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Denyse Clairouin (Traducteur)
EAN : 9782264037954
288 pages
Éditeur : 10-18 (03/11/2005)
3.38/5   43 notes
Résumé :
Des êtres réunis par le hasard du voyage, des destinées qui se nouent, des solitudes qui se cherchent, la richesse et la pauvreté, le conformisme et la révolte...
Dans ce huis clos en mouvement qui réunit, le temps d'un bref voyage, des vies que tout sépare, Graham Greene fait se croiser, s'aimer, se trahir ou s'affronter des hommes et des femmes ancrés dans leur temps comme sur des rails.
Celui qui a traversé le XXe siècle, dont il fut l'un des peintr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bellonzo
  28 décembre 2013
Greene je l'ai beaucoup lu.On l'a beaucoup lu,ceux de ma génération plus vraiment quinquagénaire.Cet homme a beaucoup compté ne serait-ce que par le cinéma,Vienne,Le troisième homme,Welles,Cotten,Carol Reed,la cithare d'Anton et la grande roue du Prater.Pour ce film Greene n'a d'ailleurs écrit qu'une nouvelle.Mais Graham Greene comme Somerset Maugham son contemporain fait partie de ces auteurs en plein purgatoire.J'ai voulu lire Orient-Express que je ne connaissais pas et qui,s'il a été adapté au cinéma, le fut pour un obscur film anglais inconnu en 1934,peu après sa publication.J'ai voulu le lire pour le site Lecture/Ecriture et parce que ce livre appartenait à mon père,en Livre de Poche,cette si belle idée qui m'a jeté sur les routes de la littérature.
Bien des romans de Graham Greene sont plus intéressants.Citons le ministère de la peur, La puissance et la gloire, Notre agent à La Havane, le fond du problème.Mais cet ouvrage n'est pas à dédaigner.Ecrit vers 1930 Orient-Express s'appela d'abord en Angleterre Stamboul train.Greene lui-même classait ce roman dans les distractions par opposition à ses "grands" romans davantage tournés vers la foi ou la philosophie, déjà cités.Néanmoins apparaissent dans ce livre les thèmes très "lourds" de l'engagement politique,de l'antisémitisme,de la culpabilité,particulièrement greenienne.
Ostende, Cologne, Vienne, Subotica et Istambul,cinq étapes sur la route de l'Orient-Express.Pas à proprement parler un huis-clos mais le cadre majeur qui réunit quelques personnages à la vie un peu compliquée qui vont se croiser,se découvrir,s'aimer,se haïr en un condensé de cette Europe entre deux guerres, véritable soufrière qui en à peine vingt ans allait replonger dans l'horreur. Après des années d'exil Richard Czinner,médecin,leader socialiste en exil à Londres retourne à Belgrade.Joseph Grünlich,voleur et meurtrier,fuit Vienne.Carleton Myatt,négociant juif anglais se pose des questions sur son identité et son pouvoir de séduction. Coral Musker,danseuse de music-hall,et Mabel Warren,journaliste lesbienne,sont les éléments féminins de ce quintette qui va jouer une partition serrée,tendue,souvent d'une grande sécheresse.Pas d'envolées lyriques sur le socialisme bonheur.Pas de grandes phrases sur le féminisme.Et pourtant tout est là dans cette Europe en miniature et en pullmans mal chauffés.
Les sympathies de Graham Greene ne sont pas si évidentes car l'auteur est malin bien que jeune encore quand il publie Orient-Express.Peintre des ambiguités du coeur comme politiques c'est un écrivain de grande classe qu'il conviendrait de dépoussièrer un peu de ce qui s'appelle la rançon du succès.10/18 s'y emploie,par exemple avec notamment les oeuvres suivantes dont la dernière,Travels with my aunt,emprunte 40 ans après ce même Orient-Express.

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Bruno_Cm
  13 juin 2019
J'ai eu beaucoup de mal à lire ce livre, vieux bouquin trouvé dans une boite à livres... Ecrit en petit et l'encre trop éclairci. de là à dire que ça a influencé mon objectivité. Oui.
Tant pis.
Je n'ai pas bien compris l'intérêt de ce livre, qu'apporte-t-il... Je n'ai rien ressenti de fort pour les personnages. On passe de l'un à l'autre sans presque coup férir et la compréhension se complique un peu. Et on n'en a pas besoin. Tout ça est fort banal. Rien de mal fait, mais à mes yeux, rien de bim bam boum ou ooooh ou oh nooooooon.
Clap (comme disait l'Aautre.)
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   03 décembre 2020
Mabel Warren s'arrêta net, et reprenant son souffle : "Revenons aux faits. Je veux une interview exclusive pour mon journal : " Comment je me suis échappé." ou bien : "Pourquoi je rentre au Pays."
- Une interview ? "
Ses répétitions agaçaient Mabel, elle avait une migraine atroce et se sentait "mauvaise". C'était le terme qu'elle employait elle-même : cela signifiait qu'elle éprouvait de la haine pour les hommes et pour tous les faux-fuyants et les dérobades qu'ils rendaient nécessaires, pour la façon dont ils gâtaient la beauté et s'avançaient fièrement arborant leur propre laideur. Ils se vantaient des femmes dont ils avaient joui ; même ce vieux visage fané, là, devant elle, avait en son temps contemplé la beauté nue ; les mains qui soutenaient le genou du voyageur avaient jadis tâté, caressé et frémi de plaisir. Et à Vienne, elle, Mabel, allait perdre Janet Pardoe qui s'en allait seule dans un monde où les hommes faisaient la loi. Ils flatteraient Janet et lui donneraient quelques babioles séduisantes et bon marché, comme si elle était une indigène qu'on leurrait avec des miroirs ou des verroteries. Toutefois ce n'était pas leur plaisir à eux que Mabel redoutait le plus, c'était le plaisir de Janet. Sans l'aimer le moins du monde, ou ne l'aimant que pour une heure, un jour, un an, ils pouvaient la laisser toute pantelante de plaisir, épuisée, pleurant tout haut dans sa jouissance. Tandis qu'elle, Mabel Warren, elle qui avait sauvé Janet de cet enterrement qu'était sa vie de gouvernante, elle qui l'avait nourrie, l'avait vêtue, elle qui était capable de l'aimer d'une passion égale jusqu'à la mort sans éprouver de satiété, elle n'avait d'autre moyen que ses lèvres pour exprimer son amour ; elle se trouvait toujours en face de cette impossibilité de donner du plaisir ou de gagner pour elle-même autre chose qu'un amer sentiment d'insuffisance. Actuellement, avec sa tête qui lui faisait mal, l'odeur du gin dans ses narines et la connaissance de sa laideur congestive, elle haïssait l'homme avec une intensité féroce.
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SachenkaSachenka   18 novembre 2015
- Oui, c'est vrai, répondit l'autre avec empressement, mais comment avez-vous su que j'étais Anglais?
- Je m'efforce toujours de penser du bien des gens, fit M. Opine avec un sourire.
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moraviamoravia   03 décembre 2020
Myatt l'oublia en choisissant un Bourgogne moyen, un Chambertin 1923, pour boire avec le veau, bien qu'il sût que c'était de l'argent gâché que de prendre un bon vin car nul bouquet ne résiste à la trépidation constante. Le long du Wagon-restaurant on entendait le tintement des verres heurtés tandis que l'express filait à toute vapeur sur Cologne. En dégustant le premier verre, Myatt repensa à Stein qui, à Constantinople, devait guetter son arrivée avec ruse et désespoir.
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moraviamoravia   07 décembre 2020
Il était très naturel et cordial. Très Anglais, songea Myatt, pourtant son nez le trahissait, son nez redressé par une opération dont on voyait encore la cicatrice. On sentit aussitôt l'hostilité entre le Juif avéré et le Juif déguisé, dans les sourires, les poignées de main, les yeux qui s'évitaient.
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jujusorel75jujusorel75   26 octobre 2015
Je ne suis pas un poète, les poètes sont individualistes. Un poète s'habille comme il veut, il ne dépend que de soi-même. Un romancier dépend des autres; c'est un homme moyen, un homme type doué de la faculté de s'exprimer. C'est un espion, ajouta M. Savory. Il doit tout voir et passer inaperçu. Si les gens le reconnaissaient, ils se tairaient, ils poseraient devant lui et lui ne pourrait plus rien découvrir.
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Videos de Graham Greene (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Graham Greene
Des tranchées d'Argonne à Monrovia en passant par Dakar, New York et Paris, une fresque romanesque puissante qui court d'une guerre mondiale à l'autre, rythmée par les accents vibrants du jazz. 1918. Percussionniste virtuose à l'école des djembés de Gorée, Jules, interprète du régiment de Noirs américains sur le front de cette France ravagée qu'il ne connaît qu'à travers Maupassant, vit à l'aube de l'armistice un amour éphémère avec l'épouse d'une « gueule cassée ». Ce souvenir indélébile l'accompagnera après la guerre dans son long périple à travers l'Amérique bouillonnante des Années folles, quand il rejoint le jazz-band de ses anciens compagnons de guerre, en tournée dans le Sud raciste, puis triomphe au célèbre Cotton Club de New York.
Sa vie croise celle de Joséphine Baker qui l'emmène, avec sa Revue nègre, à Paris où l'amitié qu'il scelle avec l'écrivain-espion Graham Greene les entraîne dans une périlleuse expédition en Afrique. Ils iront jusqu'à Monrovia, capitale du Liberia, sur les traces de Julius Washington, l'arrière-grand-père de Jules, premier grand reporter photographe noir américain. Alors que de nouveau une guerre s'annonce, Jules s'installe à Mamba Point, dans la maison de Julius, l'homme qui a tenté de révéler la véritable histoire de ce pays : celle de ces esclaves affranchis envoyés en Afrique pour bâtir une nation libre. Un rêve devenu cauchemar.
https://bit.ly/3wejAfI
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