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EAN : 9782864327011
70 pages
Éditeur : Verdier (08/11/2012)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 51 notes)
Résumé :
« Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d’alors apparussent comme des apparitions » écrivait Van Gogh il y a justement un siècle. Ces portraits, on peut douter qu’ils apparaissent aujourd’hui : comble de la valeur marchande, ils sont aussi peu visibles que les effigies des billets de banque. C’est que Van Gogh, qui accessoirement était peintre aussi, est une affaire en or. Dans cette affaire, il est bien au-delà de son œuvre maintenant, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  09 juillet 2016
Peut-être n'avez-vous jamais entendu parler de Joseph Roulin ? Rassurez-vous, ce n'est pas une grande célébrité oubliée ou une grosse lacune dans votre culture générale. C'était à la vérité un employé des postes à la fin du XIXème siècle. Si son nom fait encore couler moindrement de l'encre de nos jours et est passé à la postérité, c'est surtout parce qu'il servit de modèle à Vincent van Gogh lors de son bref séjour en Arles.
C'est vrai qu'il a une gueule qu'on n'oublie pas Joseph Roulin. Si d'aventure vous ne voyez pas non plus à quels tableaux l'on fait référence, je vous glisse ce lien où tous les portraits sont évoqués à l'un ou l'autre moment dans ce livre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Portraits_de_la_famille_Roulin
Nous y voilà : Pierre Michon s'est donc mis en tête d'écrire une biographie plus ou moins fictive sur ce brave bonhomme, ce Joseph Roulin, employé des postes, qui ne crachait pas sur l'absinthe et qui, ce faisant, devint un peu copain de beuverie avec cet étrange étranger aux cheveux rouquins venu de sa lointaine Mer du Nord pour peintre les soleils du sud.
Roulin fut parfois pris de pitié pour ce peintre mendiant et lui donna des confitures ou lui paya une tournée en refaisant le monde. C'est probablement lui qui se chargea de l'expédition des toiles de van Gogh à son frère Théo durant la période arlésienne. Il lui fit découvrir certains lieux, certaines personnes ainsi que les gens de sa famille.
Le peintre eut envie de les récompenser à sa façon, en les portraiturant, et, il va sans dire que la plastique tout à fait surprenante du vieux postier a très probablement tapé dans l'oeil de l'artiste tant il l'a couché de fois sur la toile. (Hormis lui-même, c'est probablement la personne qu'il aura peint le plus grand nombre de fois.)
Pierre Michon prend donc le parti, à partir des maigres éléments biographiques dont on dispose, de retracer ce qu'aurait pu être la vie de ce modeste facteur des Bouches-du-Rhône, principalement dans le dernier quart du XIXème siècle.
C'est un exercice toujours très délicat et l'auteur y met tout son talent de plume. Il a parfois des formules très plaisantes et n'hésite pas à faire revivre les très longues phrases à la Proust. Indubitablement il y a du style chez Pierre Michon et c'est suffisamment rare de nos jours dans la littérature française pour être signalé et célébré comme il se doit.
En revanche, de là à dire que j'y ai puisé tout ce que j'attends de la littérature, là, les deux plateaux de la balance ne s'équilibrent peut-être pas. Je n'y ai pas trouvé beaucoup de profondeur ; j'ai le sentiment que l'auteur s'est fait plaisir, — c'est déjà ça, me direz-vous — mais si je m'interroge sincèrement, je ne suis pas certaine qu'il m'ait fait plaisir à moi.
Dans ce style, la biographie d'artistes de la fin du XIXème siècle, j'avais mieux goûté l'oeuvre de Mario Vargas Llosa, le Paradis, Un Peu Plus Loin qui nous emmenait sur les traces de Paul Gauguin. Donc, puisqu'il me faut conclure, un livre de belle facture mais pas forcément d'un très grand intérêt pour moi, lectrice lambda, si ce n'est de me pousser à me documenter moindrement sur Vincent van Gogh.
Ceci dit, ce n'est bien évidemment que l'expression mitigée d'un avis minuscule et hautement discutable, brossé à grands coups nerveux sur la toile de Babelio, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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MarianneL
  26 avril 2013
«Qui dira ce qui est beau et en raison de cela parmi les hommes vaut cher ou ne vaut rien ?»
Joseph Roulin, employé des Postes à Arles puis à Marseille en cette fin de dix-neuvième siècle, a accédé à une double immortalité, d'abord avec les six portraits de lui peints par Van Gogh, puis par la magie de l'écriture de Pierre Michon, dans ce livre paru en 1988, cent ans après la rencontre entre Joseph Roulin et Vincent van Gogh.
A partir des signes laissés par ces portraits, et de quelques autres traces biographiques, Pierre Michon donne corps et vie à Joseph Roulin ; sa rencontre avec Vincent, ce que lui, Joseph Roulin, a pu penser, ou bien ressentir, de la peinture de Vincent devenu Van Gogh, les discussions des époux Roulin évoquant Van Gogh après sa mort - pauvre bougre ayant dépensé tant de forces pour rien dans les champs d'Arles - et enfin la vieillesse de Roulin à Marseille, et ce qu'il advient de son portrait, celui que Vincent lui avait donné.

« Et les soirs de 14 Juillet commencés pourtant dans la bonne humeur, son uniforme neuf astiqué, entre les clairons et les trois couleurs, les zouaves et les turcos, le ciel bleu, les soirs de prise de la Bastille on n'a rien pris et on finit par rester tout seul à une table dans un bistrot près du port, avec devant soi la mer qui est noire, les amis qui vous ont laissé à vos radotages, les jeunes mauvais qui vous regardent et rient avec les écaillères, la blanche qui coule dans la barbe et l'uniforme neuf qu'on a taché, et quand en colère on se lève, qu'on pousse la chaise et qu'elle tombe, ce n'est plus révolte, ce n'est plus acompte pris sur la république à venir, c'est la république elle-même qui tombe dans cette chaise qu'on regarde avec stupeur et quelque chose comme des larmes, ultimes mais qui pourtant ressemblent à du bonheur, la république délicieusement perdue, effondrée là, dans le passé ; »
Obscur employé de la Compagnie des postes, républicain et noyé dans l'absinthe, Joseph Roulin est immortalisé en moujik, en satrape à la barbe massive et fleurie, en icône, « comme un saint au nom compliqué ».
Tellement beau que les larmes coulent et que plus rien d'autre n'existe.
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chartel
  20 décembre 2007
Court récit retraçant le parcours et les pensées d'un facteur de la fin du XIXe siècle, ayant vécu à Arles en compagnie d'un certain Vincent van Gogh. Richement documenté, étayé par de nombreuses références qui créent parfois comme un malaise, une honte de ne pas connaître tant de choses, d'être aussi inculte et de devoir constamment chercher dans le dictionnaire les définitions d'une pelletée de mots rarement entendus (barine par exemple ?), l'histoire est prétexte au déroulement d'une pensée, non pas celle de Joseph Roulin, l'intime du méconnu devenu grand peintre, mais bien évidemment de l'auteur. Il nous emporte dans ses divagations et ses suppositions avec une facilité étonnante grâce à sa remarquable prose, sa douce poésie, ses phrases amples et interminables qui nous perdent par des digressions avant de nous remettre sur pied sans qu'on puisse s'en apercevoir.
Ce récit est aussi une véritable aventure. A la façon de Borges, peut-être, par la force de son vocabulaire, de ses références et de ses judicieuses répétitions, Pierre Michon nous permet cette évasion vers un univers que nous voudrions connaître et qui nous rappelle les rêves de l'enfance.
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panurge
  08 décembre 2019
"UNE TENSION APPLIQUEE ET FEROCE"
Ambroise Vollard regardant ce portrait de Joseph Roulin, facteur, compagnon d'absinthe de Vincent van Gogh dans un bistrot arlésien...Ambroise Vollard et Joseph Roulin aux regards aimantés par le tableau ressentant la même électricité...Ambroise Vollard donnant à Joseph Roulin l'éternité d'existence promise par le travail de Vincent van Gogh...
Ainsi Vincent van Gogh a t-il peint douze fois la famille Roulin dont quatre fois Joseph le père.....Ces gens aux vies "minuscules" entrent par la grande porte dans le monde infini de la mémoire. On aurait tout oublié de l'histoire du monde que ces oeuvres continueraient à faire rouler le nom de Roulin comme des cailloux déroulant leurs éboulements, emportés par le Rhône....
Car il s'agit bien de ceci pour ce facteur communard, adepte de la Sociale, fiancé de la Fée Verte.....Survivre au-delà de son extinction....Voilà pourquoi il donne à Vollard ce tableau accroché au mur de la salle à manger...à condition que son nom reste accolé au cadre....
Pierre Michon raconte donc cette rencontre entre un misérable rouquin aux yeux bleus qui s'acharne à saisir la violence des couleurs provençales, un commis de l'Etat à la tâche terne, inertement répétitive, abrutissante de monotonie et un marchand de tableaux qui devient le Destin démiurge....
L'écriture de Michon finit toujours par vous emporter.
Ces sauts narratifs du décor aux personnages, ces brusques ruptures de sujet, ce choix luxuriant de mots vous impose une cadence de lecture guidée par l'impérieux désir, l'impérative exigence d'aller sans faillir jusqu'à la dernière page.
A lire donc...;
Il n'y a pas que cela...il y a aussi cette phrase "Une tension appliquée et féroce"...Là il faut s'expliquer, s'étendre sur le sujet et détailler le contenu....
Le tableau constitue une épreuve pour le peintre dès lors que qu'il est exposé...au regard des autres....Là s'établit le dialogue muet entre ce qui émane de l'esprit de "l'homo faber artisticus" et ce qu'en perçoit le visiteur, le passant, le chaland, le juge, "l'homo curiosus".
Comment apprécier, aimer, se déterminer ?...
Question d'autant plus complexe qu'à côté des Noces de Cana, Joseph Roulin, les femmes d'Avignon vous avez le Bleu Klein, les Chiens de Koons ou une banane collée à un mur vendue 120 000 dollars...
La distinction, le sentiment d'appartenance à une chapelle, un clan, un club d'autant plus délectable qu'il est composé de gens fortunés, la volonté, le goût, d'apparaître original, différent, en avant-garde, créateur de pensées, de tendances, de thématiques répétées, anonnées, débitées en paquets de pensées formatées vient s'en mêler, flouter le jugement, décomposer l'appréciation....
En fait c'est simple puisque si l'on va au musée, dans une galerie, ou une exposition, c'est pour y retrouver des Oeuvres, pour répondre à cette question : "est ce que ce morceau de toile peinturlurée vous dit quelque chose, vous dit à vous, Mme X ou Mr Y ?"
Si oui, arrêtez vous là, si non continuez....
Si oui vous serez alors saisi par une transe déclenchée par cette interpellation venue d'un objet qui prend vie...
Vous ressentirez cette" Tension appliquée et féroce" sorte d'envie de "dévorer" le travail présenté....Vous commencerez à le sentir, le palper, à rechercher les lignes et les tours de force, à avoir envie d'y rentrer, de vous y promener, de vous y arrêter à tel ou tel endroit....A chaque fois que vous y penserez, vous le verrez et vous le redécouvrirez...la tension appliquée et féroce se rematérialisera à travers cette attraction magnétique.
Vous serez comme Joseph Roulin, éternel....C'est ça le cadeau que fait l'Artiste au Vulgum Pecus....Il lui offre un morceau d'éternité...
Le reste n'est que mondanité (et après tout pourquoi pas...Les Agréments font partie des Plaisirs...)
Voilà aussi pourquoi Pierre Michon est grand !
Lien : https://www.babelio.com
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ay_guadalquivir
  19 octobre 2011
Pierre Michon nous livre ici l'un de ses plus beaux textes. Il démontre ici, dans cet épisode de la vie de Joseph Roulin, que le hasard conduit à se trouver à Arles au même moment qu'un certain Vincent van Gogh, son grand art dans cette manière de prendre l'histoire à témoin, légèrement à distance. Il y a dans ce texte - de la veine des Onze - une façon d'écrire qui nourrit l'imaginaire tout en restant au plus près du réel, une façon de reconstruire par les mots ce que L Histoire a dit. Et puis cette langue magnifique, simple pourtant, mais d'une richesse incroyable. D'un abord qui peut paraître difficile aux premières lignes, Michon développe doucement son récit, prodigieusement !
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   21 juillet 2016
Par quelle bizarrerie ce qu'il croyait être, et qui était, la peinture, c'est-à-dire une occupation humaine comme une autre, qui a charge de représenter ce qu'on voit comme d'autres ont charge de faire lever le blé ou de multiplier l'argent, une occupation donc qui s'apprend et se transmet, produit des choses visibles qui sont destinées à faire joli dans les maisons des riches ou à mettre dans les églises pour exalter les petites âmes des enfants de Marie, dans les préfectures pour appeler les jeunots vers la carrière, les armes, les Colonies, comment et pourquoi ce métier utile et clair était devenu cette phénoménale anomalie, despotique, vouée à rien, vide, cette besogne catastrophique qui de part et d'autre de son passage entre un homme et le monde rejetait d'un côté la carcasse du rouquin, affamé, sans honneur, courant au cabanon et le sachant, et de l'autre ces pays informes à force d'être pensés, ces visages méconnaissables tant ils voulaient peut-être ne ressembler qu'à l'homme, et ce monde ruisselant d'apparences trop nombreuses, inhabitables, d'astres trop chauds et d'eaux pour se noyer.
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Nastasia-BNastasia-B   08 juillet 2016
Joseph Roulin survécut assez longtemps à Van Gogh.
Je crois qu'il en reçut quelques lettres de Saint-Rémy. […] Comment les lisait-il, Roulin ? Pas comme je les lirais, assurément, pas de cette lecture matoise et mauvaise, interprétative, que maintenant nous faisions de ceux qui ne nous écrivent que par une dernière politesse envers le sort, comme si sans illusions ils écrivaient à l'espoir en personne : c'est une mauvaise passe, disent-ils, c'est vent et circonstances, et on ne veut pas les croire, ils nous amusent, on sait que là-dessous sans recours ils culbutent, on est devenu très fort depuis qu'on sait que le langage ment. On a appris le pire, on y est installé. Mais pour Roulin, ça n'était pas si simple ; ça lui donnait à penser, comme on fait quand on ne lit pas entre les lignes, mais les lignes mêmes ; qu'on ne demande qu'à croire ce qui est écrit.
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Nastasia-BNastasia-B   19 juillet 2016
Si on lui avait demandé ce qui là-dedans l'avait fasciné dès sa jeunesse, dès qu'il avait eu les moyens ou la curiosité d'étudier un peu et de penser par lui-même, il nous aurait répondu par les éternels arguments du sans-culottisme éternel ; il eût dit qu'il voulait simplement cela : que les hommes eussent un commerce sans méchanceté, sans la méchanceté qui fonde leur commerce, comme si Caïn était un conte de bonne femme, comme si les paroles et les dents n'étaient pas faites pour mordre ; que la valeur de l'argent ne fût pas seule visible, comme si d'autres étaient visibles, étaient même valeurs ; que le pain en chaque point de la terre fût chaque jour rompu dans une eucharistie perpétuelle, où tous étaient messie et tous apôtres, où il n'y avait pas de Judas ; que les derniers devinssent les premiers, et la casquette des Postes une couronne parmi d'autres.
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Nastasia-BNastasia-B   24 juillet 2016
Roulin […] compta tout cet argent proposé. Il avait un jardinet, les enfants étaient grands ; pour les gnôles, la cuite est vite atteinte à un prix fixe, le salaire y suffisait. Et que peut-on acheter ? Tout, quand on a appris ; ce n'était pas son cas.
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Nastasia-BNastasia-B   22 juillet 2016
Il pensa à ce Parisien, qui était un bon garçon après tout, qui ne le grugeait qu'à moitié quand il l'aurait pu faire tout à fait. […] Bien sûr il était un peu truand, comme ils le sont tous : mais Roulin […] s'avisa que l'autre ne volait que de très riches qui de toute façon avaient de quoi, de ces citoyens superlatifs qui s'éprennent de ce dont on leur dit qu'il faut s'éprendre, ce qu'on appelle des amateurs ; et que sans doute il leur donnait même une sorte de plaisir, quoique empoisonné, puisque leur ayant persuadé que les runes de Vincent étaient pour eux seuls lisibles, il les en nantissait séance tenante contre leur poids d'or. […] Et ce truandage amusait en Roulin le prince républicain.
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Vidéo de Pierre Michon
Verdier, 40 ans d'édition : Pierre Michon & Paul Audi Rencontre animée par Johan Faerber À l'occasion des 40 ans des éditions Verdier et pour fêter l'esprit de leur beau catalogue, un dialogue entre deux auteurs phare de la maison, Pierre Michon et Paul Audi, autour de la création esthétique (littéraire, artistique, philosophique). Dialogue qui donnera notamment l'occasion de présenter en avant-première le nouvel ouvrage de Paul Audi. Faisant suite à Créer (Verdier 2010), Curriculum prend le parti de jauger l'esth/éthique à l'aune des pensées de Nietzsche, Sartre, Lacan, Derrida, Foucault… En dressant un tableau ordonné de l'évolution de sa pensée, Paul Audi laisse alors entendre que celle-ci ne peut plus laisser dans l'ombre ce qu'elle a jusqu'à présent soigneusement tenu à l'écart : son enjeu politique.
À lire – Une large partie de l'oeuvre de Pierre Michon est publiée aux éditions Verdier. Paul Audi, Curriculum, Verdier, 10 octobre 2019.
Le mercredi 2 octobre 2019
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