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ISBN : 226614295X
Éditeur : Pocket (05/01/2007)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 186 notes)
Résumé :
A Vigàta, Sicile orientale, pour s'en passer, il s'en passe des choses au Bercail, mi-terrain vague, mi-décharge publique, hanté par les couples en mal de sensations fortes, où dealers et prostituées font leurs petites affaires. Un type qui trépasse entre les bras de sa dulcinée d'un moment, ce n'est pas monnaie courante mais ça arrive. Mais lorsque le type s'appelle Luparello et que c'est le parrain politique local, tout le monde s'affole. La Mafia, les politiques,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
Witchblade
  22 mars 2018
Je remercie Realita18 pour cette pioche (Février). Je pensais qu'il s'agirait d'une relecture car j'ai plusieurs Andrea Camilleri dans ma bibliothèque mais en définitive, celui-ci fait parti des quelques rares que je n'ai encore pas lu. J'avais découvert cet auteur avec un ami qui jetait une partie de sa bibliothèque pour cause de déménagement et pas la possibilité de l'amener ni de la donner avec les bouquins qu'elle contenait.
J'avais oublié le style très particulier de cet auteur avec ses phrases à rallonge et ses noms typiquement siciliens. J'apprécie beaucoup la série tv diffusée sur FR3 l'été. du coup, pour les dialogues, je les ai lu en y rajoutant l'accent sicilien. L'auteur a sa façon bien à lui de nous faire baigner dans l'atmosphère d'un petit village sicilien avec ses traditions pas toujours communes aux autres pays. Un vrai régal pour ma part !! Ce roman nous dévoile une enquête qui n'en est pas une pour ce cher commissaire qui voulait juste découvrir le fin mot de toute cette histoire qui avait éveillé sa curiosité, et la mienne. Tout commence pourtant par la banale mort naturelle d'un politique local dans un endroit insolite et qui ne correspond pas du tout à l'image que se donnait ce personnage. Une enquête toute simple en apparence et qui va se révéler plus compliquée que prévu après recherche d'indices et dénouement à la mode Hercule Poirot en version sicilienne.
Comme vous l'aurez compris, cette pioche a été une excellente lecture qui m'a permis de renouer avec ce cher commissaire Montalbano. Je trouve d'ailleurs dommage que cet auteur ne soit pas plus connu car il vaut le détour avec son atmosphère typiquement sicilienne et sa façon de résoudre les enquêtes. Si vous êtes amateurs de polars, je vous conseille très fortement de découvrir Andrea Camilleri et son commissaire Montalbano. Pour ma part, il me semble qu'il m'en reste encore quelques uns à lire ou à relire dans ma PAL.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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babel95
  03 mai 2015
La forme de l'eau, premier roman d'Andrea Camilleri mettant en scène le Commissaire Salvo Montalbano a été publié en Italie en 1994.
L'action se déroule à Vigàtà, dans les années 1990. Vigata, ville imaginaire de Sicile, est en fait Porto Empedocle, ville natale de Camilleri.
Sans emploi, deux jeunes géomètres au chômage, Pino Catalano et Saro Montaperto exercent le métier de « ramasse-poubelles » à Vigatà. En nettoyant le Bercail, terrain vague malfamé, qui sert de lieu de rencontres aux traffics en tous genres de Vigatà, Saro découvre un collier d'une grande valeur. Son fils est malade, et il ne peut faire face aux soins médicaux, il ne dit rien et empoche le collier. Quelques mètres plus loin, Pino et Saro découvrent à l'intérieur d'une automobile de luxe le cadavre de l'Ingénieur Luparello, personnalité politique en vue de la ville ; ils préviennent Maître Rizzo, avocat de renom, ami de Luparello qui ne paraît pas étonné, et leur demande de faire leur devoir – ce qui, pour eux, signifie contacter le Commissaire Montalbano.
Appelé sur les lieux,le Docteur Pasquano, médecin légiste est formel, il s'agit d'une mort naturelle, une crise cardiaque a emporté l'Ingénieur Luparello, alors qu'il se trouvait, en galante compagnie, dans le terrain vague… Montalbano a besoin d'informations plus précises…. Et l'informateur en question n'est autre que son ami d'enfance, Gegè, qui exerce entre autres activités celle de souteneur au Bercail. Gegè rapporte le témoignage de deux de ses protégées, qui ont vu la voiture de l'Ingénieur Luparello arriver, se garer, et en sortir une jeune femme qui s'est rapidement éloignée … il explique également à Montalbano qu'un collier d'une grande valeur semble avoir été perdu au Bercail… les prêteurs sur gages sont en alerte….
Montalbano rencontre la Signora Luparello, qui pense que son mari a été attiré dans un guet-apens et qu'il est mort d'une crise cardiaque. Elle est persuadée que tout n'est qu'une mise en scène réalisée par les ennemis politiques de son mari, destinée à le discréditer. Il ne faut pas s'arrêter à la forme qu'ils ont fait prendre à l'eau », ajoute-t-elle, expliquant à Montalbano que l'eau, par définition, n'a pas de forme …. L'Ingénieur Luparello disposait d'une maison discrète pour ses rendez-vous, pourquoi se serait-il rendu au Bercail, au risque de se faire reconnaître ?
Et l'enquête progresse, on apprend que le collier est celui d' Ingrid Sjostrom, belle-fille du Docteur Angelo Cardamone, opposant politique à l'ingenieur Luparello… tout désigne la jeune suédoise comme la coupable idéale… mais pourquoi ? là encore, Montalbano se méfie de la forme de l'eau….
L'enquête s'accélère…. Et trouve son dénouement tragique, alors que Montalbano est parti à Gênes retrouver Livia sa fiancée.
Mais Montalbano a toujours été à la manoeuvre, jouant, comme le dit Livia sa fiancée, "le rôle d'un dieu de quatrième ordre, mais d'un dieu qui tombe juste" plaçant l'arme du crime au bon endroit, cachant les preuves voulant incriminer Ingrid, permettant au géomètre de faire soigner son fils en négociant avec le propriétaire du collier....

La forme de l'eau… premier roman dans lequel nous faisons connaissance avec le Commissaire Montalbano. Comme le dit Pino "le commissaire, au contraire, était de Catagne, il s'appelait Salvo Montalbano, et quand il voulait comprendre quelque chose, il comprenait".
Ce roman peut paraître un peu déroutant au premier abord ; les personnages, le langage, tout semble peut être un peu trop "exotique", et à la fois trop simple, un roman policier comme les autres, sans grande épaisseur ?
Ce serait, selon moi, mal connaître Camilleri… dans La forme de l'eau, on trouve déjà, ébauchés, des aspects chers à l'auteur qui vont prendre tout leur sens au fur et à mesure de la parution des autres romans.
Le personnage de Montalbano est esquissé, mais on ressent déjà son humour, son sens de la dérision, son humanité, son aspect proprement "sicilien". Les personnages féminins, Livia et Ingrid sont déjà présents. du commissariat, on rencontre Mimi et Fazio, bien campés dans leur rôle.
Vigàta, ou Porto Empedocle, la Sicile, la sècheresse de ses paysages, sa beauté, ses paradoxes, ses magouilles politiques, constitue tout un ensemble mis en valeur par le langage propre à Camilleri ; toutes les nuances sont respectées grâce à la traduction de Serge Quadruppani.
Il s'agit d'une toute première plongée dans l'univers de Camilleri.... une rencontre avec un Commissaire hors du commun, incarné à l'écran par l'acteur Luca Zingaretti…





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badpx
  07 juin 2018
Pour moi cette lecture est la découverte d'un auteur. Je me suis lancée dans cette lecture sans aucun apriori, juste en sachant que l'auteur Sicilien, aimait à faire partager sa Sicile, de quelqu'un qui vient de là et qui en connaît les codes.
La préface du traducteur, m'a un peu inquiété, car j'y ai appris, que le texte original n'est pas écrit en Italien, mais en Sicilien.... Compréhensible par les Italiens, certes, mais avec des tournures de phrases ou des expressions qui ne sont usités que sur l'île. Je me demandais ce que cela pouvait produire une fois traduit en Français.
Le récit qui n'est en fait qu'un prétexte, à un voyage en Sicile ; voyage à la découverte des "us et coutumes" locales en matière de politique ou justice. C'est peut-être aussi un petit voyage gastronomique, j'ai trouvé qu'il y était souvent question de nourriture.
Mais très clairement, l'enquête n'est pas le sujet principal. On y suit ce commissaire un peu particulier. L'explication des évènements sur lesquels il enquête est révélée un peu à la méthode Agatha Christie, dans le dernier chapitre, mais sans la consistance de la reine du roman policier.
C'est donc pour moi une demi déception, quand je lis un roman policier, j'aime que ce soit l'enquête le coeur du récit. Mais je reconnais que j'ai aussi apprécié de découvrir le "folklore" Sicilien : un monde à part.
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belette2911
  01 mars 2018
À défaut d'avoir foulé la petite île d'où est originaire Chouchou, je pourrai au moins dire que j'ai entraperçu une certaine mentalité sicilienne au travers de cette première enquête du commissaire Salvo Montalbano.
Un politicien qui meurt durant l'acte, ce n'est ni le premier, ni le dernier à qui ça arrive, la France ce souvient encore de ce président qui voulait être César et qui fini Pompée…
Mais dans ce cas-ci, ça soulève tout de même quelques vagues et même si la presse reste pudique, il n'empêche qu'on a tout de même retrouvé l'homme avec le pantalon et le calebard sur les mollets.
Le diable se cache dans les détails et l'homme a beau être mort d'une crise cardiaque, il n'en reste pas moins que le commissaire Montalbano veut en avoir le coeur net et continue donc sa petite enquête alors que tout le monde la voudrait voir classée.
Voilà une autre découverte pour moi : le commissaire Montalbano ! Et le voyage valait le détour car j'ai aimé l'ambiance sicilienne, le flegme de certains, l'emportement des autres, le côté bourru mais intègre du commissaire qui n'a rien lâché sur cette enquête, sauf des bons mots.
Parce que oui, il y a de l'humour noir dans cette enquête, des dialogues et des réparties pas piquées des hannetons, des vérités, un soupçon de magouille, de sexe, de cul, et quelques bons plats que j'aurais aimé goûter, dont la recette du poulpe.
Il est un fait que l'enquête n'a rien d'extraordinaire, mais au final, elle m'a permis de mieux faire connaissance avec le commissaire et sa fine équipe, qu'elle soit composée de policiers ou de son ami proxénète.
Sans me faire fondre des neurones, j'avais trouvé qui était en présence du politicien lorsqu'il fit son arrêt cardiaque, deviné aussi une autre chose (que je ne vous dirai pas), mais il me manquait quelques précisions pour boucler l'affaire avant le commissaire.
N'allez pas croire que cela a entravé mon plaisir de lire le final, où le commissaire explique le tout à son supérieur et ensuite à sa copine. Là, l'auteur a joué finement, je ne m'y attendais pas et je dis bravo pour ce final.
Si la série ne m'avait pas bottée, les enquêtes du commissaire me plaisent bien en version écrite et je pense me faire plaisir avec tous les autres tomes qui existent.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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PierreF
  01 janvier 2013
Je me rappelle parfaitement pourquoi j'avais mis ce livre dans mes lectures obligatoires de 2012. Lors de mon billet sur Meurtres aux poissons rouges, Jean Marc avait été très surpris que je n'ai jamais lu de romans de Andrea Camilleri. La forme de l'eau est en fait le premier roman de la série des enquêtes du commissaire Salvo Montalbano, un roman à lire d'urgence.
Forme-eau.jpgAndrea Camilleri, né le 6 septembre 1925 (87 ans) à Porto Empedocle (la Vigàta de ses romans), dans la province d'Agrigente, en Sicile, est un metteur en scène et un écrivain italien. Il connaît un énorme succès en Italie comme ailleurs, notamment grâce à ses romans mettant en scène le commissaire Montalbano. Ses livres sont entrés dans la collection des Meridiani, la « Pléiade » italienne. (Source Wikipedia)
Salvo Montalbano est un personnage de fiction récurrent de l'oeuvre d'Andrea Camilleri, un commissaire de police de la bourgade (fictive) de Vigata (en fait Porto Empedocle), en Sicile. Il s'exprime dans un mélange d'italien et de sicilien, inimitable (exemple, il se présente en disant en italien Montalbano sono, litt. Montalbano, je suis, en mettant le verbe être à la fin de la phrase comme en syntaxe sicilienne). Ses colères, sa boulimie (pour les plats typiques, en particulier les arancini), son amour contrarié avec la Génoise Livia, ses enquêtes sur la mafia et sur les faits sociaux siciliens (drogue, réfugiés, faits divers) ont conquis le public italien (...) Il tirerait son nom de l'auteur espagnol Manuel Vázquez Montalbán, dont Camilleri appréciait le personnage de Pepe Carvalho. (Source Wikipedia)
Forme eauDans la préface de la forme de l'eau, Serge Quadruppani, son traducteur décrit le contexte et tout le charme de l'écriture de Camilleri : « Andrea Camilleri raconte que le jour où il a appris que son père allait bientôt mourir, il a joué toute la journée au flipper dans un état second et que c'est après qu'il a décidé d'écrire dans la langue même de son géniteur, cette langue que, spontanément, il retrouvait, quand il parlait avec lui ».
Le sujet est assez simple : un matin, à proximité de Vigata, deux balayeurs découvrent dans une BMW de luxe, le corps d'un homme. Il s'agit de l'ingénieur Luparello, célèbre homme politique local. Vraisemblablement, la cause de la mort est naturelle, puisqu'il a succombé à une crise cardiaque après un acte sexuel. le souci, c'est que la BMW est garée à proximité du Bercail, sorte de haut lieu de la prostitution, du travestissement et de la drogue, et que plusieurs détails vont gêner le commissaire Montalbano.
Forme eauCe roman est un roman policier, un vrai de vrai. A partir d'une intrigue simple, d'une mort classique, il va montrer une partie de la vie italienne, et une grande partie de la politique sicilienne. Les pistes vont se mêler, s'emmêler, jusqu'à un dénouement plus qu'inattendu. Les fans vont être gâtés, car il y a de quoi se tordre les neurones comme un torchon à essorer pour comprendre ce qui s'est réellement passé.
Et comme c'est le premier roman d'une série, quoi de mieux qu'une excellente intrigue policière pour donner envie d'y revenir. On va assister à toute une galerie de personnages, hauts en couleurs, facilement identifiables, avec ce caractère brut de cette ile, isolée de tout, avec ses politiques véreux, et la mafia en toile de fond comme un arrière plan de tableau. le commissaire Montalbano règne en maitre dans ce roman : à la fois bourru et humoristique, têtu et cachotier, rusé et attendrissant, charmeur et intraitable, un sacré mélange détonnant.
Andrea Camilleri ne va pas s'étendre dans des descriptions sans fin. Tout y est direct, brut de décoffrage, et les dialogues montrent tout le respect qu'il a envers ces gens simples et leur parler si particulier. D'ailleurs, la volonté du traducteur de rester dans ce ton donne des morceaux droles et bizarres parfois mais c'est pour se situer au plus prêt du texte original. Bref, la lecture de ce roman correspond exactement à ce que j'attendais, et je peux vous dire que je me suis acheté le deuxième de la série. Je ne peux que vous conseiller de plonger dans le monde de Andrea Camilleri et sa ville imaginaire de Vigata.
Lien : http://black-novel.over-blog..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   13 avril 2018
- Montre-moi ton permis de séjour.
Comme sous l'effet de la frayeur, la femme laissa tomber la serviette, levant les mains pour se couvrir les yeux. Longues jambes, taille étroite, ventre plat, seins hauts et fermes, une vraie femme comme celles qui se voyaient dans les publicités à la télévision. Au bout d'un instant, devant l'attente immobile de Fatma, Montalbano se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de peur, mais d'une tentative pour trouver le plus évident et le plus pratique des arrangements entre un homme et une femme.
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WitchbladeWitchblade   11 avril 2018
Ils se mirent en route dans la direction du village, et du commissariat. Aller chez les carabiniers, ça ne leur était même pas passé par l'antichambre du cerveau, ils étaient commandés par un lieutenant milanais. Le commissaire, au contraire, était de Catagne, il s'appelait Salvo Montalbano, et quand il voulait comprendre quelque chose, il comprenait.
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babel95babel95   03 mai 2015
- Et cela ne signifie qu'une chose;
- Laquelle ? lança le commissaire, impressionné par ce lucide et impitoyable examen, mené sans verser une larme, comme si le mort fût une vague connaissance.
- .. Je vous le répète, c'est un acte criminel contre l'image de mon mari, à demi réussi. Ils voulaient en faire un porc à donner en pâture aux porcs à un moment quelconque. S'il n'était pas mort, c'était mieux, avec ce qu'ils avaient sur lui, il aurait fait ce qu'ils voulaient. Mais le plan a en partie réussi : tous les hommes de mon mari ont été exclus du nouveau directoire. Seul Rizzo s'en est tiré, il a même progressé.
- Comment est-ce possible ?
- Cela, c'est à vous de le découvrir, si vous en avez envie. A moins que vous ne vous arrêtiez à la forme qu'ils ont fait prendre à l'eau.
- Je ne comprends pas, excusez-moi.....
- J'avais un ami, fils de paysan, plus jeune que moi. Moi, j'avais une dizaine d'années. Un jour, je vis que mon ami avait mis sur le bord d'un puits une écuelle, une tasse, une théière, une boîte à lait carrée, toutes pleines d'eau à ras bord, et qu'il les observait attentivement. "Qu'est-ce-que tu fais", je lui demandai. Et lui, à son tour, me posa une question : "Quelle est la forme de l'eau ? Mais l'eau n'a pas de forme ! dis-je en riant. Elle prend la forme qu'on lui donne".
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WitchbladeWitchblade   22 avril 2018
- Dis-moi la vérité, Fazio : on lui avait crevé les pneus ?
- Oui.
- Et Gallo a pas reluqué avant, comme je vous ai recommandé mille fois de le faire ? Vous voulez le comprendre, oui ou non, que nous crever les pneus, c'est le sport national de ce putain de pays ?
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missjohndeedmissjohndeed   13 juillet 2011
Montalbano couvrit le combiné d'une main et explosa littéralement dans un hennissement chevalin, un puissant ricanement. Il avait mis l'appât du collier à l'hamecçon, Jacomuzzi et le piège avant fontionné à merveille, ferrant un poisson dont la taille dépassait ses espérances. Mais comment s'y prenait-il, Jacomuzzi, pour faire savoir à tout le monde ce que tout le monde ne devait pas savoir ? Il avait recours au rayon laser, àa la télépathie, aux pratiques chamaniques ? Il entendit l'avocat crier :
-Allô ? Allô ? je ne vous entends plus ! Qu'est-ce qui se passe ? La ligne est coupée ?
-Non, excusez-moi, mon crayon est tombé par terre et je le ramassais. A demain, huit heure.
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Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

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1992
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