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EAN : 9782234085046
160 pages
Stock (03/01/2018)
3.3/5   20 notes
Résumé :
« Durant les derniers mois de sa vie, un thème motivait secrètement Emmanuèle, dont elle me parlait à peine. C’était trop intime, difficilement formulable, même entre nous. Un jour, elle me dit qu’elle désirait écrire sur le bonheur. J’ignore ce qu’aurait été ce livre et je donnerai cher pour le savoir. Cette question du bonheur la hantait, elle la plaçait au coeur de tout. Le simple fait de poser la question prouvait sa force de caractère et son incroyable sérénité... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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coquinnette1974
  22 décembre 2017
Les bouées jaunes est un ouvrage de la rentrée littéraire de janvier 2018 que j'ai lu en avant première grâce à net galley et les éditions Stock.
Ce n'est pas un roman, nous avons ici un ouvrage très personnel. Serge Toubiana nous raconte son épouse, l'écrivaine Emmanuèle Bernheim qui est décédée d'un cancer en mai 2017. Leur vie commune, leurs joies, leurs peines, son chagrin à son décès...
J'ai découvert Serge et Emmanuèle avec la lecture de Les bouées jaunes car j'avoue ne pas les connaître du tout.
Du coup, j'ai parfois eu l'impression d'être un peu une voyeuse.
C'est un ouvrage intéressant, bien écrit. On sent qu'il a adoré partager ses vingt sept années avec son épouse, et c'est très touchant.
Mais il y a quelques longueurs. Par exemple, quand il énumère tous les proches venus rendre visite à Emmanuèle à l'hôpital, dans les derniers jours, pour un dernier au revoir. Il y a un peu trop de détails, qui ont du lui faire du bien et qui sont importants pour lui, mais pas forcément pour moi lectrice qui ne connaissait pas le couple.
Tous deux n'ont jamais souhaités avoir d'enfants, il décrit alors la relation de son épouse avec les enfants des autres. C'est un peu long car il énumère avec tel enfant elle était ainsi, avec un autre comme ça, etc... du coup, ça fait un peu remplissage par moment.
Les bouées jaunes c'est leur histoire, leurs souvenirs, leur vie commune mais ce n'est pas la nôtre, c'est très personnel et ça m'a mis un peu mal à l'aise par moment. Certains détails ne sont pas forcément indispensables pour nous lecteurs.
Il y a toutefois de très jolis passages, j'ai aimé quand il explique comment elle écrivait, ou comment elle arrivait à dénicher certains cadeaux pour leurs amis, elle avait le don de faire plaisir aux gens.
C'est un joli texte dans l'ensemble, c'est touchant, emprunt d'amour et de sensibilité.
Ce n'est pas larmoyant, et il est évident que ce texte était nécessaire pour permettre à Monsieur Serge Toubiana de faire son deuil.
Malgré quelques défauts j'ai aimé cet ouvrage, et je mets quatre étoiles car je ne regrette pas du tout ma lecture, même si ce n'est pas un coup de coeur.
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pilyen
  22 janvier 2018
Rude tâche pour moi ...Je vais dire du mal d'un livre à priori intouchable. Comment critiquer le récit d'un homme qui vient de perdre son épouse après presque 30 ans de vie commune, 30 ans d'un amour sincère ? Comment faire la fine bouche devant ce portrait d'une romancière que j'ai adoré, dont j'ai lu et relu toute l'oeuvre ( certes peu d'ouvrages, toujours secs et courts, sauf le dernier ) ? Suis-je donc sans coeur pour ne pas avoir été touché par ce portrait en creux d'une femme de caractère, sans doute assez magnétique ?
Non, je n'ai pas été ému par ce pourtant pudique et jamais larmoyant récit. Je ne remets pas en cause la sincérité de l'homme en deuil, et de l'insupportable vide de l'absence qu'il ressent autour de lui.
Mais cette peine, ce chagrin, cet amour désormais quasi éternel se sont trouvés, pour moi, noyés par une suffisance de bourgeois intello. Il n'y a pas un moment où nous ne sommes privés de l'étalage de tous les attributs de nantis parisiens. On relate avec verve l'achat difficile de " la maison du bonheur", propriété située sur l'Ile-aux-Moines qu'une amie décoratrice d'intérieur va fort heureusement transformer avec soin ( on perçoit que l'on n'a pas lésiné sur les moyens). On cite longuement, on énumère la liste de ses amis proches, si émus, si forts face à la mort de leur copine, qui se sont succédés à l'hôpital Bichat, surtout quand il s'agit de Catherine Deneuve, Michel Houellebecq, Paulette Fourchon, Olivier Assayas et d'autres. Ben oui, quand on a des amis connus on les cite ( et même plusieurs fois). Et je ne vous parle pas de ces dîners en ville où l'on rencontre des gens forcément brillants dans la simplicité d'un restaurant branché. Tout autour de ce couple, luxe, calme, intelligence, drôlerie se battaient pour leur faire une vie agréable...
Je me suis demandé à qui s'adressait ce livre. Certainement pas au humble lecteur ( qui a pourtant comme moi dépensé 18 euros de son petit traitement ) ayant envie de retrouver encore une fois une romancière appréciée. Encore moins à une personne lambda ayant perdu un(e) conjoint(e), la tristesse de certains pourrait pourtant être universelle, mais pas ici...
"Les bouées jaunes " est un récit de l'entre soi, écrit pour une frange de happy fews qui seront sans doute heureux d'apparaître dans un bouquin écrit par l'un des leurs. Evidemment, Serge Toubiana trace un portrait tout empreint d'admiration et d'amour pour Emmanuèle Bernheim, mais le traitement bien plus hagiographique que littéraire, rend l'ensemble un poil imbuvable.
C'est dommage, j'aimais beaucoup l'écrivaine, son mari ne m'était pas antipathique, mais "Les bouées jaunes" ne m'ont pas empêché de couler.
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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jg69
  17 janvier 2018
J'ai lu ce récit dans le cadre du Grand Prix Elle 2018, catégorie document.
Serge Toubiana nous livre ici un témoignage très intime. Il parle d'Emmanuèle Bernheim, son épouse romancière et scénariste récemment décédée après vingt-huit ans de vie commune.
Il dresse le portrait d'une belle personne, pleine de pudeur face à la maladie. Une femme dotée d'une force de caractère impressionnante, d'un courage et d'une lucidité qui lui ont permis d'aider son mari et son entourage, de les réconforter face à sa mort annoncée qu'elle semblait avoir complètement acceptée. Elle a vécu ses derniers jours avec intensité et sérénité, apaisée, " calme et presque gaie, conciliée avec l'inéluctable" et a préparé l'après pour son mari, ses derniers mots seront " Et toi, tu vas tenir ? "
Serge Toubiana retrace leur vie, leur rencontre qui de l'amitié glisse doucement vers l'amour, leur MdB, maison du bonheur, acquise dans le golfe du Morbihan à l'île aux Moines dont Emmanuelle voulait faire un petit paradis pour leur couple, les bouées jaunes vers lesquelles elle aimait nager, la carrière d'écrivain d'Emmanuelle qui a publié à trente ans son premier roman d'inspiration autobiographique, et surtout la relation difficile qu'elle a eue avec ses parents et en particulier son père source d'une colère rentrée qui ne l'a jamais quittée. C'était une femme libre pleine de vitalité mais à l'âme tourmentée qui avait pour habitude de demander à ses proches s'ils étaient heureux.
Dans ce récit on ressent tout l'amour et l'admiration de Serge Toubiana pour sa femme. J'ai aimé la force de caractère de cette femme pour qui le cancer était son combat personnel, qui a épargné son mari et qui a eu à coeur de continuer à poursuivre le plus longtemps possible une vie quotidienne harmonieuse.
Ce récit est triste et touchant mais peut-être aurait-il fallu avoir lu le livre qu'Emmanuèle Bernheim a écrit sur la fin de vie de son père ( "Tout s'est bien passé" lauréat du Grand Prix Elle 2014, catégorie document) pour comprendre le terrible poids qu'aura été pour elle cet homme tant qu'il aura été en vie, pour comprendre ses souffrances cachées, sa colère contre ses fantômes familiaux. J'ai un autre bémol sur ce récit, l'auteur égrène tout au long du récit une litanie de noms d'amis de leur couple qui, à mon avis, n'intéresse pas le lecteur et qui contribue à donner à son témoignage une dimension trop personnelle.
Ce livre est un bel hommage et certainement un moyen pour l'auteur de faire son deuil. Il est bien écrit mais peut-être trop intime pour me marquer durablement.


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LettresItBe
  11 février 2018
Serge Toubiana est un célèbre journaliste et critique de cinéma français. Aussi connu pour son travail à la tête de la Cinémathèque française, il dirige aujourd'hui Unifrance, un organisme en charge de la promotion et de l'exportation du cinéma hexagonal dans le reste du globe. le natif de Tunisie a longtemps vécu au côté d'Emmanuèle Bernheim, romancière et essayiste française, décédée des suites d'un cancer du poumon en mai 2017. Un événement tragique, une bombe à retardement dans la vie de Serge Toubiana, qui l'a poussé à publier Les bouées jaunes, chez Stock. Lettres it be a lu ce livre et vous en dit quelques mots.

# La bande-annonce

« Durant les derniers mois de sa vie, un thème motivait secrètement Emmanuèle, dont elle me parlait à peine. C'était trop intime, difficilement formulable, même entre nous. Un jour, elle me dit qu'elle désirait écrire sur le bonheur. J'ignore ce qu'aurait été ce livre et je donnerai cher pour le savoir. Cette question du bonheur la hantait, elle la plaçait au coeur de tout. le simple fait de poser la question prouvait sa force de caractère et son incroyable sérénité. J'en étais bouleversé. “Et toi, tu vas tenir ?” » Un homme écrit sur la femme qu'il a aimée et perdue. Emmanuèle Bernheim était un grand écrivain. Serge Toubiana raconte leurs vingt-huit ans de vie commune, dans un texte où la sobriété le dispute à l'émotion.

# L'avis de Lettres it be

C'est une histoire d'amour comme les autres que raconte Serge Toubiana. Une maison de vacances au soleil, des baignades à n'en plus pouvoir, le regard amoureux de deux compagnons de route, peut-être plus amis qu'amants. C'est une histoire qui ferait un bon roman, un bon film, maintenant une bonne série. Sauf que cette histoire voit s'entrecroiser de grands noms du cinéma et de la littérature d'alors, de Deneuve à Houellebecq. Tout ça parce que nous sommes en présence de deux personnes qui brillent dans leur milieu respectif. Et pourtant, quand le cancer frappe, même au beau milieu des ors du milieu artistique, tout le monde est impuissant, cloué à la bonne volonté de la destinée. Ne nous reste plus qu'à pleurer et vagabonder quand le couperet tombe. C'est exactement cela que retrace Serge Toubiana dans son premier livre qui s'écarte un peu des salles obscures. le voilà qui raconte comment sa vie est à son tour devenue une salle obscure où il regarde maintenant se diffuser nuit après nuit les souvenirs de l'être aimée.

On n'a pu reprocher à ce livre un certain égocentrisme, une complainte particulière dans l'océan de regrets que peut vivre le monde entier. Et pourtant, il se dégage une sensibilité différente sous la plume de Serge Toubiana, il se dégage quelque chose de plus avec cette envie de simplement raconter, dire et exprimer, comme une façon de garder encore un peu auprès de soi celle qui n'est plus. Nous ne sommes pas ici dans un récit qui n'a de récompense que les larmes versées. Parce que ce n'est pas le but. Parce que ce n'est pas à l'image d'Emmanuèle Bernheim. Ce que raconte l'auteur de ce livre, c'est le souvenir heureux d'un rayon de soleil, ce sont les paradoxes d'une relation fusionnelle, doucement, mais sûrement. Pas de grandes envolées, pas de grands sentiments, aucune recherche du bon mot. Serge Toubiana écrit le testament d'un bonhomme qui ne demande qu'à aimer encore.

Il n'est pas bienvenu de se satisfaire de la sombre destinée des autres pour apercevoir la lumière de la sienne. Ce livre, par cette disparition que raconte Serge Toubiana, nous pousse pourtant à cela, nous oblige à reconsidérer autour de nous toute la richesse des relations que l'on a prises trop vite pour banales. Regarder sa femme au réveil, son compagnon, ses enfants, ses proches et ses amis. Toujours, il nous faut éduquer ce regard à la lumière de ce que nous avons à perdre. Serge Toubiana, de son écriture humainement sobre, raconte cette histoire, son histoire. Difficile de ne pas être touché par cette histoire. Et pourtant, tout l'intérêt du récit n'est pas à trouver du côté du drame qui a pu se nouer entre Serge Toubiana et Emmanuèle Bernheim. Il est à chercher du côté de l'espoir, de cet amour qui dure toujours, bien qu'invisible, mais qui renaît ici entre ces centaines de pages. Un message, loin du banal, près du coeur. Merci, Serge Toubiana.

Retrouvez toute la chronique sur Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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VivianeB
  23 juin 2018
C'est la gorge nouée, les larmes aux yeux et le coeur triste que j'ai lu ce très bel hommage d'un homme à son aimée, morte et pour lequel il voue un amour et une admiration forte.
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critiques presse (1)
LeMonde   04 janvier 2018
Avec « Les Bouées jaunes », le critique de cinéma livre un adieu solaire à sa compagne, l’écrivaine Emmanuèle Bernheim, morte en mai 2017.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   27 décembre 2017
Peu de temps avant de mourir, Emmanuèle me parlait des bouées jaunes et du plaisir qu’elle prenait à nager en été, chaque matin, à la Grande Plage. Pour le bain de fin de journée, nous allions à celle du Port Miquel, plus proche de chez nous, à condition que la marée soit haute. Il y avait alors peu de monde et la mer était à elle. Nager pour elle était un besoin absolu doublé d’un vrai plaisir. Cela lui procurait une joie physique intense. Souvent, elle me conviait à la suivre, mais son rythme était si rapide que je renonçais. Elle prenait vite quelques longueurs d’avance et revenait vers moi en souriant, dans le but de m’encourager à la suivre, avant de repartir aussitôt vers le large. De mon côté, j’atteignais péniblement la première bouée jaune. Cette énergie était essentielle, nager était une dépense qui gommait la fatigue et les soucis intimes. C’était un défi qu’elle avait besoin de relever. D’éprouver. C’était un immense réconfort pour moi de la sentir heureuse, j’admirais sa vitalité, son désir d’aller toujours plus loin. D’être bien et d’être libre.
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fbalestasfbalestas   01 juillet 2018
A propos des vues aériennes photographiées par Jérémie Lenoir, elle écrivait en 2011 : « Pendant longtemps, ce jeune ingénieur, qui voulait devenir pilote, tout absorbé qu’il était par ses instruments de vol, n’a rien vu de ce qui se déroulait au-dessous de lui. Et puis il est entré à l’école des Beaux-arts d’Orléans. Et les yeux du pilote se sont ouverts. Depuis, à 1 500 pieds au-dessus de nos têtes, dans la lumière de midi, Jérémie Lenoir voit ce qui nous est invisible et parfois même caché. De là-haut, dans le ciel, cet étonnant jeune homme capte le réel pour nous le restituer ensuite dans sa fascinante – et souvent inquiétante – abstraction. »
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EveliseEvelise   20 août 2019
J'aimais beaucoup Emmanuèle Bernheim, son univers littéraire et cinématographe. J'avais hâte de lire cet éloge de son compagnon. Le début m'a beaucoup émue jusqu'à ce que je tombe sur des phrases courtes et sèches qui m'ont heurtée "je menais avec Corinne (sa femme) une vie tranquille et sans nuage", "c'était l'année de mes quarante ans, j'avais la conviction que jamais plus je n'aurais la chance de rencontrer une femme (Emmanuèle) aussi radieuse et séduisante", "le lendemain je fis des aveux à Corinne et décidai de la quitter. Je n'en menais pas large, le choc fut considérable et les effets dévastateurs". Puis passage direct aux années de bonheur intense de ce couple parfait avec énumération appuyée de toutes les personnalités du milieu du cinéma. Schéma classique de l'homme qui quitte sa femme pour sa meilleure amie sans souci. La suite de la lecture m'a été pénible.
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RemyBabelioRemyBabelio   25 janvier 2018
Le rituel du petit déjeuner, un moment de pure grâce au cours duquel nous aimions rire. Le moindre geste, la moindre attention prenait la forme d'une petite cérémonie amoureuse portée par une attention neuve, inédite. On inventait des mots et des surnoms, pour établir un langage amoureux entièrement inédit, codifié par nous seuls et compréhensible par nous seuls.
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Sophie_BazarSophie_Bazar   09 avril 2018
Le bonheur ? Un sentiment fugace qui provient des profondeurs et qui, de manière passagère et par inadvertance, vous rassure et vous contente. En fait il vous submerge.
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Videos de Serge Toubiana (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Toubiana
Découvrez l'émission intégrale :https://www.web-tv-culture.com/emission/serge-toubiana-le-fils-de-la-maitresse-53358.html Quand il raconte sa vie, Serge Toubiana redevient très vite le gamin de Sousse, cette petite ville de Tunisie en bord de mer où il a grandi, dans une famille heureuse. Très vite aussi reviennent les premiers souvenirs de cinéma, comme « La Strada « , le film de Fellini, qui l'effraya au plus haut point. La famille et le 7ème art, voilà peut-être les deux piliers qui ont façonné Serge Toubiana. Arrivé en France à l'adolescence, il découvre le cinéma de la Nouvelle Vague, les réalisateurs et les acteurs en vogue et se fait un nom dans le métier. 50 ans plus tard, Serge Toubiana affiche sur son CV ses années dans les pages des Cahiers du Cinéma, son rôle et tant que directeur de la Cinémathèque française et aujourd'hui sa place à la présidence d'Unifrance, en charge du rayonnement du cinéma français à l'étranger. Serge Toubiana a consacré de nombreux ouvrages à sa passion. Que ce soit sur François Truffault, le réalisateur japonais Yasujiro Ozu ou Jean Renoir, des livres sur des acteurs et actrices célèbres, des films mythiques, des histoires du cinéma… Il aime faire partager sa passion. Mais Serge Toubiana aime aussi partager ses souvenirs. Et là vient se glisser une mélancolie qu'il revendique pleinement. « Les fantômes du souvenir » par exemple, en 2016, dans lequel il évoque les grandes rencontres qui ont marqué sa vie, et plus personnel encore, « Les bouées jaunes » en 2018, hommage à sa compagne décédée, la romancière et scénariste Emmanuelle Bernheim. Voici aujourd'hui « le fils de la maitresse » aux éditions Arléa. Un avion entre Toronto et Paris, à l'automne 2019. Confortablement installé en classe affaire, Serge Toubiana laisse vagabonder son âme. Et la solitude arrive. Personne ne l'attend plus à l'arrivée. Quelques mots griffonnés en plein ciel puis la plume qui court dans les semaines qui suivent. Serge Toubiana va raconter son enfance, sa famille et plus précisément sa mère, Georgette. Au fil de ce livre très personnel, touchant, pudique, c'est une vie simple qui s'offre à nous, une enfance heureuse, choyée entre cette mère institutrice, ce père horloger, tous deux militants communistes convaincus. Il y a le soleil de Tunisie puis l'exil vers Grenoble, de nouveaux repères avec le cinéma en toile de fond, le temps qui court, l'affection qu'on ne sait pas toujours montrer. La plume de Serge Toubiana est belle, émouvante, poétique et littéraire, sans être jamais dans le pathos. A travers ces gens sans artifice mais authentique, chacun pourra plaquer ses propres souvenirs, sa propre nostalgie. Récompensé par le Prix Marcel Pagnol, le livre de Serge Toubiana est un coup de coeur. « La fils de la maîtresse » est publié chez Arléa
+ Lire la suite
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