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ISBN : 2253074306
Éditeur : Le Livre de Poche (06/03/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.05/5 (sur 657 notes)
Résumé :
1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.
Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.
Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (246) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  04 avril 2019
J'ai beaucoup hésité avant de mettre un commentaire à propos de ce roman que mon épouse m'a proposé de lire . Il faut dire que le sujet est sensible pour moi puisque , dés ma naissance j'ai été élevé par ma grand - mère maternelle , ma mère , fille - mère comme on disait à l'époque ,étant " montée " à Paris travailler. Vous tenez déjà trois protagonistes , mémée Lucette , Marie et Jean , en l'occurence Jean - François. Il n'y avait pas de père , légère différence mais il y avait une tante attentive , un oncle et deux cousins habitant Paris .Ou là , mais voici qu'on tient tata Françoise...Bon , continuons , j'avais été confié à ma grand - mère pour " quelques temps " ( on aurait pu préciser " et plus si affinités" ) comme Jean et ne l'ai quittée que pour me marier !!! Entre temps , bien entendu comme Jean , j'ai reçu quelques rares cartes - postales , quelques rares cadeaux de Noël ,quelques très rares visites , j'ai appris que ma mère s'était mariée, que j'avais un frère bien longtemps après l'événement et des " étrangers " m'ont appris que je changeais d'identité devant tous les élèves du lycée réunis pour la distribution du courrier , une des très rares lettres reçues à un nom qui allait devenir le mien et dont personne n'avait jamais voulu me parler .J'ai reconnu beaucoup de similitudes entre mon histoire et celle de Jean et j'ai voulu aller rapidement à la fin pour savoir à quel moment l'auteure cesserait d'être aussi superficielle , aussi factuelle , aussi " neutre d'émotion ." On sent le " réchauffé " à travers des écrits qui manquent cruellement de profondeur .Pour moi , c'est un pâle témoignage , un pari qui ne pouvait être gagnant que s'il y avait eu une analyse fine des sentiments des uns et des autres . Jamais la moindre explication crédible quant au départ de Marie , de sa vie parisienne , de ses questions , de ses interrogations quant à la vie que mène son fils , on peut ne " pas avoir le temps " et tout de même écrire régulièrement...pour expliquer car , tout de même qu'est - ce qu'il parle bien , Jean , on croirait un adulte....ça , du reste , bon...Mais Jean ,parlons - en . Ce petit ,il vit un séisme, un abandon ,une séparation , un deuil .Et comme dans tous les deuils , il y a des phases , la tristesse , la colère, la résignation , l'acceptation....Là , on survole allègrement toutes les souffrances pour , finalement dire qu'en ce temps - là , la vie des femmes n'était pas facile , ce que j'admets bien volontiers , mais celle de l'enfant ne l'était guère non plus malgré toute l'affection dont il était par ailleurs entouré . Donner la vie implique un minimum de respect et d'amour...Alors , oui , la mère de Jean meurt , créant, et c'est légitime , chez l'enfant un lourd sentiment de culpabilité. Mais dans ce livre , c'est beau , l' " incomprise " , disparaît, les enfants vont habiter avec la tante adorée et l'on a un beau " happy end ".Et là , je dis " stop ", stop à l'indécence , stop à la bêtise. Jean est marqué à vie par cet abandon , il y aura pour lui un traumatisme et des questions perpétuelles. On ne peut pas , on n'a pas le droit d'occulter sa vie d'homme, sa vie à venir , vous savez , celle pour laquelle l'homme ayant inspiré l'histoire ignorait s'il serait "un bon mari et un bon père ". Pour ma part je répondrai " oui " après avoir eu la chance de rencontrer Les très bonnes personnes au bon moment...Par contre je n'ai pas pu appeler ma "mère , maman "et je ne me suis pas intéressé à elle quand , l'âge aidant , elle aurait eu besoin de moi . Je n'étais pas à ses obsèques. J'assume et non , qu'on ne me parle pas de ce monde où tout serait retrouvailles , embrassades , pardon , pleurs ,réconciliation et autres jérémiades. Je ne dirai jamais que " j'ai raison " mais qu'on me laisse assumer " mes raisons ".Un traumatisme que je garderai jusqu'à la mort malgré la vie merveilleuse qui est mienne.
J'ai cru lire quelque part que ce livre était " un feel- good", j'hallucine , je rêve , c'est un cauchemar...
Quant à la vie dans les années 60 ? Des accumulations de petits événements , c'était tout de même autre chose , franchement , j'y étais , entre la vie parisienne et la Creuse , il n'y avait pas que " le twist "...
L'écriture, belle rédaction, un peu " scolaire " mais efficace ..
Allez , je suis en colère, pas d'étoiles, volontairement , je prends un joker. Aurélie Valognes n'a pas besoin de moi , ses livres connaissent de gros succès c'est donc qu'ils plaisent . Pour moi , c'est vraiment un rendez - vous manqué , une rencontre sans lendemain et sans espoir . Il existe tant de superbes romans sur l'enfance et l'adolescence...
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jeunejane
  29 mars 2018
Jean, notre petit héros naît en 1962.
Sa mère, Marie, très jeune, rêve d'une autre vie que celle de serveuse de bar , au service d'un homme plus âgé qu'elle qui ne la respecte pas.
Elle emmène Jean lorqu'il a 6 ans, le dépose chez sa mère, Lucette, et part pour Paris en promettant de venir le chercher.
Jean et Lucette vont tout doucement s'adopter l'un l'autre et nous livrer une très belle histoire avec la tante Françoise, ses trois garçons, Lucien, l'ami de Lucette et facteur du village.
J'ai été très étonnée qu'Aurélie Valognes nous restitue si fidèlement le décor des années 60.
C'est à la fin du roman que j'ai appris dans son joli mot qu'elle a romancé l'histoire de son père qui l'a aidée à camper le décor du récit dans lequel figurent de nombreux détails de la vie quotidienne à cette époque.
Elle rend en même temps hommage à ces femmes qui étaient privées de droits, de respect, d'éducation, de choix de la maternité et elle se rend compte qu'elle a une chance inouïe d'être une jeune femme au 21ème siècle.
Le récit est très bien raconté, avec des chapitres courts, un écriture sincère.
Le petit bonhomme de l'histoire parle beaucoup et emploie des expressions d'enfants qui respirent le "vécu".
Je n'ai pas été étonnée de savoir que l'auteure a trois jeunes enfants.
J'ai lu "Mémé dans les orties", "Nos adorables belles-filles",
celui-ci est plus touchant mais tourné vers le côté optimiste de la vie quand même.
Une belle lecture que j'ai achevée au début de la nuit avec beaucoup d'émotion.
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Ladybirdy
  06 octobre 2018
Jean est un petit garçon de 6 ans trinqueballé entre la maladresse de son jeune âge et la chance qui fleurira sur son chemin. C'est au petit bonheur la chance que sa mère Marie, décide de tenter sa chance à Paris et laisse Jean aux bons soins de sa mémé Lucette.
Jean est un petit garçon comme on en connaît plein. Ses rêves sont aussi grands que son jeune âge. Avoir des amis, son matériel scolaire, parvenir à écrire de la main droite alors qu'il est gaucher, puis il rêve beaucoup du retour de sa maman, qu'elle lui écrive des mots tendres. le temps passe, ni les lettres ni sa mère ne viennent à Jean. Il n'est pas malheureux avec Lucette, bien du contraire mais une maman c'est précieux, on en a qu'une.
Aurélie Valognes a eu comme ambition d'écrire à travers ce roman le parcours de son père élevé par sa grand-mère. Elle tente de mettre ici en avant qu'au-delà de l'abandon d'un enfant, se jouent les cartes de la vie. « On joue la partie avec les cartes que l'on a : la famille dans laquelle on a grandi, l'éducation que l'on a reçue, notre âge, le pays dans lequel on naît, l'époque qui dicte ses lois. »
A travers ce roman, on partage une tranche de vie, sans fioriture, avec simplicité. C'est doux comme un bisou dans le cou, c'est parfois triste comme ces bisous qui se perdent dans le vent.
Une jolie lecture qui élargit les coeurs.
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sylvaine
  25 février 2018
COUP DE COEUR!
C'est toujours avec beaucoup de plaisir que j'ouvre un roman d'Aurélie Valognes , je sais que je vais pouvoir sourire, prendre une grande bouffée d'air frais, d'optimisme, me régaler de mots d'enfants , bref un plaisir "vrai" à l'image de cette auteure que je qualifierai volontiers de feu-follet .
Me voilà donc prête à découvrir en avant-première, grâce aux éditions Mazarine via le site NetGalley Au petit bonheur la chance! le dernier roman d'Aurélie Valognes. Et là ouah !!, un je ne sais quoi à changer , un énorme pas en avant dans l'écriture, dans la narration donnent à ce roman des lettres de noblesse. Est-ce l'histoire de cet enfant qui se retrouve à Granville chez Mémé Lucette, sa grand-mère maternelle, attendant chaque jour un peu moins que Marie ,sa maman, vienne le rechercher et l'emmène avec elle à Paris où elle a posé ses valises? Est-ce une époque que j'ai vécu , le contexte est celui de mon adolescence et de ma jeunesse les années 68,70... Est-ce le regard que je peux porter sur une époque où une femme n'avait pas encore de place à part entière dans une société masculine , à part celui de mère au foyer? Bref je me suis sentie en phase avec Jean Lucette, Lucien le facteur , Anita et ... et j'ai savouré ce roman même si de temps en temps la larme était au coin de l'oeil et le sourire aux lèvres . Bref merci Aurélie Valognes comme Jean me semble t'il vous avez grandie , si votre écriture se veut accessible à tous , il émane de vos propos une "substantifique moelle" qui ne demande qu'à conquérir un lectorat encore plus large. A bientôt.
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KATE92
  30 avril 2018
Toujours un "régal" de lire cette auteure : assurément un bon moment et du savoir vivre au sens le plus pur.
Ne pas hésiter à ouvrir ce livre.
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Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
Nath2803Nath2803   14 février 2020
- On ne choisit pas les surprises de la vie, mon petit. On fait avec, et souvent, c'est pour le meilleur.
- C'est ça la foi, Mémé ?
- Non, ça, c'est la vie.
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nanicyclettenanicyclette   14 février 2020
"Lucette n'a pas beaucoup de sous, les repas sont simples, mais riches d'amour. Cela doit être ça, le secret des recettes de grand-mères."
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Nath2803Nath2803   14 février 2020
Jean la serre dans ses bras : son odeur de savon à la lavande mêlée au pain perdu beurré l'entête. Ce parfum-là restera comme celui de son bonheur avorté. Celui de l'enfance qui s'achève, avec ses illusions.
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reve2003reve2003   11 février 2020
Parfois les situations changent, mais, au fond, pas les gens.
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reve2003reve2003   11 février 2020
L'acte se fait au pluriel, mais les conséquences sont toujours au singulier. Et au féminin.
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Videos de Aurélie Valognes (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Aurélie Valognes
Extrait de "La Cerise sur le gâteau" d'Aurélie Valognes lu par Patrick Borg. Editions Audiolib. Parution le 9 octobre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/la-cerise-sur-le-gateau-9791035401191
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