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ISBN : 2253111996
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 359 notes)
Résumé :
Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage. Sandra est enquêtrice pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s'empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle. Quel est l'être maléfique qui ne tue que de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  22 septembre 2015
En l'espace de quelques romans, Donato Carrisi s'est forgé une carrière admirable, devenant une star internationale du thriller bien au delà des frontières de son Italie natale. Ce nouveau roman ne fera qu'asseoir davantage son statut.
Combien d'auteurs peuvent se targuer d'avoir à leur catalogue plusieurs personnages récurrents inoubliables ? Dans ce genre littéraire, ils se comptent sur les doigts d'une main. En parallèle à sa série démarrée avec le chuchoteur, ce nouveau roman permet de retrouver deux des personnages rencontrés dans le tribunal des âmes.
Premier constat, aucun besoin d'avoir lu le précédent opus pour profiter de ce Malefico. Carrisi a fait un sacré boulot pour contenter les nouveaux lecteurs autant que les habitués. Deuxième constat, alors que j'avais eu quelques réserves avec le précédent volet, celui-ci emporte mon engouement total, que dis-je mon enthousiasme !
Malefico est un thriller très haut de gamme. Une intrigue d'une profondeur étonnante, une narration parfaitement maîtrisée, des retournements de situations inimaginables et des personnages qui ont une vraie épaisseur. Incredibile !
Pensez-donc : les deux personnages principaux sont Marcus, prêtre du Vatican, qui a pour fonction de déceler le mal et dont le métier se rapproche d'un profiler ; et Sandra, enquêtrice photo au sein de la police. Deux profils atypiques pour une histoire qui l'est tout autant.
Le mal ronge Rome de l'intérieur, jusqu'à ses institutions les plus immuables. A travers une intrigue époustouflante, richement documentée, Donato Carrisi nous plonge dans un récit particulièrement sombre (à l'image de son titre français et du titre original qui peut se traduire par « le chasseur des ténèbres »).
On pourrait penser que tout a déjà été rabâché sur le concept du mal. Ce serait méconnaître le talent hors-normes de l'auteur italien qui apporte ici un éclairage inédit et une originalité qui fait sortir ce roman du lot. le bagage de l'écrivain n'y est pas étranger, avec sa spécialisation en criminologie. Des compétences qui changent tout en terme de crédibilité de l'histoire et de ses personnages, c'est criant.
Un récit trouble, d'autant plus qu'il est basé sur nombre de faits réels, entre visite d'une ville de Rome loin des clichés touristiques et révélations fracassantes sur certaines de ses institutions. A la fois proche des traditions, résolument moderne et franchement iconoclaste.
Le roman est une vrai réflexion sur la nature humaine, d'une intensité rare, superbement écrit. Et que dire du final (en cascade), impossible à anticiper et diablement surprenant. le genre de fin qui vous fait ouvrir de grands yeux, entre effarement et admiration.
Clairement l'un des meilleurs Donato Carrisi. Malefico ? Magnifico !
4,5/5

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belette2911
  19 août 2018
Malefico et Diabolo sont dans un bois où deux amoureux se bécotent sur les sièges de le voiture avant de passer à la vitesse supérieure.
Diabolo s'en va, qui reste-t-il ? Melefico ! Et dites adieu au gentil couple d'amoureux qui voulait s'envoyer en l'air dans un petit coin tranquille. Z'avaient qu'a aller dans un hôtel, na !
Un polar avec des relents ésotériques, cela faisait longtemps…
Avant d'aller plus loin, on va mettre de côté le Da Vinci Code et son auteur car ici, nous allons voler (prier ?) bien plus haut que ça, avoir plus de profondeur et de réalisme dans les personnages et éviter de coller une filiation à Pierre, Paul, Jacques, Jésus… Ésotérique certes, mais du haut de gamme.
Tout en respectant les codes du thriller afin de rendre ses lecteurs addict, l'auteur arrive tout de même à proposer autre chose que l'habituelle soupe, nous servant des personnages marquants, une intrigue qui tient la route, qui sent le souffre tout en restant dans notre monde à nous et en nous balançant quelques changements de plats qui ont ravi mes papilles littéraires.
Attention, c'est sombre ! Violent, aussi… Et on se pose des tas de questions sur la finalité de ces meurtres, sur leur mobile, sur l'assassin, sur son modus operandi (il est horrible), sur les complicités, et ce ne sera que petit à petit que l'auteur dévoilera son jeu, tout en se réservant quelques gros atouts dans sa manche.
Le final m'a fait poser le livre sur la table afin de mieux le digérer, afin de pouvoir y réfléchir, pour l'assimiler, l'avaler…. Parce que oui, c'est fort de café tout en restant dans une réalité banale mais horrible.
Comme quoi, on peut encore écrire des thriller sur le Mal, le Bien, le Vatican, l'Église et les tueurs en série tout en se renouvelant, tout en proposant une intrigue convaincante, basée sur certains faits réels, des lieux existants dans la Ville Éternelle, avec des meurtres un peu gore mais sans voyeurisme, avec des complicité mais sans complot international et proposer un récit addictif sans pour autant sortir les effets spéciaux et la pyrotechnie.
Allumer le feu (oui), pour faire danser les diables et les dieux (en effet), mais en restant dans le réel et sans entrer dans la science-fiction de bas étage comme il aurait été facile de faire.
Mais Carrisi n'a pas fait dans la facilité et, une fois de plus, il me subjugue, me conquiert, me séduit et prend place dans mon panthéon des auteurs que j'apprécie.
Quoique, vu ses écrits, il devrait entrer dans mon pandémonium !

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ladesiderienne
  31 mai 2017
Ma découverte de Donato Carrisi ne se déroule pas comme prévue. Après la surprise très positive de son premier roman "Le chuchoteur", j'avais trouvé "L'écorchée" plutôt moyen et voilà que je frôle pratiquement la déception avec "Malefico". Ma critique va sans doute faire tâche au milieu de tous les avis généralement positifs.
Pour commencer, j'adresse un message aux éditeurs. Par respect pour le lecteur, ce serait bien de signaler dans la quatrième de couverture d'un livre, qu'il est la suite d'un autre. Ici en l'occurrence, ce roman est la suite du "Tribunal des âmes" (que je n'ai pas lu) et aucune mention n'est inscrite. Je sais que je me répète, mais j'ai horreur de prendre le train en marche. Personnellement, cela me gêne énormément. Dés le début de "Malefico", je n'ai pas accroché à l'histoire en découvrant que les deux héros Marcus et Sandra avaient déjà un passé commun. Les flashbacks que l'auteur se sent obligé de faire pour ceux qui comme moi n'ont pas lu le premier opus, cassent le rythme de l'intrigue. J'adore les thrillers ésotérique, mais là, je n'ai pas cru un instant aux pouvoirs extraordinaires de ce prêtre pénitencier (mais peut-être sont-ils d'origine divine ?). J'aurais aimé aussi en savoir un peu plus sur l'origine de son amnésie.
La trame de fond est pourtant intéressante et l'idée que l'Église protègerait le Mal pour augmenter le nombre de croyants ("le mal amplifie la foi") est assez jubilatoire à mes yeux... mais je ne sais pas si la faute incombe à l'auteur ou au traducteur, le style est lourd, l'histoire complexe. Les personnages sont nombreux, les évènements disparates, beaucoup de scènes se répètent. Si on ajoute à cela mon manque de concentration, vous ne serez pas étonné de savoir que je n'ai pas réussi le puzzle de la fin qui m'aurait permis de tout remettre dans l'ordre.
Même si j'ai aimé les quelques découvertes que j'ai faites sur les prêtres pénitenciers et sur les secrets du Vatican, c'est l'ennui qui a prédominé dans cette lecture à laquelle j'accorde péniblement un 8/20.
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Killing79
  05 octobre 2016
Donato Carrisi est devenu en trois livres, un de mes auteurs de thrillers favoris. A chaque nouvel opus, je trouve qu'il apporte une originalité, une façon bien à lui de traiter le sujet, en dehors des sentiers battus. Il se différencie des spécialistes du genre en modifiant les codes.
Donc lorsque j'ai eu l'occasion de lire celui-ci, je ne me suis pas fait prier. Je n'avais pas lu « le tribunal des âmes », le précédent, mais ce n'est pas vraiment pénalisant, car il peut se lire indépendamment.
Donato Carrisi utilise ce qui fait sa grande force et nous met une nouvelle fois en présence de personnages charismatiques. Sandra et Marcus sont des protagonistes si atypiques qu'ils en deviennent marquants. Petit à petit, des informations sur leur passé sont distillées, ce qui permet d'étoffer leurs vécus personnels et de nous les rendre encore plus attachants. On est alors entrainé mécaniquement dans leurs aventures.
Cette fois-ci, Donato Carrisi s'attaque à une histoire ésotérique au coeur de Rome. On découvre ainsi différemment des hauts lieux de la capitale italienne. On ouvre des portes secrètes, on entre dans des endroits interdits et on tire le fil d'une machination diabolique.
Comme à son habitude, tout est parfaitement ficelé. L'écriture est fluide et le scénario bien huilé, pour nous garder sous tension. Même si certains événements sont un peu tirés par les cheveux, ce thriller se révèle d'une grande efficacité.
L'auteur italien semble avoir créé un cycle sur le Mal et ses disciples que je vais suivre avec plaisir. J'ai parfois senti que les éléments du « Tribunal des âmes » me manquaient pour appréhender au mieux les héros de ce roman. J'ai trouvé aussi que l'histoire était un poil plus classique que la série « le chuchoteur ». Ce ne sera donc pas un coup de coeur pour moi mais je ressors tout de même enthousiasmé par un nouveau très bon Carrisi.
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livreclem
  23 septembre 2015
Ca y est le nouveau Carrisi est arrivé, et quel régal !!!
D'une main de mettre, il nous mène par le bout du nez dans cette nouvelle enquête avec le meurtre de couple et l'étrange mis en scène du tueur en série. On y retrouve le pénitencier Marcus croisé dans le Tribunal des âmes.
très prenant et très noir. Avec pour toile de fond Rome et l'église.
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Citations et extraits (147) Voir plus Ajouter une citation
IneacrokIneacrok   26 janvier 2017
"Quand on se consacre aux mots, on ne peut être touché par l'horreur du monde." pg. 75

"-Non, la vraie question est: Du bon peut-il naître du mauvais?
Clemente sembla satisfait de la réponse.
-Bien et mal ne sont jamais de catégories définies. Il est souvent nécessaire de décider ce qui est l'un et ce qui est l'autre. Le jugement dépend de nous. " pg.201

"Pour capturer un être mauvais, il faut comprendre comment il aime." pg.201

"Le bien et le mal sont notre baromètre de jugement. Mais est-ce suffisant?" pg. 305

"Le mal est en chaque chose, mais souvent nous n'arrivons pas à le voir, avait ajouté Clemente. Les anomalies sont le signe quasi imperceptible de sa présence. A la différence des autres, tu seras en mesure de les identifier. Rappelle-toi, Marcus : le mal n'est pas une idée abstraite. Le mal est une dimension." pg.307

"Rien n'est éternel. J'ai appris une chose, c'est que nos actions ne dépendent pas de notre capacité à projeter ou imaginer l'avenir. Elles ne sont dictées que par ce que nous sentons, ici et à cet instant". pg.344

"Regardez autour de vous, observez cet endroit. Le Colisée était un lieu de mort violente : les gens devraient fuir devant ce spectacle, mais ils participent, comme à une fête. Nos prédécesseurs étaient-ils des monstres? Pensez-vous qu'au fil des siècles la nature humaine ait changé?Les gens suivent à la télévision l'affaire du Monstre de Rome avec la même curiosité morbide, comme si c'était du cirque.
Sandra dut admettre que le parallèle n'était pas totalement erroné.
-Jules César a été un conquérant sanguinaire, pas moins que Hitler. Mais les touristes achètent des tee-shirts à son effigie. Un jour, dans quelques millénaires, feront-ils de même avec le Fuhrer? La vérité est que nous regardons avec indulgence les péchés du passé et que les petites familles viennent au Colisée se faire photographier, souriantes, là où régnaient la mort et la cruauté." p. 384

"Parce que depuis toujours les guerres sont des véhicules du progrès : on détruit pour mieux reconstruire. On essaye de se perfectionner dans tous les domaines pour dépasser les autres, pour les soumettre. Et pour ne pas être soumis." p. 384

"Chaque réligion du monde pense détenir la "vérité absolue", même si celle-ci est souvent en conflit avec celle des autres. Personne ne s'occupe de chercher une vérité partagée, chacun campe ses convictions. Vous ne trouvez pas absurde qu'il n'y ait qu'un seul dieu? Pourquoi, dans ce cas, serait-ce différent pour les satanistes? Ils ne pensent pas être dans l'erreur, ils n'ont pas idée que ce qu'ils font est mal. Ils justifient la mort violente exactement comme quand on mène une guerre pour la foi. Les chrétiens aussi ont combattu les croisés et les musulmans célèbrent encore la guerre sainte." p. 384

"Justifier? Que veut dire ce mot? Un aveugle de naissance ne sait pas ce que voir veut dire, aussi il ne sait pas qu'il est aveugle. De même qu'un homme qui ne connaît pas le bien ne sait pas qu'il est mauvais." p. 426

"Le jugement ne portait pas sur le péché en soi mais sur l'âme du pécheur." p.480

"Erriaga considérait que le sacrement de la confession était un des ratés du catholicisme. Un bon lavage de conscience périodique et le tour est joué." p. 484

"...ils soutenaient quelque chose qui était déjà évident dans les Saintes Ecritures, à savoir que sans l'apôtre traître il n'y aurait pas eu le martyre du Christ, et sans martyre il n'y aurait pas eu de christianisme. Judas -le mal- a été essentiel. ....
......parle-leur du bien, ils t'ignoreront. Montre-leur le mal, ils t'écouteront......
......sans le mal, les hommes n'auraient pas besoin de l'Eglise. Et chaque guerre, à la fin, compte ses victimes....." p497-498
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CindolCindol   26 septembre 2016
Le catholicisme était la seule religion qui prévoyaient le sacrement de la confession : les hommes racontaient leurs péchés à un prêtre pour recevoir son pardon en échange. Parfois, pourtant, la faute était tellement grave que celui-ci ne pouvait donner l'absolution. Cela arrivait pour les "péchés mortels", c'est à dire relevant d'une "matière grave" et commis avec "conscience et consensus délibéré".
Cela concernait l'homicide, mais incluait aussi la trahison de l’Église et de la foi.
Dans ces cas-là, la prêtre écrivait la confession et la transmettait à une autorité supérieure : un collège de hauts prélats qui, à Rome, était appelé à juger ces sujets.
Le Tribunal des âmes.
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ladesiderienneladesiderienne   29 mai 2017
Rome avait été fondé sur un assassinat.
Selon la légende, Romulus avait tué son frère Remus, conférant son propre nom à la ville et en devenant le premier roi.
Mais cela n'était que le premier d'une longue série de faits de sang. L'épopée de la Ville éternelle était constellée d'homicides, et il était souvent difficile de distinguer le mythe des événements historiques. On pouvait toutefois affirmer que la grandeur de Rome avait été entretenue par le sang. Un œuvre à laquelle, au fil des siècles, avait largement contribué la papauté.
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ladesiderienneladesiderienne   30 mai 2017
- Quand tu observeras une scène de crime, une où aura été versé du sang innocent, tu ne pourras pas t'arrêter seulement sur le "qui" et que le "pourquoi". Tu devras imaginer l'auteur du crime dans le passé qui l'a amené jusque là, sans oublier ceux qui l'aiment ou l'ont aimé. Tu devras te l'imaginer en train de rire et pleurer, quand il est heureux ou triste. Enfant, dans les bras de sa mère. Et adulte, tandis qu'il fait ses courses ou prend le bus, pendant qu'il dort et qu'il mange. Et pendant qu'il aime. Parce qu'il n'y a pas d'homme, même le plus terrible, qui n'éprouve ce sentiment.
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ladesiderienneladesiderienne   31 mai 2017
Il ne ressentait aucune pitié pour les pénitents. Ces hommes se confessaient uniquement pour poursuivre leur vie sans être dérangés. Ils étaient lâches parce qu'ils évitaient ainsi de se confronter ouvertement à la loi. En plus, nombre d'entre eux obtenaient le pardon et reprenaient leur vie comme si de rien n'était.
Erriaga considérait que le sacrement de la confession était un des ratés du catholicisme. Un bon lavage de conscience périodique et le tour est joué.
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Videos de Donato Carrisi (57) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donato Carrisi
Après avoir fait son premier passage derrière la caméra en réalisant l'adaptation de son propre roman "La Fille dans le brouillard" avec Toni Servillo et Jean Reno, Donato Carrisi était de retour en librairie cet automne avec L'Égarée (Calmann-Lévy), qui nous replonge dans l'atmosphère des son premier best-seller, le Chuchoteur. le maestro du thriller italien est passé nous voir à cette occasion pour nous parler de ce récit qui plonge son lecteur dans un labyrinthe mental et littéraire implacable.
****** Quelle a été votre première idée pour ce nouveau roman ? - J'ai eu cette idée sous la douche après une journée de tournage. Je venais de terminer une scène avec Toni Servillo et Jean Reno de "La Fille dans le brouillard". J'étais dans mon hôtel au milieu des montagnes à 4h du matin. Ça a été une illumination et quand une idée arrive il faut la retranscrire immédiatement de peur qu?elle s?échappe d?un moment à l?autre J?ai donc commencé à écrire ce roman sur le tournage c?est pour ça que c?est mon roman le plus cinématographique. L?idée première c?est celle du labyrinthe Je suis claustrophobe, j?ai peur de me perdre dans des lieux fermés Le labyrinthe était parfait pour décrire cette peur qui est en moi et la transmettre au lecteur. Ce roman est un labyrinthe : vous vous décidez si vous y entrez et moi je décide si et quand je vous fais sortir. Mais une fois que vous êtes sorti, il n?est pas dit que vous serez seul parce que quelque chose pourrait vous suivre depuis ce labyrinthe.
D'où vous vient cette claustrophobie ? Petit je me suis perdu dans un grand bâtiment abandonné.Et à un moment, je n?ai plus entendu les voix de ceux qui étaient avec moi. Il n?y avait plus que moi et le silence. Tout avait disparu, il ne restait plus que les battements de mon c?ur. Et cette peur m?a marqué pour le restant de ma vie.
Comment avez-vous créé les personnages de ce roman ? Ce livre est particulier parce qu?il a l?air différent de tous les autres, hors du cadre de la série, mais en fait c?est un roman qui se rattache à des éléments que les lecteurs connaissent. Le Chuchoteur est toujours là caché. Et j?ai beaucoup misé sur la fin qui devait être surprenante pour le lecteur. Ce n?est pas un hasard si la première chose qui vient à l?esprit quand on écrit un thriller, c?est justement la fin. Et cette fin rappelait beaucoup l?atmosphère du Chuchoteur. J?ai construit l?histoire à l?envers, en partant de la fin et soudain les autres personnages sont apparus. Mais l?obscurité et la peur, ça, c?est le Chuchoteur.
Quelle est l'intrigue qui se noue autour des personnages ? Moi, j?ai toujours été plus attaché aux disparitions qu?aux homicides. Parce qu?à la différence des homicides, pendant les disparitions, les victimes présumées ont un rôle bien plus important. Au début du roman, une jeune fille, Samantha Andretti, disparaît, mais la nouveauté à mon sens, c?est que justement, au chapitre 2, elle réapparaît. Mais elle, elle a oublié que tant de temps a passé, ce n?est plus une adolescente, c?est maintenant une femme. Elle se réveille dans une chambre d?hôpital et elle découvre qu?elle a été enlevée. Et désormais, elle est sauve. À côté d?elle il y a un profiler, le Dr Green, qui est contraint de lui expliquer que beaucoup d?années ont passé, qu?un homme l?a enlevée, gardée prisonnière, droguée et que c?est pour ça qu?elle ne se rappelle pas. Mais il la rassure, il lui dit : on va le trouver, on va l?attraper ensemble. Mais la chasse n?aura pas lieu dehors, elle aura lieu dans cette chambre, et plus précisément dans ta tête, dans ton esprit, parce que lui, il est toujours là dans ton esprit et il ne peut pas s?en échapper.
Vous êtes-vous inspiré de faits réels ? L?inspiration part toujours de faits réels. J?ai des archives énormes de coupures de journaux, accumulées au fil des ans. Là, je pense à un article qui relatait la réapparition d'une jeune fille après plusieurs années. Il y avait quelque chose qui m'intriguait dans l'article mais je ne savais pas quoi. Je l'ai compris des années plus tard. C'est parce que la jeune fille avait conservé une mémoire constante de toutes les années où elle avait été captive. Et n?ayant plus de relations avec sa famille, le monde etc, elle avait développé une relation très particulière avec ses cheveux. caresser ses propres cheveux lui donnait l?illusion que quelqu?un était en train de s?
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