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ISBN : 2070377598
Éditeur : Gallimard (29/08/1986)

Note moyenne : 3.49/5 (sur 116 notes)
Résumé :
Charles Sambrat n'aimait pas la guerre. En mai 1942, il dirigeait tranquillement son usine dans le Dauphiné et meublait ses loisirs d'aventures faciles. Jérôme, son ami, son complice, son contraire, luttait contre les nazis, organisait les filières d'évasion. Son arrivée à l'improviste, en compagnie d'Alice, belle et dévorée d'angoisse, va jeter Charles dans une autre vie. Il lui faudra conquérir Alice qui a provoqué chez lui un amour total, la protéger lorsqu'elle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
andman
  08 octobre 2016
Il n'était pas facile voici trente ans de résister au phénomène “Françoise Sagan”. Ses écrits à profusion, ses positions politiques courageuses mais aussi ses frasques régulières la portaient plus souvent qu'à son tour à la une de l'actualité. S'intéresser à la prose de cette femme libre, collant à l'air du temps des décennies d'après-guerre, allait de soi à l'époque.
Pas le moindre souvenir pourtant de ce roman de 1985, son 15ème, sorti l'autre jour par hasard de son long sommeil vertical. Une relecture de “De guerre lasse” s'imposait !
En ce printemps 1942, une moitié de la France est occupée par l'armée allemande mais au sud de la ligne de démarcation vous êtes en zone libre. Le Dauphiné est du bon côté de cette horrible frontière et c'est dans un de ses petits patelins que Charles Sambrat dirige sa fabrique de chaussures sans vraiment se préoccuper de la barbarie aryenne sévissant plus au nord.
Lorsque par une chaude journée de mai débarquent à l'improviste son ami d'enfance Jérôme accompagné d'une très belle femme prénommée Alice, le bellâtre et insouciant Charles Sambrat ne sais pas encore que sa vie est à un tournant.
Jérôme et Alice font partie d'un réseau de résistants qui aide les juifs à fuir la Gestapo. Traqués, le concours de Charles leur est indispensable pour mener à bien leur mission. Ils savent l'un comme l'autre que les charmes d'Alice constituent le principal atout pour parvenir à leur fin...
Françoise Sagan plonge le lecteur au coeur d'un trio amoureux aux rapports faussés par les dangers de la guerre. Le portrait sans concession de ces jeunes gens navigue constamment entre désir et devoir. Le style de l'auteure est alerte et plaisant avec des phrases parfois longues mais néanmoins fluides. Le final aux rebondissements surprenants apporte une touche dramatique au roman.
Apprécié cette fois-ci à sa juste valeur, “De guerre lasse” avait cette semaine la saveur d'un retour gagnant dans le passé.
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emeralda
  17 juin 2011
Les première pages furent un calvaire pour moi. Je n'accrochais pas du tout. Je trouvais les phrases longues, à rallonge et même je m'y perdais.
Etait-ce parce que j'étais fatiguée ?
Etait-ce parce que je venais de terminer un autre ouvrage qui n'était pas du tout dans la même veine littéraire ?
Etait-ce parce que c'était effectivement trop lourd comme style ?
Je ne pourrais pas vous répondre si ce n'est que c'était sans doute un peu de tout cela à la fois.
Je n'ai donc pas trop insisté au début et j'ai préféré reposer mon livre jusqu'au lendemain.
A la reprise de ma lecture, les impressions étaient déjà nettement meilleures. J'avais les idées plus claires et le texte paraissait plus limpide, plus fluide sans être pour autant trop léger.
Le style de Françoise Sagan est toujours précis, les mots ne sont jamais là par hasard, ils ont un sens et leur ordonnancement est pensé avec soin.
A l'évocation de la ville de Romans, j'ai eu un sourire sur les lèvres. Je connais assez bien la ville car j'ai vécu toute mon enfance à moins de 25 km de là. J'étais donc en terrain connu.
Mais, mais...
Ce que je déplore quand même un peu, c'est que l'amour de Charles pour Alice est trop soudain. L'auteur nous le jette presque à la figure, comme une évidence alors que si l'on s'en réfère juste à son livre, les protagonistes en question ne se sont rencontrés que quelques heures auparavant.
Et le coup de foudre me direz-vous ? Oui, d'accord, mais alors que Françoise Sagan l'évoque.
Là, on débute avec une soirée chaude du mois de mai et puis c'est tout. L'un des deux hommes est déjà amoureux, l'autre vient de tomber dans ce sentiment également sans que l'on en sache pourquoi, ni comment. Je suis encore une fois d'accord pour dire que ce type de sentiment ne se commande pas, que parfois, c'est incompréhensible, que c'est tout sauf logique, mais quand même, lorsque on lit une histoire, c'est plus simple d'avoir les clefs en main.
Un trio amoureux, c'est déjà pas mal de possibilités alors si en prime il faut tout découvrir, deviner soi-même, non merci.
Ce que je déplore encore ?
- L'emploi d'un trop grand nombre d'adjectifs à tout bout de champs. Une telle accumulation, même avec des termes fort bien choisis, devient vite difficile à supporter. Cela m'a lassé.
- Les réactions d'Alice ressemblent trop à celles d'une midinette et je ne supporte pas les midinettes, même en littérature.
- L'ensemble des scènes présentes dans ce livre m'ont semblé très (trop) théâtrales, surdouées et donc insupportable pour moi.
Oui, je sais, cela fait déjà beaucoup de choses insupportables.
Au final, je suis comme le titre de livre c'est-à-dire que j'ai capitulé "De guerre lasse".
Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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yann-frat
  17 août 2009
De guerre lasse
Françoise Sagan 1985 Ed Gallimard.
Histoire: En 1942 Jérôme et Alice sont des résistants de la première heure. Afin d'organiser un réseau de sortie en zone libre ils vont passer quelques jours chez Charles un ami d'enfance de Jérôme dont ils veulent utiliser la maison. Evidemment une femme et deux hommes, chez Sagan, cela ne peut se passer simplement. La guerre passe alors au second plan derrière le trio amoureux.
Evidemment on peut reprocher beaucoup de choses à Sagan et en premier sa désinvolture, surtout visible dans les « petits » Sagan tels que celui ci. Soyons clairs : il est évident qu'elle traite ses personnages et son histoire par dessus la jambe , abandonnant tout soucis de vraisemblance psychologique (Alice femme détruite oubliant tout dès que Charles le terrien lui fait découvrir le plaisir) voire même de décence (la guerre et la résistance sont traités pratiquement comme un détail, comme une farce absurde). Cependant pour utiliser une phrase replète « Sagan reste Sagan »… Et en d'autres termes, pour ceux qui y ont goûté, comme les personnages proustiens (...) il se dégage des livres de Sagan une « petite musique » dont on peut devenir totalement accro. Pour ma part je suis de cela. Et il y alors dans cette désinvolture assumée plus de talent que dans biens des livres sérieux qui brassent du vent.
Sagan parle du jus d'orange et des terrasses, des bourgeois jeunes et beaux, du désir et elle le fait extraordinairement bien… Aucun de ses livres ne changera la face du monde mais c'est un des rares auteur « prolixes » que je retrouve vraiment avec plaisir… Bref si vous ne connaissez pas Sagan il faut lire d'abord « Bonjour tristesse ». Si vous connaissez vous devez lire « Aimez-vous Brahms ?». Et si vous connaissez les deux vous pouvez lire « de guerre lasse ». de toute façon c'est que vous êtes certainement déjà mordu.

Lien : http://xannadu.canalblog.com
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fran6h
  16 décembre 2012
La passion qui dévore tout sauf l'enthousiasme du lecteur.
C'est pourtant une bonne histoire, une histoire de passion amoureuse, une passion soudaine (peut être un peu trop), une passion qui peut tout emporter.
En Mai 1942, Jérôme et Alice, tous deux résistants cherchant à sauver des juifs, arrivent chez Charles Sambrat, industriel vivant près de Romans et ami d'enfance de Jérôme. Charles n'aime pas la guerre, c'est un séducteur, il aime les femmes.
Au fil de la première soirée presque estivale sur la terrasse, Charles est attiré par Alice. L'amour qui unit Alice et Jérôme sera t-il assez fort pour résister à cette force d'attraction ?
Sagan dresse avec justesse le portrait, les sentiments et les doutes de ce trio tiraillé, presque écartelé, dans cette ambiance de résistance et de lutte contre l'occupant.
Bien écrit, certes, j'ai eu toutefois du mal à entrer dans le récit. Cette lecture ne m'a pas emporté comme la fulgurante passion qu'elle cherchait à montrer.
Il s'agit là pour moi de la troisième lecture de Sagan après "Bonjour tristesse" et "Les faux-fuyants". J'avais beaucoup apprécié ces lectures.
Ici, il n'en va pas tout à fait de même. Sans être pour autant un mauvais roman, "De guerre lasse" n'a pas la qualité littéraire du premier ni l'humour caustique du second.
Lien : http://animallecteur.canalbl..
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JacquesYvesDepoix
  03 septembre 2018
Je risque de ne pas être très objectif car j'aime beaucoup Françoise Sagan, le personnage et l'écrivain. L'histoire qu'elle raconte est celle habituelle d'un chassé-croisé amoureux où les personnages changent de mains en cours de route. le coup classique chez Sagan. Cependant, la toile de fond change l'impression qui nous reste à la fin de la lecture. le sujet devient plus chargé d'émotions, L Histoire est là, plus grave. Ce qui n'aurait pu être qu'un vaudeville anodin se transforme progressivement en tragédie shakespearienne ... comme si de rien n'était. Sagan nous embobine ... c'est pour ça que je l'aime !
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
platon67platon67   08 décembre 2014
C'était ainsi qu'une fois de plus, Alice se retrouvait prisonnière des principes. Toute sa vie n'avait été qu'une longue bataille, une sournoise et âpre lutte entre les conventions et sa propre nature. D'elle-même, Alice n'aurait rien dit à Jérôme, elle lui aurait accordé, prêté son corps tendrement, distraitement, affectueusement, comme elle le faisait depuis six mois, et elle aurait partagé le lit de Charles avec toute la sensualité, toute la curiosité, toute la gaieté et l'estime même, que cet homme éveillait en elle. Jérôme n'aurait pas été désespéré, elle n'en eût pas souffert, elle ne se serait pas sentie coupable et la vie aurait été harmonieuse. Seulement voilà ! Aucun de ces deux hommes ne supporterait cette situation. Se la partager leur semblerait impossible. Quelle absurdité ! Pour partager quelque chose ou quelqu'un, il faut l'avoir, et l'un et l'autre devaient bien savoir qu'ils ne l'avaient pas. On ne possède jamais quelqu'un. (..) Et pourtant Jérôme et Charles qui acceptaient de partager son estime, sa tendresse, son affection, refusaient de partager son corps ; comme si son corps était plus important que des sentiments. C'est grâce à cet a priori absurde qu'elle allait devoir blesser quelqu'un qu'elle chérissait, c'est par "décence" qu'elle allait être cruelle.
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kathykathy   10 mars 2010
Ignorait-elle que si le corps sans le coeur n'était pas le paradis, le coeur sans le corps était l'enfer?
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SachenkaSachenka   09 août 2012
"Ah ça, non! Non! dit Charles avec fermeté, avec ferveur même. Les femmes sont faites pour sortir au contraire, pour sortir dans les rues, pour plaire aux hommes, pour les rendre fous d'amour, pour les rendre fous de malheur. Elles sont faites pour prendre des bateaux, pour prendre des trains, pour aller partout faire rêver les hommes. Ah non, elles ne sont pas faites pour rester à la maison... Ça, je n'ai jamais dit ça!"
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SachenkaSachenka   09 août 2012
L'été, en cette année 1942, fut un des plus beaux que connut notre planète, comme si la Terre voulait, par sa beauté et sa douceur, calmer la furie et l'affolement des hommes.
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Marti94Marti94   29 mai 2014
Dès le mois de mai, les près pliaient déjà sous l’été. L’herbe haute, amollie de chaleur, penchait, séchait et se rompait jusqu’au sol. Au-dessus du bassin, plus loin, des buées traînantes fumaient dans le soir ; et la maison elle-même, avec sa façade rose et ridée, semblait, entre ses volets du haut refermés sur quelque secret, et ses portes-fenêtres du bas écarquillées sur quelque surprise, la maison semblait une vieille dame assoupie, au bord d’une congestion faite d’incertitudes.
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