AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Marcel Pagnol (Adaptateur)Jean Giono (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2877065170
Éditeur : Editions de Fallois (05/10/2005)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Dans le pays, quand on a besoin de régler un différend, plutôt que de s'adresser au juge de paix, on va trouver Clarius Barbaroux si grande est la réputation de sagesse du maître de la Douloire: la ferme qu'il exploite dans les collines au-dessus de Marseille avec sa, femme Philomène, sa fille Angèle et son valet Saturnin.

Saturnin est tout dévoué à la famille, mais c'est pour Angèle qu'il est prêt à se jeter au feu; il l'a vue grandir et trouve qu'a... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LydiaB
  03 septembre 2011
Angèle, fille de Clarius Barbaroux, rêve, comme toutes les filles de son âge et de sa condition (elle est la fille d'un fermier, certes aisé, mais l'agriculture n'attire pas vraiment l'adolescente), qu'un homme riche viendra lui demander sa main. Lorsque celui-ci, Louis, se présente à elle, elle ne se méfie évidemment pas, aveuglée par le conte de fée qui s'offre à elle et que le beau ténébreux lui a fait miroiter. Elle le suit sans avertir personne et ne donne plus de nouvelles à sa famille. Louis s'avère être un proxénète. Inévitablement, Angèle, qui est tombée dans ses filets, se retrouve sur le trottoir. Comble de malheur, elle est enceinte.
Saturnin, le domestique, s'inquiète pour elle. Il fait tout pour la retrouver, allant jusqu'à tuer Louis. Il ramène Angèle et son fils à la maison. Si la mère, Philomène, en pleure de joie, ce ne sera pas le cas de Clarius qui considère qu'Angèle a sali la réputation de sa famille. Il l'enferme, elle et le petit, à la cave. Heureusement, Saturnin, aidé de l'autre valet, Amédée, vont faire en sorte qu'elle retrouve son honneur en lui faisant épouser Albin, un homme simple au grand coeur.

Eh bien, je croyais connaître Pagnol sous prétexte que j'avais lu le Château de ma mère, la Gloire de mon père, Jean de Florette et Manon des Sources... je me trompais lourdement. Mais pourquoi, oui pourquoi n'avais-je jamais mis le nez dans ses pièces ? Peut-être parce que sa réputation le précédait ? En effet, généralement, lorsqu'on nous dit "Pagnol", on pense de suite à la Provence, à l'accent chantant... aux histoires "gentillettes" de cet auteur. Oui mais voilà, sous des dehors bien sympathiques, cet écrivain ne raconte pas que des histoires agréables qui font passer un bon moment de lecture. Et j'ai même l'impression qu'il se déchaîne un peu plus dans ses pièces de théâtre ou dans ses scénarios car le ton est plus acerbe. Alors certes, Angèle est tirée de l'oeuvre de Giono, Un de Baumugnes. le thème n'est donc pas de lui. Cependant, la mise en scène l'est et c'est avec une réelle conviction que Pagnol dénonce le proxénétisme, la société des années 20, les filles-mères dénigrées etc....
Du coup, j'ai acheté ses oeuvres complètes. Comme quoi, on peut très bien (re)découvrir un auteur à tout âge !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
domisylzen
  20 novembre 2015
Angèle, fille unique de fermier, rêve de sortir de sa condition. Elle se laissera prendre par les belles paroles de Louis, qui est, en vérité, proxénète. Elle se retrouve sur le trottoir et sera rapidement enceinte. C'est Saturnin et Amédée, les valets de la ferme qui feront tout pour la sortir de ce mauvais pas.
Une histoire formidable. A chaque réplique, on est obligé d'avoir les images du film dans la tête. du très grand Pagnol grâce à Giono.
Commenter  J’apprécie          130
Pat0212
  08 mai 2018
Après avoir conduit la petite Janie Blake au centre aéré, la gouvernante, Madame Garcia fait tranquillement le ménage quand un homme déguisé en Popeye l'enlève. Il lui demande de récupérer la fillette de sept ans sous peine de tuer sa propre fille. Carmen Garcia cède à la menace et c'est le début de cinq jours d'angoisse pour l'enfant et sa gouvernante kidnappées par un couple déguisés en Popeye et Olive.
Pendant ce temps, Eliza Blake présentatrice vedette d'une chaîne de télévision new-yorkaise ne se doute de rien et passe sa journée en papotages avec ses amies branchées et en interviews. En rentrant du travail, elle va faire la sieste dans son jardin et ne se rend compte de l'absence de sa fille que dans la soirée. Dès lors, c'est le branle-bas de combat pour retrouver les disparues avec la presse, la police, le FBI et même une voyante.
On parle très peu de la gouvernante, un peu de Janie, mais le personnage central du livre est sa mère, Eliza et deux de ses collègues. L'auteur essaie bien de nous égarer sur des fausses pistes en créant une foule de personnages, mais on voit bien que ce serait trop facile.
Le récit est très linéaire, peu ou pas de rebondissement. Les personnages ne sont pratiquement pas développés en dehors d'Eliza qui a un côté mondain très énervant. Il y a une foule de personnages secondaires à peine ébauchés qui servent à tenter de nous jeter sur une fausse piste. Certains de ces personnages sont si peu différenciés qu'ils en sont interchangeables, ce qui est voulu par l'auteur pour créer l'une des fausses pistes, mais tout est tellement flou et vague que le lecteur n'est pas pris au jeu. Eliza est aussi très artificielle et pas bien attachante.
Je voulais découvrir cet auteur car j'ai de bons souvenirs de sa belle -mère Mary Higgins Clark, mais ce livre sera oublié aussitôt chroniqué. On est dans un univers un peu semblable à celui de Mary Higgins Clark mais traité de façon assez peu convaincante. On nage en plein dans les bons sentiments et un univers plus rose bonbon que noir avec bien sûr un happy end. Eliza arrive même à coiffer au poteau le FBI.
Toutefois pour tempérer cette critique plutôt dure, je dirais que j'ai largement découvert l'univers du polar depuis l'époque lointaine où je lisais les romans de Mary Higgins Clark et que je préfère la noirceur ou au moins un univers un peu moins rose que celui de Mary Jane Clark. Toutefois les adolescentes, les personnes intéressées par le monde de la télévision et les amateurs de polars très softs vont certainement apprécier ce livre qui n'a quand même pas que des défauts, même s'il m'a ennuyée.

Lien : https://patpolar48361071.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
liseuse66
  11 novembre 2014
J'ai apprécié! Bon l'histoire est triste mais il y a de l'espoir. Et franchement c'est bien!
Lien : http://liseuse66.skyrock.com..
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   03 septembre 2011
Clarius : A qui est ce petit ?

Angèle : Il est à moi.

Clarius : A toi seule ?

Angèle : A moi seule.

Clarius : Maintenant, au moins, nous savons qu'il ne peut rien nous arriver de pire. (Un temps.) C'est un grand malheur que tu sois partie. C'est un autre malheur que tu sois revenue. Et c'est encore un malheur plus affreux que tu nous rapportes ce bâtard. Je ne te demande pas d'explications ; mais cet enfant, je ne le veux pas. Il n'est pas de chez nous. Si tu l'avais fait comme il faut, ça serait été, pour cette maison, le plus beau cadeau du Bon Dieu. Mais de la façon que tu l'as fait, ce n'est rien pour nous. C'est notre malheur qu'il respire. C'est une honte qui bouge et qui crie. Maintenant tu es revenue toute maigre et toute sale, tant pis pour toi ! Tu l'as voulu. Si tu veux partir, va-t-en. Si tu veux rester, toi, je veux bien vous nourrir tous les deux ; mais en secret. Ce que je t'offre, ce n'est pas une maison : c'est une cachette. C'est de ça que tu as besoin. Dis si tu veux rester...

Philomène : Oui, Clarius, elle veut rester.

Clarius : Alors, menez-la dans la cave de derrière, et rapportez-moi la clef. Et souvenez-vous que personne ici ne doit savoir cette honte qui nous vient de la ville. Allez, et ne m'en parlez plus jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
domisylzendomisylzen   20 novembre 2015
C'est comme si on me disait : "Notre Angèle est tombée dans un trou de fumier : Alors moi j'irais, et je te prendrais dans mes bras, et je te laverais bien... Je te ferais propre comme l'eau, et tu serais aussi belle qu'avant. Parce que, tu sais, l'amitié, ça rapproprie tout, tout, tout... "
Commenter  J’apprécie          60
domisylzendomisylzen   17 novembre 2015
J'ai appelé des hommes dans la rue. Je me fais honte de mon corps … Quand ma mère vient me porter à manger, je n'ose plus lui dire : " Je veux t'embrasser." Je me sens toute sale … Je suis la dernière de toutes : j'ai vendu ma peau pour gagner des sous.
Commenter  J’apprécie          50
Dine777Dine777   02 juin 2019
Je veux dire que c'est comme un tout. Il faut qu'on aime son métier. Moi j'aime mieux etre barbeaux que d'etre président de la Republique, tandis qu'il y en a qui préfèrent être président de la République plutot que d'etre barbeaux.

Chacun son gout, chacun son métier. Si tu n'as pas le gout de ton métier, tu n'auras jamais rien de propre.
Commenter  J’apprécie          20
Dine777Dine777   02 juin 2019
Dans la vie, chacun a sa charge; les moineaux ne portent rien, les anes portent beaucoup, et moi je porte plus qu'un ane...
C'est une affaire d'habitude...
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Marcel Pagnol (89) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Pagnol
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/bruno-masi-la-californie-51547.html
Et vous, c?était quoi l?été de vos 13 ans ? Tel est la question que chacun se posera légitimement à la lecture du roman de Bruno Masi, « La Californie » qui a reçu le prix Marcel Pagnol 2019, prix récompensant un roman lié à l?enfance. Avec « La Californie », Bruno Masi signe ici son deuxième roman après « Nobody » paru en 2012. Mais l?écriture fait partie de sa vie depuis bien plus longtemps. Lecteur éclectique, Bruno Masi a suivi des études de lettres et de sciences politiques avant d?intégrer la rédaction de Var Matin, sa région d?origine. Puis, c?est « Libération » au service Culture. Dans ce parcours journalistique, il y a aussi un reportage à Tchernobyl qui donnera un livre et un documentaire saisissant dans lesquels l?auteur nous donne à voir cette zone sinistrée de Russie, oubliée de tous et qui s?est pourtant reconstruite, tel un monde parallèle et secret. Mais aujourd?hui, c?est Bruno Masi, le romancier, qui nous intéresse avec ce joli roman, largement salué par la critique. Marcus a 13 ans, nous sommes dans les années 80, l?été est là, le début des vacances pour certains. Pour Marcus, ce seront deux longs mois à trainer avec son copain Virgile, à tromper son ennui dans cette ville du sud de la France, écrasée de chaleur. Les deux ados passent leurs journées à regarder les voitures qui filent sur l?autoroute, vers un ailleurs. Marcus aussi rêve d?autre chose, et pourquoi pas de la Californie qui donne son titre au roman. Mais le quotidien, poisseux, est bien là. Annie, la mère, femme paumée qui lâche prise, Dimitri, le frère, qui cache son mal-être dans la violence, et puis les copains, et puis les filles, et puis la musique que Marcus écoute avec son walkman. Il ne se passe pas grand-chose pendant ces deux mois d?été et pourtant, ils seront deux mois déterminants dans la vie de Marcus, qui, vingt après, se raconte. Un beau roman, une ambiance et un univers bien particuliers, une belle écriture, et cet ado, Marcus, dans lequel chacun pourra s?identifier, à l?âge et où le temps ne semble jamais aller assez vite, à l?âge où l?on rêve sa vie avant que celle-ci ne nous rattrape, avec ses joies et ses désillusions. « La Californie » de Bruno Masi est publié chez JC Lattès.
+ Lire la suite
>Cinéma, radio, télévision>Cinéma>Scénarios, scripts, critiques (192)
autres livres classés : provenceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

L'univers de Pagnol

Quel est le nom de la mère de Marcel Pagnol?

Marie
Augustine
Rose
Il n'a pas de mère

9 questions
82 lecteurs ont répondu
Thème : Marcel PagnolCréer un quiz sur ce livre