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EAN : 9782877065214
253 pages
Éditeur : Editions de Fallois (05/10/2005)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 180 notes)
Résumé :
Le Schpountz est quelqu'un capable de raisonner à merveille sur toutes choses sauf une, le cinéma. S'il se met en tête qu'il ressemble à la plus séduisante des vedettes ou même qu'il la surpasse, serait-il laid comme Polichinelle qu'il n'en démordra pas.

On ne trouve d'ailleurs pas le mot dans le dictionnaire, mais on l'entend souvent dans la bande à Charlet, les techniciens qui travaillent pour lé producteur Meyerboom. Ces joyeux farceurs ne manquent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
cascasimir
  21 juin 2019
"Je me voyais déjà tout en haut de l'affiche! En dix fois plus grand, mon nom s'étalait," IRÉNÉE !
Pardon, Charles Aznavour...

Écoutez le chant des cigales qui disent: tss tss tss, à Irénée, ce provincial naïf, qu'il est peut être le dindon de la farce..

Té, ce grand couillon, comme l'appelle son oncle, a forcé sur le pastis, et croit qu'on lui a fait un contrat pour devenir acteur, chez Meyerboom, à ... Paris!

Vous connaissez le livre, le film et Fernandel dans ce beau rôle ?
"Tout condamné à mort, aura la tête tranchée!"

Irénée, le Schpountz ( à vos souhaits! C'est à cause du Mistral) a un certain...génie, sans le savoir.
Re plongez dans ces dialogues savoureux, avé cet assent qui chante, qui vous traîne, vous entraîne et qui n'en finit pas...

Et puis, et puis, il y a un Casimir. Si, si, le frère!
Mais, malheureux, le frère qui a vendu un baril d'anchois, plein de champignons verts, en faisant croire que c'était des anchois des Tropiques! Vouai, môssieu!
Du gloubi boulga....
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Pcpa
  05 juillet 2020
Le schpountz est un film de Marcel Pagnol tourné en 1937 en même temps que Regain par soucis d'économies. C'est un scénario original de Marcel Pagnol (et non pas une adaptation de Giono comme l'ont été pas mal de ses films à cette période), imaginé lors du tournage du film Angèle : un des nombreux spectateurs du tournage s'était fait remarquer en essayant de se faire passer au milieu de la foule pour un personnage important. de là est née l'idée du Schpountz qui sera tourné 3 ans plus tard.
L'histoire d'un simplet plein de rêves et d'illusions qui se fait prendre en bourrique par une équipe de cinéma de Paris. C'est du niveau d'une comédie de boulevard ou de café théâtre, rien de plus extraordinaire que cela... en somme un vaudeville. Cela reste divertissant et agréable à lire sans être extraordinaire, le film que je ne connais pas et qui a eu un grand succès doit être plus intéressant. Par ailleurs on ne retrouve que peu la poésie et la bienveillance qui caractérise d'habitude tant Marcel Pagnol.
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dourvach
  30 juillet 2020
On ne se lassera jamais des aventures drolatiques et poignantes d'Irénée Fabre, de son frangin Casimir, de "L'Oncle" épicier au grand coeur et à la Grande Gueule (miroir de celle d'Irénée), de l'arrivée de l'inénarrable Astruc à la casquette tournesolesque dans l'épicerie familiale, des productions Yaourt.Meyerboom & Cie en vadrouille ; "Le Schpountz" est bien LE chef d'oeuvre dramatique ET cinématographique (1937/1938) dû à Marcel PAGNOL (1895-1974), ce natif d'Aubagne qui avait fait le tour des moeurs très utilitaristes de LA Capitale... et qui, sans haine, nous schématisait en scénettes le "Comment ça marche"... Les tribulations d'un pauvre bougre pris dans la toile de ses rêves orgueilleux puis dans les rets d'un attrape-nigaud de première (et à plusieurs étages)...
Resongeons à tous ces anti-héros anonymes également attachants (natifs, eux, de l'Anatolie profonde) que met pareillement en scène le cinéaste secret Nuri Bilge CEYLAN (mélangeant, lui aussi, acteurs non-professionnels et professionnels - de son intime "Kasaba" au toujours très pur "Le Poirier sauvage"), ces modernes "Rastignac" ruraux partant immanquablement se fracasser os et dents aux portes des Grandes Métropoles... Istanbul-Paris : mêmes combats (perdus d'avance ?) ...
"Le Schpountz" est une oeuvre immortelle. Merci encore à vous, cher Monsieur PAGNOL ! ... et longue vie, prospérité et postérité à votre cher Irénée/Fernandel au regard si touchant d'épagneul...
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cvd64
  11 septembre 2020
Pièce de théâtre dont fut tiré un film avec Fernandel dans le rôle principal.
L'histoire d'un "pauvre bougre " qui faisant confiance à des parvenus croit pouvoir changer de vie, de destin; 'histoire émouvante, les réparties sont parfois cinglantes mais m'ont laissé un goût amère de par la manipulation de cet homme naïf et bon.
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Patpepette
  02 janvier 2016
J'ai lu plusieurs romans de Marcel Pagnol, que j'ai beaucoup apprécié de part son style d'écriture et la façon dont il fait vivre ses personnages marseillais. Il se trouve que le Schpountz manquait à ma collection. Ce qui ma surprise au début, c'est que le livre est écrit sous forme de dialogues. J'ai passé un excellent moment,
l'auteur avait un talent fou pour nous immerger totalement dans cet univers particulier de la Provence.
En lisant, il me semblait entendre l'accent chantant des gens du Sud.
Irénée est persuadé qu'il a un don pour le cinéma. C'est l'histoire d'une farce, qui va amener notre rêveur
à Paris. Ce dernier se voit déjà célèbre acteur de comédie dramatique. Quelle ne fut pas la surprise de ces détracteurs quand il le voit débarquer à la capitale pour réaliser son rêve ! Aux yeux des producteurs et du
metteur en scène, il passe vraiment pour l'idiot du village…
Seulement voilà, cette fumiste blague permettra-t-elle à Irénée de découvrir qu'il a d'autres talents cachés ?
Peut-être pas dans le domaine qu'il s'était fixé, mais peut-être que tout espoir n'est pas perdu ? Il est
pourtant mal considéré, puisqu'on le surnomme le Schpountz ( l'idiot, l'imbécile, le simplet). Cependant, le piège tendu par l'équipe de tournages, va se retourner contre eux, en faveur de notre benêt qui n'est pas si bête qu'il en a l'air ! Finalement Irénée, va voir sa vie totalement bouleversée … Trouvera-t-il le bonheur qu'il est parti chercher ? Et peut-être davantage ?
Ce roman est truffé de répliques fabuleuses. Je me suis prise d'affection pour ce neveu d'épicier qui se fait
sans cesse charrier, rouler dans la farine. J'y ai retrouvé l'ambiance agréable et particulière des héros de cette région fabuleuse !
Je le conseille vivement car c'était une classique du genre.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
cascasimircascasimir   21 juin 2019
Irénée : Allez Françoise, celui qui rit d'un autre homme, c'est qu'il se sent supérieur à lui! Celui qui fait rire tout le monde, c'est qu'il se montre inférieur à tous...
Françoise : Il se montre peut-être, mais il ne l'est pas.

Irénée : Pourquoi ?
Françoise : Parce que l'acteur n'est pas l'homme ! Vous croyez que parce que Charlot reçoit, à l'écran de grands coups de pied au derrière, Mr Charlie Chaplin accepterait dans la vie, seulement une gifle?... Il en donnerait plutôt.
Oh non, c'est un grand chef, dans la vie, Mr Chaplin...

Quand on fait rire sur la scène ou sur l'écran, on ne s'abaisse pas, bien au contraire...
Celui qui fait rire les êtres qui ont tant de raisons de pleurer, celui là leur donne la force de vivre et on l'aime comme un bienfaiteur...
On devrait dire Saint Molière, on pourrait dire Saint Charlot...!
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dourvachdourvach   30 juillet 2020
L'ONCLE : C'est toujours la même chose. Et ça sera toujours la même chose. On ne saura jamais, on ne saura jamais qui c'est qui a laissé la corbeille de croissants sous le robinet du bidon de pétrole. Non, ça on ne le saura pas. Et j'aurais beau faire une enquête policière voilà une affaire dont je ne saurai jamais rien

CASIMIR : En tout cas, il y a une chose que je sais c'est que ce n'est pas moi.

LA TANTE : Moi, j'étais à la messe. Je sais que ce n'est pas moi non plus.

L'ONCLE : Alors qui est-ce ?

IRENEE : C'est peut-être un client de l'épicerie qui en voulant prendre un croisant a tiré le panier sans faire attention, et de telle façon que le panier de croissants est venu se placer sous le robinet du bidon de pétrole.

L'ONCLE : Tu en as pris, toi, des croissants ?

[Marcel PAGNOL, "Le Schpountz", 1937, Première partie -pages 7 & 8 des Editions de Fallois, collection "Fortunio"]
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gillgill   15 mai 2012
Une petite salle à manger, dans l'arrière-boutique d'une épicerie de village. Le mobilier est modeste, mais bourgeois. Il y a une suspension. Quatre personnes sont à table.
Il y a l'oncle Baptiste Fabre, qui a cinquante ans. Il est gros et gras, avec une moustache si grisonnante, il a des yeux pleins de bonté.
En face de lui, il y a sa femme Clarisse. Elle est sans doute un peu plus jeune. Sa poitrine est énorme. Et pourtant dans l'ensemble elle n'est pas très grosse.
A gauche et à droit, entre eux, il y a leurs deux neveux. Irénée et Casimir. Ils ont le grand tablier bleu des épiciers.
On est au repas du soir et la tante sert le fromage.
L'oncle Baptiste, par hasard, n'est pas de bonne humeur, et il ronchonne....
(lever de rideau de l'édition de poche parue en 1975)
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Florian07Florian07   30 novembre 2016
[à propos du sex-appeal]
IRÉNÉE (les yeux baissés) - Quoiqu'il soit ridicule de dire ces choses-là, moi il me semble que j'en ai un peu. Mais il faudrait que je le cultive.
COUSINE - Oh ! C’est charmant de modestie !
IRÉNÉE – Oh non ! Monsieur, je ne suis pas modeste. Je l’étais. Mais du jour où j’ai décidé de devenir un artiste, j’ai sacrifié la modestie.
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gillgill   12 juillet 2012
"Le Schpountz", c'est le mot inventé pour désigner, sans qu'ils comprennent, qu'ils s'agit d'eux, les "jeunes naïfs qui rêvent de faire du cinéma".
Pour "Le Schpountz" Pagnol a l'interprète idéal : Fernandel.
Victime d'une farce montée par une équipe de techniciens venue tourner des extérieurs dans son village, on découvre que le Schpountz a un grand talent comique.
Il réalise son rêve : il devient vedette.
C'est dans "Le Schpountz" que Pagnol a écrit la formule fameuse : "Le rire, c'est une vertu qui n'appartient qu'aux hommes et que Dieu, peut-être, leur a donné pour les consoler d'être intelligents."
(extrait de "Album Pagnol" paru aux éditions "de Fallois" en 1993)
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