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Marcel Pagnol (Adaptateur)Jean Giono (Antécédent bibliographique)
EAN : 9782877065177
189 pages
Éditeur : Editions de Fallois (05/10/2005)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 109 notes)
Résumé :
Dans le pays, quand on a besoin de régler un différend, plutôt que de s'adresser au juge de paix, on va trouver Clarius Barbaroux si grande est la réputation de sagesse du maître de la Douloire: la ferme qu'il exploite dans les collines au-dessus de Marseille avec sa, femme Philomène, sa fille Angèle et son valet Saturnin.

Saturnin est tout dévoué à la famille, mais c'est pour Angèle qu'il est prêt à se jeter au feu; il l'a vue grandir et trouve qu'a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Pcpa
  28 janvier 2020
Film de Marcel Pagnol et sorti en 1934 (il est alors âgé de 39 ans) c'est une adaptation d'un roman de Jean Giono.
C'est une histoire qui évoque la place de la femme dans la première moitié du XXème siècle ainsi que les notions de réputations familiales et d'honneur, valeurs très présentes également dans la trilogie Marseillaise.
C'est agréable à lire, distrayant, mais on reste loin des meilleurs morceaux de Pagnol.
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LydiaB
  03 septembre 2011
Angèle, fille de Clarius Barbaroux, rêve, comme toutes les filles de son âge et de sa condition (elle est la fille d'un fermier, certes aisé, mais l'agriculture n'attire pas vraiment l'adolescente), qu'un homme riche viendra lui demander sa main. Lorsque celui-ci, Louis, se présente à elle, elle ne se méfie évidemment pas, aveuglée par le conte de fée qui s'offre à elle et que le beau ténébreux lui a fait miroiter. Elle le suit sans avertir personne et ne donne plus de nouvelles à sa famille. Louis s'avère être un proxénète. Inévitablement, Angèle, qui est tombée dans ses filets, se retrouve sur le trottoir. Comble de malheur, elle est enceinte.
Saturnin, le domestique, s'inquiète pour elle. Il fait tout pour la retrouver, allant jusqu'à tuer Louis. Il ramène Angèle et son fils à la maison. Si la mère, Philomène, en pleure de joie, ce ne sera pas le cas de Clarius qui considère qu'Angèle a sali la réputation de sa famille. Il l'enferme, elle et le petit, à la cave. Heureusement, Saturnin, aidé de l'autre valet, Amédée, vont faire en sorte qu'elle retrouve son honneur en lui faisant épouser Albin, un homme simple au grand coeur.

Eh bien, je croyais connaître Pagnol sous prétexte que j'avais lu le Château de ma mère, la Gloire de mon père, Jean de Florette et Manon des Sources... je me trompais lourdement. Mais pourquoi, oui pourquoi n'avais-je jamais mis le nez dans ses pièces ? Peut-être parce que sa réputation le précédait ? En effet, généralement, lorsqu'on nous dit "Pagnol", on pense de suite à la Provence, à l'accent chantant... aux histoires "gentillettes" de cet auteur. Oui mais voilà, sous des dehors bien sympathiques, cet écrivain ne raconte pas que des histoires agréables qui font passer un bon moment de lecture. Et j'ai même l'impression qu'il se déchaîne un peu plus dans ses pièces de théâtre ou dans ses scénarios car le ton est plus acerbe. Alors certes, Angèle est tirée de l'oeuvre de Giono, Un de Baumugnes. le thème n'est donc pas de lui. Cependant, la mise en scène l'est et c'est avec une réelle conviction que Pagnol dénonce le proxénétisme, la société des années 20, les filles-mères dénigrées etc....
Du coup, j'ai acheté ses oeuvres complètes. Comme quoi, on peut très bien (re)découvrir un auteur à tout âge !
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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domisylzen
  20 novembre 2015
Angèle, fille unique de fermier, rêve de sortir de sa condition. Elle se laissera prendre par les belles paroles de Louis, qui est, en vérité, proxénète. Elle se retrouve sur le trottoir et sera rapidement enceinte. C'est Saturnin et Amédée, les valets de la ferme qui feront tout pour la sortir de ce mauvais pas.
Une histoire formidable. A chaque réplique, on est obligé d'avoir les images du film dans la tête. du très grand Pagnol grâce à Giono.
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hysope62
  21 octobre 2020
Une pièce de théâtre qui se lit assez rapidement.
Pour ma part, la première partie où Angèle est séduite par Louis et où elle part à la ville m'a un peu laissé de marbre.
Ensuite vient le retour de la jeune femme à la ferme de ses parents. Elle est déshonorée et a un enfant. Cette deuxième partie m'a plus plu. On y voit Clarius, rongé par la honte, devenir fou peu à peu et faire des choses qui ne correspondent pas à son caractère. le dénouement est assez prévisible et tout est bien qui finit bien.
Par curiosité, je vais essayer de me procurer le livre de Giono dont Angèle est une adaptation pour le théâtre.
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Pat0212
  08 mai 2018
Après avoir conduit la petite Janie Blake au centre aéré, la gouvernante, Madame Garcia fait tranquillement le ménage quand un homme déguisé en Popeye l'enlève. Il lui demande de récupérer la fillette de sept ans sous peine de tuer sa propre fille. Carmen Garcia cède à la menace et c'est le début de cinq jours d'angoisse pour l'enfant et sa gouvernante kidnappées par un couple déguisés en Popeye et Olive.
Pendant ce temps, Eliza Blake présentatrice vedette d'une chaîne de télévision new-yorkaise ne se doute de rien et passe sa journée en papotages avec ses amies branchées et en interviews. En rentrant du travail, elle va faire la sieste dans son jardin et ne se rend compte de l'absence de sa fille que dans la soirée. Dès lors, c'est le branle-bas de combat pour retrouver les disparues avec la presse, la police, le FBI et même une voyante.
On parle très peu de la gouvernante, un peu de Janie, mais le personnage central du livre est sa mère, Eliza et deux de ses collègues. L'auteur essaie bien de nous égarer sur des fausses pistes en créant une foule de personnages, mais on voit bien que ce serait trop facile.
Le récit est très linéaire, peu ou pas de rebondissement. Les personnages ne sont pratiquement pas développés en dehors d'Eliza qui a un côté mondain très énervant. Il y a une foule de personnages secondaires à peine ébauchés qui servent à tenter de nous jeter sur une fausse piste. Certains de ces personnages sont si peu différenciés qu'ils en sont interchangeables, ce qui est voulu par l'auteur pour créer l'une des fausses pistes, mais tout est tellement flou et vague que le lecteur n'est pas pris au jeu. Eliza est aussi très artificielle et pas bien attachante.
Je voulais découvrir cet auteur car j'ai de bons souvenirs de sa belle -mère Mary Higgins Clark, mais ce livre sera oublié aussitôt chroniqué. On est dans un univers un peu semblable à celui de Mary Higgins Clark mais traité de façon assez peu convaincante. On nage en plein dans les bons sentiments et un univers plus rose bonbon que noir avec bien sûr un happy end. Eliza arrive même à coiffer au poteau le FBI.
Toutefois pour tempérer cette critique plutôt dure, je dirais que j'ai largement découvert l'univers du polar depuis l'époque lointaine où je lisais les romans de Mary Higgins Clark et que je préfère la noirceur ou au moins un univers un peu moins rose que celui de Mary Jane Clark. Toutefois les adolescentes, les personnes intéressées par le monde de la télévision et les amateurs de polars très softs vont certainement apprécier ce livre qui n'a quand même pas que des défauts, même s'il m'a ennuyée.

Lien : https://patpolar48361071.wor..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
hysope62hysope62   21 octobre 2020
Saturnin ( résigné):
Oh! moi, tu sais, ça ne veut rien dire... J'ai toujours été un peu fada. Il y en a qui sont des lumières, il y en a qui éclairent comme le phare de Planier, il y en a d'autres qui éclairent pas plus qu'une allumette... Chacun éclaire comme il peut. Le tout c'est la bonne volonté. Adieu Tonin!
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LydiaBLydiaB   03 septembre 2011
Clarius : A qui est ce petit ?

Angèle : Il est à moi.

Clarius : A toi seule ?

Angèle : A moi seule.

Clarius : Maintenant, au moins, nous savons qu'il ne peut rien nous arriver de pire. (Un temps.) C'est un grand malheur que tu sois partie. C'est un autre malheur que tu sois revenue. Et c'est encore un malheur plus affreux que tu nous rapportes ce bâtard. Je ne te demande pas d'explications ; mais cet enfant, je ne le veux pas. Il n'est pas de chez nous. Si tu l'avais fait comme il faut, ça serait été, pour cette maison, le plus beau cadeau du Bon Dieu. Mais de la façon que tu l'as fait, ce n'est rien pour nous. C'est notre malheur qu'il respire. C'est une honte qui bouge et qui crie. Maintenant tu es revenue toute maigre et toute sale, tant pis pour toi ! Tu l'as voulu. Si tu veux partir, va-t-en. Si tu veux rester, toi, je veux bien vous nourrir tous les deux ; mais en secret. Ce que je t'offre, ce n'est pas une maison : c'est une cachette. C'est de ça que tu as besoin. Dis si tu veux rester...

Philomène : Oui, Clarius, elle veut rester.

Clarius : Alors, menez-la dans la cave de derrière, et rapportez-moi la clef. Et souvenez-vous que personne ici ne doit savoir cette honte qui nous vient de la ville. Allez, et ne m'en parlez plus jamais.
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domisylzendomisylzen   20 novembre 2015
C'est comme si on me disait : "Notre Angèle est tombée dans un trou de fumier : Alors moi j'irais, et je te prendrais dans mes bras, et je te laverais bien... Je te ferais propre comme l'eau, et tu serais aussi belle qu'avant. Parce que, tu sais, l'amitié, ça rapproprie tout, tout, tout... "
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domisylzendomisylzen   17 novembre 2015
J'ai appelé des hommes dans la rue. Je me fais honte de mon corps … Quand ma mère vient me porter à manger, je n'ose plus lui dire : " Je veux t'embrasser." Je me sens toute sale … Je suis la dernière de toutes : j'ai vendu ma peau pour gagner des sous.
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Dine777Dine777   02 juin 2019
Je veux dire que c'est comme un tout. Il faut qu'on aime son métier. Moi j'aime mieux etre barbeaux que d'etre président de la Republique, tandis qu'il y en a qui préfèrent être président de la République plutot que d'etre barbeaux.

Chacun son gout, chacun son métier. Si tu n'as pas le gout de ton métier, tu n'auras jamais rien de propre.
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