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ISBN : 2070313522
Éditeur : Gallimard (12/02/2004)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 76 notes)
Résumé :
«Après avoir signé plusieurs centaines de fois, si bien que la moquette de ma piaule était recouverte de feuilles blanches avec mon pseudo qui rampait partout, je fus pris d'une peur atroce : la signature devenait de plus en plus ferme, de plus en plus elle-même, pareille, identique, telle quelle, de plus en plus fixe. Il était là. Quelqu'un, une identité, un piège à vie, une présence d'absence, une infirmité, une difformité, une mutilation, qui prenait possession, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
meeva
  23 octobre 2015
Eh ! Toi ! Tu viens faire pseudo-pseudo avec moi…
- Oh, mon Dieu ! Crée moi… gémit Adam.
- Crées-toi toi-même, répondit Dieu.
Et Dieu créa la femme.
Et Adam se créa des tas d'emmerdements…

En 1937, Kacew décide de créer le Roman de sa vie.
Il extrait le vin des morts mais il a soif de reconnaissance, son talent restant dans l'ombre.
Il brûle de devenir Romain Gary de par son éducation européenne : Adieu Gary Cooper.
Monté tout en haut aux racines du ciel, il se fait à l'aube une promesse : la nuit sera calme.
En attendant, il est entré dans la danse de Gengis Cohn et tourne un peu en rond, il fait des noeuds, s'étouffe et s'éteint.
Mais il reste des braises. Alors, enchanteur, à l'occasion d'un gros câlin, il crée Emile Ajar.
Le feu reprend quelquefois dans cette nuit calme, au clair de femme, mais au-delà de cette limite, son ticket n'est plus valable, alors qu'Ajar, lui, a la vie devant soi.
C'est alors qu'il décide de faire pseudo-pseudo avec Paul-Alex Pavlowitch, couverture nécessaire au risque d'étouffer les braises.

Paul-Alex Pavlowitch fait dans ce livre le récit de la genèse d'Emile Ajar.
Schizophrène mâtiné de paranoïaque, Paul-Alex se trouve dans l'obligation d'écrire par réalisme et refus de « bêlant-lyrisme ».
Pour cette raison, il se fait soigner par différents psy qui ont pour mission de le soulager du poids du monde.
« J'ai failli pisser de joie. Je pisse toujours hors de propos. Je rêve de soulagement. »

Pavlowitch a donc toutes les raisons du monde de ne pas vouloir se faire repérer, dictatures, génocides, guerres… et il se cache derrière Emile Ajar.
Il parle souvent de Gary, « tonton Macoute », personnage cynique qui cache une fausse paternité. La fausse paternité concerne plus Ajar que Pavlowitch, mais nous ne sommes pas censé le savoir et en plus c'est un mensonge.
L'occasion dans ce livre de démentir toute forme de canular au sujet de l'écriture de « Gros câlin » et de « La vie devant soi ».
C'est bien lui, Pavlowitch, qui a écrit ces livres, n'en déplaise à tonton Macoute ou au psychiatre qui cherchent à le piéger pour qu'il continue à écrire.
« le directeur littéraire a été très gentil avec moi. Il m'a simplement dit une fois que « ça n'a pas empêché Hölderlin de faire une immense oeuvre poétique ». Je ne sais pas ce qu'il entendait par « ça ». Tout ce que je sais c'est qu'Hölderlin est resté fou près de trente ans et c'est beaucoup trop cher, comme prix littéraire. Aucune oeuvre poétique ne vaut ça. »

Roman très subtil lorsque l'on sait que Gary et Ajar ne font qu'un.
L'écriture nous emmène vraiment dans la folie supposée de l'auteur, d'un bout à l'autre.
Réflexion, au passage, sur la responsabilité, la culpabilité de l'homme en tant que représentant de l'espèce humaine, thème qui aura suivi Gary toute sa vie littéraire, donc toute sa vie.
On retrouve ici tout le sens de la formule de Gary, mais bien sûr, il est sûrement plus facile de le voir une fois que l'on sait qu'il s'agit bien de Gary.
« - Allons, allons. Les fous, oui. Il y a surtout des millions de gens qui gardent le silence parce qu'ils ont toute leur raison et ils savent que ce n'est pas la peine d'appeler au secours. Que c'est même dangereux, il y aurait des représailles. »
Et la folie de ce livre ressort bien plus quand on sait que Kacew s'était enfermé dans Gary, lui-même enfermant Ajar, mais secrètement.
« Il faut se lever tôt pour m'avoir. Malheureusement, le jour se lève tôt. »
Malheureusement, oui…
« Ceci est mon dernier livre. » conclut Pavlowitch-Ajar-Gary-Kacew.
Cet homme est-il digne de confiance ?


Un petit air, pour l'océan et parce qu'il repose l'esprit…
« Sittin in the morning sun,
I'll be sittin' when the evening come,
Watching the ships roll in,
And I'll watch 'em roll away again, yeah,
I'm sittin' on the dock of the bay,
Watching the tide roll away, ouh,
I'm just sittin' on the dock of the bay,
Wasting time.
[…]”
Extrait de “Sitting on the dock of the bay”, Ottis Redding :
https://www.youtube.com/watch?v=PyxLaHmOaYM
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lanard
  26 octobre 2014
Le narrateur de "Pseudo" est Emile Ajar, l'auteur de « Gros-câlin » et de « La vie devant soi ». le succès de "La vie devant soi" expose Ajar à la célébrité. Mais il a de gros problèmes avec son oncle, un autre écrivain célèbre qu'il affuble du sobriquet de tonton Macoute pour masquer son identité réelle. Comme le titre le suggère d'amblée, Ajar a des problèmes d'identité ; dans cette histoire, l'identité de tous les personnages du roman est brouillée tant le narrateur prend soin de changer leurs noms en cours de récit ; l'épouse d'Ajar est prénommée ici Elyette, là Annie, ailleurs Aline et j'en ai oublié d'autres. Il s'agit d'une stratégie délibérée de brouillage car le narrateur -en paranoïaque ambigu - veut nous faire croire que tout ce qu'il raconte à un rapport réel avec des personnes réelles dont il veut (ou fait semblant de vouloir) masquer l'identité réelle.
Il est facile au lecteur d'aujourd'hui, de deviner Romain Gary derrière le personnage de tonton Macoute car une solide documentation historique établi désormais Romain Gary comme l'auteur de Pseudo. La pièce maîtresse du dossier étant la publication posthume de « Vie et mort d'Emile Ajar ».
Mais pour les premiers lecteurs de « Pseudo », les choses étaient beaucoup plus troubles. le Goncourt avait récompensé Ajar pour « La vie devant soi » conférant à celui-ci une existence sociale pétrie dans la pulpe du papier journal et amplifiée aux rayons cathodiques. En 1976, lorsque ce roman paru, ses premiers lecteurs avaient été prévenus par voie de presse que le nom d'Emile Ajar pouvait cacher une personnalité très en vue du monde des lettres ; quelques éminents critiques soupçonnaient, qui Queneau, qui Aragon derrière ce masque.
Pour le lecteur d'aujourd'hui ce trouble embrouille encore les pages de ce roman fantasque. Mais l'esprit du lecteur n'est désormais plus parasité par les incertitudes de l'actualité des années 1970 et les véritables enjeux de ce roman sont désormais bien perceptibles ; ce qui pouvait passer pour un canular bon enfant ou une simple farce littéraire est en réalité l'expression d'une terrible angoisse d'être soi (« J'avais deux personnages qui luttaient en moi : celui que je n'étais pas et celui que je ne voulais pas être » p. 144).
Toutefois, si Pseudo est incontestablement l'expression littéraire d'une sorte de désarrois existentiel ce texte est aussi une mise en cause de la littérature et de sa fonction sociale. Ce qui tourmente véritablement Romain Gary, c'est le constat désespérant que la littérature ne sauvera jamais l'humanité des Pinochet, des Staline et de toutes les horreurs que l'homme est capable de faire à l'homme. Pire ! la posture « créatrice », le statut d'écrivain y est fortement soupçonné de n'être qu'une pose narcissique à la limite de la perversion comme Néron jouant de la lyre devant Rome en feu (Camus). Seul espoir de salut ; l'humour. Et il y a quelque chose de pathétique à voir Romain Gary se débattant, gesticulant, « Clown lyrique » finalement mal à l'aise dans cette posture du bouffon - grotesque à la fois complice et contempteur du pouvoir.
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Apoapo
  05 février 2016
Petit pas ultérieur dans ma compréhension de cette "énigme" du pseudo Ajar; je me rapproche encore davantage de l'idée de "la dépossession de soi", de même que je me convainc que le choix de cet autre pseudonyme relève non de l'épiphénoménologique mais d'un plan littéraire précis et accompli. Car enfin, alors qu'un narrateur commence habituellement son échafaudage par les jalons des personnages, dans Pseudo, Gary ne fait que jalonner... l'auteur (je rectifie: "l'Auteur"...). Il s'agit d'une démarche qui se situe, à mon sens, dans la lignée directe d'un Pirandello ou d'un Unamuno. Et l'Auteur, dans ces conditions, et là encore "Pirandello docet", ne peut donc qu'être/s'exprimer en tant que/se définir comme psychotique, dépossédé d'identité, et en même temps souffrant de son hypertrophie, persécuté par sa conscience d' "étant"... (aussi bien schizophrène que plutôt paranoïaque). Pour exemplifier ce côté littéraire, je voudrais garder en mémoire la citation suivante:
"Méfiez-vous. Les mots ennemis vous écoutent. Tout fait semblant, rien n'est authentique et ne le sera jamais tant que nous ne sommes pas, ne serons pas nos propres auteurs, notre propre oeuvre. Croyez-moi: j'étais déjà ça quand brillait Homère." (p. 74) Et cela pour l'expérience littéraire.
Pour la sincérité (j'insiste!) de la recherche de fond: la création du personnage-auteur me semble admirable de réalisme, notamment par rapport au langage - encore! - et à la reconstruction de la pensée éclatée du psychotique. (J'adore les représentations littéraires de l'insanité.) Je ne la confonds toujours pas (la sincérité) avec la pléthore de clins d'oeil à la biographie de Gary (Tonton Macoute); je m'étonne seulement que les critiques, par ailleurs tant à l'affût..., ne se soient encore doutés de rien après la parution de ce roman, pourtant si explicite!
Enfin, pour en revenir au Gary en chair et os, j'ai fait une petite découverte extra-textuelle: la métaphore du "caméléon qui devient fou sur un tissu écossais" ne vient pas d'Anissimov, mais elle avait été énoncée par Gary lui-même. Je pense qu'il l'explique encore mieux dans le passage suivant (que, cette fois oui, je n'hésite pas à considérer comme "probablement-ce-qu'il-y-a-de-plus-près-de-l'" autobiographique):
"Mais j'ai été repris par moi-même, je me suis récupéré, et il y eut droits d'auteur. J'avais deux personnages qui luttaient en moi: celui que je n'étais pas et celui que je ne voulais pas être." (p. 147)
Seule raison pour mon étoile manquante: dans certaines pages j'ai ressenti qu'Ajar s'usait déjà, qu'il s'épuisait, lui et sa recherche linguistique désormais au seuil de l'académisme: c'était juste que "ceci [fût] son dernier livre"...
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brigittelascombe
  18 juillet 2011
Romain Kacew né le 8 mai 1914 à Moscou, connu en tant qu'écrivain sous le nom de Romain Gary (prix Goncourt 1956 pour les racines du ciel) a obtenu en 1975 à nouveau le prix Goncourt (pour La vie devant soi) mais sous le pseudonyme d'Emile Ajar. Un mystificateur, Romain Gary rattrappé par son succés?
Sa vie est une suite de vies indépendantes, déraciné,chassé,persécuté,aviateur,engagé,diplomate,écrivain. Son écriture lui permet d'endiguer ses angoisses et tout au long de son oeuvre, il part à la recherche de sa véritable identité.
Qui suis je? Que me veut on? semble dire le héros de son livre Pseudo, un malade psychiatrique, un écrivain à "pseudo", interné qui lutte contre une angoisse de dépersonnalisation.
Un livre dur qui dérange et interroge.
Ne dit il pas lui même: "Ma tête, je n'ai pas cherché à la récupérer, elle n'est pas la mienne de toute façon.Elle me cache bien mais elle n'est pas à moi.Je me suis fabriqué une gueule d'adulte."
Roman quelque peu autobiographique? Paranoïa sous jacente?
Le mardi 2 décembre 1980, l'écrivain se suicidait... en se tirant une balle dans la bouche!
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infini
  17 novembre 2013
je ne connaissais pas Romain Gary,je viens de le découvrir avec pseudo
qu'elle livre!!!!
l'auteur est tourmenté,skyzophrène,complétement paranoiaque..
défois c'est meme difficile de le suivre dans ses délires
moi lectrice ,par moment je me perdais avec ses crises et sa réalité
un refus total d'etre lui meme...une recherche permanente pour se fuir
son angoisse le fait écrire et gagner des prix..ça le rend encore plus persécuté ,
un homme complétement déjanté,mais fort attachant...,touchant et beaucoup de vérité dans ses crises de parano!!!!ce livre m'a troublé
j'ai adoré.!!!!
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
thursdaynextthursdaynext   21 novembre 2010
J'ai fait mettre un répondeur automatique. Un gadget moderne, civilisé et spécialement prévu dans ce but, qui répondrait que je n'existe pas, qu'il n'y avait pas de Paul Pavlowitch, j'étais une mystification, un canular, j'étais pas du genre. Je présentais évidemment certains signes extérieurs d'existence, mais c'était de la littérature.

J'avais déjà rencontré mon éditeur littéraire, Michel Cournot, deux mois auparavant à Genève, après mon retour du Brésil, où paraît-il je ne suis jamais allé. Alors, qu'on veuille bien me dire où j'étais pendant tout ce temps-là ?

L'amour c'est seulement un mot qui chante mieux que les autres.

Je me suis mis à inventer chaque jour des personnages que je n'étais pas, pour parvenir à encore moins de moi-même.

J'avais peur d'aller à Paris à cause des passages cloutés. Etant donné la nature au volant, c'est sur les passages cloutés que l'on a le plus de chance d'être écrasé. C'est étroit, bien défini et le gars au volant peut viser juste.

J'ai essayé de me tirer par la fenêtre pour courir au Moyen-Orient et faire des miracles mais je n'ai pas trouvé de taxi. Ils m'ont ramené à la clinique.

Il avait grise mine. Ou peut-être était-ce le gris de la R6 qui débordait.

L'avocat me regardait entre mes quatre yeux. Je n'en ai que deux en ce moment : un pour me cacher et un pour me voir.

Si Tonton Macoute avait raison et que j'avais un subconscient à prix littéraires, c'est que j'étais exactement ça, un salsifis sans fibre.

C'est son expression favorite, "putain de merde" : il cumule.

Je ne lui ai même pas laissé le temps d'un infarctus. Je l'ai raccroché.

J'étais paralysé d'horreur, mais je m'en foutais, ça ne se voit pas au téléphone.

Je me suis drogué de littérature toute ma vie, alors, c'était dangereux de m'exposer à la réalité, d'un seul coup.

Chaque fois qu'un nouveau jour se pointe, j'ouvre la fenêtre et j'appelle au secours. Je saute sur le téléphone, j'appelle la Croix-Rouge, le Secours Catholique, le Grand Rabbin de France, le petit, les Nations-Unies, Ulla notre Mère à tous, mais comme ils sont parfaitement au courant, qu'ils voient de leurs propres yeux qu'un nouveau jour se lève et qu'ils prennent même leur petit déjeuner pour cette raison, je me heurte au quotidien familier, et c'est le bide. Alors je deviens un python, une souris blanche, un bon chien, n'importe quoi pour prouver que je n'ai aucun rapport. D'où internement et thérapeutique en vue de normalisation. Je persévère, je saute ailleurs, je me débine. Cendrier, coupe-papier, objet inanimé. n'importe quoi de non-coupable. Vous appelez ça folie, vous ? Pas moi. J'appelle ça légitime défense.
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meevameeva   14 octobre 2015
Schizo comme pas possible, et génétique, au nom du Père, de la Mère et du Fils : puant d’un côté, il se mettait à rayonner de sainteté de l’autre et, avec du sang plein la gueule, il lui venait en même temps des poèmes d’amour là où normalement il n’y aurait dû y avoir que sa bestialité foncière. Il réussissait parfois, dans un prodigieux effort de vérité, à avoir un trou du cul à la place d’un orifice buccal, mais là, donc, où normalement il n’y aurait dû y avoir que de la merde, il lui sortait comme chez d’habiles fumeurs des auréoles de sainteté, de beauté et de martyr, qu’il utilisait aussitôt habilement pour cacher ses infamies. Il faisait des chefs-d’œuvre avec des gargouillements d’agonie, et avec la puanteur de son souffle, il fabriquait des canulars qui dégorgeaient une odeur que l’on aurait pu qualifier d’immortelle, si ce mot n’avait pas tant servi à lécher le cul de la mort.
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PiatkaPiatka   16 août 2014
J'avais peur d'aller à Paris à cause des passages cloutés. Étant donné la nature au volant, c'est sur les passages cloutés que l'on a le plus de chance d'être écrasé. C'est étroit, bien défini et le gars au volant peut viser juste.
Et puis il y a les feux verts qui cherchent à vous baiser, en vous encourageant à traverser pour vous piéger. Moi je traverse toujours au feu rouge.
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carrecarre   27 novembre 2012
Je finirai mon livre parce que les blancs entre les mots me laisse une chance.
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PiatkaPiatka   15 août 2014
L'incompréhension va toujours plus loin que tout le savoir, plus loin que le génie, et c'est toujours elle qui a le dernier mot.
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