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Lydie Dattas (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070427116
164 pages
Éditeur : Gallimard (30/01/2003)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 94 notes)
Résumé :
À lire La Lumière du monde – un recueil d'entretiens conduits et recueillis par Lydie Dattas –, on pourrait croire que Christian Bobin vient de publier son dernier ouvrage. En effet, l'originalité de ces entretiens réside dans le fait que Lydie Dattas n'y apparaît pas : aucune question, aucune trace de "l'interrogatoire" ; ceci, explique-t-elle, afin de retransmettre toute l'ardeur de la parole du poète. Que l'on... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ninosairosse
  31 octobre 2018
♫ A la claire fontaine [...]
Il y a longtemps que je t'aime,
Jamais je ne t'oublierai.♫
Le plus grand écrivain, on ne connaît pas son nom. -(sic p79)
Très peu de choses
Au fond de mes poches
Un ou deux sourires
deux ou trois phrases glanées
dans quelques souvenirs
recherche d'argent et de plaisirs
Une vie comme un compte de faits
Regarde une fleur
Appelle-la, écoute-la
Sent-la, touche-la
mange-la, goûte-la
Met-la au fond de ton coeur
Offre-la à ton "vis à vie"
C'est la tout le sel de la vie.
"J'aimerais beaucoup partager ce que je vois
mais je le vois seulement parce que ça m'a coûté de le voir, et ce coût, il faut que les autres en fassent aussi l'expérience. le chemin est à faire pour chacun. Malheureusement, on ne peut amener l'autre à un degré de plus de vérité s'il n'en a pas déjà le pressentiment" -p143-
Complètement imprégné de ces re-sentiments
Même accablé, face contre terre
les pieds plantés dans la poussière
dans le noir de son encre, Christian Bobin
me montre la lumière, m'éclaire le Chemin.
5 * ni plus ni moins......




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Kirsikka
  21 juin 2015
L'attention à l'invisible, le coeur qui pense, les liens entre les vivants et les morts, y compris par les livres, la joie et la douceur de vivre dans le presque rien, la sincérité et la vérité des êtres, et puis des passage sur des moments de sa vie, qui disent quelque chose de cette recherche de la lumière.
Christian Bobin fait l'éloge d'auteurs qu'on a envie de découvrir, Jean Grosjean, Hopkins, André Dhôtel ou Emily Dickinson. Mais j'aime moins quand il déboulonne, Proust, Balzac ou Flaubert, non pas qu'il n'ait pas le droit de dire ce qu'il en pense, mais parce que du coup je trouve que sa façon de faire est contradictoire avec tout ce qu'il dit avant. Je ne crois pas que la littérature soit une secte, il y a de mauvais livres, ceux qui bavardent et ne disent rien ; et des livres qui nous parlent plus que d'autres. Sans avoir lu Proust, il me semble qu'il y a un peu plus chez Balzac et Flaubert qu'un esprit de sérieux, une recherche, différente, peut-être, mais qui en elle-même est touchante.
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oceandelaunay
  15 août 2014
Un recueil de textes et d'impressions, une perle. La journaliste qui l'a interviewé a ôté les questions pour ne laisser que les réponses. Brillante idée.
Recueil court et très facile à lire pour la bonne raison qu'il est fait l'éloge de la simplicité et de l'écoute de la beauté du monde et des textes littéraires.
L'auteur nous dit pourquoi Proust est surfait (je caricature) et pourquoi André Dhotel est le plus grand écrivain.
Des éclairs de lucidité, d'intelligence brillants. La lumière du monde n'est pas un titre usurpé.
Mon premier texte de Bobin, je cours lire les autres. Un écrivain rare !
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Sirrah
  16 mars 2017
A travers les yeux de Christian Bobin nous sommes emportés malgré nous par l'auteur dans la quête de la lumière plus ou moins divine dans la vie de tous les jours et des choses les plus simples la composant, ou à travers la plume de certains auteurs, les notes de certains compositeurs ou encore les touches de pinceaux de certains peintres; dans le regard des nouveaux nés, la beauté de la nature ou encore même dans la mort elle-même.
C'est une ode à la vie contenant quelques perles de mots faisant de ce livre un petit bijou de littérature même s'il n'a pas été écrit par l'auteur mais relevé avec finesse et sensibilité par Lydie Dattas.
J'ai particulièrement apprécié les parties: le soleil inversé et La joie sans cause.
A lire sans aucun doute. Tant de poésie ne peut laisser indifférent même pour quelqu'un d'athée comme moi.
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dell
  29 janvier 2018
J'ai mis beaucoup de temps à lire ce petit "recueil de pensées" tant les idées y sont disparates, je n'arrivais pas à m'accrocher à un fil et c'est en me forçant que j'ai terminé ce livre. Autant, on y trouve des éclairs de génie dans la beauté poétique d'un grand nombre de phrases, le jeu du clair-obscur, une sagesse qui apparaît comme un rayon de soleil ; autant toutes ces qualités sont anéanties par la gratuité de critiques incessantes envers de grands auteurs : Proust, Flaubert, Baudelaire, Céline, Beckett, Desforêts, etc. Il est tout à fait libre de désapprouver les grands pontes de la littérature mais ce qui me dérange c'est qu'il impose une vision comme juste et vraie là où chaque lecteur est libre et tout entier face à un livre et apprécie à sa guise ce que d'autres n'aiment pas. Un auteur qui, de cette manière, impose des lectures, me laisse un goût amer dans la bouche.
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Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
anne_le_bruit_des_vaguesanne_le_bruit_des_vagues   06 mars 2014
Un passage un peu plus long...

Aimer quelqu'un, c'est le lire. C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre, et en lisant le délivrer. C'est déplier son coeur comme un parchemin et le lire à haute voix, comme si chacun était à lui-même un livre écrit dans une langue étrangère. Il y a plus de texte écrit sur un visage que dans un volume de la Pléïade et, quand je regarde un visage, j'essaie de tout lire, même les notes en bas de page. Je pénètre dans les visages comme on s'enfonce dans un brouillard, jusqu'à ce que le paysage s'éclaire dans ses moindres détails. Nos propres actes nous restent indéchiffrables; C'est peut-être pourquoi les enfants aiment tant qu'on leur raconte sans fin tel épisode de leur enfance. Lire ainsi l'autre, c'est favoriser sa respiration, c'est-à-dire le faire exister. Peut-être que les fous sont des gens que personne n'a jamais lus, rendus furieux de contenir des phrases qu'aucun regard n'a jamais parcourues. Ils sont comme des livres fermés. Une mère lit dans les yeux de son enfant avant même qu'il sache s'exprimer. Il suffit d'avoir été regardé par un nouveau-né pour savoir que le petit d'homme sait tout de suite lire. Il est même comme les grands lecteurs : il dévore le visage de l'autre. On lit en quelqu'un comme dans un livre, et ce livre s'éclaire d'être lu et vient nous éclairer en retour, comme ce que fait pour un lecteur une très belle page d'un livre rare. Quand un livre n'est pas lu, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Ce qui peut se passer de plus terrible entre deux personnes qui s'aiment, c'est que l'une des deux pense qu'elle a tout lu de l'autre et s'éloigne, d'autant qu'en lisant on écrit au fur et à mesure et dont les phrases peuvent s'enrichir avec le temps. Le coeur n'est achevé et fait que quand il est fracturé par la mort. Jusqu'au dernier moment le contenu du livre peut être changé. On n'a pas la pleine lecture de ce qu'on lit tant que l'autre est vivant. Dieu serait le seul lecteur parfait, celui qui donne à cette lecture tout son sens. Mais la plupart du temps, la lecture de l'autre reste très superficielle et on ne se parle pas vraiment. Peut-être que chacun de nous est comme une maison avec beaucoup de fenêtres. On peut appeler de l'extérieur et une fenêtre ou deux vont s'éclairer mais pas toutes. Et parfois, exceptionnellement, on va frapper partout et ça va s'éclairer partout, mais ça, c'est extrêmement rare. Quand la vérité éclaire partout, c'est l'amour.
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ninosairosseninosairosse   30 octobre 2018
On n'a jamais autant admiré la laideur. Même la musique, dont on a cru pendant longtemps qu'elle ne pouvait qu'adoucir les mœurs, est devenue un ressassement binaire qui ressemble au bruit que fait le cœur et qui en fait le détruit.
p102
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claireogieclaireogie   15 janvier 2011
Aujourd'hui, de très nombreux écrivains prétendent aimer l'enfer, ce qui montre seulement qu'ils ne le connaissent pas. La haine de Proust pour le soleil, ou celle de Sartre pour les arbres, me parait révélatrice de cette société malade.
On fait du malheur une chose littéraire qui est très bien portée. C'est particulièrement vrai pour les auteurs qui étalent le mal sous prétexte de le dénoncer. Certaines oeuvres soi-disant rebelles ne font qu'ajouter au chaos du monde et elles n'aident personne . La preuve, c'est que leurs auteurs n'ont pas payé. On ne peut pas parler du feu de l'enfer dans les salons parisiens. Rimbaud a payé, lui. Ces éboueurs de la littérature qui remuent la fange n'ont de damné que le fait qu'ils suivent la mode. Evidemment, je ne me tiens pas pour un modèle. Je me sens fait en dentelle et en plomb. Il y a en moi le monde et le ciel. La masse à dissoudre est énorme.
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ninosairosseninosairosse   29 octobre 2018
Adolescent, je suis entré dans une secte : la littérature est une secte où les auteurs se partagent la puissance d'égarement.
p76
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ninosairosseninosairosse   26 octobre 2018
C'est celui qui s'absente qui peut le mieux parler des présences. Il ne se mêle à rien, mais à cause de cela il voit mieux que personne.
P19
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Christian Bobin présente son livre « La grande vie » à la librairie La Procure à Paris. Retrouvez le livre : https://www.laprocure.com/grande-vie-christian-bobin/9782070465712.html [Émission tournée le 12 mai 2014]
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