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Michel Le Houbie (Autre)
ISBN : 2253031925
Éditeur : Le Livre de Poche (15/03/2003)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 220 notes)
Résumé :
1940.
Tommy et Tuppence Beresford - as du contre-espionnage durant la Grande Guerre - se lamentent qu'on refuse de mettre à profit leurs compétences. Trop vieux ! Ils ont dépassé la quarantaine... C'est à ce moment qu'un officier du 2e bureau propose une mission à Tommy : débusquer un agent nazi, installé dans une paisible station balnéaire. Bien entendu, Tommy accepte, sans toutefois révéler à sa femme pourquoi il s'absente.
Tuppence, fine mouche, par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Neneve
  12 août 2019
Christie nous amène cette fois-ci en pleine époque de la 2e guerre mondiale et met en scène un couple que j'apprécie : les Beresford. Ce livre, en plus d'être un bon livre d'espionnage, nous parle d'une Angleterre ravagée par la guerre... Comme un instantané, un portrait du quotidien qu'était la vie à ce temps si dur de l'Histoire. Ce que j'ai apprécié, c'est que ce n'est pas seulement le couple qui porte l'histoire à bout de bras, mais le moment choisi par Christie pour planter son décor... Mais bon, il y a quand même la touche d'humour du couple, et leur créativité à se créer de fausses identités... Bref, un roman qui fait amplement le job et qui nous fait passer un bon moment de lecture.
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lilyrose87
  15 octobre 2013
Trois raisons pour lire ce livre :
- 1) Personnages : le couple Beresford, certes plus vieux que dans Mr Brown mais toujours aussi performant!
- 2) Mission : retrouver et arrêter deux agents anglais pro Allemands. Nom de code : N ou M. L'histoire se passe au début de la Seconde Guerre Mondiale (un petit clin d'oeil à Mr Brown qui se passait pendant la Première).
- 3) : Problème : il n'y a que deux indices. N est un homme, M une femme et ils se trouvent dans une auberge au bord de la mer
Et si ces trois raisons ne vous suffisent pas, voici un petit bonus :
- Suspects : la patronne de l'auberge, femme mystérieuse et un brin flippante. M? 8/10
sa fille, tout aussi mystérieuse, très jolie mais amoureuse d'un Allemand. M? 7/10
l'Allemand justement, immigré, scientifique...N? 9/10
une femme avec son enfant, envoyées par le père pour les protéger des bombardements de Londres.M? 1/10
une Irlandaise très inquiétante et très observatrice. M? 7/10
un couple d'Anglais typique, l'homme est hyponcondriaque, la femme entièrement dévouée à son mari. N et M? 0/10...N ou M? 2/10
un militaire Anglais détestant les Allemands. N? 2/10
Wait a minute...nous sommes dans un Agatha Christie!!! Donc rien n'est simple, les apparences sont trompeuses blablabla!
Sérieusement, les Beresford vont avoir beaucoup de mal à discerner le vrai du faux...mais beaucoup moins de mal que moi visiblement!
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Hindy
  20 décembre 2010
Agatha Christie se plonge dans les affres de la seconde Guerre Mondiale. Une époque où a cinquième colonne donnait des frissons à l'Angleterre en guerre.
Un livre d'espionnage certes mais aussi un témoignage sur ce que fut le quotidien d'une Angleterre meurtri par la guerre et des combats qu'elle menaient avec courage.
Le suspens est haletant, l'on retrouve avec bonheur Tommy et Tuppence face au nazisme.
Un livre brillant trop méconnu !
A lire : Pour les amoureux de A C, pour les amoureux des livres d'espionnages, pour le témoignage... A lire
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DocteurVeggie
  15 avril 2017
Voici la deuxième histoire mettant en scène Tommy et Tuppence Beresford. Ici à la suite de Mr Brown, Agatha Christie nous plonge encore une fois dans le roman d'espionnage. Contrairement aux autres histoires de Tommy et Tuppence, j'ai eu plus de mal à accrocher à l'histoire, mais j'admire la créativité des deux détectives-aventuriers à se créer de fausses identités pour entrer incognito dans une pension de famille. Une histoire à lire, en été, si vous passez vos vacances dans une résidence de belle famille. Qui sait ! Vos voisins seront peut-être d'anciens espions à démasquer.
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nico6358
  29 août 2015
Encore une fois le bonheur de retrouver l'écriture d'Agatha Christie a été au rendez-vous.
Pour ma première lecture d'une histoire faisant intervenir Tommy et Tuppence c'est l'espionnage qui était au menu, en même temps qu'un témoignage très vivant de ce que pouvait être l'Angleterre au cours de la 2nde guerre mondiale.
Comme toujours c'est l'humanité des personnages qui forge l'intrigue, et ici la description de l'attente pour ceux qui vivaient la guerre par lettres ou journaux interposés en profite largement. Agatha Christie nous parle ainsi de ceux qui ne furent pas des héros, mais tout de même des acteurs de l'époque. C'est suffisamment rare pour être noté.
D'autant que grâce à ses talents de narratrice les personnages s'animent au cours des pages autant que dans un documentaire.
L'intrigue, elle, est moins opaque que d'habitude (nettement moins, d'accord). On devine assez vite. Mais tout de même, l'essentiel est là. L'essentiel, pour moi, réside plus dans les personnages et l'ambiance de ses livres que dans le frisson de l'intrigue.
Et après tout si la sagacité de Tommy et Tuppence semble ici moins grande que celle de Poirot, j'ai envie de penser que même pour eux Poirot est un être de fiction. Et dans la réalité, la confusion est humaine.
Deux points en plus, mais brefs :
La seconde conclusion. Sans la dévoiler, je me suis demandé si elle n'avait pas pu être dictée moins par la trame du roman que par l'envie de s'éviter des antipathies (pour un roman paru au cours de la guerre).
Et l'écho des voix d'André Dussollier et Catherine Frot au cours de ma lecture, dont j'apprécie doublement l'interprétation après avoir découvert les personnages de papier.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   15 août 2015
En arrivant chez lui, Tommy Beresford ôta son pardessus dans le vestibule. Il consacra un bout de temps à le suspendre avec un soin maniaque. Et, tout aussi soigneusement, il disposa son chapeau sur la patère voisine.
Sur quoi il bomba le torse, se mit en devoir d’arborer un sourire conquérant et pénétra dans le salon où son épouse s’affairait à tricoter un passe-montagne de laine kaki. On était au printemps de 1940.
Mrs Beresford accorda à son mari un regard bref et se replongea dans son ouvrage sur un rythme endiablé.
— Du neuf dans les journaux du soir ? finit-elle par demander.
— Haut les cœurs, le Blitzkrieg se précise ! répliqua Tommy sans enthousiasme. La
situation en France n’a pas l’air brillante.
— C’est vrai que le monde est plutôt déprimant, en ce moment, acquiesça Tuppence. Tous deux se turent, puis Tommy se décida à sauter le pas :
— Alors, tu ne me poses pas de questions ? Inutile de déployer autant de tact, tu sais !
— Je sais, confirma Tuppence. Les gens qui font preuve de délicatesse sont exaspérants.
Mais si je te pose des questions, ça va t’exaspérer tout autant. Et, de toute façon, je n’ai aucun besoin de te tirer les vers du nez. La réponse, tu la portes sur ta figure.
— Je n’aurais jamais cru que j’avais la dégaine aussi sinistre que Guillaume le Taciturne.
— Ce n’est pas ça, chéri. Mais tu t’es épinglé ce soir un sourire du genre « nous vaincrons car nous sommes les plus forts » qui est peut-être ce que j’ai jamais vu de plus pitoyable.
— Ça fait vraiment aussi lugubre que ça ? grinça Tommy.
— Davantage encore que tu ne peux l’imaginer ! Allez, vas-y, dis-moi tout. Il n’y a rien à faire ?
— Rien à faire. Ils n’ont besoin de moi nulle part. Je t’assure, Tuppence, c’est dur, quand on fait sentir à un homme de quarante-six ans qu’il ne vaut pas mieux qu’un grand-père frappé de gâtisme avancé. L’Armée, la Marine, la Royal Air Force, le Foreign Office… ils n’ont que le même refrain : je suis trop vieux. On fera peut-être appel à mes services. Plus tard !
— Idem pour moi, le consola Tuppence. Pas question d’enrôler une femme de mon âge comme infirmière – non, merci beaucoup, madame. Ni comme quoi que ce soit d’autre, d’ailleurs. Ils préfèrent une donzelle à frisettes qui n’a jamais vu une blessure ni stérilisé une compresse plutôt que moi, qui ai travaillé pendant trois ans, de 1915 à 1918, sous diverses casquettes : infirmière dans un service de chirurgie puis en salle d’opération, conductrice de poids lourds, et même chauffeur d’un général ! Tout ça, et le reste – soit dit sans me vanter – avec un égal succès. Et voilà maintenant que je ne suis plus à leurs yeux qu’une pauvre enquiquineuse entre deux âges, qui, plutôt que leur casser les pieds, ferait mieux de rester chez elle à tricoter, comme tout le monde, pour nos braves pioupious !
— Saloperie de guerre, maugréa Tommy.
— Une guerre, ce n’est déjà pas hilarant, renchérit Tuppence, mais qu’on nous interdise d’en prendre notre part, ça, c’est le bouquet !
Tommy essaya de consoler sa femme :
— Au moins, Deborah a décroché un job…
La mère de Deborah n’avait pas l’intention de se laisser consoler :
— J’en suis ravie pour elle. Et je suis sûre qu’elle se débrouille parfaitement. Mais vois-tu, Tommy, je persiste à penser que je pourrais encore en remontrer à ma fille.
— Je serais surpris qu’elle soit de ton avis, sourit Tommy.
— Les filles sont quelquefois bien agaçantes, soupira Tuppence. Surtout quand elles se donnent un mal de chien pour se montrer compréhensives.
— Moi, j’ai parfois bien de la peine à supporter les regards indulgents de ce blanc-bec de Derek. Ce « pauvre vieux papa » qu’on peut lire dans ses yeux…
— Bref, résuma Tuppence que l’allusion à leurs deux jumeaux avait conduite au bord des larmes d’attendrissement, nos enfants sont des anges – mais...
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GrouchoGroucho   27 mars 2015
- Alors ? dit-il. Pourquoi ne me demandes-tu rien ? Tu n'as pas besoin de faire preuve d'autant de tact !
- Je sais. Il y a dans le tact quelque chose d'irritant. Mais, si je t'interroge, ça t'irritera encore plus. Et puis, à quoi bon ? Je suis au courant. C'est écrit sur ta figure !
- J'ai l'air si lugubre ?
- Non, mais ton sourire forcé est à vous briser le cœur.
Tommy fit la grimace.
- Il est si laid que ça ?
- Il est pire ! ... Allons, vas-y ! Ça ne colle pas ?
- Ça ne colle pas ! ... Ils veulent de moi nulle part ! Avoir quarante-six ans et être considéré comme un vieux grand-père qui dodeline du chef, c'est dur à encaisser ! Armée de terre, Marine, Aviation, Affaires étrangères, partout c'est la même réponse !
../...
- En somme dit Tuppence, c'est comme pour moi ! Ils ne veulent pas de femmes de mon âge, ni comme infirmières, ni comme n'importe quoi !
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GrouchoGroucho   27 mars 2015
- Non. A mon avis, N. ne peut pas se permettre d'être un Allemand.
- Même pas un Allemand qui aurait fui les persécutions nazies ?
- Même pas ! Nous surveillons, et ils le savent tous les ressortissants ennemis qui se trouvent en Angleterre.
.../...
- Naturellement, monsieur, vous vous êtes renseignés sur ces gens-là ?
Grant eut un petit ricanement amer.
- Non, répondit-il. C'est justement, ce qu'il m'est impossible de faire ! Je n'aurais qu'un mot à dire pour que le Service fasse les recherche nécessaires, mais Beresford, c'est un risque que je ne peux pas prendre ! Il y a des agents ennemis dans l'Intelligence Service.
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MissSherlockMissSherlock   24 septembre 2013
Des cheveux sombres un tantinet en désordre. Un visage qui se leva, abandonnant un instant la contemplation du passe-montagne qui semblait l’absorber.
Mrs Blenkensop ! Tuppence ! Bon sang, mais c’était tout ce qu’il y a d’impossible – d’inconcevable !
Tuppence, tricotant paisiblement dans le salon de Sans Souci !
Leurs regards se croisèrent. Ses yeux à elle affichaient une indifférence polie – c’était le regard d’une parfaite étrangère.
Tommy se sentit envahi d’admiration. Tuppence !
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MetaphoreMetaphore   07 octobre 2012
Les agents secrets sont presque toujours de charmants garçons. C’est un drôle de métier que le nôtre. on respecte l’adversaire et il vous respecte. Et il arrive souvent qu’on ait de la sympathie pour l’homme d’en face, alors même qu’on essaie de le descendre!
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Videos de Agatha Christie (46) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agatha Christie
Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l'aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre ! Après Les autodafeurs (prix Libr'à nous) et Génération K (élu meilleur roman ado par la rédaction de Lire), Marine Carteron adapte librement les "Dix petits nègres" d'Agatha Christie. Sanglant et haletant !
"Dix" de Marine Carteron © Éditions du Rouergue, 2019 Illustration © Germain Barthélémy Musique © Kevin MacLeod
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