AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782253056317
157 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1991)
3.09/5   72 notes
Résumé :
L'Os de Dionysos "Le 12 mars 1987, L'Os de Dionysos a été interdit pour " trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale " par le Tribunal de Grande Instance de Tarbes. En mettant en scène, dans un récit érotico-satirique virulent et provocateur, le conformisme et la mesquinerie d'un établissement scolaire privé, Christian Laborde a obtenu un succès de scandale qui ne doit pas... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
3,09

sur 72 notes
5
1 avis
4
3 avis
3
3 avis
2
2 avis
1
1 avis

BillDOE
  01 octobre 2020
4ième de couverture :
Le 12 mars 1987, « L'os de Dionysos » a été interdit pour « Trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale ».
Première bonne et louable raison de lire le roman de Christian Laborde.
« Longtemps je me suis branlé de bonne heure, dans la forêt, non loin de la départementale qui, chaque jour, relie Sarrouilles à Tarbes… »
Première phrase de l'objet du crime et deuxième bonne raison de dévorer ce délicieux manuscrit, car qui n'a jamais connu cette exquise expérience d'onanisme écologique n'a jamais connu de véritable extase divine.
Il est prof. de lettres et d'occitan et dénonce le système dans lequel il exerce, l'éducation nationale. L'équipe pédagogique dont il fait partie n'est en fait que le rassemblement de personnes pétries de frustrations et de rancoeur, aux égos surdimensionnés et à la bêtise illimitée. Ces personnes passent leur temps à se détester et à comploter, c'est là tout le paradoxe du principe de l'équipe dans le milieu professoral. Et, bien sûr, ils ont comme prétexte pour les réunir, un projet pédagogique qui n'a comme conséquence que les feuilles qu'il soulève par sa nature venteuse.
Le roman de Christian Laborde, bien que le plus souvent écrit sous la forme d'un salmigondis de pensées épileptiques, distrait et rempli son contrat de dénoncer le système scolaire français sclérosé par une gauche rance et périmée, qui aura le pitoyable mérite de conduire la jeunesse française à participer activement à la décadence de la société pour laquelle elle est promise, par le vide sidéral des connaissances qui leur auront été dispensées et qu'ils auront été censés acquérir.
Tant que l'on n'aura pas restaurer et rendus obligatoires les cours d'instruction civique, de latin et le catéchisme, la décadence du monde occidental se poursuivra inexorablement, c'est un fait indiscutable.
Quant à la pornographie du texte, si la justice qui a interdit la publication de cet ouvrage l'entend par le fétichisme du prof. pour les petites culottes blanches, alors il y a matière à réformer un autre ministère que celui de l'éducation.
Editions Jean-Jacques Pauvert, le livre de poche, 151 pages.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
nameless
  10 octobre 2013
Je suis amie, sur ce site (sans qu'il en sache rien), avec Actualitté, et qu'elles ne furent pas ma stupeur et tremblements hier, de découvrir qu'Actualitté avait ajouté à sa liste "L'os de Dionysos" de Christian Laborde. Rien que pour cette exhumation jubilatoire, je suis presque sûre de rester toujours amie avec Actualitté.

Lu au temps de son édition, chez Régine Deforges, ce qui n'est pas un hasard, ce livre m'avait définitivement marquée par cette simple phrase que je n'ai jamais oubliée :

"Recteur, recta, rectum, voie hiérarchique, voie naturelle".

Cette phrase, forcément proférée par un homme lettré qui connait le latin, lui a valu une interdiction d'exercer son métier de professeur (je parle de mémoire, c'est ancien). Ce roman est connu pour avoir été le dernier a être victime de la censure littéraire pour : "trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale" (jugement du 12 mars 87 du tribunal de Tarbes).

Confirmé par la cour d'appel du tribunal de Pau le 30 avril 87 pour "blasphème, lubricité, paganisme, et contenu incompatible avec le projet éducatif d'une école vouée au rayonnement du christ". On croit rêver; et pourtant...
Le jugement de Tarbes ayant été cassé par la cour de cassation, l'Os de Dionysos sera réédité en 1989 et deviendra un roman culte.

En plein débat sur les rythmes scolaires, sur les éternelles discussions dans lesquelles l'enfant semble toujours être la dernière roue du chariot face aux impératifs des professionnels du tourisme, des contraintes des parents aux prises avec la garde partagée (je ne leur en veux pas), que chacun médite :
"Recteur, recta, rectum, voie hiérarchique, voie naturelle".
Pour finir, ce bel hommage délivré par son ami Claude Nougaro : "Christian Laborde est mon frère de race mentale. C'est un poète, c'est-à-dire un homme qui délivre une langue de couleurs à délivrer les grands baisers de l'âme".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Luniver
  27 août 2013
« L'os de Dionysos » est connu pour être le dernier roman censuré en France, en 1987 pour « trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie et danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale ».
L'interdiction date donc de vingt-cinq ans à peine, et elle paraît bien incompréhensible aujourd'hui. Certes, il y a bien quelques fantasmes décrits, ainsi que quelques étreintes avec Laure, qui semble fasciner l'auteur. Mais on parle surtout d'éducation nationale, de la mesquinerie des collègues et de la bureaucratisation insupportable, entrecoupé par quelques interviews à la radio.
Je n'ai pas très bien compris où l'auteur voulait en venir avec tout ce méli-mélo. Ce roman est devenu culte à sa réédition... la censure ne sert décidément qu'à mettre sur le devant de la scène des livres qui seraient restés inconnus sans elle.
Commenter  J’apprécie          211
Caro29
  16 mars 2020
J'avais tenté de lire L'Os de Dionysos au lycée mais j'avais vite abandonné car je ne comprenais pas le propos de l'auteur. Aujourd'hui, ce n'est plus son propos qui me pose un problème, c'est simplement le fait que j'ai trouvé que son récit partait dans tous les sens. Par ailleurs, certains passages m'ont franchement ennuyée.
Le narrateur, professeur d'occitan et de français au lycée, voue une haine sans nom à sa hiérarchie, aux inspecteurs, aux profs de maths et à bon nombre de ses collègues qu'il juge fades et réacs et qui ne comprennent, selon lui, rien à la poésie. Bon, ça peut arriver. Mais L'Os de Dionysos est aussi l'occasion pour l'auteur d'afficher son mépris pour certaines personnalités connues qu'il n'hésite pas à citer. France Gall, Isabelle Adjani, Miou-Miou, Sophie Marceau et Juliette Binoche en prennent notamment plein la face. Et Christian Laborde (ou Christophe Laporte dans le livre) assume le fait de ne s'en prendre qu'à des femmes. Les droits des femmes ? Mais non, selon lui, il s'agit de la « grande ronchonnerie fin de siècle ». Bon. A côté de ça, il voue un culte à Claude Nougaro, Boris Vian, Serge Gainsbourg et Sade (la chanteuse), mais aussi et surtout à Laure, sa maîtresse, qui cumule toutes les qualités de la femme idéale : elle a le tempérament d'une actrice hitchcockienne, même si elle n'est pas blonde, elle porte des tailleurs, des sous-vêtements blancs et des gants. Ainsi, entre deux diatribes, Christian Laborde décrit ses ébats avec Laure. Bon. En parallèle, il écrit un livre intitulé Lait de Lune. Voilà. Et c'est la somme de tout cela qui a été censurée en 1987 pour « trouble illicite, incitation au désordre et à la moquerie, pornographie » et pour « blasphème ». Tout ça pour ça ? de nos jours, il n'y aurait vraiment pas de quoi s'offusquer.
Ce qui m'a véritablement intéressée dans ce livre, c'est la vision de l'auteur sur le métier de professeur et la relation de son personnage avec ses élèves. le reste m'a paru un peu pompeux. Quant à l'interdiction de ce livre pour « provocation », il me semble que l'auteur a simplement utilisé sa plume pour balancer ses (multiples) griefs et pour dézinguer sa hiérarchie. Car pour lui, « la littérature, c'est le crime parfait ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Avoslivres
  12 avril 2015
Vous voulez savoir de quoi ça parle ? Et bien d'un professeur de français qui écrit de Beaux Mots, qui aime Laure, ou du moins son cul, qui s'oppose farouchement à la pédagogie de l'éducation française, qui affectionne Toulouse et qui idolâtre Nougaro. En gros (en très très gros), ça se résume à cela. Vous recherchez un début, un raisonnement, du suspens et une fin ? Oubliez. Passez votre chemin, ou alors, faites comme moi, soyez curieux !
Notre héros provocateur, mis à part le fait qu'il nous dévoile son amour passionnel envers Laure, avec beaucoup d'imagination, il nous raconte également ses journées de travail dans un collège privé, avec ses éternels rivaux : le prof de maths et la fameuse directrice Mme Ossi. Beaucoup d'humour, énormément de cynisme, de belles joutes verbales, des élèves qui se prennent au jeu et qui mettent un point d'honneur à faire partie de cette guerre entre profs. Rappelez-vous, nous sommes à la fin des années 80 ! Une autre vie, d'autres valeurs ... Sortit à notre époque, ce roman n'aurait sans doute pas fait couler autant d'encre.
Mon p'tit coup de coeur à moi, bah oui, parce que malgré la multitude de citations, d'écrivains, d'auteurs, de chansons, de poèmes, de textes, de chanteurs et d'histoire (ce qui a réduit mes neurones de moitié pendant ma lecture), j'ai beaucoup apprécié les nombreuses flatteries sur Toulouse, la basilique Saint Sernin, la place du Capitole... Ma jolie ville rose, quoi ! ^^

Lien : http://avoslivres.canalblog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          72


critiques presse (1)
Actualitte   09 octobre 2013
J'ai adoré ses charges parfois excessives contre l'ordre établi, ses envolées lyriques sur la poésie capable d'ouvrir la cage aux esprits et libérer les âmes neuves sans pour autant les détourner du Beau, de la soif de Connaissances et d'autodétermination éclairée. Bref, un livre à mettre à la vue plutôt qu'à l'index !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   27 août 2013
Un prof, c'est lâche. Ça s'arrête pas de lécher. Ça lèche les élèves, ça lèche le dirlo, ça lèche l'inspecteur. Ça a la trouille, au lieu d'avoir le trac. Un prof digne de ce nom devrait avoir tué au moins une fois dans sa vie. Un inspecteur par exemple, le jour de l'inspection. Quand on voit arriver ce malade mental, ce cocu du réel, ce petit flic, cet assassin propre, couvert par la Loi, on devrait sortir son colt Python 357 Magnum. Au lieu de ça, on le reçoit en grande pompe. On a sorti la cravate, la jupette bleu marine, on est passé au nettoyage à sec, on a demandé à Ossi une salle propre, bien éclairée, on a demandé à Bernard Bernardini d'empêcher les élèves d'y fumer pendant la récréation...

On le reçoit l'inspecteur, on lui désigne la jolie table qu'on lui a réservée, avec la jolie chaise, on l'a entouré des meilleurs élèves, on lui porte soi-même le cahier de textes de la classe... On est lamentable, larvesque. Au lieu de lui loger une bastos dans les entrailles, on le reçoit, tapis rouge, trouille au cul, et on se chie dessus pendant une heure, devant les élèves! La honte! Un prof, c'est lâche, ça ne tirera jamais sur un inspecteur. L'inspecteur le sait. C'est pour ça qu'il vient...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Caro29Caro29   09 mars 2020
Bon, les "A" par défaut, qu'est-ce que c'est, qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que le "A" proprement dit, entendez l'élève ayant un profil littéraire, est sommé de disparaître. L'avenir n'étant pas pour lui, le ministre est contre lui. Qu'il se terre ! Qu'il rase les murs ! Dehors l'amant du Beau, dehors le Monde, dehors le concret ! Overdose de maths, les maths pour tous, hors les maths point de salut ! Conséquence : la première "A" n'est plus celle des fans d'Audiberti et de Tristan Tzara. Elle est un mouroir pédagogique, une espèce de terrain vague, un quai triste et un désert où rôdent - il fallait bien les parquer quelque part - des élèves tout ahuris d'avoir raté le train des maths. Ce sont les "A" par défaut...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
AmbagesAmbages   22 juillet 2018
Les gouttes de pluie. Quand elles touchaient les tuiles au moment où je m'endormais, elles faisaient résonner le monde autour de moi, monde qu'en apparence je quittais, mais auquel je donnais rendez-vous de l'autre côté des terres souples du sommeil. Car dormir c'est courir le monde, c'est être à lui au cœur même de soi.
Commenter  J’apprécie          200
Caro29Caro29   14 mars 2020
[...] je ne suis pas ce qu'il est convenu d'appeler un patriote. Cela dit, j'aime l'odeur de la France, j'aime sa langue, sa pensée, je l'aime quand elle s'ouvre, je la fuis quand elle se ferme...
Commenter  J’apprécie          110
LuniverLuniver   27 août 2013
Elle ne me croit pas ! Elle jouit du spectacle et de ses conséquences, la matheuse directrice ! Pensez donc, elle n’a jamais eu de rapports ! Les seuls qu’elle connaisse sont ceux qu’elle signe.
Commenter  J’apprécie          90

Videos de Christian Laborde (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Laborde
Christian Laborde - À chacun son tour | Présentation #5
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

L'érotisme en littérature

Lequel de ces romans de Diderot, publié anonymement, est un roman libertin ?

Le Neveu de Rameau
Les Bijoux indiscrets
Le Rêve de D'Alembert
La Religieuse

6 questions
312 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature libertine , érotisme , érotiqueCréer un quiz sur ce livre

.. ..