dépeçage , Jeanne va être en proie aux cauchemars, à la folie, prise au jeu du chat et de la souris avec ses propres pensées cavalant dans un maelstrom de doutes .
Serez-t-elle la prochaine ?
Sera-t-elle découvrir ce qui se trame sous les catacombes de l'immeuble ?
Située et nichée au coeur de tout , le suspense se veut ambitieux, lent , et coulant comme le noeud langoureux autour de nos yeux ébahis.
Indiana Jeanne, prend ton fouet , je suis ton esclave désormais !

Oui, l'écriture est parfaite, le texte soigné et librement dénué de toute futilité. Des traits d'humour de bon goût à la relative horreur de certaines descriptions, glauque et sauvage, le partage est ma foi Parfait .
Parfait avec un grand P pour vous prouver qu'en terme de quantité rien ne dépasse ni ne saborde la qualité :
Partant d'une histoire courte (220 pages) ,la mise en forme est rapide, le paragraphe clairement défini pour une prise de contact électrique .
Gare, gare à la page tournée ! Vous ne saurais jamais sur quel pied jouer, l'inconnu étant tel une équation à deux virgules:
- Malin recul de l'horrible vérité et Homoncules fantômes trainant la patte ici là ..
Et pour couronner majestueusement le tout messieurs dames, vigoureuse et sapide naïveté de notre Jeanne dans ses vastes mais vraies et profondes anxiétés.

Voilà pourquoi je décrète ici à la manière d'une officielle ouverture que ce Monsieur Serge Brussolo est digne de figurer dans un horizon futur et probable pour qui aura soif d'aventures ténébreuses, comme étant source de réjouissances pour des moments suavement assuré de littérature fantastique .
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Sauveterre
  27 février 2013
La maison van Karkersh est une maison maudite, semblable à celles de "Malpertuis" (Jean Ray), "La maison des damnés" (Richard Matheson) ou "La maison assassinée" (Pierre Magnan), toutes issues du récit fondateur d'Edgar Poe : "La chute de la maison Usher".
Ce lieu maléfique tente de faire une nouvelle victime, Jeanne. Celle-ci lutte de toutes ses forces pour échapper à ce piège. Mais ne devient-elle pas, de plus en plus, consentante ?
Un roman au style à la fois baroque et efficace, évoquant parfois l'écriture d'un Jean-Pierre Andrevon ou d'un Maurice G. Dantec. On y retrouve toutes les obsessions de Serge Brussolo : malédiction familiale, poids du passé, dégradations corporelles, proliférations malsaines, érosion, lutte de l'individu contre la fatalité...
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Ziliz
  12 août 2013
Suspense et gentil stress.
'Rosemary's Baby' de Roman Polanski (adapté d'un roman de Ira Levin) est un des films qui m'impressionnent le plus. Je le regarde toujours avec la même fascination teintée de malaise que lorsque je l'ai découvert.
L'ambiance de ce roman est proche : une grande maison inquiétante, d'étranges occupants, des rituels satanistes, une jeune femme prise dans ce huis clos de plus en plus oppressant. Sciences occultes, manipulation, ou pure paranoïa de cette nouvelle locataire ?
Serge Brussolo, auteur aussi prolifique que flippant, a un formidable talent de conteur. Lorsque j'accroche au cadre de ses intrigues (les médiévales sont mes préférées), j'entre complètement dans son univers au point de sursauter au moindre mouvement/bruit qui perturbe ma lecture.
Ce récit n'est pourtant pas si effrayant, finalement. On a de loin en loin envie de conseiller à la gourdasse de prendre ses cliques et ses claques avant qu'il ne soit trop tard. Tout en espérant qu'elle sera aussi curieuse de connaître le fin mot de l'histoire que le lecteur.
--- 1e parution en 1986 sous le titre 'Catacombes'.
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hellza24
  29 décembre 2016
Jeanne a la trentaine, plutôt vieille pour faire le modèle nu. Mais c'est sa dernière option avant de faire des passes, comme sa copine qui bosse comme vendeuse et arrondit ses fins de mois sur le parking derrière le magasin...
Jeanne a vécu la dégringolade : prof, elle a publié un roman a succès et claqué tout son cachet, le second roman n'a pas marché et depuis elle enchaîne les petits boulots. Ne pouvant plus payer le loyer de son appart (encore une fois...), elle répond à toutes les petites annonces qui ne lui paraissent pas trop glauques. Elle a faim, son premier repas remonte à l'avant-veille.
C'est dans cet état de faiblesse physique et de fragilité émotionnelle qu'elle se rend à l'atelier de Mathias Ivany, le sculpteur qui a besoin de modèles nus, "naturels", pour une commande de mannequins de prêt-à-porter réalistes.
La voilà donc 13 Impasse Verneuve devant la maison des van Kerkersh où l'artiste loue un appartement. La vue de la façade lui donne déjà envie de tourner les talons : entre la baleine échouée et une sorte de cerveau monstrueux...
Mais Jeanne a faim ! Alors après avoir traversé un hall rempli d'un amoncellement étonnant de statues, et fait la connaissance du concierge Tienko, vieillard à la fois effrayé et inquiétant, elle se retrouve devant Mathias Ivany.
C'est un homme imposant qui a la cinquantaine. Jeanne le trouve vaguement inquiétant, mais ne se fie pas à ses émotions, ni à aucune de ses perceptions d'ailleurs : son corps et son esprit affaiblis par le jeûne, elle se méfie de ce qu'elle voit et ressent et se trouve un peu "parano" sur les bords.
Finalement, le sculpteur lui propose d'être hébergée à l'étage des employers, avec l'interdiction formelle de « ne pas prendre l'escalier au-dessus du troisième étage » : l'ancien territoire de Grégori van Kerkersh , entre le quatrième et le sixième étage, théâtre de scandales dans le passé tumultueux et sombre de cette mystérieuse maison...
Comme la jeune épouse de Barbe Bleue, Jeanne ne va pas pouvoir s'empêcher de poser des questions, de fouiner, entrevoyant peut-être la possibilité d'écrire un nouveau best-seller qui la sortira définitivement de l'ombre.
La jeune femme, aux abois, sous-alimentée, affaiblie, fiévreuse et courbaturée, va s'enfoncer dans ce qu'on hésite tout d'abord à définir comme un délire de personne nourrie aux clichés de littérature fantastiques et aux films d'horreur, qui s'effraie au moindre bruit, alimentant sa peur. Mais la maison se réveille pour de bon, et l'horreur avec...
Il est étonnant que ce roman ait été parfois classé dans les "policiers", parce qu'il n'a vraiment rien d'un polar : nous avons ici une pure histoire de maison hantée. Et Serge Brussolo est doué quand il s'agit de coincer le lecteur dans un bâtiment hostile ! Claustrophobie garantie !
Petit aparté : j'ai aimé que « la nuit remue » , j'ai voulu y voir un clin d'oeil à Henri Michaux.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   12 août 2013
Je connais bien les sectes satanistes. Neuf fois sur dix, elles relèvent du pipeau le plus absolu. Le principe est simple : un gourou joue de son charisme pour regrouper autour de lui des naïfs et des naïves. Les naïfs, il leur pique le plus de fric possible ; les naïves, il les baise. Ce n'est pas plus compliqué que ça, et ça existe depuis que le monde est monde. Pour arriver à ses fins, le maître de cérémonie emploie tous les stratagèmes imaginables, trucages, mises en scène, comparses, et surtout des drogues hallucinogènes qui vont donner à ses disciples l'illusion d'assister à des phénomènes paranormaux.
(p. 135-136)
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SiabelleSiabelle   23 novembre 2015
Chapitre : L’ascenseur des abîmes
Pourquoi à ce moment précis, Jeanne pensa-t-elle au chien coupé en deux de la mère Jusquiaume ? Rien autour d'elle n'impliquait une telle association d'idées, et pourtant, il lui sembla qu'elle allait soudain voir surgir le berger allemand du fond du hall, se traînant sus ses pattes de devant, la gueule ensanglantée, dévidant derrière lui le ruban de ses intestins. Il allait venir vers elle pour lui lécher les chevilles du bout de sa langue noire.
Oui, il allait apparaître d'une seconde à l'autre, demi-cadavre en maraude, illogique pièce de boucherie s'obstinant à palpiter malgré l'horrible ''opération''.
Jeanne serra les points, elle avait la chair de poule et ses yeux sondaient la pénombre, cherchant à déceler un mouvement suspect annonçant l'approche de la bête torturée.
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SiabelleSiabelle   24 novembre 2015
Chapitre : Les bouchers en deuil
- La police a fait ''autopsier'' les statues. Vous imaginez la scène ! Des dieux grecs couchés sur des tables de dissection, et des toubibs en tablier de caoutchouc, leur ouvrant le ventre à coups de burin ! La farce ! Une face énorme. Pendant ce temps Van Karkersh était interrogé par une équipe de flics décidés à le faire plonger ! Vous parlez d'une aubaine, toutes les statues contenaient des squelettes ! La ville ne parlait que de ça. Les journaux avait surnommé ''Grégory Van Karkersh ''L'ordre des squares''.
- Le vieux ne s'est pas troublé une seconde. Il a invoqué la philosophie de l'art !
''Les autres sculpteurs se servent d'armatures en métal, leur a-t-il sorti, moi je préfère le naturel. Mes armatures sont de vraies charpentes organiques. En cela, je reste fidèle à mon éthique : toujours plus près de la nature.
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SiabelleSiabelle   24 novembre 2015
Chapitre : La maison des masques
Peu à peu, ses doigts à force de malaxer la glaise, avaient érigé une ébauche de statuette. Des perles de transpiration gouttaient des aisselles de Jeanne, traçant des sillons sur ses flancs. Des crampes lui sciaient les bras, la nuque, mais elle n'osait réclamer la moindre pause. elle avait peur d'attirer l'attention de l'ogre, de la bête qui griffait la glaise à grands coups de pattes.
Une odeur puissante montait du sculpteur. un relent charnel comme il en flotte au terme d'ébats amoureux. Jeanne l'imagina nu, vautré sur une table de banquet, couché sur une carcasse rôtie, dévorant un agneau... Oui, elle voyait Ivany rampant au milieu des victuailles, conjuguant gourmandise et stupre. Un banquet de messe noire, cannibale et blasphématoire.
Elle eut un étourdissement, son dos lui faisait atrocement mal. ''Comme si on m'écartelait...'' pensa Jeanne.
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SiabelleSiabelle   23 novembre 2015
Chapitre : L’ascenseur des abîmes
Des images défilaient sous ses paupières, chutes entremêlées d'un film incom-préhensible.
... le zoo fantôme, le balcon... Grégori Van Karkersh basculant dans le vide, et les bêtes s'acharnant sur cette momie redingote noire suspendue au-dessus d'eux telle une insupportable friandise.
Jeanne se recroquevilla sur le matelas rugueux. Elle voyait le petite vieux, accoudé au bastingage de son balcon princier. Frêle silhouette prenant le frais. Un bonhomme ratatiné au crâne luisant, qui allumait péniblement une cigarette en essayant de contrôler le tremblement de ses mains. Quelle erreur avait-il commise pour passer par-dessus la rambarde, si haute, si solide ? S'était-il penché pour agacer les fauves dont il devinait les ombres en bas ?
Jeanne l'imaginait volontiers, occupé à bombarder de bouts de crayons ou de boîtes d'allumettes vides...
Un vieillard que la seule méchanceté avait gardé jeune pour mille petits méfaits quotidiens. À un moment, l'éblouissement lui avait fermé les yeux, chamboulé le cerveau.
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Videos de Serge Brussolo (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Brussolo
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin).
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