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Régis Boyer (Éditeur scientifique)
ISBN : 2070387860
Éditeur : Gallimard (25/05/1994)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 749 notes)
Résumé :
Petite sirène, soldat de plomb, faux col, empereur, canard, bergère... les héros de ces contes sont bien différents, mais presque tous doivent affronter de terribles épreuves avant de connaître un sort meilleur. Si Andersen récompense les qualités de cœur, il ne manque pas d'épingler avec humour le mensonge, le ridicule ou la prétention. Ni fées ni carrosses dans ces récits - le merveilleux s'installe dans le quotidien et le transforme pour notre plus grand plaisir.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  10 juillet 2013
Relire les Contes d'Andersen, c'est comme déguster un délicieux gâteau aux parfums d'enfance... mais aussi de larmes et d'amertume. C'est d'ailleurs frappant de constater à quel point ces contes qui nous ont bercés autrefois sont durs et tragiques, souvent même amoraux ou étranges. Bien loin des historiettes pour enfants ou des dessins animés qui en sont tirés, en fait !
L'édition Folio que j'ai lue rassemble 31 contes, plus ou moins longs, plus ou moins connus, plus ou moins légers. le 1er, le briquet, m'a complètement choquée par son cynisme : le héros, malhonnête et violent, est finalement récompensé. J'ai été contente de retrouver les grands classiques que mes parents me lisaient : Les habits neufs de l'empereur, le vilain petit canard, L'intrépide soldat de plomb. Les aspirations de la petite sirène vers une âme immortelle et son amour malheureux m'ont touchée, de même que la terrible Histoire des dunes, Sous le saule ou Ib et la petite Christine. Mais je dois avouer que mes préférés restent ceux avec une morale, peut-être justement parce qu'il n'y a pas de morale dans la vraie vie : L'estropié, le fils du concierge, Les 2 Claus, le Rossignol, le Sapin...
La préface et le dossier m'ont semblé très bien aussi, expliquant le côté sombre et désabusé des contes par la solitude fondamentale d'Andersen. On sent effectivement beaucoup de désespoir et d'injustice dans ce livre. Tout cela exprimé avec un immense talent, de telle sorte que nous souriions devant la peinture des petites mesquineries humaines ou que nous pleurions devant les amours tragiques.
Un livre puissant et beau que je vais sans aucun doute garder à portée de main et qui m'a donné envie de mieux connaître Andersen par son autobiographie et de replonger aussi dans les Contes des Grimm.
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Junie
  13 septembre 2012
Les Contes d'Andersen ne sont pas des contes. La preuve, c'est que des fois ça finit très mal. Ceux qui connaissent la version Walt Disney, dessin animé pour mangeurs de pop-corn, n'ont pas eu accès à l'univers de ce conteur danois qui flirte avec l'inconscient de ses lecteurs en les entrainant dans ses rêves et dans ses cauchemars.
Peuplés d'enfants des rues, d'animaux fabuleux, de créatures hideuses ou maléfiques, ses contes sont plus proches d'Edgar Poe que du monde des Bisounours.
Andersen parle de nos angoisses, de nos désirs, de notre difficile chemin vers la beauté et la vérité, des âmes pures qui luttent contre le découragement, la crainte, l'obscurité, la bêtise, le mépris.
Il le fait en poète, non en moraliste ou en philosophe, il le fait avec humour, ironie, tendresse ou mélancolie. Il parle aux coeurs et à l'imagination, avec des bergères et des soldats de plomb, des rossignols et des hirondelles.
La semaine d'Ole Ferme l'Oeil ou les Fleurs de la Petite Ida sont mes préférés.
Ils ouvrent une porte sur l'imaginaire pour qui veut bien se faire assez petit et y pénétrer.
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nekomusume
  16 octobre 2012
La petite sirène
Même si ce n'est pas le seul conte de ce recueil, c'est un des plus connu. du moins croît-on le connaître grâce à la version de Disney. (Et comme je lis ce livre dans le cadre du challenge Disney... ) Hélas du conte originel il ne reste dans le film qu'une sirène attirée par le monde des humains qui échangera sa voix contre des jambes pour l'amour d'un prince qui finira par l'épouser.
Belle histoire certes mais très éloignée de l'esprit d'Andersen. Souvenez-vous de la petite fille aux allumettes et imaginez que Disney la change en riche héritière... Moins tragique mais moins beau aussi.
Et bien c'est pareil pour la petite sirène. Attention Spoiler à tous les étages!
Ce conte, légèrement teinté de philosophie,est avant tout une réflexion sur l'âme. Car les sirènes n'ont pas d'âme et à leur mort deviennent écume. C'est ce destin que notre petite sirène veut déjouer et c'est pour cette raison qu'elle est fascinée par les humains. C'est aussi la perspective d'agir comme un être ayant une âme autant que la curiosité qui la pousse à sauver le prince. Et c'est à ce moment qu'elle en tombe amoureuse. Comme dans le film, il ne se rappelle pas d'elle, par contre il ouvre les yeux sur une religieuse qui est la première à le secourir. Et lui tombe amoureux mais sans espoir puisqu'elle est vouée à Dieu.
L'histoire aurait pu en rester là mais la sirène, contre l'avis de ses soeurs (oubliées dans le film) va trouver la sorcière des profondeurs (que j'ai trouvé moins maléfique que dans le dessin animé) et échange sa voix contre des jambes pour pouvoir approcher son prince. Elle récupérera voix et âme si elle réussi à s'en faire épouser, dans le cas contraire, elle mourra (sympa la condition de la femme: marie-toi ou meurt!). Pari difficile puisque lui aime celle qu'il prend pour sa sauveteuse. Et aucun moyen de le détromper.
Le prince se prend d'amitié pour cette belle muette et ils ne se quitteront plus. La complicité, l'entente sont au rendez-vous et l'on espère un dénouement heureux. Et voilà que pour précipiter les choses, le roi veut obliger son fils à se marier, un peu pour le royaume, un peu pour le séparer de cette muette qui le suit partout. Lui toujours fou amoureux de la religieuse, annonce à la petite sirène qu'il préfère l'épouser elle qu'il connait, apprécie et avec qui il partage de nombreuses valeur plutôt que de se retrouver coincé avec une inconnue que son père aura choisi. Notre héroïne est au comble de la joie. Toutefois, le prince accepte de recevoir la visite de la princesse choisie par son père. le monde étant petit, et encore plus dans les contes de fées, la fiancée n'est autre que la demoiselle rencontrée par le prince après sa presque noyade, celle-ci étant pensionnaire dans un couvent, elle portait donc l'habit. Et voilà notre prince bien léger pour oublier aussitôt sa petite muette avec qui il avait fait de si grands projets.
Celle-ci n'a plus qu'à retourner sur la plage afin de subir son sort et se transformer en écume. Seulement ses soeurs qui l'aiment et qui souhaitent la voir heureuse, lui offrent une possibilité d'obtenir une âme: elles ont persuadées la sorcière (moyennant finance bien sur) de transformer leur petite soeur en esprit de l'air, qui lui , s'il mène une existence exemplaire, se voit récompenser au moment de sa mort, d'une âme et d'une place au paradis.
Amours non réciproque, trahison, mort, ce conte n'est la tendre histoire romantique que nous a servi Disney, il possède beaucoup plus de profondeur et un coté tragique touchant. Difficile de ne pas s'identifier à cette pauvre petite sirène qui sacrifie sa vie à l'amour, qui par ses actes se rendra indispensable à celui qu'elle aime mais sera oublié dans la seconde où apparaitra une autre femme... Pour moi, elle l'avait déjà bien mériter son âme, et s'il y avait pénurie, autant lui donner celle de cet ingrat de prince.
Pour les autres contes d'Andersen, ils ont tous un petit côté tragique, très peu se terminent sur un happy end classique. Même si les personnes qui s'aiment finissent par être réunies, la mort et le destruction ne sont généralement pas loin. Ces contes sont tout bonnement magnifiques, avec une écriture superbe, à lire et à relire sans fin mais avec des mouchoirs à porté de mains pour les âmes sensibles.
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claudialucia
  03 octobre 2017
Pour cette Lecture commune du challenge Littérature nordique de Margotte, Hans Christian Andersen est à l'honneur avec ces contes qui, disait-il, ne s'adressent pas qu'aux enfants.
Quant à moi, j'avais déjà une prédilection pour les contes d'Andersen quand j'étais enfant, de la petite sirène, cette histoire d'amour triste et idéalisée, au Vilain petit canard, récit autobiographique de l'auteur, dont je trouvais la fin si consolante lorsqu'il devenait un beau cygne. Et puis, il y avait la quête onirique et poétique de la courageuse petite Gerda pour arracher Kay au baiser mortel de la Reine des neiges… Voilà pour les trois contes que je préférais. Mais j'aimais aussi beaucoup La petite fille aux allumettes dont j'ai appris, plus tard, qu'elle était un hommage d'Andersen à sa grand-mère, petite fille pauvre qui souffrait de la faim dans les rues de la grande ville, et La petite Poucette dont les épreuves finissent lorsqu'elle devient la reine des fleurs.
Enfin, je viens de lire pour la première fois pour ce challenge La Vierge des glaciers qui entre désormais dans mes coups de coeur. Ce sont les oeuvres dont je vais parler ici.
Je laisserai de côté les autres textes car si La princesse au petit pois m'amusait, j'appréciais moins le Briquet, La Malle volante, tirés des Mille et une nuits et les Habits de l'Empereur qui sont d'une autre veine..
La poésie du Grand Nord
C'est assez facile pour moi de répondre à la question : pourquoi j'aimais tant ces contes quand j'étais enfant ? Oui, pourquoi ? J'éprouve toujours les mêmes impressions en les relisant adulte et je peux maintenant les analyser.
Dans tous mes contes préférés, je suis sensible à la poésie de l'écriture. La nature joue un si grand rôle qu'elle fait partie du récit, non seulement en lui servant de cadre mais aussi en le façonnant, en agissant sur le cours des évènements. Elle porte souvent le sens du texte.
C'est une poésie venue du Nord, faite de neige et de glace, de grands forêts et d'étendues d'eau gelée. La description du froid, de la glace et de la neige est à la fois réaliste mais aussi transfigurée, magnifiée, et se révèle symboliste comme celles des tableaux de Gustav Faejstad, peintre suédois.
Andersen choisit parfois de peindre le monde vue du haut, de très loin, et la vision prend une dimension cosmique :
"Ils passèrent par dessus les bois, les lacs, la mer et les continents. Il entendirent au-dessus d'eux hurler les loups, souffler les ouragans, rouler les avalanches. Au-dessus volaient les corneilles aux cris discordants. Mais plus loin brillait la lune dans sa splendide clarté. Kay admirait les beautés de la longue nuit d'hiver. le jour venu, il s'endormit aux pieds de la Reine des neiges. La Reine des neiges."
ou bien il décrit les choses comme vues au microscope et tout devient d'une irréelle et magique beauté :
"Près de la forêt se trouvait un grand champ de blé, mais on n'y voyait que le chaume hérissant la terre gelée. Ce fut pour la pauvre petite comme une nouvelle forêt à parcourir." La petite Poucette
"Les flocons tombaient de plus en plus drus; ils devenaient des poules blanches aux plumes hérissées." La Reine des neiges
"La neige resplendissait sous les regards; elle faisait étinceler des milliers de diamants aux reflets blancs et bleus." La Vierge des glaciers
Et oui, l'univers d'Andersen est d'une grande beauté et parle à l'imagination mais il se révèle impitoyable aux hommes. La Nature leur rappelle leur fragilité, leur petitesse et souvent leur outrecuidance quand ils osent la défier. C'est particulièrement vrai dans La Vierge des glaciers où tous les éléments de la nature, l'eau du lac, le vent de la montagne, le terrible Foehn, les avalanches, la glace, la neige sont autant de pièges tendus à l'homme.
Les Forces de la nature : des êtres immatériels

Les Forces de la nature sont à l'oeuvre dans les contes d'Andersen sous forme d'entités féériques. Qu'elles représentent le Mal ou le Bien, elles sont le reflet de l'imagination du conteur nourri de contes mais aussi de sa foi dans l'au-delà et l'âme immortelle.
Les plus puissantes, les plus terrifiantes de ces incarnations de la Nature mais aussi les plus belles sont celles du froid : la Reine des neiges et la Vierge des glaciers. Il est vain, semble-t-il de vouloir les défier, encore plus de croire leur échapper.
"Dans l'intérieur du glacier, il y a des cavernes immenses, des crevasses qui pénètrent jusqu'au coeur des Alpes. C'est un merveilleux palais. Là, demeure la Vierge des glaciers, reine de ce sombre domaine. Elle se plaît à détruire, à écraser, à broyer."
"Tout d'un coup le traîneau tourna de côté et s'arrêta. La personne qui le conduisait se leva : ces épaisses fourrures qui la couvraient étaient toutes de neige d'une blancheur éclatante. Cette personne était une très grande dame : c'était la Reine des Neiges."
Toutes deux sont très séduisantes et il est difficile de leur résister. le petit Kay qui reçoit les baisers de la Reine n'est pas de taille à lutter :
"Le baiser était plus froid que la glace et lui pénétra le coeur déjà à moitié glacé."
Quant à Rudy, le montagnard de la Vierge des glaciers, chasseur de chamois, capable d'escalader les pics les plus hauts, insensible au vertige et à la peur, il est capable de lui tenir tête à plusieurs reprises. Il est prêt à succomber lorsqu'elle cherche à le séduire :
"Elle était fraîche et blanche, comme la neige qui vient de tomber du ciel; elle était gracieuse comme un bouquet de roses des Alpes, svelte et légère comme un jeune chamois."
Mais il ne sera vaincu finalement que par un force supérieure, Dieu, qui se sert de la Vierge pour servir ses desseins.
Dans La petite sirène, les forces du Mal sont incarnées par la sirène sorcière qui la pousse au crime.
Mais il y a aussi des esprits légers, joyeux ou compatissants, qui aident et encouragent et permettent aux héros de surmonter leurs épreuves : Les filles de l'air de la petite sirène, les filles du soleil qui veillent sur Rudy et Babette, le génie des fleurs qui accueille Poucette dans son royaume, les petit anges nés de la vapeur qui sort de la bouche de Gerda et se transforment en guerriers pour lutter contre la Reine des neiges.
Fantastique et réalisme
Hans Christian Andersen est un écrivain romantique, il aime le conte fantastique, le merveilleux. Mais contrairement à la plupart des romantiques français, son style n'est ni grandiloquent, ni lyrique. Au contraire il aime les phases courtes et sobres. Sous la simplicité apparente, sous l'élégance de la phrase se cache pourtant un art savant. Ce qui fait le charme et l'originalité de son écriture, c'est le mélange entre le fantastique et le réalisme des décors.
On sait que Hans Christian Andersen qui était un grand voyageur s'est rendu célèbre pour ses récits de voyage. Or, il place l'histoire de la Vierge des glaciers dans les Alpes suisses. Les lieux sont décrits avec une grande précision. Nul doute que c'est un pays qu'il connaît bien puisque de 1850 à 1860 il se rend presque chaque année en Suisse ou en Allemagne. Et pourtant les sortilèges de la Vierge des glaciers parent ces montagnes d'une aura fantastique.
Dans La Reine des neiges l'auteur nous amène jusqu'au coeur du Finnmark chez les finlandais et les lapons et si le renne est un personnage magique, il appartient malgré tout à la réalité économique du pays. de même le vilain petit canard se meut dans un paysage nordique réel, (le Danemark peut-être ? ) et la scène avec les enfants dans la cabane des paysans quand il renverse le lait et se réfugie dans la baratte pourrait figurer dans une scène de la vie quotidienne. Ainsi coexistent le réel et l'imaginaire. Andersen va encore plus loin lorsqu'il utilise les objets, les plantes, les animaux familiers de la ferme ou du ciel, en les faisant parler et en les dotant de pouvoirs magiques. le chat de Rudy lui enseigne à ne jamais avoir peur du vide; le hanneton, l'hirondelle, le crapaud, la taupe jouent un grand rôle dans la vie de Poucette, les fleurs racontent leur histoire à la petite Gerda…
Le sens des contes
Quand j'étais enfant, ce que je voulais, bien sûr, c'est que les contes d'Andersen "finissent bien". C'était le cas avec le vilain petit canard, la Reine des neiges, la petite Poucette. Par contre, La Petite sirène, la petite fille aux allumettes "finissaient mal" et je ressentais violemment la tristesse et la mélancolie qui s'en dégageaient. J'aurais pensé la même chose de la Vierge des glaciers si je l'avais lu alors. Il y avait les contes joyeux et les contes tristes mais je les aimais tous.
A présent je me rends compte que les réponses de Christian Andersen sont de deux sortes, l'une laïque, l'autre spirituelle mais toutes sont positives à ses yeux.

Une réponse laïque :
Ainsi La Reine des neiges propose un dénouement heureux possible grâce à l'amour et au dévouement de la petite Gerda et à la solidarité des personnages qui lui viennent en aide. L'amour, la pureté, la sincérité des sentiments sont donc la réponse possible au Mal, encore que Gerda ait bien besoin de temps en temps d'un coup de pouce de Dieu.
Dans le vilain petit canard, c'est l'endurance et le courage du petit canard qui rendent possible sa transformation en cygne. Ce conte initiatique sur la différence et le rejet dit aux enfants qu'il faut savoir affronter les chagrins et les difficultés de la vie et qu'ils en obtiendront un jour une récompense. Poucette, elle, est récompensée des soins qu'elle a prodiguées à l'hirondelle. Telle Perséphone enlevée à sa mère, sommée d'épouser la Taupe, créature souterraine de la nuit, elle se retrouve, après avoir séjourné aux Enfers, sur la terre, au printemps, au milieu des fleurs.
Une réponse spirituelle
La petite sirène, La Vierge des glaciers et La petite fille aux allumettes se terminent par la mort du personnage. Et pourtant ces textes pour le religieux Andersen, fort dans sa foi en Dieu et dans sa croyance en une vie après la mort, se révèlent pleins d'espoir.
La petite sirène meurt après avoir renoncé, pour se sauver, à tuer son bien-aimé, le prince. C'est un acte d'amour. Sa récompense n'est pas sur terre mais dans les cieux. C'est pourquoi les filles de l'air viennent la chercher pour l'amener avec elles. Elle gagnera ainsi une âme immortelle, à la différence des sirènes qui n'en ont pas ! Il en est de même de la petite fille aux allumettes qui voit, avant de mourir, toutes sortes de visions merveilleuses dont celle de sa grand-mère qui vient la chercher. Promesse d'un autre monde où règne la paix et la douceur.
Mais la foi de l'auteur et l'espoir d'une autre vie sont encore plus explicitement formulés dans le conte de la Vierge :
"N'est-ce pas un bonheur que de passer ainsi de l'amour sur terre aux pures joies du ciel, comme d'un seule bond ? le baiser glacé de la mort avait anéanti une enveloppe périssable: un être immortel en sortit, prêt à la vie véritable qui l'attendait. La dissonance de la mort se résolvait en une harmonie céleste.
Appelez-vous cela une histoire triste ?"
Pour tout vous dire, ma réponse est oui ! oui, c'est un histoire triste ! En bonne athée, j'ai peu changé depuis l'enfance ! Mais je suppose qu'un croyant doit avoir une autre opinion ! C'est le cas d'Andersen !
Voilà! Je finis sur ces mots ! Je ne voulais écrire que quelques lignes sur ces contes mais ils sont tellement envoûtants que je me suis laissée entraîner. Ma lecture d'adulte rejoint celle de mon enfance. On peut aimer les contes d'Andersen à n'importe quel âge, quelle que soit l'époque. Ils sont des chefs d'oeuvre de la littérature universelle.

Lien : https://claudialucia-malibra..
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mariech
  25 janvier 2015
Un magnifique recueil des Editions Usborne , composé de douze contes d'Andersen .
Andersen , contemporain des frères Grimm , de Dickens qu'il rencontrera .
Andersen est danois , ses contes sont encore lus actuellement , certains sont été adaptés au cinéma ( La reine des Neiges , La petite sirène ) , une statue de la petite sirène attire chaque année des visiteurs à Copenhague , qui rend ainsi hommage à son grand conteur .
L'auteur a des sources d'inspiration diverses , son pays au climat si rude , comme dans le Sapin , La reine des Neiges mais aussi l'inspiration venant de l''Asie qui est fort à la mode au dix neuvième siècle , dans les contes Les habits neuf de L'Empereur , le rossignol et l'Empereur de Chine .
Les contes s'adressent aussi bien aux adultes qu'aux enfants .
Un livre aux illustrations très douces , des contes célèbres comme le vilain petit canard aux moins connus comme le briquet , La malle volante .
Mes préférés sont La princesse au petit pois , un conte que j'adore , Les habits neufs de l'Empereur où l'auteur dénonce la flatterie , et le sublime le rossignol et l'Empereur de Chine , qui lui a pour thèmes la liberté , l'amitié sincère .
Andersen est un conteur aux multiples facettes , un auteur prolifique , on dit qu'il a écrit 244 contes .
Le recueil est complété par biographie de quelques pages sur l'auteur , riche en anecdotes .
Bref , un livre de contes que je recommande chaleureusement .
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Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   06 mai 2015
Samedi

—Vas-tu me raconter des histoires maintenant? dit le petit Hjalmar.

—Nous n'avons pas le temps ce soir, dit Ole en ouvrant au-dessus du petit son plus beau parapluie. Regarde ces Chinois!

Et tout le parapluie ressemblait à une grande coupe chinoise ornée d'arbres bleus et de ponts arqués sur lesquels des petits Chinois hochaient la tête.

—Il faut que le monde entier soit astiqué pour demain, dit encore Ole, car c'est dimanche. Mon plus grand travail sera de descendre toutes les étoiles pour les astiquer aussi. Je les prends toutes dans mon tablier mais il faut d'abord les numéroter et mettre le même chiffre dans les trous où elles sont fixées là-haut afin de les remettre à leur bonne place.

—Non, écoutez Monsieur Ferme-l'œil, vous exagérez, s'écria un portrait accroché sur le mur contre lequel dormait le petit garçon. Je suis l'arrière grand-père de Hjalmar. Merci de lui raconter des histoires, mais vous ne devriez pas lui fausser ses notions. On ne peut pas décrocher les étoiles et les polir.

—Merci à toi, vieil arrière-grand-père, mais moi je suis encore plus ancien que toi, je suis un vieux païen, les Romains et les Grecs m'appelaient le dieu des Rêves. J'ai toujours fréquenté les plus nobles maisons et j'y vais encore; je sais parler aux petits et aux grands! Tu n'as qu'à raconter à ton idée maintenant.

Ole Ferme-l'œil partit là-dessus en emportant son parapluie.
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gouelangouelan   21 décembre 2013
"Réjouis-toi de ta jeunesse , disaient les rayons du soleil, réjouis-toi de pousser et d'être en bonne santé, de la jeune vie qui est en toi!"
Et le vent embrassa l'arbre, et la rosée versa des larmes dessus, mais le sapin ne comprit pas.

-"Réjouis-toi avec moi!" disait l'air, disait la lumière du soleil. "Réjouis -toi de ta saine jeunesse au grand air!"
Mais il ne se réjouissait pas du tout..............................................................
...................................................................................................................

"Fini ! fini ! dit le pauvre arbre.
Si, au moins, je m'étais réjoui pendant que je le pouvais ! fini ! fini !"

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JunieJunie   12 septembre 2012
La Reine des Neiges

Première histoire : qui parle du miroir et de ses morceaux.

Bon! Commençons. Quand nous serons à la fin de cette histoire, nous en saurons plus que maintenant, car c'était un méchant troll! c'était un des pires, c'était "le Diable"! Un jour, il se trouva de très bonne humeur: il avait fait un miroir ainsi conçu que tout ce qui était bon et beau et s'y reflétait s'y réduisait à presque rien, alors que ce qui était bon à rien et avait mauvais air ressortait. Les paysages les plus charmants y prenaient un air d'épinards cuits et les meilleures personnes devenaient répugnantes, ou bien se présentaient sans ventre, tête en bas. Pour peu que l'on eût une tache de rousseur, on pouvait être sûr qu'elle vous couvrait la bouche et le nez. C'était extrêmement amusant, disait le Diable. Qu'une bonne pensée pieuse saisit une personne, une grimace apparaissait dans le miroir, force était au troll-diable de rire de son ingénieuse trouvaille. Tous ceux qui allaient à l'école des trolls-car il tenait une école pour trolls-racontaient à la ronde qu'un miracle s'était produit.
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JunieJunie   13 septembre 2012
La Reine des Neiges: la suite.
Maintenant seulement on pourrait voir, pensaient-ils, quel air avait vraiment le monde et les hommes. Ils couraient de tous côtés avec ce miroir et, pour finir, il n'y eut pays ou personne qui n'y eût été défiguré. Alors ils voulurent aussi s'envoler vers le Ciel pour se moquer des anges et de Notre-Seigneur. Plus ils volaient haut avec le miroir, plus fort il grimaçait, à peine s'ils pouvaient le tenir. Ils s'élevèrent de plus en plus près de Dieu et des anges. Alors le miroir grimaçant fut pris de vibrations si effroyables qu'il leur échappa des mains et se précipita sur le sol ou il vola en centaines de millions, de milliards de morceaux, et davantage encore, et donc, il fit précisément encore plus de malheurs qu'avant.
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JunieJunie   14 septembre 2012
La Reine des Neiges (suite)
Car certains morceaux avaient à peine la taille d'un grain de sable, ils volèrent à la ronde par le vaste monde et là où ils arrivaient dans les yeux des gens, ils y restaient, et alors ces gens voyaient tout de travers ou n'avaient de regard que pour ce qui n'allait pas dans une chose, car chaque petit fragment de miroir avait conservé les mêmes vertus que le miroir tout entier. Certaines personnes reçurent même un petit bout de miroir dans le coeur, et alors, chose absolument affreuse, ce coeur devint comme un bloc de glace. Quelques morceaux de miroir étaient si gros qu'on s'en servit comme de vitres, mais à travers ces vitres-là, il ne valait pas la peine de voir ses amis.D'autres fragments passèrent dans des lunettes, et il ne faisait pas bon mettre ces lunettes-là pour bien voir et être juste. Le Malin riait à s'en crever le ventre et cela le chatouillait délicieusement. Et il restait de petits bouts de verre qui flottaient en l'air. Ecoutons donc!
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Videos de Hans Christian Andersen (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hans Christian Andersen
Adaptation originale de Pierre-François Renouf, d'après le conte de Hans Christian Andersen. CD édité par les Editions Eveil et Découvertes.
L'histoire : Johannès est un jeune homme bon et généreux. le jour où il devient orphelin, il décide de quitter son petit village pour découvrir le monde.
Sur sa route, il va rencontrer un mystérieux compagnon qui va proposer de l'accompagner et de l'aider dans sa quête, grâce à d'étranges pouvoirs et à une bien curieuse collecte d'objets. Ensemble, ils vont devoir se confronter à une cruelle princesse et affronter le sorcier qui l'a ensorcelée.
Les Odyssées Sonores : une expérience sensorielle intense et originale.
? Une recette riche : une dizaine de comédiens, des musiques originales, des bruitages (sound-design)
? Un texte très vivant, large part laissée aux dialogues
? Une ambiance cinématographique : les Odyssées Sonores sont le « cinéma des oreilles », la force de l'évocation auditive égale la force des images
? En bref : une immersion complète dans une ?uvre 100% sonore
http://www.eveiletdecouvertes.fr/cd/collection-odyssee-sonore/221-le-compagnon-de-route.php
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