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EAN : 9782081425996
Éditeur : Flammarion (22/08/2018)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 21 notes)
Résumé :
Regarder à se crever les yeux, à éclater le crâne avec les yeux de derrière les yeux, de derrière la tête. » L’homme qui écrit ces lignes tentera, toute sa courte vie durant, de voir. Né à Reims en 1907 et mort à 36 ans à Paris en 1943, le poète Roger Gilbert-Lecomte – que raconte ce roman – est le fondateur avec René Daumal, Roger Vailland et Robert Meyrat de la revue Le Grand Jeu.
Au cœur de l’émulation artistique des années 1930, il côtoie André Breton, A... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
  15 août 2018
Enfin, je peux poster mon avis suite à des directives demandant de patienter jusqu'au 15 aout. C'est chose faite.

La bonne vie se présente comme une biographie romancée de Roger Gilbert-Lecomte, poète maudit qui malgré un génie et une plume extraordinaire sombra dans la drogue et ne laissa à la postérité que quelques écrits. Matthieu Mégévand la vie de ce poète, né à Reims en 1907 et se sentant déjà à l'époque dans un univers trop étriqué pour lui. Pouvant être qualifié de surdoué, Roger Gilbert-Lecomte, ne pense pas qu'à l'art, à la philosophie et à appliquer ces préceptes à sa vie de tous les jours. Accompagné de camarades de classe, il monte à Paris où il fonde la revue le Grand Jeu.
Malheureusement, sa quête de toujours pousser plus loin l'ennui et les défis le conduise à se marginaliser et sombrer dans les drogues dures. Rapidement, son état de santé se détériore, ses amis ne peuvent plus l'aider et ce poète s'éteint pour de bon.
Comme beaucoup, je ne connaissais pas ce poète ni de nom, ni de part ses écrits.
Matthieu Mégevand nous brosse ici une biographie antagoniste sur plusieurs points. Tout d'abord, le titre La bonne vie... sachant que Roger Gilbert-Lecomte a brûlé la chandelle par les deux bouts en croquant la vie à pleines dents sans se préoccuper des contingences financières, matérielles, familiales où le mot travail et salaire n'avaient aucun sens pour lui... Oui, on peut parler de bonne vie même si au final elle fut courte et douloureuse.
Ensuite, le récit n'est qu'une succession de hauts et de bas où la vie de Roger Gilbert-Lecomte oscille entre succès et malheur. La création de sa revue lui apporte une renommée, mais son addiction aux drogues, à la paresse l'empêche de développer le tout.

Matthieu Mégevant a su retranscrire dans cette biographie les noirceurs, les malheurs par lesquels passe Roger Gilbert-Lecomte. Au final, le rendu est plutôt réussi et émotionnellement fort.

Un grand merci aux éditions Flammarion pour cette découverte.
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Jolap
  26 juillet 2018
Tout comme Sabine59 j'ai des instructions très précises. Je partagerai mon sentiment sur ce livre le 15 Août.
15 Août 2018
Je ne connaissais pas Roger Gilbert-Lecomte jusqu'à ce que les éditions Flammarion par le biais d'une opération Masse critique Privilégiée m'aient adressé ce livre de qualité de Matthieu Mégevand. Je les remercie chaleureusement.
L'auteur nous raconte la vie d'un poète, né à Reims le 18 mai 1907 et mort le 31 décembre 1943 à Paris. Une vie à part se profile dès son plus jeune âge. Il est doué, particulièrement doué, un brin provocateur, et très jeune il se singularise. Il se sépare du troupeau, si je puis dire. Son ascendant sur ses camarades, son humour, son goût du risque, « sa haine de l'ennui », son besoin de justice, d'absolu, le conduisent à se lier avec trois de ses camarades chez qui il décèle des affinités littéraires évidentes. Plus tard Il créera avec eux une revue : le grand jeu.
« Ce qu'il hait plus que tout : les petites certitudes et la petite vie ».
Ce en quoi il croit : La littérature et l'amitié à condition qu'elle soit accompagnée de littérature.
Matthieu Mégevand plante le décor :Reims» qui « n'est plus une ville mais un champ de ruines aux maisons éventrées ». La cathédrale «ensevelie sous ses propres gravats, soufflée, écorchée…… qui ressemble à une immense tombe »
Et au centre de ce tableau surgit Roger Gilbert Lecomte. Il « grandit dans un paysage d'outre-tombe et voit de ses yeux ce dont l'homme est capable. » Personne ou presque ne le comprend. Il se met au banc de sa propre société et sombre petit-à-petit, comme l'a fait sa ville, dans une sorte de chaos intérieur, « ce gouffre qui se creuse » et qui le laissera vaincu tôt ou tard.
En écrivant la vie de ce poète Matthieu Mégevand évoque le malheur, la pauvreté, la débauche, les critiques, l'incompréhension, la marginalité, le mépris, les problèmes de santé d'un écorché vif bourré de talent. Il raconte sa vie mais ne porte aucun jugement. Comme pour Rimbaud, Roger Gilbert-Lecomte trouve que la seule chose insupportable, c'est que rien n'est supportable. Comme Baudelaire il choisit les paradis artificiels. Il souffre et fait souffrir. Il ne comprend pas les autres mais les autres ne le comprennent pas non plus. Il repousse sans cesse les limites jusqu'à tout faire voler en éclats. Il s'isole et à force de s'évader hors des sentiers battus, construit lui-même les barreaux de sa propre prison. Un engrenage ?
Ce texte est à l'image de la vie qu'il raconte : Des mots sont tendus à l'extrême. Les situations sont hyper-réalistes, sans concession, sans faux-semblants avec une vibration tout-à-fait sensible, nerveuse, crispée comme le sont les traits d'un poète maudit. Les mots sont là, choisis avec la plus grande compétence, la plus grande précision, la plus grande cohérence pour nous balader un coup avec grâce, un coup avec violence du centre de l'âme aux contours d'une main tremblante, fiévreuse et pourtant habile. de Reims à Paris, d'une chambre sordide au bar du château, du Dôme, célèbre restaurant de Montparnasse à la clinique du Plessis-Robinson, d'Aragon à André Breton, de l'extase à la déchéance, du monde physique au monde surnaturel. Ce texte propose une radiographie capable de mettre en lumière les nombreuses zones d'ombre d'un intellectuel brillant, inadapté et inadaptable.
L'illusion flirte sans cesse avec la réalité. le lecteur sent bien « l'étrangeté de cette vie », et, en même temps que « les membres du poète s'alourdissent, que sa nuque bascule que son corps s'affaisse », ce lecteur lui se redresse, parce qu'il comprend mieux cet artiste meurtri. Il sent bien qu'aussi loin qu'aient été repoussées ses propres limites, ses audaces, ses rejets la vie du poète est logique depuis le départ. Sa sensibilité souffre d'une trop grande dépendance.
J'ai mis cinq étoiles à ce récit sans l'ombre d'une hésitation. Les phrases courtes donnent un élan au texte. La cadence, la musique des mots est particulièrement harmonieuse. Même en choisissant les bas-fonds de l'être humain comme caisse de résonance elle ne perd rien de sa profondeur et de son intérêt.
Ce livre est une invitation à la réflexion et sans prendre position l'auteur nous demande implicitement de choisir la nôtre. Notre position. Donc je vais écrire la mienne :
Roger Gilbert-Lecomte avait tout pour être heureux et pourtant il ne l'était pas. Sa vie était tracée, il en a effacé les contours.Il était sincère. Donc ce qu'il possédait n'était pas grand-chose à ses yeux. Ce n'était rien même. Il n'est pas parvenu à détruire ce qui le faisait tant souffrir, ce qui l'a accablé quand il n'était qu'un enfant: « Ce dont l'homme est capable ». Il s'est lui-même détruit très jeune! Trop jeune ! avait-il d'autres choix ?


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cardabelle
  15 août 2018
Un grand merci aux éditions Flammarion et à l'équipe de Masse Critique qui m'ont offert le privilège de découvrir un poète maudit , Roger Gilbert- Lecomte mais aussi un auteur de talent , Matthieu Mégevand .
On est à Reims , au lendemain de la Grande Guerre qui n'a plus à offrir que décombres et traumatismes à ses habitants .
R Gilbert- Lecomte , lui , est adolescent et un sursaut , une renaissance , l'amèneront à sublimer sa vision de la vie.
Au sein d'une famille bourgeoise , il se construit à contre- courant ; intelligent , lucide et sensible il va suivre sa voie envers et contre tous et part à Paris avec ses amis de jeunesse , avec au fond de l'âme "son" cher Rimbaud .
Il veut écrire et ne rien faire d'autre .
Cette biographie romancée va donc nous présenter le portrait d'un rebelle . Désabusé, iconoclaste , provocateur , R .G L est en permanence en quête d'essentiel et d'absolu jusqu'à vouloir " toucher l'antimatière" ...
Au début , jeune adulte , il est plein de fougue et exalté et avec ses amis , il va fonder une revue littéraire " le Grand Jeu " . Ils ont en commun avec les autres surréalistes le besoin d'élévation , la quête mystique et la création d'une révolution philosophique .
Mais , malgré l'aspect libertaire du mouvement , il semble que tout y soit codifié et naviguer en solitaire sans l'aval du capitaine André Breton est apparu comme un crime de lèse-majesté dans le roman .
On assiste à des joutes verbales pour le moins caustiques mais bien explicites .
Cocasses aussi : révolution peut-être mais liberté conditionnée et chasse-gardée : Breton entend bien que l'on respecte les codes !
Pourtant , le mouvement surréaliste avait l'apparence d' une grande fratrie où les échanges circulaient et réunissaient aussi bien littérature et peinture . Plusieurs revues en étaient leurs instruments idéologiques .
Plusieurs, mais pas " le Grand Jeu" .
Et si Breton, Eluard ou Max Ernst ont laissé leur nom à la postérité , on ne peut pas en dire autant pour Roger Gilbert - Lecomte et le récit nous le démontre .

Echec puis descente aux enfers , flirt avec le vide , noyade dans une vie dissolue , notre héros , excessif , entier ,intransigeant , désabusé , ne peut échapper aux sirènes des paradis artificiels .
Au début , j'ai été étonnée qu'un ouvrage entier soit consacré à un poète inconnu , m'interrogeant sur l'intérêt de décrire sa déchéance par le menu .
Puis la lecture révèle une brillante analyse toute en finesse qui se fait par bribes , avec subtilité , par suggestion , avec élégance et fluidité .
Si le personnage m'a fascinée , c'est plus par sa personnalité que par son oeuvre . Les quelques extraits proposés ne m'ont pas transportée !
Cependant , j'ai un peu regretté que , le surréalisme , mouvement étonnement riche et foisonnant n'ait été abordé que trop succinctement : j'aurais aimé que soit plus développée l'évocation du bouillonnement culturel de l'époque .
Et, c'est là le seul reproche que je puisse faire à cet ouvrage et il reste très personnel .
Mais , petite confidence , j'ai surtout été déçue de ne pas rencontrer "Mon" poète maudit , j'ai nommé Saint-Pol-Roux , le Magnifique , lui et bien d'autres auraient mérité les honneurs .
J'avoue ma mauvaise foi car André Breton n'est pas mon préféré ...
Sinon, bien sûr , j'ai beaucoup apprécié la lecture de cette belle étude psychologique et d'un pan de petite histoire .
Un récit intéressant à recommander pour ses qualités littéraires et la passion qui émane de l'auteur pour son sujet . Un plaisir .





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SZRAMOWO
  15 août 2018
Merci à Babelio et à Flammarion, de m'avoir choisi pour cette masse critique privilégiée en m'adressant l'ouvrage de Mégevand.
Nous sommes le 15 août 2018 et je peux donc, ainsi qu'il m'a été recommandé, publier ma chronique.
La bonne vie, titre emprunté au poème de Roger Gilbert-Lecomte qui figure en fin d'ouvrage, propose un récit de la vie des « Phrères simplistes » fondateurs du journal mythique le Grand Jeu (4 numéros parus entre 1928 et 1932).
Quatre jeunes gens dans Reims dévastée par la guerre, Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal, Roger Vailland et Robert Meyrat, vivent leur ennui et leur détestation de l'ordre moral en repoussant sans cesse les limites que la bienséance tente de leur imposer.
Dada et la pataphysique, Rimbaud, l'Orient, Mallarmé, Nerval, Lautréamont, Baudelaire et Huysmans, sont leurs sources d'inspiration. Ils veulent « fuir les petits-bourgeois et les écoles de commerce, fuir la petite femme et les amicales du dimanche, fuir la pie et le tapis moelleux, la messe et le 14 juillet. Mais pour fuir il faut passer son bac (…) avec à l'horizon leur diplôme comme porte de sortie. »
Les quatre « Phrères » vivent leur vie la nuit à Reims entre le parc de la Patte d'Oie et le dancing de l'Aquarium. Alcool, opium, partie de roulette russe avec le 6.35 d'un ami de Meyrat ; au fond rien de bien original par rapport à leurs prédécesseurs, dans la recherche de « Cette mort qu'on sollicite, qu'on toise et qui ne vient pas comme si elle s'était défilée (…) »
Seul Roger Gilbert-Lecomte poursuivra sa quête jusqu'à la fin. Meyrat se désistera, Vailland prendra d'autres voies, Daumal l'accompagnera un temps puis finira par abandonner.
Le récit de Mégevand hésite entre la fiction et le documentaire. L'adolescence à Reims des quatre « Phrères » est purement fictionnelle et on y croit, on s'identifie aux héros, on rit, on pleure. Mégevand réussit à s'inspirer des différents documents qu'il cite, (notamment la correspondance de Lecomte parue chez Gallimard en 1971 - j'ai été surpris de ne pas voir dans les sources les 154 lettres entre Daumal et Lecomte parue chez Ypsilon en 2015 -), pour créer des personnages pleins, crédibles, réalistes.
La suite est moins « palpitante ». On voudrait croire à la relation de l'altercation entre Breton, le pape du surréalisme qui récrée selon Roger le dogme d'une église, et Lecomte au bar du Château, aux trips à l'héroïne de Roger, à sa lente descente aux enfers, à sa vie à Paris rue d'Alésia près de la zone. Mais le récit, par souci de vérité historique, est maillé de citations et de références ce qui rend la lecture moins fluide. Seul le style de Mégevand parvient à faire tenir l'ensemble
Il reste l'histoire de deux amis. Roger et René. Mais peut-on rester amis jusqu'à la fin de sa vie ? Sans remise en question ? Sans trahison ?
Personne n'a de réponse à cette question.
Lecomte écrit à Daumal qui le met en garde « Alors c'est toi le salaud du parti des parents, des médecins, de la vie et de la merde… » Tout est dit…
Alors, on garde les souvenirs des années lumineuses, de l'amitié dure et sûre. J'ai emprunté cette citation de Daumal au recueil de correspondances publié par Ypsilon :
« On soupçonne mal comme Roger et moi pouvons rire. (Je me souviens de la stupeur d'un qui croyait connaître Roger et qui ne comprenait pas lorsque, se retournant vers l'arrière de l'auto, nous voyait rire aux anges d'Auvergne.) »
Et celui qui, à ce moment-là, apprenait à découvrir les moult facettes de ses deux voyants-voyous d'amis, c'était Léon Pierre-Quint.
Le livre est dédié à Daniel Darc le chanteur de Taxi Girl et en le lisant le livre, je n'ai pu m'empêcher de faire le lien entre les « Phrères simplistes » et ces idoles mortes à 27 ans, Jim Morrison, Jimmy Hendrix, Paul Kossof. Janis Joplin. Ceux qui quelque part ont voulu éviter la « jaggerisation » ou la « dylanisation »….Comme Lecomte a voulu éviter la « bretonisation »….
Mon avis sur le roman : Un sujet difficile qui a été maintes fois traité. Mégevand donne un éclairage différent, plus contemporain et met son écriture au service de ce qui lui apparait être un hommage indispensable à celui qui écrivit :
« le Grand Jeu est irrémédiable ; il ne se joue qu'une fois. Nous voulons le jouer à tous les instants de notre vie. »

Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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visages
  14 août 2018
Je remercie vivement les editions Flammarion ainsi que Babelio pour m'avoir permis cette double rencontre avec M.Megevand et Roger-Gilbert.C'est une très belle decouverte l'ecriture de M.Megevand est fluide,vivante,vibrante.il communique de facon extremement sensible l'ame dee de ce poète passionné qu'etait Roger-Gilbert-LecomteRoger-Gilbert.Personnage magnétique et fascinant.Son physique de dandy contraste avec sa force de caractère,sa détermination,sonrejet viscéral de la norme aliénante de la petite bourgeoisie.c'est un rebelle,voire un anarchiste dans sa quete de liberté.c'est un être en recherche de lumière et du besoin d'accéder à autre chose que le monde visible,celui"caché derrière le monde physique,un monde qui ne se substitue pas à l'autre mais bien deux realites qui cohabitent,l'une connue, superficielle et banale,et l'autre, inconnue,plus vaste et plus achevée que les mots ne peuvent contenir..."Pour atteindre ce monde,il aura très vite recours à des toxiques.ce qui n'alterera en rien son esprit brillant,fin et passionné qui n'a ni dieu ni maître mais des amis très chers.R.Vailland et R.Daumal qu'il rencontre au lycée,puis le peintre J.Dima et toute l'équipe Parisienne avec laquelle il creera la revue le grand jeu.Il est porté par le souffle de Rimbaud et sa volonté de "voyance".Matthieu Megevand nous introduit dans la vie de ce poète avec intelligence,nous fait partager ses combats,sa soif de vivre qui pourtant cohabitent avec une énergie de destruction: combat d'Eros et Thanatos ?!oncotoie.Breton,on le confronte par la verve du poete,on ne sait plus s'il existe finalement une frontière entre réel et irreli,raison et folie.Paradoxalement cette quête obsessionnelle de liberté devient presque une religion.Qu'un regard ou une parole viennent éclabousser sa soif d'idead et c'est l'eruption de la révolte qui effraie autant qu'elle fascine son auditoire.Je recommande vivement cette lecture à tous les amoureux de la poepoé,de la liberté,et de la résistance!
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critiques presse (1)
Lexpress   10 septembre 2018
Il est des êtres voués à l'autodestruction comme d'autres sont attachés à la vie. La littérature n'aura pas sauvé Gilbert-Lecomte. Et Matthieu Mégevand élève au poète fracassé un émouvant "tombeau littéraire". Amen.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Souri7Souri7   21 juillet 2018
La famille Lecomte est épargnée et rentre à Reims dès la fin des hostilités. Ce n'est plus une ville mais un champ de ruines. La cathédrale, ensevelie sous ses propres gravats, soufflée, écorchée, ses gargouilles arrachées des chéneaux, ressemble à une immense tombe. Les façades des immeubles éventrées, les maisons ravagées, les trottoirs défoncés, les arbres coupés en deux, des gouilles remplies d'eau croupie trouent les rues avec parfois, tout au fond, un cadavre décomposé. Les habitants repeuplent peu à peu la cité, balayent les décombres et rebâtissent. Roger grandit dans un paysage d'outre-tombe et voit - il ne lit pas dans les manuels d'histoire ni n'entend radoter un vieux grand-père - il voit de ses yeux vierges ce dont l'homme est capable.
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cardabellecardabelle   03 août 2018
" Ce que nous cherchons ... nous cherchons les instants bouleversants qui redonnent enfin du suc à cette vie inquiète .
En peignant , en écrivant , mais aussi en admirant une huître ou une simple palissade , nous cherchons , affamés , ces nourritures incalculables ! "

p.75
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Souri7Souri7   22 juillet 2018
[...] Ce ne sont ni les métiers ni le milieu social qui déterminent une rencontre, mais des obsessions qui convergent et se nourrissent mutuellement. Ainsi la toile des amitiés grandit [...]
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Souri7Souri7   29 juillet 2018
[...] Ce ne sont ni les métiers ni le milieu social qui déterminent une rencontre, mais des obsessions qui convergent et se nourrissent mutuellement.
Commenter  J’apprécie          370
5Arabella5Arabella   20 juillet 2018
Ce qui est certain, c'est que la guerre a tout fait choir autour d'eux. Elites, patrie, gouvernement ont envoyé à l'abattoir des millions de jeunes hommes pour quels résultats : bousculer quelques lignes de frontières et conclure, au bout de quatre interminables années, par cet immense charnier. Plus personne n'y croit, au drapeau, au sacrifice, aux héros. Même la science, mise au service de la destruction, créant des machines et des bombes toujours plus assassines, a failli ; et que dire alors de l'art, suiveur, guerrier, bombant le torse dans des salons bien à l'abri des éclats de shrapnel et ressassant la vieille poésie de Musset ou pire, celle de Vigny. Le passé proche, ce sont les cadavres et le souffle des obus.
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Vidéo de Matthieu Mégevand
Matthieu Mégevand
Lautrec
Lecture par l'auteur – Mise en musique par Emilie Zoé
Lautrec, c'est la légende de Montmartre, le peintre du Moulin-Rouge, du Mirliton, celui qui immortalise Bruant, la Goulue, Jane Avril. Mais c'est aussi un petit homme foutraque, issu d'une famille de la haute noblesse de province, atteint d'une maladie génétique qui fragilise ses os et interrompt sa croissance. Fasciné par les cabarets, les bals, les bistrots, les théâtres et les prostituées, il peindra des hommes et des femmes toute sa vie, négligeant le paysage et la nature morte. Alcoolique, rongé par la syphilis, il meurt à trente-six ans en laissant une oeuvre foisonnante et inclassable.
En mettant en scène l'obsession de Henri de Toulouse-Lautrec pour la peinture, celle qui montre les êtres humains dans ce qu'ils ont de plus brut et de plus vivant, Matthieu Mégevand s'éloigne des représentations habituelles pour dresser le portrait de l'artiste en voyant et de l'homme en possédé.

Avec le soutien de la Fondation Pro Helvetia

À lire – Matthieu Mégevand, Lautrec, Flammarion, 2019.
À écouter – Emilie Zoé, « The very start », Hummus Record 2018, récompensé par un Swiss Music Award.
Le mercredi 4 décembre 2019 - 20h
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