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Françoise Brun (Traducteur)
ISBN : 2070419592
Éditeur : Gallimard (07/05/2003)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 190 notes)
Résumé :


Vers le milieu du XIXe siècle, dans la petite ville imaginaire de Quinnipak, vit toute une communauté rassemblée autour de la très belle Jun Reihl, dont toute la ville admire les lèvres, et de son mari monsieur Reihl, directeur de la fabrique de verre.

A Quinnipak, chacun a son désir, sa " folie " secrète Pekish, l'extravagant inventeur de l'" humanophone ";
- un orchestre où chacun ne chante qu'une seule note, toujours la même... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
dreulma
  11 juin 2011
Après Soie, voici le 2ême livre de Barricco que je lis. Ce roman m'a plu pour sa folle liberté et créativité, bien plus extravagant que Soie, mais une extravagance qui a un brin de sérieux adorable, comme le jeu d'un petit garçon concentré sur son monde imaginaire. D'ailleurs, le plaisir palpable que prend l'auteur à parler des trains, des inventions ou de toute autre chose sortie de son imagination , bref ce plaisir est définitivement celui d'un tit gars qui joue. L'imaginaire autour de la musique et du son m'a particulièrement séduite, l'humanophone est un concept délirant de chorale à ficelle (!!!) où chaque choriste joue une note et une seule = la sienne sur la commande d'une ficelle tirée sur son poignet :-))))
À mon tour de succomber à un brin d'excentricité et d'ajouter ici dans cette critique la vidéo de Bjork, a t elle lu Barricco ? qui m'est immédiatement revenue en mémoire à la lecture du passage sur l'humanophone = http://www.youtube.com/watch?v=igOWR_-BXJU, pour ceux qui veulent s'y risquer hihi !!!
PAr ailleurs, j'ai pu constater que le thème de la liberté dans le couple et l'amour inconditionnel , très présent dans Soie, est ici repris, sans forcément être le main topic de l'histoire, avec un immense et généreux talent par l'auteur, avec une grande liberté d'esprit et beaucoup beaucoup de délicatesse aussi...Laissez-vous envouter par les lèvres de la belle Jun, et la transparence du palais de verre ...Une lecture qui chatouille l'imaginaire tout en faisant réfléchir sur les relations humaines, le couple, le travail, la réalisation de soi.
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bdelhausse
  22 novembre 2014
Les Châteaux de la colère est le troisième roman de Baricco que je lis. le plus étrange. le plus déstabilisant. Trois livres, trois styles. Et je me dis, "wouaw, quel auteur".
Cela dit, j'ai le sentiment confus que je n'ai pas tout compris. Y avait-il quelque chose à comprendre, d'ailleurs? Je n'en sais rien. le dernier chapitre éclaire bien des choses. Et j'ai même eu la sensation qu'il aurait fallu que je reprenne la lecture depuis le début, afin de tout recoller.
L'auteur nous promène dans une grande allégorie fantasmagorique, dans un paysage poétique et surréaliste, décalé mais envoûtant, au rythme lent des existence atypiques qui s'écoulent. On suit tour à tour plusieurs destins, tous plus ou moins tragiques, désoeuvrés ou passionnés.
Pour nous saisir et nous emmener, Baricco utilise tous les artifices de l'écriture. Lettres. Narrateur omniscient. Dialogues... Toutes les ficelles y passent et sont utilisées à bon escient. C'est un véritable atelier d'écriture qu'il nous donne.
Cela me donne encore davantage l'envie de découvrir le reste des oeuvres de l'auteur.
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clamy
  01 novembre 2011
Premier ouvrage de cet auteur italien bourré de talent, j'ai été quelque peu déçu par le foisonnement de personnages, de détails, d'actions dans lesquels j'avoue m'être un peu perdu. Cet partition jouée à une multitude de mains a le pouvoir de nous embrouiller plus que de nous captiver. Néanmoins, on lui pardonnera volontiers puisque ses romans suivants sont, à mon avis, nettement plus aboutis (l'excellent "Novecento : pianiste", et le non moins excellent "Soie"). Par contre, indépendamment du contenu foisonnant, on bénéficie d'une écriture au style flamboyant, à une sorte de poésie presque musicale, qui reste malgré tout, un enchantement de lecteur.
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decloitrecynthiaz
  31 octobre 2014
Après mon coup de coeur pour Océan Mer, j'avais peur de ne plus jamais retrouvé un si beau Baricco. J'avais lu Soie qui m'avait moins marqué. Mais avec ce roman, la magie a encore opéré. L'auteur nous fait découvrir de nombreux personnages tous loufoques, poétiques et tellement attachants. Chaque chapitre nous fait découvrir un style d'écriture différent. Baricco joue avec les mots en véritable virtuose et toutes les petites histoires s'imbriquent parfaitement les unes dans les autres jusqu'à la dernière ligne. Je referme le livre à l'instant et j'ai une impression mélancolique de rentrer de voyage.
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pistoo
  15 octobre 2012
Petites aventures et méandres des habitants de Quinnipak. Dont on finit par se rendre compte qu'ils ne sont que le fruit de l'imagination d'une jeune femme ayant un besoin fou de s'évader de la réalité trop grise.
Ce titre de Gary n'a pas été mon préféré lu en 2004 je lui ai préféré City, Soie et Novecento qui avait été pour moi des révélations et m'avaient fait découvrir l'auteur. Tous trois ont un style bien différent mais portent tout de même sa marque.
Ce que je reproche au "Chateaux de la colère" est l'abus de jeux de répétition. Pour certains passages cela colle parfaitement au contexte mais à d'autres moments le style en devient trop lourd. le passage traitant du train et du chemin de fer et courant sur de nombreuses pages m'a vraiment déplu, au lieu de me faire ressentir l'allégresse et la vitesse comme je pense cela devait en être le but je n'ai ressenti que du stress et l'envie de passer à la suite.
En revanche j'ai beaucoup aimé sa façon de nous faire découvrir les personnages, par petits morceaux, petites anecdotes. Chaque chapitre à son style et c'est plutôt amusant de découvrir quelque chose de nouveau à chaque fois. Et puis bien entendu le retournement de situation final ! J'ai toujours eu un petit faible pour ce genre de chute !
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
mathieuplmathieupl   30 novembre 2010
Il faut imaginer ça. Un train lancé dans une course furieuse sur deux lames de fer, et dans ce train un petit coin d'immobilité magique minutieusement découpé par le compas d'une petite flamme. La vitesse du train et la fixité du livre éclairé. L'éternellement changeante multiformité du monde tout autour, et le microcosme pétrifié d'un oeil qui lit. Comme un noyau de silence au coeur d'une détonation. Si l'histoire n'était pas vraie, si ce n'était pas la vraie histoire, on pourrait se dire: c'est juste une jolie métaphore exacte. Au sens où peut-être, toujours, et pour tout le monde, lire ce n'est jamais que fixer un point pour ne pas se laisser séduire, et détruire, par la fuite incontrôlable du monde.
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dreulmadreulma   05 juin 2011
...l'Histoire doit se souvenir de ce temps où pour la première fois les trains étaient des trains. Des centaines de personnes,..., toutes se consacrant silencieusement à bâtir ce pari grandiose de l'imagination, qui tout à coup réalisait à la fois la compression de l'espace et le découpage du temps, redessinant les cartes géographiques de la terre et les rêves des gens. Ils n'eurent pas peur que le monde se désagrège, à le ceinturer ainsi, avec ces routes de fer, ou peut-être qu'ils eurent juste un instant de frayeur, au début, quand avec une délicatesse affectueuse, à sa manière, ils tracèrent les premières routes de fer à côté des routes normales, juste à côté, virage après virage, ce qui était une façon de chuchoter l'avenir au lieu de le crier, pour qu'il ne soit pas trop effrayant à entendre
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line70line70   18 mars 2011
Le sexe efface des tranches de vie, on n'imagine pas. C'est peut-être bête, mais les gens se serrent l'un contre l'autre avec cette fureur étrange un peu panique et la vie en ressort toute froissée, comme un billet doux serré au creux d'un poing, caché dans un geste nerveux de peur. Un peu par hasard, un peu par chance, disparaissent entre les plis de cette vie roulée en boule des portions de temps douloureuses, ou lâches, ou jamais comprises.
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JeannepeJeannepe   27 octobre 2013
– Vous ne venez pas ici chanter une note quelconque. Cous venez ici chanter votre note. Ça ce n’est pas rien : c’est quelque chose de magnifique. Avoir une note, je veux dire : une note rien qu’à soi. La reconnaître, entre mille, et l’emporter en soi, à l’intérieur de soi, avec soi. Vous ne me croirez peut-être pas, mais je vous le dis, quand vous respirez elle respire, quand vous dormez elle vous attend, elle vous suit partout où vous allez, et je vous jure qu’elle ne vous lâchera pas, aussi longtemps que vous ne vous serez pas décidés à crever, et ce jour-là elle crèvera avec vous. Vous pourrez faire comme si de rien n’était, venir ici et me dire chez Pekish je regrette mais je ne suis pas vraiment persuadé d’avoir une note en moi, et repartir comme vous êtes venus, tout simplement… mais la vérité, c’est que cette note, elle est là… elle est là, mais vous ne voulez pas l’écouter. Et ça c’est complètement idiot, c’est un sommet de l’idiotie, une idiotie à en rester les bras ballants. Chacun a sa note, la sienne propre et s’il préfère la laisser pourrir en lui… non… écoutez-moi bien… même si la vie fait un bruit d’enfer aiguisez bien vos oreilles jusqu’à ce que vous arriviez à l’entendre, et à ce moment-là cramponnez-vous à elle de toutes vos forces, ne la laissez plus vous échapper. Emportez-la avec vous, répétez-la quand vous travaillez, chantez-la dans votre tête, laissez-la résonner dans vos oreilles, et sous la langue et sous le bout des doigts.
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JeannepeJeannepe   27 octobre 2013
Bref, cette histoire des bijoux, on pouvait la retourner mille fois dans tous les sens, une explication définitive, de toute façon, on n’en trouverait pas. Et ainsi, quand monsieur Reihl revenait, les gens demandaient « est-ce que le bijou est arrivé ? » et quelqu’un disait ‘il paraît que oui, il paraît qu’il est arrivé il y a cinq jours, dans une boîte verte », et alors les gens souriaient, et ils pensaient « c’est beau ce qu’il fait, monsieur Reihl ». Parce qu’on ne pouvait pas dire autre chose que cette ineptie de rien, et immense. Que c’était beau.
Voilà comment ils étaient, monsieur et madame Reihl.
Si étranges qu’on pensait qu’ils étaient unis par Dieu sait quel secret.
Et en effet, ils l’étaient.
Monsieur et madame Reihl.
Ils vivaient la vie.
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Vidéo de Alessandro Baricco
Revue de lecture de Novecento : pianiste, d'Alessandro Barrico.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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