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ISBN : 225314911X
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 1525 notes)
Résumé :
Une monstrueuse jeune fille, Hazel, atrocement défigurée par un bombardement ; un vieillard, le Capitaine O. Loncours, à quai depuis longtemps ; une maison biscornue d'où tous les objets réfléchissants, des miroirs jusqu'aux petites cuillères, ont disparu : décidément, l'île de Mortes-Frontières la bien-nommée abrite de bien étranges secrets, jalousement gardés par les sbires du capitaine, qui fouillent sans pitié tous ceux qui s'y aventurent... Françoise, la jeune ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
Magenta
  29 août 2012
J'étais passée à côté de ce livre alors que je pensais avoir tout lu d'Amélie Nothomb, voilà chose faite aujourd'hui puisque cette histoire se lit d'une traite.
L'amour et ce qu'il peut faire faire est le sujet ; peut-on vivre en gardant cet amour juste pour soi, le cacher au monde? Pas certaine que ce soit possible mais l'esprit de Melle Nothomb est assez tordu pour nous le faire imaginer! Je n'ai été déçue que par la fin...
Deux fins possibles mais aucune, à mon sens, n'était à la hauteur de l'histoire.
Un bon moment de lecture quand même, je reste sous le charme de cette écriture si particulière!
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Mimimelie
  02 avril 2014
Lire un Nothomb, pour moi, c'est comme tous les petits plaisirs de la vie, prenez un vin par exemple, qu'il s'agisse d'un grand ou d'un petit millésime, ou d'un pas millésimé du tout, qu'il soit très cher ou pas, s'il me plaît et s'il est à mon goût, qu'importe les autres convives, j'entends l'apprécier et ne pas faire la blasée, autrement dit je ne boude pas mon plaisir. Na !
Et là encore le plaisir et la surprise étaient au rendez-vous.
Ce que j'apprécie en fait je crois chez AN, c'est la façon qu'elle a de traiter de sujets graves, comme ici ceux de l'amour et de laideur, avec légèreté et désinvolture ; mais avec quelle efficacité !
Et puis toutes ses trouvailles rigolotes m'amusent aussi, du genre « pour m'exprimer la souffrance de notre séparation, Caroline alla jusqu'à s'arracher un ongle entier, celui de l'annulaire gauche, qu'elle colla sur sa missive. » ….où va-t-elle chercher ça !?
Mis à part qu'à un moment de la lecture, j'ai eu l'impression de revisiter l' « Hygiène de l'assassin », d'être au coeur d'une même joute verbale….
Quant au dénouement, si j'avais eu à en décider, j'aurais préféré par contre qu'il n'y ait qu'une seule fin, et j'aurais choisi la deuxième que j'ai trouvé plus originale, et plus malicieuse, pour ne pas dire enrichie d'un petit brin de perfidie qui ne nuit pas.
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Yumiko
  21 février 2012
Chaque Nothomb est une découverte, une plongée dans un univers différent, le tout servi par une plume étonnante et déstabilisante. Celui-ci ne fait pas exception à la règle et même s'il n'est à mon goût pas aussi réussi que d'autres, cette lecture s'est avérée très divertissante.
Une infirmière se rend sur une île pour soigner l'occupant des lieux, un homme âgé qui vit reclus dans sa maison. Une drôle de maison d'ailleurs… Arrivée sur place, elle découvre que c'est pour la jeune fille qu'il héberge qu'elle a été mandatée. Cette jeune fille ressemble à s'y méprendre à une otage dans cette maison, une otage qui ne sort jamais et qui est avide de toutes les histoires qu'elle pourra lui raconter.
Hazel vit en recluse suite à un accident. Défigurée, elle ne supporte plus la vue de son visage et tout objet susceptible d'émettre un reflet n'est pas autorisé dans la maison. Découvrant petit à petit ce que le vieux fou a mis sur pied, Françoise décide de tout faire pour ouvrir les yeux de sa patiente et la sortir de là. Mais comme il écoute toutes leurs conversations, elle va devoir se montrer très fine pour y arriver et cette histoire pourrait très mal se terminer.
Le récit est haletant et bien qu'on suppose beaucoup de choses dès le départ et la réaction de Françoise, nous somme emportés par les énigmes que l'auteur nous éparpille ici et là. Accrocheur et rondement mené, il est difficile de lâcher le livre une fois commencé!
Oui mais…
Parce que cette fois il y a un mais… Un mais qui m'embête vraiment et qui a gâché une part de mon plaisir et du côté machiavélique des récits de l'auteur. En fait, tout vient de la fin qui n'est pas à la hauteur du reste de l'histoire. Les personnages sont très bien pensés, le fil rouge excellent, mais la conclusion ou plutôt les conclusions détruisent tout.
Pour une fois l'auteur nous offre deux fins différentes, toutes les deux pouvant être plausibles par rapport à l'histoire et aux personnages. Seulement la première est décevante et trop « classique » pour une telle auteur, quant à la deuxième, elle est plus dans la lignée habituelle, mais trop envisageable par rapport au récit.
J'espérais une fin inattendue et en apothéose, mais j'ai été un peu déçue. Par contre le reste de l'histoire est génial et vaut le détour. Un bon livre malgré ce petit défaut :)
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Audreyy
  25 octobre 2012
Amélie Nothomb nous livre ici une histoire non seulement intéressante mais aussi très divertissante. Elle nous raconte l'histoire d'une jeune fille, Hazel, âgée de vingt deux ans, qui ne peut pas se regarder dans tout ce qui est miroirs, vitres et toutes les choses où l'on pourrait apercevoir son reflet car l'accès lui est interdit. Accès interdit par l'homme avec qui elle vit : Un vieillard de plus de soixante dix ans qui l'aime. Leur quotidien est bouleversé par l'arrivée de Françoise, une infirmière. du point de vue général, j'ai beaucoup apprécié ce roman par tous les sujets qu'il aborde et par les réflexions auquel il nous amène à penser. L'intrigue m'a beaucoup plu tout au long de l'histoire par les quelques rebondissements qu'elle procure. de plus, il faut avouer que nous sommes dans une sorte de huit clos : tout d'abord, le lecteur, car excepté les allées retours de l'infirmière (et encore juste au début) nous ne quittons jamais l'île où se trouvent nos personnages. Mais aussi, du point de vue de Hazel qui ne sort jamais de la maison, ni même de la chambre.
Pour ce qui est des personnages, aucun ne m'a déplu, ils sont tous plus ou moins intéressants même si Hazel a parfois le don d'énerver. J'ai beaucoup apprécié le personnage de Françoise qui est quelqu'un au mauvais caractère, quelqu'un qui possède du sang franc, qui ne se laisse pas faire puis, elle m'a même fait rire à plusieurs reprises dans ses répliques, surtout vers le dénouement.
A propos du dénouement, il est très intéressant car Amélie Nothomb a concocté deux fins. Elle annonce clairement qu'elle n'a pas pu choisir alors je me suis laissée portée et j'ai lu ces deux fins. J'ai apprécié le fait de voir l'histoire se terminait sous deux façons différentes. Mais, en tant qu'avis personnel, j'ai de loin préféré la première fin. Je la trouve plus logique, plus dramatique, plus fascinante.
Pour en venir au style de l'auteure que j'avais déjà pu remarquer avec Antéchrista, il est très agréable car il est très simple. Beaucoup de dialogues, très peu de descriptions, de ce fait cela si lit très vite. Puis, son style est fluide et le choix de ses mots très astucieux même quand certains passages sont tordus, voir même pervers.
Alors, pour quelles raisons cet homme retient-il prisonnière Hazel ? Que lui cache t'il et pourquoi ? Qu'est ce qui peut pousser quelqu'un à agir ainsi ? Ce sont de nombreuses questions que l'on peut se poser durant la lecture. Lecture que je vous incite à faire pour le découvrir.
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Louis_LUCAS
  04 juillet 2016
Un Nothomb et ça repart ! Lorsque je sors d'une lecture difficile ou d'un pavé long et légèrement indigeste, le besoin de se plonger dans une oeuvre plus légère se fait toujours sentir. Si j'ai eu, comme beaucoup, ma période Amélie Nothomb et ai par conséquent lu une bonne partie de ses romans, quelques uns d'entre eux ont échappé aux mailles de mon filet. Depuis, lorsque l'envie me prend de lire quelque chose de court de de singulier, je retourne vers mon auteure belge préférée et retrouve vainement - puisqu'elle sort un roman chaque année - l'idée de faire son sort à sa bibliographie complète.
"Mercure" était donc soigneusement rangé à la lettre N de ma bibliothèque personnelle, attendant impatiemment d'être compulsé. Renseignements pris, ce roman est paru en 1998, soit entre le fascinant "Attentat" et le raz-de-marée "Stupeurs et tremblements". En relisant la quatrième couverture d'"Attentat", j'ai été frappé par la manière dont "Mercure" s'inscrit dans la continuité de son prédécesseur avec une fois encore le thème de la laideur, de la hideur même si dans le cas présent, celle-ci est accidentelle.
Avec "Mercure", Amélie Nothomb nous emmène au début des années 1920 à la rencontre d'un couple étrange qui vit reclus sur une île au large de Cherbourg. A eux deux, ils auront bientôt cent ans, lui 77, elle 23 et vivent une relation ambiguë comme le découvre Françoise, infirmière chargée de s'occuper de la jeune femme. Dans cette grande maison vieillissante, il n'y a aucun miroir et tout a été aménagé de manière à ce qu'on ne puisse à aucun moment voir son reflet. Hazel partage sa vie avec le vieil homme depuis que celui-ci l'a emmené avec elle suite à un bombardement dans lequel elle a perdu tous les membres de sa famille.
Lorsque Françoise fait la connaissance d'Hazel, son compagnon l'invite à s'abstenir de tout commentaire sur son aspect, si spectaculaire soit-il. Dès la première conversation entre les deux femmes, un lien se crée, un besoin de partager une vie qui s'apparente à un calvaire pour Hazel, une nécessité d'y voir plus clair pour Françoise. Si dès les premières pages, on sent que cette relation est contre nature, le niveau de perversité et de désordre psychologique qu'Amélie Nothomb a injecté dans ses personnages est à son paroxysme.
Quelques ressorts tragiques, une situation de départ qui évoque quelques figures célèbres de la mythologie grecque et une structure presque théâtrale avec des dialogues omniprésents et savoureux viennent enrichir la plume d'Amélie Nothomb, précise, sans fioritures. En pleine maîtrise de son art, l'écrivain nous offre quelques analyses bien amenées sur la Littérature notamment sur "La chartreuse de Parme"de Stendhal tout en décortiquant, avec son décalage habituel, les tenants et les aboutissants de cette union plus proche de la machination que de la passion (?).
Un vieil homme dévoyé, une jeune femme abusée qui se raccroche à des rêves de midinettes, une infirmière lucide, une ambiance oppressante, un huis clos inquiétant et non pas un mais deux dénouements, le tout en à peine 188 pages d'une densité et d'une richesse à faire pâlir un graphomane. Pas de doute, ce cru 1998 a du caractère.
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Citations et extraits (107) Voir plus Ajouter une citation
x-Kah-mix-Kah-mi   18 décembre 2010
L’amour : c’est une maladie qui rend mauvais. Dès que l’on aime vraiment quelqu’un, on ne peut s’empêcher de lui nuire, même et surtout si l’on veut le rendre heureux.
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vassia7178vassia7178   06 novembre 2018
Le lendemain, elle s'appliqua à n'avoir avec Hazel que des conversations d'une innocence soignée.
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MagentaMagenta   29 août 2012
-On n'est pas forcé d'avoir les mêmes opinions que ses amis, n'est-ce pas?
-Sûrement pas.
-L'amitié est une chose bizarre : on n'aime ses amis ni pour leurs corps, ni pour leurs idées. En ce cas, d'où cet étrange sentiment provient-il?
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MyrabelleMyrabelle   06 février 2012
Si ce n'étaient que les miroirs ! Si ce n'étaient que les vitres ! On ne me laisse jamais prendre un bain sans en avoir troublé l'eau à force d'huile parfumée. Pas le moindre meuble en marqueterie, pas l'ombre d'un objet en laque. A table, je bois dans un verre dépoli, je mange avec des couverts en métal écorché. Le thé que l'on me verse contient déjà du lait. Il y aurait de quoi rire de ces attentions méticuleuses si elles ne soulignaient pas tant l'étendue de ma difformité.
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ColetteColette   20 avril 2012
À présent, j'entrevois la logique qu'il y a à choisir ce trépas. L'eau et l'amour sont le berceau de toute vie: il n'y a pas plus fécond. Mourir par l'amour ou mourir par l'eau, ou mieux encore par les deux ensemble, c'est boucler la boucle, c'est prendre la porte d'entrée pour porte de sortie. C'est se tuer par la vie même.
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Vidéo de Amélie Nothomb
Revivez les remises de prix 2016 et la Dictée Noire avec Amélie Nothomb. Retrouvez tous les lauréats : http://www.quaisdupolar.com/le-festival/prix/prix-des-lecteurs-quais-du-polar-20-min/ Vidéo réalisée par les étudiants de Factory
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