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Françoise Brun (Traducteur)
ISBN : 2070419657
Éditeur : Gallimard (03/10/2001)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 2778 notes)
Résumé :
Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour part au Japon. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Des voyages longs et dangereux, des amours impossibles qui se poursuivent sans jamais avoir commencé, des personnages de désirs et de passions, le velours d'une voix, la sacralisation d'un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (341) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  04 décembre 2012
Il ne vous faudra pas plus d'une heure pour lire ce très bref récit qui, pour moi, tient davantage de la nouvelle que du roman.
Ma surprise a été grande de découvrir le style d'Alessandro Baricco dont j'ignorais jusqu'alors tout de l'oeuvre. J'avais beaucoup entendu parler de "Soie", en bien. Et, effectivement, je ne pense pas que l'on puisse vraiment en parler "en mal" étant donné que le style est parfaitement maîtrisé et qu'on sent chez l'auteur une très grande "expertise" de la narration. Bon, pour un écrivain qui a créé une école de la narration, c'est le minimum syndical.
Cependant, je suis surprise que "Soie" ait été l'objet d'un tel encensement. J'ai souvent eu l'impression de lire un exercice de rédaction qui aurait obtenu la meilleure note de sa classe mais je n'ai pas ressenti d'émotion particulière à suivre les voyages répétés (comme les descriptifs de ces derniers d'ailleurs qui ne varient que d'un mot) d'Hervé Joncour, le héros.
L'intensité, la passion et la ferveur tant louées par la critique ont été pour moi les grands absents de l'oeuvre. Aucune description de personnage, quasiment aucune description de paysages ou d'environnement, la trame du récit réduite à sa plus chiche expression, laissant le lecteur soit complètement libre de se créer lui-même des personnages à sa convenance, soit de rester désemparé devant un tel effort à fournir.
Aussi mince et fragile que le fil précieux tissé par les vers à soie dont il est question, l'intrigue amoureuse qui se noue entre Hervé Joncour, sa femme Hélène, et la belle geisha qui inspire au premier une passion que l'on se doit de deviner "vive" m'a laissée, quant à moi, parfaitement indifférente. Je n'ai pas été saisie par la poésie de cette idylle, à peine ai-je souri d'aise à lire la métaphore des oiseaux encagés que j'ai trouvé traitée sans subtilité particulière.
Attention, ne vous méprenez pas, le texte est beau, particulièrement quand approche le dénouement mais j'ai regretté la transparence des personnages, à peine ébauchés comme sur une sanguine, sans contours précis. Je n'ai pas réussi à m'attacher à un personnage principal exclusivement appelé par ses PRENOM+NOM et dont j'ignore s'il est brun ou blond, grand ou petit, gros ou maigre. Idem pour tous les autres personnages, y compris les féminins ce qui est encore plus regrettable à mon sens.
Il s'agit donc d'un récit bref, lisse, académique et non exempt d'une certaine froideur, pareille à celle de l'étoffe de soie qui glisse dans votre paume et y laisse sa douceur et sa beauté de manière fugitive et éphémère. On voudrait pouvoir retenir le texte, le fouiller, s'y lover mais, hélas, c'est déjà la fin.
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Jolap
  31 janvier 2018
Alessandra Baricco, écrivain reconnu, est aussi musicien, journaliste, essayiste, publicitaire et critique musical.
Doté d'une solide formation en philosophie et en musicologie, armé d'une flopée d'expériences tout aussi « musclées » les unes que les autres, cet Italien doué et cultivé, certainement imprégné de toute la richesse architecturale et artistique de son pays, s'est probablement nourri dans les mains du bon dieu, tout en partageant l'intimité, que dis-je, l'amitié d'Apollon, de Phébus, de Bach et de Mozart……
Cent vingt pages ni plus ni moins. Je désirais lire ce petit opus emprunté à la médiathèque en buvant une tasse de thé. Une récréation sympathique et le désir de ne me poser la moindre question.
J'ai lu les premières pages. J'ai refermé le livre, bu mon thé en catastrophe, repris « soie » avec mon bloc, mon stylo et mes lunettes à quadruple foyer….
Une densité inattendue, un voile mystérieux, des silences éloquents, des phrasés délicieux, des sourires énigmatiques, une musique, une ambiance…..
Et puis des morceaux que j'ai relus plusieurs fois juste pour le plaisir « Des étoffes merveilleuses, des tissus de soie, tout autour de la chaise à porteurs, mille couleurs, orange, blanc, ocre, argent, pas la moindre ouverture dans ce nid magnifique, juste le bruissement de ces couleurs ondoyant dans l'air, impénétrables, plus légères que rien ». Ou encore:
"Peut-être que ta vie, des fois, elle tourne d'une drôle de manière, et qu'il n'y a plus rien à ajouter."
Une histoire oui bien sûr. Des voyages lointains. Plusieurs voyages même. Des personnages, leur caractère unique, comme celui-ci:"C'était du reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre."
la richesse et l'échec, l'amour, la trahison et la fidélité sur la même face d'une médaille, la beauté, l'enchantement, la nature, un palais « entouré de cèdres énormes qui en défendaient la solitude » des centaines d'oiseaux « explosés de la terre, étourdis………..pyrotechnie jaillissante d'ailes, nuée de couleurs et de bruits lancée dans la lumière, terrorisés, musique en fuite, là dans le ciel à voler ».
La mélodie devient symphonie. Les mots s'entrelacent comme si des racines poussaient jusqu'au plus profond du coeur. Puis tout semble s'arrêter. le non-dit. Une pointe d'ésotérisme où l'on se perd avec délice. Une terrifiante mélancolie surgit d'un regard sur le coin d'une page, une hésitation semble provoquer des sensations à l' abri d'un secret, d'un mur, c'est pareil . Un rythme. Une attente.l'inquiétude.
Je continue ma lecture. Je suis sans voix. Je reprends mon souffle tandis que l'auteur semble respirer calmement. Interpréter ce texte en le commentant ce serait m'obliger à couper les cimes des flamboyants de toute la pathétique Asie. D'en bafouer tous les symboles

Je vais quand même essayer de faire une critique, enfin :
Voilà…. Imaginez la grâce d'une danseuse, la beauté d'un amour naissant….Imaginez l'infini…. Tenez dans vos mains le fragile ver à soie……… Voilà
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democratz
  14 février 2017
En ce jour de Saint-Valentin, voici une lecture bien agréable et toute en sensualité qui se déroule à la fin du XIXème siècle. L'auteur nous propose de suivre Hervé Joncour, éleveur de vers à soie, qui est contraint de traverser le monde pour tenter de sauver sa ville spécialisée dans le commerce de la soie d'une faillite annoncée causée par l'épidémie de pébrine qui détruit les oeufs des vers.
Il va traverser plusieurs pays et devoir faire confiance à des personnages peu fréquentables afin d'arriver jusqu'au Japon, pays où l'on produit la plus belle soie du monde.
Il va donc faire la rencontre du maître de la soie, un certain Hara Kei, un homme très puissant et donc redoutablement dangereux. Pourtant Hervé Joncour ne va pas trop y prêter attention puisqu'il va s'intéresser d'un peu trop prêt à l'amante de l'homme d'affaire.
Notre héros, de retour en France auprès de sa femme, sera obnubilé par cette Geisha à qui il n'aura pas adressé un seul mot et dont il n'aura rien vu en dehors de ses beaux cheveux et de ses yeux "qui n'avaient pas une forme orientale"
Il fera 4 voyages en tout, mais le dernier sera celui de tous les dangers et source d'une conclusion inattendue...
Ce livre est un roman par sa profondeur mais peut être comparé à une nouvelle pour le nombre de pages ou à un conte par la beauté de l'écriture.
Un voyage qui devrait vous enchanter pour ses notes d'espoir légèrement tintées d'érotisme...
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marina53
  14 avril 2016
Malgré un brillant avenir dans l'armée imaginé par son père, Hervé Joncour se destine à tout autre chose. Une profession que certains jugeaient insolites: il achetait et revendait des vers à soie. Des vers encore sous la forme d'oeufs minuscules qu'il allait chercher au Japon. Installé à Lavilledieu, dans le sud de la France, auprès de sa femme, Hélène, il faisait le voyage tous les ans. Un voyage qui durait des mois et l'éloignait des siens. Il parcourait pas moins de 1600 miles sur mer et 800 kms sur terre. Ce commerce florissant le mettait dans un confort qu'on tendait à nommer luxe. En 1861, afin de sauver les élevages de vers à soie contaminés, il se rend au japon et fait la connaissance d'Hara Kei, un maître au japon, et d'une jeune fille aux yeux qui n'avaient pas la forme orientale. Une rencontre bouleversante qui changera à jamais sa vie...
Écrivain et musicologue, Alessandro Baricco tisse un roman épuré, aérien et tout en légèreté. L'on suit les voyages d'Hervé Joncour, du sud de la France au Japon. La rencontre avec cette jeune fille qui semble l'envoûter l'amènera à se rendre plusieurs fois dans ce pays où le choc des cultures et la barrière de la langue offrent une histoire d'amour exotique et mystérieuse, tout en retenue. Ce court roman fait la part belle aux silences, aux non-dits, à la sensualité et à la contemplation. L'écriture est à l'image de ces voyages: épuré et simple.
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Moovanse
  23 juin 2015

«On posa sur ces yeux un linge mouillé ….
Hervé Joncour sentit l'eau couler sur son corps … de l'eau comme de l'huile. Et un étrange silence, tout autour. Il sentit la légèreté d'un voile de soie venir se poser sur lui. Et les mains d'une femme – d'une femme – qui l'essuyaient en caressant sa peau, partout ces mains, et cette étoffe tissée de rien. Pas un instant il ne bougea, pas même quand il sentit les mains remonter de ses épaules à son cou, et les doigts – la soie, les doigts – monter jusqu'à ses lèvres, les effleurer, une fois, lentement, puis disparaître. »
Délicieux, silencieux, enveloppant, raffiné, et d'une extrême lenteur : voici donc toute l'atmosphère de « Soie » ainsi résumée.
Il suffit juste de fermer les yeux et de s'abandonner …
Il suffit … juste,
Sinon le charme n'opère pas.
Roman ? Nouvelle ? Ou même poème ? Ce tout petit livre est inclassable avec son « Rien » d'histoire et son « Tout » suggéré.
Moi je le vois comme une estampe, une estampe environnée de brumes : fascinante, il faudra la regarder longuement, s'imprégner de la grâce des traits, de la finesse des contours, de la délicatesse des couleurs, pour que derrière le voile surgisse la limpidité d'un petit moment d'éternité.
Parce qu'avec « Soie » on ne s'attache pas à l'histoire, celle d'Hervé Joncour, négociant ardéchois sériculteur qui, pour les besoins de son métier et de son village, est amené à faire plusieurs voyages à cet autre bout de la Terre qu'est à l'époque le Japon : elle est minimaliste et n'a au fond, pas beaucoup d'importance puisque l'auteur ne nous donne guère de détails sur le pourtant long périple de ces voyages, pas plus qu'il nous renseigne sur les moeurs, les coutumes ou même les paysages de ce Japon fermé du 19 éme siècle.
Ce n'est donc pas le voyage qui importe, ni les pays qu'il relie, c'est une fulgurance, un croisement de regards, l'opium d'une troublante rencontre à l'autre bout du monde, l'éblouissement d'une vie tranquille « déroutée » par la puissance de deux prunelles, l'infidélité virtuelle enveloppée dans un voile de silence, la souffrance « muette » d'une épouse, l'inexplicable attraction de l'impossible.
Alessandro Baricco a-t-il voulu soulever le fragment de rêve qui existe en chacun de nous : Rompre avec l'attendu, se défaire du réel, connaître la vibration sublime d'un Amour qui peut se passer de mots, toucher un essentiel, s'atteindre enfin ?
La part belle est faite au mystère, à un charnel tout en pudeur, aux blancs qui suggèrent, à une narration volontairement répétitive, à une lenteur « orientale » parfois exaspérante mais nécessaire.
Baricco et sa petite musique lancinante, nous laisse finalement libres de notre imaginaire et de notre sensualité. L'éblouissement est là !
Une envoutante lecture,
Simple, épurée, tout en retenue,
Un fil tenu, imperceptible… fil de Soi.
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Citations et extraits (223) Voir plus Ajouter une citation
TestiflyTestifly   25 septembre 2013
Mon seigneur bien-aimé, n’aie pas peur, ne bouge pas, garde le silence, personne ne nous verra. Reste ainsi, je veux te regarder, je t’ai tellement regardé mais tu n’étais pas pour moi et à présent tu es pour moi, nous avons une nuit pour nous seuls, et je veux te regarder, jamais je ne t’ai vu ainsi, ton corps pour moi, ta peau, ferme les yeux, et caresse-toi, je t’en prie, n’ouvre pas les yeux, si tu le peux, et caresse-toi, tes mains sont si belles, j’ai rêvé d’elle tant de fois que je veux les voir maintenant, j’aime les voir ainsi sur ta peau, continue je t’en prie, n’ouvre pas les yeux, je suis là, personne ne peut nous voir et je suis près de toi, caresse-toi mon bien-aimé seigneur, […] je t’en prie, tout doucement, […] n’ouvre pas les yeux, pas encore, tu ne dois pas avoir peur, je suis près de toi m’entends-tu ? je suis là, à te frôler, c’est de la soie, la sens-tu ? c’est la soie de ma robe, n’ouvre pas les yeux et tu auras ma peau, tu auras mes lèvres, quand je te toucherai pour la première fois ce sera avec mes lèvres, tu ne sauras pas où, à un certain moment tu sentiras la chaleur de mes lèvres, sur toi tu ne sauras pas où si tu n’ouvres pas les yeux, ne les ouvre pas, tu sentiras ma bouche, tu ne sauras pas où, tout à coup, ce sera peut-être dans tes yeux, j’appuierai ma bouche sur tes paupières et sur tes cils, tu sentiras la chaleur pénétrer à l’intérieur de ta tête, et mes lèvres dans tes yeux, dedans, […] et puis à la fin je baiserai ton cœur, parce que je te veux, je mordrai la peau qui bat sur ton cœur, parce que je te veux, et quand j’aurai ton cœur sous mes lèvres tu seras à moi vraiment avec ma bouche dans ton cœur tu seras à moi, pour toujours, si tu ne me crois pas alors ouvre les yeux mon bien-aimé seigneur et regarde-moi, je suis là, quelqu’un pourra-t-il jamais effacer cet instant, mon corps que la soie ne recouvre plus, tes mains qui le touchent, tes yeux qui le regardent, […] mon corps sur le tien, ton dos qui me soulève, tes bras qui ne me laissent pas partir, […] je vois tes yeux chercher les miens, […] il n’y a pas de fin, cela ne peut finir, ne le vois-tu pas ? personne jamais ne pourra effacer cet instant, pour toujours tu lanceras ta tête en arrière, en criant, pour toujours je fermerai les yeux, laissant mes larmes se détacher de mes cils, ma voix dans la tienne, ta violence à me tenir serrée, il n’y a plus de temps pour fuir ni de force pour résister, cet instant-là devait être, cet instant est, crois-moi mon bien aimé seigneur, et cet instant sera, maintenant et à jamais, il sera jusqu’à la fin. Nous ne nous verrons plus, mon seigneur. Ce qui était pour nous, nous l’avons fait, et vous le savez. Croyez-moi : nous l’avons fait pour toujours. Gardez votre vie l’abri de moi. Et n’hésitez pas un instant, si c’est utile à votre bonheur, à oublier cette femme qui à présent vous dit, sans regret, adieu.
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PersepolisPersepolis   06 juillet 2010
C'était au reste un de ces hommes qui aiment assister à leur propre vie, considérant comme déplacée toute ambition de la vivre.
On aura remarqué que ceux-là contemplent leur destin à la façon dont la plupart des autres contemplent une journée de pluie.
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poussieresdetoilespoussieresdetoiles   08 octobre 2014
Ceci n'est pas un roman. Ni même un récit. C'est une histoire. Elle commence avec un homme qui traverse le monde et fini avec un lac qui est là. Comme ça, dans les journées du vent. L'homme s'appelle Hérvé Joncour. Le lac, on ne sait pas. On pourrait dire que c'est une histoire d'amour. Mais si c'était seulement ça, ça ne vaudrait pas la peine de la raconter. Il y a aussi dans cette histoire des désirs et des souffrances, de celle qu'on connaît parfaitement, mais le vrai nom pour les dire, on ne le trouve jamais. Et de toutes façons, ce n'est pas amour. (C'est très ancien, ça. Quand on a pas de nom pour dire les choses, on se sert d'une histoire. Ça fonctionne comme ça. Depuis des siècles.) Toutes les histoires ont leur musique. Celle-ci a une musique blanche. C'est important de le dire, parce que la musique blanche est une drôle de musique, déconcertante quelquefois : elle se joue doucement, et elle se danse lentement. Quand elle est bien jouée, c'est comme si on entendait jouer le silence, et ceux qui la dansent comme des dieux, on les regarde et on a l'impression qu'ils ne bougent pas. C'est terriblement difficile, la musique blanche. Il n'y a pas grand-chose à ajouter. Peut-être faudrait-il préciser que l'histoire se passe au XIXe siècle : juste pour que personne ne s'attende à y trouver des avions, des machines à laver et des psychanalystes. Il n'y en a pas ici. Une autre fois peut-être."
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OdeOde   06 octobre 2013
— Les Japonais sont résignés à vendre leur soie. Mais leurs œufs, non. Ils les gardent pour eux. Et celui qui essaie d'en faire sortir de l'île commet un crime.

Les producteurs de soie de Lavilledieu étaient, à des degrés variables, des gentlemen, jamais ils n'auraient songé à enfreindre une quelconque loi dans leur pays. L'hypothèse de le faire à l'autre bout du monde leur parut, cependant, raisonnablement sensée.
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lilibaliliba   28 mai 2010
Devant lui, il vit l'immense volière, avec ses portes grandes ouvertes, absolument vide. Et devant la volière, une femme. Il ne regarda pas autour de lui et continua simplement à marcher, lentement, ne s'arrêtant que lorsqu'il fut face à elle.
Ses yeux n'avaient pas une forme orientale, et son visage était celui d'une jeune fille.
Hervé Joncour fit un pas vers elle, tendit le bras et ouvrit la main. Sur sa paume, il y avait un billet, plié en quatre. Elle le vit et son visage tout entier se mit à sourire. Elle posa sa main sur celle d'Hervé Joncour, serra avec douceur, s'attarda un instant, puis la retira, gardant entre ses doigts ce billet qui avait fait le tour du monde. Elle l'avait à peine caché dans un pli de son vêtement que la voix d'Hara Kei se fit entendre.
— Soyez le bienvenu, mon ami français.
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