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Mélanie Fazi (Traducteur)
ISBN : 2915549362
Éditeur : Bragelonne (08/08/2005)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Coventry, durant la Seconde Guerre mondiale.
Une famille de sept sœurs aux vies fondées sur l'amour, la tradition, l'angoisse et l'espoir, dominées par la sagesse et l'autorité d'une matriarche aussi indomptable que truculente.

Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l'étrange et le merveilleux, l'ordinaire et l'extraordinaire.

Cassie, la plus jeune des sœurs, a eu un petit garçon de père i... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
29 août 2015
Une jeune femme attend devant une banque qu'une inconnue vienne récupérer l'enfant dont elle ne peut pas s'occuper.
Cette dernière étant en retard, la jeune femme y voit un signe et décide de garder ce petit garçon.
C'est sa mère et ses six soeurs qui l'élèveront à tour de rôle car Cassie, la jeune mère part « en roue libre » assez souvent, disparaît plusieurs jours, fait on ne sait quoi, on ne sait où, avec on ne sait qui…
J'ai beaucoup aimé cette histoire de femmes, de mères, de soeurs et de fantômes.
Car certaines femmes de cette étrange famille voient des choses qui n'existent pas, reçoivent des visites impossibles, sans que cela semble les perturber.
L'histoire a lieu à Coventry, en Angleterre, dans les années 50 et l'ambiance d'après-guerre est bien décrite, la ville est encore en partie en ruines, mais l'envie de vivre est forte et les mentalités sont en train d'évoluer.
Je suis assez étonnée que ce roman soit édité dans une collection estampillée « science-fiction » car même si des personnes n'apparaissent qu'aux yeux de certains, l'ambiance semble par ailleurs tout à fait normale.
Il y a des disputes, des rivalités, des jalousies, des repas interminables, des éclats de rire, des rencontres amoureuses, des naissances, des décès et tous les protagonistes sont liés non pas seulement par leurs liens familiaux, mais surtout par une même volonté de faire le bien autour d'eux, de rendre ce monde un peu meilleur, chacun à leur façon.
Un roman qui se lit tranquillement, sans tension, car il n'y a pas de suspense en tant que tel, mais il distrait, repose, intrigue et apaise.
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Ikebukuro
15 mars 2015
En lisant le résumé de ce livre j'ai tout de suite était intriguée par le sujet. Je n'ai pas voulu trop en savoir en allant à la pêche aux infos sur le web, je souhaitais vraiment être surprise par l'histoire d'autant que je n'avais jamais entendu parler de ce roman auparavant. J'ai tout de suite était accrochée par le récit, un mélange de chronique familiale avec de petites touches de fantastique qui prennent forme à travers le don de Franck, ce jeune garçon élevé par toute la famille Vine. Je ne parlerai pas trop de l'histoire pour laisser la magie opérer sur les futurs lecteurs et pour ne pas dévoiler tout ce qui fait le charme du roman.
J'ai beaucoup aimé ce livre, particulièrement la façon dont l'auteur a su tisser toutes ces "lignes de vie" entre les personnages et leurs interactions entre magie et réalité. C'est délicat, drôle et plein de tendresse et on ne peut que s'attacher à toutes ces soeurs au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire. Cassie est fragile mais déterminée, les jumelles un peu barrées, les hommes un peu dépassés par toutes ces femmes… mais toutes et tous ont le coeur sur la main. Les personnages sont tous attachants à leur manière, et c'est ce qui fait la force du roman, c'est un livre qui vous donne le sourire, qui vous fait passer du rire aux larmes en un rien de temps. Les défauts des uns deviennent des qualités, les qualités des autres finissent par nous agacer et les personnalités de dévoilent dans cette Angleterre en pleine convalescence. Si la relation entre Franck et Cassie sa mère m'a particulièrement plu, je dois dire que j'ai aimé toute cette famille qui gravite autour de Martha la matriarche. On se laisse tranquillement bercer par la délicatesse qui se dégage de l'ensemble, pas de gros rebondissements à attendre mais une douceur tranquille qui embarque le lecteur au fil des pages. L'aspect fantastique est présent mais n'est pas vraiment le propos du roman, on le retrouve à travers de petits détails grâce à Franck et à son talent particulier, comme de petites coïncidences qui apparaissent de temps en temps pour interpeller le lecteur. C'est un récit plein de bonté et de tendresse qui diffuse son charme au fil des pages.
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BlackWolf
23 juillet 2015
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre qui nous offre une histoire à la fois chronique familial, historique et le tout teinté de fantastique qui, malgré un début un peu poussif, va se révéler terriblement efficace, touchante, emprunte de magie et de réflexion. La famille Vine, composée de six soeurs et leur mère, offre un panel de personnage hétéroclite, charismatique et dont on s'attache très rapidement et dont on savoure avec rand plaisir chaque tranche de vie qu'on découvre au fil des pages. La ville de Conventry et l'époque d'après guerre offre une image de fond vraiment fascinante à découvrir, entre nostalgie, évolution et modernité, on découvre un pays et surtout une ville qui cherche à avancer. L'aspect fantastique devrait en surprendre plus d'un, se révélant très léger et surtout au bon soin du lecteur de décider s'il est imaginaire ou réel ce qui je trouve apporte un plus, même si cela pourrait bloquer certains lecteurs. La plume de l'auteur m'a d'abord surpris, offrant un style parlé, mais au fil des pages m'a conquis se révélant entrainant et limite conte magique au coin du feu.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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LunaZione
15 octobre 2016
Sans le challenge « Un mot, des titres », ce livre aurait encore traîné un bon moment dans ma PAL : une chance que le mot « vie » soit donc sorti du chapeau d'Azilis ! ;)
C'est un livre que j'ai donc piqué à mon papa et, je dois dire que, connaissant ses lectures habituelles, je suis assez étonnée qu'il a acheté ce livre : d'habitude il préfère les livres clairement plus fantastiques, voir fantasy quand ce n'est pas de la SF…
Personnellement, je n'ai pas spécialement accroché à cette histoire même si elle est plutôt sympa. C'est vraiment l'ambiance du livre, assez poussiéreuse et négative qui m'a dérangée… Et pourtant, j'ai beaucoup aimé le côté historique du roman qui nous montre différents mouvements anglais de l'après-guerre, le tout sans jugements – ce qui m'a surprise : comment se fait-il que Cassie – jeune mère célibataire – soit aussi bien intégrée dans sa ville ? Pourquoi la relation de Beatie et de Bernard – vivant maritalement sans lien sacrée – est tolérée ? Je ne sais pas vous, mais au vu de ce qu'il se faisait – ou ne se faisait pas – en France, je suis surprise que cela ne posait pas de problème à la même époque en Angleterre.
La dimension fantastique m'a également bien plus, notamment en ce qui concerne les apparitions de Martha – la grand-mère – toujours surprenantes mais très crédibles. J'ai moins accroché à ce qui touchait à Cassie ou Franck, trouvant ces deux-là un peu trop instables psychologiquement pour réellement m'attacher à eux.
Cette famille pas comme les autres m'a beaucoup amusée, notamment avec Martha et sa façon de manipuler gentiment tout le monde ! Les sept filles sont vraiment très différentes les unes des autres et c'est vraiment plaisant de les suivre chacune leur tour à travers Franck. du coup, je suis un peu déçue que ce ne soit pas le cas d'Olive bien que l'on suive son mari – William – pour d'autres raisons.
Rita et Annie, deux personnages secondaires de l'histoire, m'ont beaucoup touchée. Ce sont des victimes silencieuses de l'histoire de cette époque et je suis ravie de les avoir découvert !
Du coup, je n'ai pas spécialement accroché à l'écriture de Graham Joyce que j'ai trouvé un peu trop compliquée à mon goût : les phrases sont longues, parfois alambiquées… Ce n'est pas vraiment le genre d'écriture que j'apprécie pour me détendre. Aussi, j'ai mis un peu de temps à venir à bout de ce livre (et ai même lu quelques autres titres en même temps – ce qui est vraiment rare chez moi !). Cependant, l'ambiance est vraiment travaillée, de même que les détails historiques ce qui rend cette histoire très crédible.
Un roman différent.
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MademoiselleBergamote
15 janvier 2016
Je suis tombée par hasard sous le charme de ce roman empreint de douceur.
Cassie, écervelée cadette des sept soeurs Vine, décide de garder son bébé malgré les avis contraires de sa famille. Martha, matriarche de la famille, décide de soutenir son choix et de confier l'éducation du petit garçon à l'ensemble des femmes Vine. Dans un Coventry ravagé par les bombardements et en pleine reconstruction, les huit femmes vont s'occuper à tour de rôle de Franck.
Le fantastique est subtilement distillé dans l'intrigue, à tel point qu'on l'en oublierait presque, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose. La plume délicate de Graham Joyce fait la part belle aux relations qui unissent ses personnages - une véritable peinture de vie, criante de vérité tant il parvient à retranscrire parfaitement les choses de la vie : naissance, mort, relations amoureuses, disputes et réconciliations familiales...
Le don de Martha, dont Cassie a hérité et dont Franck semble imprégné lui aussi, apporte une touche mystique au roman. L'auteur l'a intégré avec une telle maîtrise à son roman que l'on en vient à envisager ce don comme étant parfaitement naturel, presque plausible, et à le considérer comme l'un de ses mystères qui donne son charme à la vie.
Il ne faut pas s'attendre à des rebondissements à tout va, Lignes de vie est un roman dynamique, mais qui se savoure, servi par une plume somptueuse à laquelle la traduction française rend parfaitement justice.
C'est grâce à ce roman que j'ai découvert le talent de Graham Joyce et il me tarde de découvrir ses autres oeuvres !
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Les critiques presse (1)
Lecturejeune01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - A Coventry, ville bombardée en 1940, nous suivons l’existence apparemment ordinaire d’une famille sur laquelle les malheurs semblent glisser. Martha, la mère, en est le pivot. C’est vers elle que ses sept filles reviennent lorsqu’il s’agit de trouver des solutions. Ainsi quand Cassie, la cadette, annonce qu’elle vient d’avoir un deuxième enfant qu’elle ne peut cette fois se résoudre à donner, Martha tranche : les soeurs s’organiseront pour élever à tour de rôle ce bébé illégitime, Cassie étant trop inconséquente et fantasque. Le petit Franck va donc d’une maison à l’autre. La joyeuse ferme de tante Una, l’habitat collectif de tante Beatie, le domicile des vieilles jumelles et la maison de tante Aida et de son mari thanatopracteur forment des foyers aussi disparates que chaleureux. L’auteur donne une réelle consistance à chacun de ses héros. Franck devient le témoin privilégié de tranches de vie, de parcours individuels et singuliers dans une Angleterre saignée par la guerre. Et le lecteur s’interroge sur le mystère de la naissance de ce petit être doté, comme sa mère et sa grand-mère, de dons extralucides. Les magiciens infaillibles, les adolescents aux supers pouvoirs qui peuplent habituellement les titres de Bargelonne cèdent la place à des personnages subtils évoluant dans un univers intimiste et sobre. Une belle réussite. Sandrine Brugot-Maillard Lignes de vie a obtenu le World Fantasy Award en 2003. ndlr
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
Acr0Acr030 janvier 2017
A cause de ce qui s’était passé avec Frank, et plus encore de ce qu’elle-même avait vécu quatre ans plus tôt, la nuit du bombardement où la Luftwaffe avait détruit Coventry, Cassie en était venue à associer sexe et magie. Le simple fait qu’il puisse produire des bébés dénotait à ses yeux une magie incroyablement puissante. Alors que tous les autres levaient les bras en l’air devant ce qu’ils considéraient comme une grossesse non désirée, Cassie y voyait seulement confirmation de pouvoirs spectaculaires, un rayon lumineux dans un univers obscur.
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jauchatpitrejauchatpitre28 février 2015
Frank du paraitre surpris car Gordon posa son scalpel, s'avança vers lui et pencha son visage vers le sien avec une proximité génante.(...)
- Tu vois, bonhomme, même si tu n'es encore qu'un loupiot, je vais t'expliquer pourquoi je fais ces choses-là. Je suis une 'tite fée, oui, oui, hi, hi, une 'tite fée envoyée ici pour agiter une baguette magique au dessus de ces vieux emballages, pour les arranger un peu. Pourquoi? Parce que les adultes, les grandes personnes, ne supportent pas de voir la vérité; ils ne la supportent pas. C'est la décomposition. On essaie de faire croire que la mort n'est pas vraiment passée par là. Alors moi, je sors ma 'tite baguette et je l'agite par-dessus ce vieil emballage de viande. Et on me paie pour ça, c'est mon métier: mais je le fais parce que j'aime les gens, Frankie, tous autant qu'ils sont. Je le fais par amour pour les vivants. Parce que je ne veux pas qu'ils souffrent en voyant les gens qu'ils aimaient. Alors je sorts ma baguette et je fais mon travail tu vois,
Frank hocha la tête, Gordon l'imita puis se redressa pour retourner au cadavre, Fée des Morts agitant sa miraculeuse baguette. Il plongea une petite éponge dans un plat de fer-blanc contenant une solution et se mit à nettoyer vigoureusement le corps.
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rkhettaouirkhettaoui18 juillet 2014
Ils étaient en partie prisonniers de leur propre idéologie. Le mariage, avaient-ils déclaré à plusieurs occasions, était une institution démodée, maintenue par une Église oppressive et un appareil d'État dédié à l'assujettissement de l'individu aux intérêts du féodalisme, en premier lieu, puis du capitalisme. La fidélité à un partenaire était un choix existentialiste, pas un précepte social ou moral. La présence d'enfants, impliquant la mise en place de solides liens affectifs d'une valeur utilitaire, ne faisait que compliquer cette évidence.
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rkhettaouirkhettaoui18 juillet 2014
Quoi qu'il en soit, elle savait qu'il valait mieux ne rien dire à personne. L'expérience lui avait appris que personne ne l'écoutait quand elle essayait d'expliquer les choses, et qu'après avoir refusé de l'entendre, ils la traitaient de feu follet. Malgré sa certitude, elle gardait donc le silence.Comme les morts.
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TJACTJAC19 janvier 2015
- C'était dur ? demanda Cassie. A Dunkerque, c'était dur ?
- Dur ? (William tendit la main pour caresser les cheveux noirs et soyeux de Cassie). Si c'était dur ? Ma gentille petite Cassie.
Plus il écarta la main des cheveux de Cassie et s'en couvrit les yeux. Ses épaules tremblaient. Puis sa respiration se fit saccadée, comme s'il n'arrivait pas à inspirer assez d'air et, alors même qu'il ne produisait aucun son, ses larmes brûlantes filtrèrent à travers ses doigts et gouttèrent de sa main sur son pantalon kaki crasseux. Les femmes échangèrent des regards. Exceptée Martha qui regardait le feu.
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