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EAN : 9782266142953
256 pages
Éditeur : Pocket (05/01/2007)
3.72/5   239 notes
Résumé :
A Vigàta, Sicile orientale, pour s'en passer, il s'en passe des choses au Bercail, mi-terrain vague, mi-décharge publique, hanté par les couples en mal de sensations fortes, où dealers et prostituées font leurs petites affaires. Un type qui trépasse entre les bras de sa dulcinée d'un moment, ce n'est pas monnaie courante mais ça arrive. Mais lorsque le type s'appelle Luparello et que c'est le parrain politique local, tout le monde s'affole. La Mafia, les politiques,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
3,72

sur 239 notes

michfred
  22 juillet 2019
En bon écrivain, Camilleri sait l'importance de la forme.
En bon flic, Montalbano sait qu'il faut se méfier de la forme.
Une mort accidentelle, c'est comme l'eau qui épouse la forme qui la contient. Autant de recipients, autant de formes.. On peut tout lui faire dire, même ce qu'elle n'est pas.
Alors,  quand deux géomètres au chômage devenus par nécessité  éboueurs du Bercail, un site industriel abandonné devenu point de rencontre de la pègre et de la prostitution, quand ces deux géomètres déclassés  découvrent le cadavre de l'ingénieur Luparello, homme d'influence et de pouvoir, en bien honteuse posture, Montalbano, malgré les experts qui concluent à une mort naturelle, malgré les pressions politiques, religieuses et hiérarchiques qui le pressent de fermer ce dossier scandaleux, traîne les pieds et "rousine" dans son coin.
À cause de la forme de l'eau.
 Et quand, fermant enfin  le dossier, au grand soulagement de tous, il  trouve une explication, comme Hercule Poirot, il l'expose à sa hiérarchie.  La voilà rassurée.
L'eau est rentrée au bocal sans faire de vagues.
C'est mal la connaître et surtout mal connaître Montalbano. 
Montalbano n'est pas- fort heureusement- Hercule Poirot.
Communiste, il est, Montalbano,-voilà que je me mets à parler comme ceux de Vigàta - la forme de l'eau sicilienne m'aurait-elle captée à son tour?-  lui qui préfère aller aider les chômeurs qui paralysent la gare plutôt que d'aller prêter main forte aux carabiniers.
Et pour habiller l'eau, il sait y faire, Montalbano.  Pour ça, il faut parfois jouer à Dieu le père  et forcer la main au destin.Un dieu de quatrième zone, mais un dieu quand même.
C'est  ce que lui fait remarquer la douce Livia, sa maîtresse quand Salvo - le beau prénom du commissaire-  lui livre, enfin, sur l'oreiller, le secret des formes de l'eau.
.
Le premier Montalbano de Camilleri.
Tout y est déjà : Montalbano, humain, ironique , indépendant et observateur;  l'indic' précieux, le fidèle acolyte du milieu-  l'inénarrable  Gegè- ,  les personnages du commissariat, les femmes de Montalbano, Livia, Anna et Ingrid. Une eau vive, jaillissante, celle du premier cercle .
Plus loin, l'eau est glauque, et a tout du marigot:  magouilles politico mafieuses, jeux de sexe, jeux d'argent, jeux de  pouvoir. Jeux de mort.
Et puis il y a l'eau mythique, la mer qui entoure Trinacra, le triangle  -  cette Sicile brûlée, volcanique, pleine de chaleur et de passions.
Et , prise dans ce triangle, il y a Vigàta,  petite ville parcourue de tensions, agitée de pulsions, frémissante de cancans- entourée de silence.
Et d'eau.
 
Encore elle,  trompeuse et polymorphe.
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Witchblade
  22 mars 2018
Je remercie Realita18 pour cette pioche (Février). Je pensais qu'il s'agirait d'une relecture car j'ai plusieurs Andrea Camilleri dans ma bibliothèque mais en définitive, celui-ci fait parti des quelques rares que je n'ai encore pas lu. J'avais découvert cet auteur avec un ami qui jetait une partie de sa bibliothèque pour cause de déménagement et pas la possibilité de l'amener ni de la donner avec les bouquins qu'elle contenait.
J'avais oublié le style très particulier de cet auteur avec ses phrases à rallonge et ses noms typiquement siciliens. J'apprécie beaucoup la série tv diffusée sur FR3 l'été. du coup, pour les dialogues, je les ai lu en y rajoutant l'accent sicilien. L'auteur a sa façon bien à lui de nous faire baigner dans l'atmosphère d'un petit village sicilien avec ses traditions pas toujours communes aux autres pays. Un vrai régal pour ma part !! Ce roman nous dévoile une enquête qui n'en est pas une pour ce cher commissaire qui voulait juste découvrir le fin mot de toute cette histoire qui avait éveillé sa curiosité, et la mienne. Tout commence pourtant par la banale mort naturelle d'un politique local dans un endroit insolite et qui ne correspond pas du tout à l'image que se donnait ce personnage. Une enquête toute simple en apparence et qui va se révéler plus compliquée que prévu après recherche d'indices et dénouement à la mode Hercule Poirot en version sicilienne.
Comme vous l'aurez compris, cette pioche a été une excellente lecture qui m'a permis de renouer avec ce cher commissaire Montalbano. Je trouve d'ailleurs dommage que cet auteur ne soit pas plus connu car il vaut le détour avec son atmosphère typiquement sicilienne et sa façon de résoudre les enquêtes. Si vous êtes amateurs de polars, je vous conseille très fortement de découvrir Andrea Camilleri et son commissaire Montalbano. Pour ma part, il me semble qu'il m'en reste encore quelques uns à lire ou à relire dans ma PAL.
Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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babel95
  03 mai 2015
La forme de l'eau, premier roman d'Andrea Camilleri mettant en scène le Commissaire Salvo Montalbano a été publié en Italie en 1994.
L'action se déroule à Vigàtà, dans les années 1990. Vigata, ville imaginaire de Sicile, est en fait Porto Empedocle, ville natale de Camilleri.
Sans emploi, deux jeunes géomètres au chômage, Pino Catalano et Saro Montaperto exercent le métier de « ramasse-poubelles » à Vigatà. En nettoyant le Bercail, terrain vague malfamé, qui sert de lieu de rencontres aux traffics en tous genres de Vigatà, Saro découvre un collier d'une grande valeur. Son fils est malade, et il ne peut faire face aux soins médicaux, il ne dit rien et empoche le collier. Quelques mètres plus loin, Pino et Saro découvrent à l'intérieur d'une automobile de luxe le cadavre de l'Ingénieur Luparello, personnalité politique en vue de la ville ; ils préviennent Maître Rizzo, avocat de renom, ami de Luparello qui ne paraît pas étonné, et leur demande de faire leur devoir – ce qui, pour eux, signifie contacter le Commissaire Montalbano.
Appelé sur les lieux,le Docteur Pasquano, médecin légiste est formel, il s'agit d'une mort naturelle, une crise cardiaque a emporté l'Ingénieur Luparello, alors qu'il se trouvait, en galante compagnie, dans le terrain vague… Montalbano a besoin d'informations plus précises…. Et l'informateur en question n'est autre que son ami d'enfance, Gegè, qui exerce entre autres activités celle de souteneur au Bercail. Gegè rapporte le témoignage de deux de ses protégées, qui ont vu la voiture de l'Ingénieur Luparello arriver, se garer, et en sortir une jeune femme qui s'est rapidement éloignée … il explique également à Montalbano qu'un collier d'une grande valeur semble avoir été perdu au Bercail… les prêteurs sur gages sont en alerte….
Montalbano rencontre la Signora Luparello, qui pense que son mari a été attiré dans un guet-apens et qu'il est mort d'une crise cardiaque. Elle est persuadée que tout n'est qu'une mise en scène réalisée par les ennemis politiques de son mari, destinée à le discréditer. Il ne faut pas s'arrêter à la forme qu'ils ont fait prendre à l'eau », ajoute-t-elle, expliquant à Montalbano que l'eau, par définition, n'a pas de forme …. L'Ingénieur Luparello disposait d'une maison discrète pour ses rendez-vous, pourquoi se serait-il rendu au Bercail, au risque de se faire reconnaître ?
Et l'enquête progresse, on apprend que le collier est celui d' Ingrid Sjostrom, belle-fille du Docteur Angelo Cardamone, opposant politique à l'ingenieur Luparello… tout désigne la jeune suédoise comme la coupable idéale… mais pourquoi ? là encore, Montalbano se méfie de la forme de l'eau….
L'enquête s'accélère…. Et trouve son dénouement tragique, alors que Montalbano est parti à Gênes retrouver Livia sa fiancée.
Mais Montalbano a toujours été à la manoeuvre, jouant, comme le dit Livia sa fiancée, "le rôle d'un dieu de quatrième ordre, mais d'un dieu qui tombe juste" plaçant l'arme du crime au bon endroit, cachant les preuves voulant incriminer Ingrid, permettant au géomètre de faire soigner son fils en négociant avec le propriétaire du collier....

La forme de l'eau… premier roman dans lequel nous faisons connaissance avec le Commissaire Montalbano. Comme le dit Pino "le commissaire, au contraire, était de Catagne, il s'appelait Salvo Montalbano, et quand il voulait comprendre quelque chose, il comprenait".
Ce roman peut paraître un peu déroutant au premier abord ; les personnages, le langage, tout semble peut être un peu trop "exotique", et à la fois trop simple, un roman policier comme les autres, sans grande épaisseur ?
Ce serait, selon moi, mal connaître Camilleri… dans La forme de l'eau, on trouve déjà, ébauchés, des aspects chers à l'auteur qui vont prendre tout leur sens au fur et à mesure de la parution des autres romans.
Le personnage de Montalbano est esquissé, mais on ressent déjà son humour, son sens de la dérision, son humanité, son aspect proprement "sicilien". Les personnages féminins, Livia et Ingrid sont déjà présents. du commissariat, on rencontre Mimi et Fazio, bien campés dans leur rôle.
Vigàta, ou Porto Empedocle, la Sicile, la sècheresse de ses paysages, sa beauté, ses paradoxes, ses magouilles politiques, constitue tout un ensemble mis en valeur par le langage propre à Camilleri ; toutes les nuances sont respectées grâce à la traduction de Serge Quadruppani.
Il s'agit d'une toute première plongée dans l'univers de Camilleri.... une rencontre avec un Commissaire hors du commun, incarné à l'écran par l'acteur Luca Zingaretti…





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badpx
  07 juin 2018
Pour moi cette lecture est la découverte d'un auteur. Je me suis lancée dans cette lecture sans aucun apriori, juste en sachant que l'auteur Sicilien, aimait à faire partager sa Sicile, de quelqu'un qui vient de là et qui en connaît les codes.
La préface du traducteur, m'a un peu inquiété, car j'y ai appris, que le texte original n'est pas écrit en Italien, mais en Sicilien.... Compréhensible par les Italiens, certes, mais avec des tournures de phrases ou des expressions qui ne sont usités que sur l'île. Je me demandais ce que cela pouvait produire une fois traduit en Français.
Le récit qui n'est en fait qu'un prétexte, à un voyage en Sicile ; voyage à la découverte des "us et coutumes" locales en matière de politique ou justice. C'est peut-être aussi un petit voyage gastronomique, j'ai trouvé qu'il y était souvent question de nourriture.
Mais très clairement, l'enquête n'est pas le sujet principal. On y suit ce commissaire un peu particulier. L'explication des évènements sur lesquels il enquête est révélée un peu à la méthode Agatha Christie, dans le dernier chapitre, mais sans la consistance de la reine du roman policier.
C'est donc pour moi une demi déception, quand je lis un roman policier, j'aime que ce soit l'enquête le coeur du récit. Mais je reconnais que j'ai aussi apprécié de découvrir le "folklore" Sicilien : un monde à part.
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MELANYA
  30 juin 2021
Pour changer un peu d'horizon, j'ai choisi un écrivain italien, Andrea Camilleri et son livre « La forme de l'eau » (Éditions Pocket), un roman policier, le premier d'une série avec le commissaire Salvo Montalbano, d'une bourgade fictive de Vigàta (Sicile orientale) - en fait Porto Empedocle).
Concernant Andrea Camilleri, il a été, non seulement écrivain, mais aussi metteur en scène. de renommée internationale, surtout grâce au fameux commissaire Montalbano, il a été traduit en au moins trente langues et ses nombreux livres se sont vendus, ne serait-ce qu'en Italie, à vingt-six millions exemplaires mais à l'heure actuelle, ce chiffre a certainement augmenté. de plus, il est « entré » dans la « Pleiade » italienne….
« Notre » cher commissaire Montalbano se montre intègre – il méprise les arrangements politiques – il est amateur de bonne cuisine – c'est un amoureux de son pays avec sa langue chantante que l'on ressent tout au long de la lecture.
La « Préface » de Serge Quadruppani, nous indique quelques ingrédients...
Pour citer quelques personnages, à part Montalbano, on trouve Gegè (ami fidèle) – Livia – Anna – Ingrid…, les autres viendront à la suite.
Quant à l'intrigue, on voit Pino Catalano et Saro Montaperto, qui, pour gagner leur croûte, sont des « ramasse - poubelles ». Or, un jour, dans un terrain vague surnommé « le Bercail », où se rencontrent divers trafiquants de drogue, Saro trouve un magnifique collier. Cruel dilemme, le fils de Saro est très malade et les soins médicaux sont difficiles à assumer... Ce n'est pas tout car, un peu plus loin, les deux amis trouvent le corps sans vie de Luparello (un grand personnage politique de la ville), à l'intérieur d'un véhicule de luxe. Ils préviennent alors Maître Rizzo (avocat et ami de Luparello) et ce qui est étonnant…. c'est qu'il n'a pas l'air étonné !!
Le commissaire Montalbano est alors contacté pour enquêter. Pour cela, il va voir la Signora Luparello qui suppose que son mari est décédé d'une crise cardiaque et que le reste est une mise en scène effectuée par des ennemis politiques. Elle ajoute qu'il ne faut pas prêter attention à « la forme donnée à l'eau » car tout le monde sait que « l'eau n'a pas de forme « :
« Et cela ne signifie qu'une chose :
- Laquelle ? Lança le commissaire, impressionnée par ce lucide et impitoyable examen, mené sans verser une larme, comme si le mort fût une vague connaissance.
- Je vous le répète, c'est un acte criminel contre l'image de mon mari, à demi réussi. Ils voulaient un porc à donner en pâture aux porcs à un moment quelconque. (…)
- Cela, c'est à vous de le découvrir, si vous en avez envie. A moins que vous ne vous arrêtiez à la forme qu'ils ont fait prendre à l'eau.
- Je ne comprends pas, excusez-moi…
- J'avais un ami, fils de paysan, plus jeune que moi. Moi, j'avais une dizaine d'années. Un jour, je vis que mon ami avait mis sur le bord d'un puits une écuelle, une tasse, une théière, une boîte à lait carrée, toutes pleines à ras bord, et qu'il les observait attentivement. « Qu'est-ce-que tu fais, je lui demandai. Et lui, à son tour, me posa une question : « Quelle est la forme de l'eau ? Mais l'eau n'a pas de forme ! Dis-je en riant. Elle prend la forme qu'on lui donne. »
Au cours de l'enquête, on découvre que le fameux collier appartient à une certaine Ingrid Sjostrom, (belle-fille du docteur Angelo Cardamome, un ennemi politique de Luparello)…. Ingrid pourrait être la coupable mais la question est de savoir quel aurait été son motif.
Notre Montalbano lui, se méfie de « La forme de l'eau »…. L'enquête se poursuit et se termine tragiquement. On se doute du dénouement, assez avant la fin du livre, donc pas de grandes surprises mais pas un mauvais roman policier. I
Il nous fait faire la connaissance de ce personnage qui deviendra récurrent chez Andrea Camilleri – un personnage que l'on appréciera – et au final, une bonne lecture pour se détendre, au milieu de l'eau, la mer, l'atmosphère sicilienne….
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   13 avril 2018
- Montre-moi ton permis de séjour.
Comme sous l'effet de la frayeur, la femme laissa tomber la serviette, levant les mains pour se couvrir les yeux. Longues jambes, taille étroite, ventre plat, seins hauts et fermes, une vraie femme comme celles qui se voyaient dans les publicités à la télévision. Au bout d'un instant, devant l'attente immobile de Fatma, Montalbano se rendit compte qu'il ne s'agissait pas de peur, mais d'une tentative pour trouver le plus évident et le plus pratique des arrangements entre un homme et une femme.
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babel95babel95   03 mai 2015
- Et cela ne signifie qu'une chose;
- Laquelle ? lança le commissaire, impressionné par ce lucide et impitoyable examen, mené sans verser une larme, comme si le mort fût une vague connaissance.
- .. Je vous le répète, c'est un acte criminel contre l'image de mon mari, à demi réussi. Ils voulaient en faire un porc à donner en pâture aux porcs à un moment quelconque. S'il n'était pas mort, c'était mieux, avec ce qu'ils avaient sur lui, il aurait fait ce qu'ils voulaient. Mais le plan a en partie réussi : tous les hommes de mon mari ont été exclus du nouveau directoire. Seul Rizzo s'en est tiré, il a même progressé.
- Comment est-ce possible ?
- Cela, c'est à vous de le découvrir, si vous en avez envie. A moins que vous ne vous arrêtiez à la forme qu'ils ont fait prendre à l'eau.
- Je ne comprends pas, excusez-moi.....
- J'avais un ami, fils de paysan, plus jeune que moi. Moi, j'avais une dizaine d'années. Un jour, je vis que mon ami avait mis sur le bord d'un puits une écuelle, une tasse, une théière, une boîte à lait carrée, toutes pleines d'eau à ras bord, et qu'il les observait attentivement. "Qu'est-ce-que tu fais", je lui demandai. Et lui, à son tour, me posa une question : "Quelle est la forme de l'eau ? Mais l'eau n'a pas de forme ! dis-je en riant. Elle prend la forme qu'on lui donne".
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WitchbladeWitchblade   11 avril 2018
Ils se mirent en route dans la direction du village, et du commissariat. Aller chez les carabiniers, ça ne leur était même pas passé par l'antichambre du cerveau, ils étaient commandés par un lieutenant milanais. Le commissaire, au contraire, était de Catagne, il s'appelait Salvo Montalbano, et quand il voulait comprendre quelque chose, il comprenait.
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WitchbladeWitchblade   22 avril 2018
- Dis-moi la vérité, Fazio : on lui avait crevé les pneus ?
- Oui.
- Et Gallo a pas reluqué avant, comme je vous ai recommandé mille fois de le faire ? Vous voulez le comprendre, oui ou non, que nous crever les pneus, c'est le sport national de ce putain de pays ?
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michfredmichfred   22 juillet 2019
- Tu le savais que dans cette maison, il y avait un pistolet?
- Oui.
- Et tu l'as laissé là?
- Oui.
- Tu t'es fait monter en grade tout seul, hein? demanda Livia après avoir observé un long silence. Du grade de commissaire à celui de Dieu, un dieu de quatrième ordre, mais un dieu.
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Vidéo de Andrea Camilleri
Certains personnages ont la vie dure, traversant les années comme si auteurs et lecteurs ne pouvaient pas les quitter. Harry bosch, le fameux détective de L.A., est de ceux-là, créé en 1992 par Michael Connelly. Deux ans plus tard, Andrea Camilleri donnait naissance à son fameux commissaire sicilien Montalbano. Que deviennent-ils ? Leurs nouvelles aventures, qui viennent de paraître, valent-elles encore le coup ? Quant à Don Winslow, l'auteur de la fameuse trilogie La griffe du chien, il publie un recueil de six novellas dont deux remettent en scène les héros de ses plus anciens romans. Alors ? On a lu, on vous dit tout.
Incendie nocturne de Michael Connelly, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Robert Pépin, éd. Calmann-Lévy. Le manège des erreurs d'Andrea Camilleri, traduit de l'italien (Sicile) par Serge Quadruppani, éd. Fleuve noir. Le prix de la vengeance de Don Winslow, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet, éd. Harper Collins. Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤36Abonnez-vous20¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
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la vie et les polars d'Andrea Camilleri

Andrea Camilleri est né en Sicile en 1925. Il s'est mis au polar sur le tard, avec un très grand succès. C'était en :

1985
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