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ISBN : 2367405824
Éditeur : Scrineo (15/03/2018)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Un récit psychologique sombre et violent sur le traumatisme, la résilience, la vengeance. Un roman initiatique magistral.
Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires.
Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan dé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
calypso
  25 mars 2018
Waouh ! Je ne pensais pas en ouvrant le Dieu Oiseau lire un roman d'une telle intensité… J'ai tourné les pages à la vitesse de l'éclair, passionnée par la destinée de Faolan, le personnage principal, et intriguée par la tournure que les événements allaient prendre. Bilan : j'ai adoré ! On est dans de la littérature jeunesse made in France, de grande qualité, dans un genre qui pourrait s'apparenter à la fantasy. On ne sait pas vraiment où l'on est ni à quelle période. C'est un roman un peu hors du temps qui ne soucie pas d'ancrer ses événements dans des frontières bien déterminées. On ne sait pas non plus très bien si l'île a toujours fonctionné sur les mêmes principes, on ignore s'il y a eu un avant, un flou peut-être nécessaire si l'on considère que les personnages subissent leurs traditions sans perspective de changement. Ce n'est cependant pas le cas de Faolan qui espère bien pouvoir remettre les compteurs à zéro et prendre sa revanche sur le passé, mais il n'évoque jamais – pas plus que le narrateur donc – l'histoire de l'île. Faolan a assisté dix ans plus tôt au massacre de sa famille lors du « banquet ». Il ne faisait pas partie du clan vainqueur de la dernière compétition, clan qui a pu faire subir aux perdants les pires atrocités. On est à un niveau de violence assez élevé : le banquet autorise non seulement la réduction en esclavage et le meurtre, mais également le viol et l'anthropophagie. La violence est également présente dans les rapports humains et dans la psychologie des personnages. Certains font office de véritables monstres, d'autres sont habités par une souffrance qui peut compromettre toute chance de retrouver un jour ne serait-ce qu'une infime part de sérénité. C'est le cas de Faolan et c'est une belle réussite : loin d'être un personnage lisse, il est insaisissable, tour à tour exemplaire et détestable. Son parcours est passionnant, il prend la forme d'une compétition constituée de différentes étapes qui offrent à l'histoire beaucoup de dynamisme et de suspense. Honnêtement, j'en redemande, je vois bien qu'il y aura une suite, j'ai hâte !

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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boudicca
  24 avril 2018
Pour son quatrième roman, Aurélie Wellenstein continue de se distinguer non seulement par l'originalité de son cadre mais aussi par la noirceur presque malsaine qui imprègne aussi bien le décor que les personnages (en dépit d'un ton qui frôle parfois volontiers avec le young adult). Après Paris en proie à l'apocalypse et les froides étendues de Sibérie, l'auteur nous entraîne cette fois sur une île à priori totalement coupée du reste du monde et dans laquelle plusieurs clans s'affrontent pour la suprématie. Ces luttes de pouvoir sont toutefois parfaitement ritualisées : tous les dix ans, une compétition opposant les champions de chacune des dix tribus de l'île détermine laquelle aura le droit de régner pendant la prochaine décennie. L'enjeu est de taille, surtout quand on connaît le terrible sort réservé aux vaincus. La tribu gagnante a en effet la possibilité d'organiser après son triomphe un immense banquet au cours duquel les membres désignés des clans adverses (généralement les leaders et leurs familles) subissent les pires outrages et finissent... dans l'estomac du vainqueur ! Alors qu'une nouvelle compétition est sur le point de commencer, un jeune esclave, épargné lors du dernier banquet mais asservi depuis par le fils du vainqueur, attend de se présenter aux épreuves. Ses chances de l'emporter contre son maître sont minces, mais Faolan est bien décidé à réussir et à se venger de ceux qui ont massacré sa famille, ou à mourir. Aurélie Wellenstein adopte ici la même trame que pour ses précédents romans : un personnage condamné à vivre dans un environnement hostile et confronté à des choix et des situations extrêmes auxquels il doit apprendre à réagir. Cela marchait déjà dans « Le roi des fauves » ou « La mort du temps », et cela fonctionne une fois encore à merveille dans « Le dieu oiseau ».
Le principal atout du roman réside dans son décor résolument original qui s'inspire énormément des îles du Pacifique, et notamment de l'histoire et des croyances de l'île de Pâques. Cette inspiration, elle se ressent d'abord au niveau du décor qui nous dépeint des paysages rarement exploités en fantasy (le seul autre exemple qui me vient est la trilogie des « Rois Navigateurs » de Garry Kilworth), avec une île dont les ressources s'épuisent et une autre à la végétation luxuriante et pleine de vie mais sur laquelle les hommes ne peuvent vivre. L'auteur emprunte également à cette culture polynésienne sa structure clanique et certains pans de sa mythologie : le dieu-oiseau et la quête de l'oeuf font ainsi directement échos à une légende de l'île de Pâques. On ignore tout de l'époque à laquelle se situe l'action, mais le personnage mentionne à plusieurs reprises le passage il y a plusieurs années d'étrangers naviguant dans d'immenses embarcations et qui pourrait être une référence aux Occidentaux s'étant aventurés dans ces eaux à partir du XVIIIe siècle. Comme dans ses précédents romans, l'auteur ne perd pas son temps en présentations à rallonge et préfère au contraire plonger ses personnages directement dans l'action. le rythme reste d'ailleurs relativement soutenu tout au long du récit qui se lit par conséquent avec une rapidité déconcertante. Impossible de s'ennuyer ne serait-ce qu'une seconde tant les événements défilent à toute vitesse et placent chaque fois le protagoniste dans des situations de plus en plus périlleuses. Quant bien même on s'attend à la survie de notre héros (qui est pourtant loin de briller dans la plupart des épreuves), Aurélie Wellenstein parvient à maintenir le suspens jusqu'au bout et pousse constamment le lecteur à s'interroger sur la manière dont le personnage va bien pouvoir s'en sortir.
En dépit de ce rythme soutenu, l'intrigue reste pour sa part relativement simple, puisqu'on a affaire au classique « il n'en restera qu'un ! » qui rappelle évidemment plusieurs récents succès littéraires, à commencer par la série « Hunger Games ». Les personnages se retrouvent évidemment confrontés ici à la même et inévitable question : faut-il mettre son humanité de côté et tuer pour gagner, ou refuser la compétition au profit de la solidarité, quitte à perdre le jeu ? Si le roman se révèle relativement classique par cet aspect, les choix opérés par le personnage en surprendront toutefois plus d'un et permettent au récit de s'écarter un peu des sentiers battus. le final, notamment, n'a pas grand chose à voir avec ce qu'on pouvait imaginer, l'auteur échappant une fois encore à la tentation du « happy-end » (une autre de ses marques de fabrique). On retrouve une fois encore la noirceur dont Aurélie Wellenstein est, là encore, coutumière et qui se manifeste de manière évidente par le biais du banquet et des actes de cannibalisme qu'y se déroule, mais aussi de façon plus pernicieuse, par l'évolution étonnante de la personnalité du protagoniste. Comme dans les précédents ouvrages de l'auteur, on retrouve malgré tout un petit côté « young adult » dans la manière dont sont décrites les interactions entre les personnages ainsi que dans la mise en avant d'un certain nombre de valeurs présentées avec une une pointe de candeur (l'amitié, la solidarité...). Rien de bien gênant cela dit, tant on est entraîné non seulement par la tension qui règne tout au long du récit, mais aussi par l'exotisme du décor dans lequel évoluent les concurrents.
Aurélie Wellenstein signe un nouveau roman dans lequel on retrouve une fois encore tous les éléments qui font sa marque de fabrique : un rythme enlevé, une ambiance sombre et emprunte de désespoir, des personnages forcés de se questionner sur leurs valeurs... et bien sûr l'omniprésence des animaux. Si l'intrigue n'a, sur le principe, rien de bien originale, ce n'est pas le cas du cadre dans lequel se déroule le récit qui s'inspire pour une fois de la culture et de la mythologie polynésienne. Un roman prenant et divertissant.
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meygisan
  19 mai 2018
J'ai découvert Aurélie Wellenstein avec le roi des Fauves que j'avais particulièrement apprécié.
Ce que j'aime dans le style de cette auteure, c'est qu'on ne sait jamais vraiment dans quel genre évolue son roman. En effet impossible de se positionner avec certitude car certains passages, le traitement de quelques personnages, ou certains thèmes abordés ( l'amitié entre autre), font clairement penser à de la littérature YA. Alors que d'autres ne correspondent pas à ce genre là, comme par exemple le passage du banquet où les scènes de cannibalisme sont décrites de manière très réalistes et très explicites. En l'espace de quelques pages, voire quelques lignes, le style change radicalement et l'horreur la plus sanglante, quand elle n'est pas limite dérangeante, s'installe. L'auteure ne manque d'ailleurs pas d'imagination dans ses descriptions et c'est sans doute cela qui dérange le plus.
Le roman quant à lui opte pour une structure déjà maintes fois traitée dans des oeuvres telles que Hunger Games ou le labyrinthe, où il est avant tout question de survie et de réflexion sur le désormais célèbre parallèle humanité/ monstruosité. En effet, ici le personnage principal va être placé dans des situations extremes qui vont l'obliger à remettre en question son humanité, à puiser au plus profond de son être, et de ce qui fait de lui un être humain. Les renversements d'un côté puis vers l'autre ne sont pas rares, et c'est l'oaccsion pour l'auteure d'explorer la psychologie de son personnage, et la capacité qu'on développe pour se cacher à soi même les pires travers inavouables.
Donc à la base, il s'agit de quelque chose que l'on a sans doute déjà lu, mais Aurélie Wellenstein y ajoute sa propre patte, développe des thèmes dans une direction inattendue, propose un traitement de ses personnages qui sort des sentiers battus, et oriente même son récit dans une direction surprenante. J'aim également beaucoup le décor dans lequel elle a développé son histoire, sur fond de mythologie et légendes des îles. La quête de l'oeuf sacré est commune à nombre de cultures des peuples des îles, et cela donne un ton exotique particulièrement appréciable à l'ensemble.
J'ai un peu moins apprécié le fait qu'on y retrouve à peu de choses près la structure du Roi des Fauves. J'ai eu l'impression de relire un peu le roman transposé en un autre lieu avec d'autres personnages.
Cela étant dit, je continuerai à découvrir le talent d'Aurélie Wellenstein et à lire d'autres de ses oeuvres, car à n'en pas douter, cette auteure a quelque chose qui ne demande qu' à s'exprimer et à s'authentifier.
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Ptitelfe
  24 avril 2018
Prenez votre souffle... Aurélie Wellenstein va vous tenir en apnée pendant plus de 300 pages!
Dès les premières pages, on est pris dans la frénésie de cette histoire. On suit l'histoire de Faolan, un homme devenu l'esclave du tyrannique Torok suite au massacre de sa famille dix ans auparavant...
On s'attache immédiatement à lui, qui rêve d'affronter son maître durant les prochaines sélections qui auront lieu dans quelques jours.
En quelques chapitres, on comprend le lien horrible qui relie Faolan à son maître. Torok est manipulateur, pervers, sans pitié, et rappelle à bien des égards le terrible Jeoffrey dans Game of Thrones (version télévisée, je n'ai pas lu la saga.)

Le roman s'étale sur quelques jours, et autant vous dire, il m'a été difficile de reprendre mon souffle, et de devoir poser le livre le temps de m'occuper de mon quotidien! Dès que j'avais un instant, je me plongeais dans ce récit car j'avais vraiment besoin de découvrir l'histoire de Faolan.

L'univers, est encore une fois, super bien décrit, avec une plume efficace et brutale, Aurélie Wellenstein nous immerge dans cet univers fantasy et nous entraîne à la découverte des différents clans, comme celui du bras de fer, de l'ours, de l'huitre ou de l'aigle, mais aussi sur cet île foisonnante et pleine de mystères.
Faolan va devoir affronter 9 concurrents, tous motivés par le pouvoir, la vengeance mais aussi par respect pour le Dieu Oiseau. Cette compétition remonte à 500 ans, et depuis, tous les 10 ans, se déroule un nouveau combat. C'est très sanglant, puisque le but de cette lutte est de gouverner sur le reste de leur pays pendant les 10 prochaines années, mais également de faire des sacrifices à leur Dieu, notamment au moment du banquet. On plonge en plein cannibalisme et certaines scènes font vraiment froid dans le dos. Aurélie écrit les actions avec brutalité, et cela fonctionne parfaitement sur le lecteur!

Tous comme les spectateurs des arènes, je me suis surprise à me trouver mal à l'aise, à vouloir savoir ce qui allait se passer, ces jeux de pouvoirs étant violents et malsains. et pourtant, je n'ai pu que rester vissée sur mon canapé pour découvrir la suite de son histoire!
"Le champion enfonça la lame de son poignard entre la cinquième et la sixième côte de son sacrifice. le geste était précis, mainte et mainte fois répété en vue d'une exécution parfaite. le sacrificateur ne devait pas abîmer le coeur : il lui faudrait ensuite l'extirper de la cage thoracique et le manger, encore palpitant, face à la foule."

Faolan est le personnage qui évolue le plus dans ce récit. Normal me direz-vous puisque c'est le personnage principal. Son psychologique est super bien développé. Tout au long des épreuves, on le voit combattre non seulement ses adversaires mais également la folie qui tente de d'emparer de lui. Après avoir vécu autant de traumatismes (et Aurélie ne prend pas des pincettes pour nous les décrire), on ne peut que comprendre son état mental. Et même si cela m'a fait peur plus d'une fois, même s'il a du prendre des décisions pas joyeuses, il ne pouvait en être autrement.
Et encore, j'imaginais une fin bien plus pessismiste.
Le Dieu Oiseau me fait penser à un conte cruel, les scènes sont très violentes et je n'ai pu m'empêcher de questionner Aurélie sur la qualité de ses rêves (^-^) J'ai aimé la façon dont elle nous fait prendre conscience du pouvoir de la religion, mais aussi la façon dont elle évoque le désespoir de certains combattants.
En bref, vous l'aurez compris, j'ai vraiment adoré ce récit qui m'a permis de m'éloigner quelques heures de mon quotidien!!
J'ai encore quelques romans d'elle dans ma bibliothèque, et je suis bien contente de les avoir sous la main pour pouvoir continuer d'explorer son écriture !
En attendant mon avis sur ses autres livres, vous pouvez toujours découvrir ce que j'ai pensé des loups chantants (bon concrètement, c'était l'un de mes plus beaux coups de coeur en 2016).
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Annabelle19
  17 avril 2018
C'est une habitude chez Scrinéo : la couverture est à couper le souffle. Les romans de cet éditeur sont autant des oeuvres d'art que de bonnes histoires. Car effectivement, le dieu oiseau est une bonne histoire. Excellente, même.
L'intrigue, très sombre, nous fait l'effet d'une plongée en apnée dans tout ce que l'âme humaine a de plus noir. Faolan est un personnage complexe, mais il nous est vite sympathique parce qu'il a tant de failles, de part d'ombres que lui-même cherche à éliminer. Il a souffert et porte en lui de profondes cicatrices, dont on ne connaît pas l'étendue mais qui se révèlent peu à peu.
La majeure partie du roman se constitue de cette quête de l'oeuf du dieu oiseau, on assiste alors à un battle royal qui fait revenir l'intrigue sur des thèmes un peu plus classiques. Les alliances ou les trahisons entre candidats, les raisons de chacun expliquées peu à peu... On sent un léger essoufflement au milieu du roman à cause du fait que tout cela soit assez convenu, c'est dommage. Malgré tout, on reste accroché à notre lecture grâce à Faolan. On reste dans sa tête tout le long du roman, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'en passe, des choses, sous son crâne, et rarement très jolies. Il se remémore les tortures qu'il a vécues, les souffrances et les pertes. Il est aussi hanté par le souvenir de Torok, son tortionnaire. le plus intrigant est probablement la relation entre Torok et Faolan, très ambiguë tout au long du récit. Faolan le déteste, mais en même temps il l'envie, voudrait être comme lui... Ses sentiments envers son ennemi sont loin d'être clairs, et on le sent atteint d'un petit syndrome de Stockholm vis à vis de lui.
La fin est juste géniale, un grand déchaînement de violence et de cruauté auquel on ne s'attendait pas forcément. L'auteure a créé ce personnage et cet univers durs, implacables, et elle est allée au bout de son idée, ça fait vraiment plaisir à lire.
L'univers aurait sûrement pu être plus approfondi : le fonctionnement de cette vieille tradition, l'histoire des clans ou bien des informations sur les autres candidats (j'étais curieuse de savoir pourquoi et comment ils avaient choisis leurs sacrifices), même l'identité du dieu oiseau est expliquée assez rapidement. Mais au fond, je pense que c'est voulu par l'auteur qui nous laisse en permanence collée à Faolan, qui nous montre l'évolution de ses pensées, ses sentiments, de manière à mieux nous faire ressentir toutes ses résolutions et transformations. L'aspect psychologique est très présent et c'est vraiment le genre de personnage que je trouve fascinants.
En bref : malgré un ralentissement de l'intrigue à mi-chemin, le dieu oiseau reste un roman ultra-prenant, qui assume son côté sombre et tient cette même atmosphère de bout en bout. Malgré la présence au premier plan de cette compétition à la Hunger Games, le roman est surtout une quête de la rédemption et de la liberté pour un personnage à la psychologie soignée, brisé au point de ne plus savoir qui il est ni qui il veut être.
Un roman qui nous parle de la relation complexe entre la victime et son bourreau mais aussi de la force destructrice que peut prendre le besoin de vengeance.
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critiques presse (2)
Ricochet   01 octobre 2018
Violence et crudité sèment leurs pierres tout au long du roman, par ailleurs écrit de façon quasiment envoûtante.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Elbakin.net   09 mai 2018
La violence du roman lui permet d’emmener le lecteur sur d’autres pistes de réflexions. Ainsi, si le caractère à la limite du gore du roman pourra rebuter certains lecteurs, les thématiques abordées en font une lecture plus profonde qu’il n’y parait.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
calypsocalypso   25 mars 2018
- Je veux le faire. Je le ferai. J'attends ce moment depuis dix ans.
- Comme moi jadis. Mais si tu t'obstines, tu ne vivras pas aussi longtemps que moi.
- Je ne serai plus jamais esclave. Quoi qu'il arrive, tout ça...
Il balaya les cuisines, les autres serviteurs d'un geste du bras.
- ... Ce sera terminé dans six jours.
La cuisinière secoua doucement la tête, mais dans son regard, Faolan eut l'impression de lire une fierté lasse. Si elle cherchait à le décourager, c'était par amitié, par peur pour lui, mais au fond de son cœur, elle soutenait sa démarche. En plus de ses propres espoirs, le jour des sélectifs, Faolan portrait ceux des autres opprimés. Un petit sourire éclaira son visage. Quoi qu'il arrive dans une semaine, cela en vaudrait la peine.
+ Lire la suite
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LineloLinelo   29 avril 2018
Depuis des siècles, ils s'étripaient pour plaire aux dieux et expier une faute dont personne ne se souvenait. Cette tradition serait-elle un jour abolie ? D'une génération à l'autre, les peuples restaient prisonniers de leur haine et la transmettaient, intacte, à leur descendance. Pourtant, c'était peut-être cela qu'attendait Mahoké : qu'un jour, l'un d'entre eux ait l'abnégation de renoncer à sa vengeance et de ne pas initier le banquet.
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Annabelle19Annabelle19   17 avril 2018
Cependant, une partie de lui demeurait viscéralement liée à son ancien maître. Pire encore, en dépit de toutes ces horreurs, il éprouvait pour lui une reconnaissance trouble : sans lui, sans cet enfant qui l'avait réclamé à l'époque, dans la démence du banquet, il serait mort. Il aurait été dévoré comme son père. Torok lui avait sauvé la vie. Et pendant dix ans, Torok avait été toute son existence. Faolan n'avait jamais été seul. De façon folle, il s'était accroché à son tortionnaire, car sa famille décimée, cet homme était tout ce qui lui restait.
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LunalitheLunalithe   03 juin 2018
À sa grande surprise, il réalisa qu'il voulait prolonger sa vie - même un bref instant... Qu'avait il donc fait pour mériter cet interminable calvaire ? Dix ans l'esclavage allaient se clore par cet ultime acte de barbarie. Il chercha du sens à son existence. N'en trouva aucun. Sa vie entière était un cauchemar.
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Annabelle19Annabelle19   17 avril 2018
Il voulait l’œuf. Il le voulait vraiment. Et il voulait sa vengeance. Tout ravager. Dominer.
Savoir, enfin, ce que cela faisait, d'être Torok.
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Videos de Aurélie Wellenstein (10) Voir plusAjouter une vidéo
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Aurélie Wellenstein - Le dieu oiseau
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