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Diane Ménard (Traducteur)
ISBN : 2070508587
Éditeur : Gallimard (20/10/2005)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 157 notes)
Résumé :
Francesca est surnommée Franky mais aussi Zarbie les yeux verts, lorsque l'adolescente rebelle pointe sous la carapace.

Elle habite à Seattle avec sa sour Samantha et leur demi-frère Todd. Elle a tout pour être heureuse : un père riche et célèbre, une mère artiste et adorable, une somptueuse maison. Elle voue à son père Reid Pierson, un reporter sportif célèbre, une véritable vénération.

Mais les apparences sont parfois trompeuses. Fr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  20 janvier 2017
Krista, malgré sa peur, cherche à échapper à son mari, un ancien sportif devenu un journaliste célèbre, qui la tyrannise à l'insu de ses enfants. Pourtant sa fille, Francesca, en pleine crise d'adolescence, devine les conflits. Tiraillée entre sa mère et son père, manipulée et craignant ce dernier, elle fait un choix que seule Zarbie, la partie frondeuse de sa personnalité, lui donne le courage de désavouer. Elle est prête pour trouver, dans le journal de mam, ce poème d'Emily Dickinson qui lui ouvre enfin les yeux :
Ils m'ont enfermée dans la Prose
Comme lorsque petite Fille
Ils me mettaient au Placard
Pour que je me tienne tranquille
Tranquille ! S'ils avaient pu m'épier
Et voir mon cerveau – vagabonder –
Plus fous n'auraient été d'enfermer un Oiseau
Pour Trahison – dans un Enclos –
Il suffit qu'il le veuille
Et avec l'aisance d'une Etoile
Moqueur il baisse les yeux vers sa Captivité –
– Il ne m'en coûte pas davantage.
Dans ce roman magnifique de noirceur et de finesse, on assiste à la destruction progressive d'une famille sous l'emprise d'un homme despotique et manipulateur. Un homme qui est prêt à tout pour conserver la maîtrise de ses proches et de sa brillante réputation. Des rapports de force malsains, pas si exceptionnels, parfaitement décrits par Joyce Carol Oates qui a mis, une fois de plus, son immense talent au service de la défense des femmes au regard de la violence masculine.
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latina
  28 juin 2015
Eh bien, je referme à peine ce livre, et j'en suis encore toute retournée, toute chose, toute bizarre...
C'est qu'elle est troublante, cette Joyce Carol Oates, je ne m'y ferai jamais ! Et pourtant, je la fréquente depuis des années déjà. Et je l'adore !
J'ai toujours peur, quand j'aborde un roman « pour ados » d'un écrivain confirmé, que celui-ci ne « gagatise », genre « donneur de leçons, il faut vivre d'espoir, soyons tous solidaires, aimons-nous les uns les autres, vous êtes les adultes de demain etc. etc. ».
Avec Oates, rien de tout ça ! Son roman-jeunesse, elle le maitrise en adulte responsable, mais elle entraine ses futurs lecteurs dans un magma incroyable de sentiments troubles et dans un univers glauque. Quelle joie de l'y suivre ! Quel sentiment d'horreur mêlé de jouissance !
Bon, je m'égare. Revenons à cette petite Zarbie, qui s'appelle Franky, en fait, ou plutôt Francesca (mais ce prénom, elle le déteste). Ce surnom « Zarbie », elle l'a attrapé au vol, sortant de la bouche d'un garçon qui s'apprêtait à la violer et qu'elle a copieusement malmené. Zarbie, c'est son côté rebelle, frondeur, désobéissant. Franky, c'est la fille gentille et obéissante.
Dans cette histoire, Franky et Zarbie vont être obligées de s'allier, pour le pire. le pire, oui. Quand on a un père célèbre et adulé par les foules, une mère aimante et artiste, mais totalement invisible aux yeux des admirateurs de son mari, et que ce couple commence à craquer...Quand on n'a que quatorze ans et qu'on aime ses deux parents, qu'on est partagé entre des adultes fragiles ou manipulateurs et qu'on soupçonne certains « faits » sans s'en rendre vraiment compte, le pire peut commencer. Oui, le pire. Que je ne vais certainement pas vous dévoiler.
C'est en adulte responsable que je conseillerai ce livre à des ados, tant pis pour moi, j'en assumerai les conséquences. Mais je le ferai, ça oui ! Rien que pour les beaux yeux verts de Zarbie !
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Ziliz
  25 mai 2013
Non, la jeune Frankie - quinze ans et hypersensible - ne veut pas admettre que ses parents ne s'entendent plus et qu'ils vont probablement se séparer. Sa mère s'absente de plus en plus de la maison, reconquérant un peu de liberté, au grand dam du père. En se mariant, elle a dû renoncer à ses passions pour devenir 'potiche', vivant dans l'ombre de son époux, journaliste sportif TV et ancienne star du foot. le bonhomme, une célébrité locale, est admiré à l'extérieur. Mais chez lui c'est un despote intransigeant, colérique... et réac en prime.
Un roman grandiose et très noir ! Adolescence, douleur, déni, loi du plus fort, manipulation, violence, peur. Argent et célébrité, signes extérieurs de richesse (somptueuse maison) et de 'bonheur' : une jolie femme à exhiber, trois beaux enfants sportifs de haut niveau.
Un cas de divorce comme il en existe.
Côté enfants : refus de voir, déni, honte par rapport aux copains, sentiment de culpabilité, rejet du parent qui s'éloigne pour sauver sa peau. Souffrance face à l'ambiance délétère, difficulté de se sentir partagé entre deux êtres qu'on aime, et qui s'infligent mutuellement des souffrances.
Côté adultes : souci de sauvegarder les apparences à l'extérieur (a fortiori lorsque l'on tient à sa 'respectabilité'), cruautés et mesquineries entre parents au mépris du bien-être et de la sécurité des enfants.
Dans (tous ?) ses textes, Joyce Carol Oates met en scène des hommes odieux, de sombres salauds qui détruisent femmes et enfants, brutalement ou de manière plus pernicieuse. Il est également question d'adolescents en difficulté, qui vivent des drames, perdent leur repères. En cela, ses écrits me rappellent ceux plus récents de Laura Kasischke. La plume de l'auteur est parfaite, sans affectation, ce qui rend ses romans passionnants et difficiles à lâcher, malgré le malaise croissant induit par les situations.
--- Déjà lu de JC Oates "Les Femelles", "Sexy", "Délicieuses pourritures" et "Viol - une histoire d'amour".
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Marple
  07 février 2013
Décidément, Joyce Carol Oates est une valeur sûre. En tout cas pour moi.
C'est mon 2ème et il m'a donné bien envie d'enchainer sur un 3ème !
Avant d'entamer ce roman, j'avais lu quelques critiques ici, et découvert que c'était un livre pour ados. Ça se sent un peu à la lecture, parce que c'est assez manichéen... et aussi que l'héroïne a 14 ans, avec au début des pensées, des soucis et des hobbys de fille de 14 ans... Mais ça implique aussi que l'histoire est bien rythmée, sans temps mort ou digressions. du coup, j'ai vraiment bien accroché, j'ai lu vite et avec grand plaisir.
En plus, j'ai trouvé le livre intelligent, et la psychologie des personnages tout à fait juste : Franky-Zarbie qui adhère d'abord complètement aux contes de son père parfait, avant de relever les mille petits détails qui clochent, puis de réaliser la manipulation dont elle fait l'objet... J'ai bien aimé la mère aussi, dont je ne peux pas dire grand chose pour ne pas gâcher le suspense... Et la petite soeur... Et la tante...
C'est un livre 'malin' dans sa construction aussi, avec en alternance des extraits de journaux de Franky-Zarbie et de Mam, de la narration simple et des échanges d'emails (ou plutôt des monologues par email) entre l'héroïne et ses proches...
Un livre très efficace et bien agréable, donc !
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LiliGalipette
  12 janvier 2018
L'été de ses 14 ans, Francesca, dite Franky, découvre une force nouvelle en elle. Elle lui donne le nom de Zarbie : cette puissance intérieure l'aide dans des situations critiques. Franky assiste également à l'inexorable éloignement de ses parents, entouré d'une tension et d'un danger palpables. le père est une figure adorée autant que redoutée, dont les crises de rage sont imprévisibles et terrifiantes. Quant à la mère, elle s'isole dans un mystère qui ne sera percé que trop tard. « Elle devra vivre avec la décision qu'elle a prise. Nous ne pourrons jamais le lui pardonner. » (p. 87)
Je n'en dis pas beaucoup plus pour ne pas épuiser toute l'intrigue de ce court roman. J'apprécie hélas assez peu les textes que Joyce Carol Oates écrit pour la jeunesse. Ils me semblent tous manquer de puissance, surtout en comparaison des autres romans de l'autrice. Un bon point pour les prétéritions habiles qui sont annonciatrices du pire et tiennent en haleine. À mesure de la lecture, on comprend que le récit porté par Franky a des airs de dépositions, de témoignage. Que s'est-il donc passé le 26 août ? Comment Franky pourra-t-elle surmonter le drame auquel elle sera confrontée ? « Oui, il faut parfois accepter d'être puni pour avoir fait ce qu'il fallait. » (p. 66)
Zarbie, c'est Franky, mais plus forte, plus audacieuse. C'est le pouvoir de l'adolescence canalisé et décuplé pour protéger ce qui reste de l'enfant et assurer la marche de la jeune fille en devenir. « Mais je n'étais pas cinglée. Je le savais. J'étais plus forte qu'avant, je m'assumais mieux. Je m'aimais plus que je ne m'étais jamais aimée depuis que j'étais petite. » (p. 39) Franky/Zarbie est un beau personnage d'adolescente en construction, mais je préfère définitivement les héroïnes des romans adultes de Joyce Carol Oates.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Francesca s’est donné un surnom, «Zarbie», depuis l’agression contre laquelle elle s’est défendue avec rage. Une autre sorte d’autodéfense l’empêche d’admettre la réalité trop douloureuse, lorsque sa mère voile sous une écharpe et des manches longues les stigmates de la violence conjugale. C’est que la famille de Francesca incarnerait presque le modèle parfait de l’American way of life. Le père beau et riche, ex-star du football américain reconverti en présentateur sportif, leur procure une vie facile dans une grande maison à l’architecture contemporaine. Le problème viendrait plutôt de la mère, refusant peu à peu le rôle de fairevaloir de son mari pour vivre sa propre existence. Elle souhaite s’accomplir en tant qu’artiste et nouer des relations sincères. Elle est pour l’heure méprisée par son mari et incomprise par ses filles qui se sentent délaissées. L’atmosphère s’alourdit au fil des pages, le drame est inéluctable. De ce terrible suspense psychologique – rappelant celui des romans de Patricia Highsmith – le lecteur ne sort pas tout à fait indemne : ce grand roman est à conseiller vivement aux lecteurs matures. La fin, aussi dure soit-elle, est positive pour Francesca qui a choisi de vivre et de lutter en protégeant sa petite soeur. Cécile Robin-Lapeyre
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
JCOatesJCOates   19 août 2015
Zarbie les yeux verts est à classer parmi les romans pour adolescents de la bibliographie de Joyce Carol Oates. On y retrouve malgré tout les thèmes qui lui sont chers et une atmosphère qui lui est propre.
Roman pour ado par le sujet, oui. Une adolescente avec des pensées typiques de son âge. Plus précisément Francesca. Mais elle déteste ce prénom. Appelez-la plutôt Frankie. Et ne l'énervez pas sous peine de la voir devenir Zarbie. Zarbie est rebelle, n'a peur de rien, répond et se défend. Le plus souvent Franckie ne contrôle pas Zarbie. Personnalités multiples à l'image de l'adolescence et de ses humeurs changeantes et extrêmes.

Frankie vit avec ses parents, son demi-frère et sa petite soeur. Son père, Reid Pierson est une star. Ancien sportif, il est désormais un journaliste sportif adulé. Sa mère, plus bohème, est une artiste, fatiguée de vivre dans l'ombre d'un mari absent. Au départ, il ne s'agit que de problèmes dans leur couple, rien qui ne concerne les enfants. Mais c'est sans compter sur la personnalité de Ried...

Comme à son habitude, Joyce Carol Oates fait régner dans ce roman une atmosphère oppressante. Le lecteur sent le drame arriver, ignorant la forme qu'il prendra. Invités à voir à travers les yeux de la jeune Frankie/Zarbie, il voit plus loin qu’elle et se sent impuissant face au danger qu'il devine imminent.

En très peu de pages, l'auteur réussit à nous faire entrer dans cette famille. Les personnages prennent vie et on apprend très vite à les aimer ou à les craindre. Le choix d'une narration portée par une enfant qui rentre tout juste dans l'adolescence permet d'installer une certaine distance entre le lecteur et les évènements dramatiques. Les faits sont rapportés à travers les prismes de la naïveté, de l'amour filiale et du dédain adolescent. Cela intensifie la noirceur du roman qui, une fois encore, révèle le talent de Joyce Carol Oates, qui sait tenir en haleine ses lecteurs tout au long de l’intrigue.

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ZilizZiliz   24 mai 2013
D'abord, ils vous jurent qu'il n'y a "personne d'autre". Ensuite, vous apprenez que non seulement il y a "quelqu'un d'autre", mais que c'est ce "quelqu'un d'autre" qui est à l'origine de leur conduite bizarre : disputes, pleurs, bousculades, ivresse à tomber par terre. De quoi avoir honte de connaître ces gens, et plus encore quand ce sont vos parents ! Et puis, bien sûr, ça se termine par un divorce. Ca traîne en longueur. Ca n'en finit jamais, parce que c'est entré en vous, aussi. On emporte cette angoisse avec soi où que l'on aille, comme une tortue qui porte sa carapace de travers.
Voilà ce que certaines de mes amies m'avaient raconté. Des filles (...) dont les parents avaient divorcé. Je les avais entendues, et je m'étais dit "mais pas les Pierson. Nous ne sommes pas comme les autres."
(p. 101)
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ZilizZiliz   24 mai 2013
(...) les atlas [papillons de nuit de 15 à 17 cm de long] (...) passent 5 ANS dans leur cocon et ne vivent que 3 JOURS comme papillons de nuit. Ils naissent avec un système reproductif, mais sans système digestif. Une fois qu'ils sont sortis de leur cocon, ils n'ont que quelques jours pour s'accoupler avant de se flétrir et de mourir.
(p. 218)
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ZilizZiliz   24 mai 2013
Étais-je triste de ne plus raconter à ma mère ce qui me tenait à coeur ? [Mon amie] Twyla m'avait dit que c'était la même chose pour elle :
- Soudain, un jour, je me suis entendue mentir à ma mère. Sans aucune raison particulière, simplement parce que je n'avais plus envie qu'elle sache ce qui se passait en moi.
(p. 73)
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dreamteamdreamteam   19 mai 2014
Plus tard j'y repenserait comme à un passage. C'est peut-être ce que faisait ma mère aussi. Passer. D'un territoire connu à un territoire inconnu. D'un endroit où les gens vous connaissent à un endroit où les gens pensent seulement vous connaître. Comme si l'on traversait à la nage un vrai fleuve, un fleuve traitre et dangeureux, et que, réussissant à atteindre la rive opposée, on devient une personne différente de celle qui on était.
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