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ISBN : 9791030701500
Éditeur : Au Diable Vauvert (14/09/2017)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Une anthologie de textes inédits sur l’écriture, le quotidien d’une véritable légende américaine, icône de la contre-culture. Ces lettres aux éditeurs, directeurs de revues, amis et confrères écrivains pour la première fois publiées, dessinent un portrait intime du grand poète tour à tour poignant, glacial, iconoclaste et souvent hilarant. On y découvre le rapport inquiet au travail, l’érudition littéraire, mais aussi le mordant, l’intransigeance de celui qui a donn... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
kerrylegres
14 septembre 2017
Une anthologie intéressante
Sur ce blog, je vous parle surtout de romans, ou du moins d'histoires fictives. Aujourd'hui, on change un peu d'habitude. Sur l'écriture est un recueil de lettres écrites par Charles Bukowski entre 1945 et 1993 (soit un an avant la mort de l'auteur). Les destinataires peuvent être des amis, son éditeur, des directeurs de magazines ou encore des collègues auteurs. On le découvre tantôt à vif dans ses écrits personnels tantôt adouci quand le professionnel (et la sagesse ?) prend le dessus.
Comme vous pouvez l'imaginer, dans cette anthologie, le lecteur va suivre l'évolution de cet écrivain tant au niveau de sa plume, de son travail que de sa vie personnelle. En presque 50 ans, il est passé de jeune homme inconnu et alcoolique notoire à écrivain qui atteint tardivement la reconnaissance, mais qui s'en satisfait.
C'est un ouvrage qui se lit très rapidement, dont on peut interrompre la lecture et la reprendre aisément au gré de notre envie.
Une plongée intime dans le quotidien d'un écrivain
J'ai été un peu surprise, car je pensais avoir davantage d'informations sur le côté technique de l'écriture, mais ce n'est pas du tout le cas. Ici, les textes dévoilent le quotidien d'un homme abimé par la vie et qui ne vit que grâce et pour l'écriture. Ils nous montrent comment Charles Bukowski aborde l'écriture, ce qu'elle représente pour lui et dans sa vie et son acharnement sans faille durant ces 50 ans pour que son travail et son talent soient reconnus. Il n'a jamais lâché son objectif des yeux malgré le temps qui passait, son addiction à l'alcool et aux jeux de courses. Sa ténacité a payé et il en a été très fier même si son but n'a jamais été d'être célèbre. Il écrivait par besoin tout simplement.
Au début du recueil, le lecteur découvre un jeune homme écorché, qui critique les autres écrivains à tout va, qui ne comprend pas la réussite de certains. Je l'ai trouvé un peu présomptueux dans ces premières pages, mais après tout, il s'agissait là de lettres intimes, que je n'aurais jamais dû pouvoir lire. On comprend la rage qui anime ce jeune homme qui enchaîne les petits boulots pour survivre, mais qui pourtant ne réussit qu'à sombrer un peu plus dans l'alcool.
Mais même saoul, même désorganisé, même en perdant de nombreux textes, il ne va jamais lâcher, il va écrire jusqu'à ce que mort s'ensuive et j'ai trouvé ça magnifique.
Vivre de l'écriture n'était pas son but, il vivait pour écrire. L'écriture était son exutoire, sa vraie addiction.
Cette anthologie nous montre une facette qu'on ne connait pas forcément de cet autre côté de l'édition, bien que ça se passe il y a fort longtemps, je pense que certaines choses ne changent pas.
Même si cet ouvrage n'était pas ce à quoi je m'attendais, j'ai pris plaisir à lire ces lettres, et je suis bien contente d'en avoir appris plus sur ce grand poète et écrivain. de plus, on a la joie de profiter de quelques illustrations de son fait.
En résumé,
Une anthologie à dévorer pour découvrir le quotidien et l'écriture à vif de ce cher Charles Bukowski.
Lien : http://www.lesperlesdekerry...
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trust_me
21 septembre 2017
Je savais à quoi m'attendre parce que j'avais déjà lu sa correspondance dans un ouvrage publié il y a plus de dix ans. Bien sûr ici le contenu est inédit mais sur le fond, rien ne change. le vieux dégueulasse éructe, provoque, se moque, semble bourré 24h/24, se répète beaucoup, passe du coq à l'âne, égratigne ses confrères. Il parle d'écriture. La sienne et celle des autres. Entre la fin des années 40 et le début des années 70 il n'y a que la poésie qui compte. La sienne est la meilleure, les autres sont nuls (« ça fait des années que la poésie me gonfle, depuis des siècles, mais j'ai continué à en écrire parce que les autres s'y prenaient tellement mal »). Par la suite, quand son travail en prose commence à être reconnu, il s'apaise un peu. Mais dans l'ensemble il reste égal à lui-même. Il en fait des caisses, il surjoue, passe à la moulinette poètes, écrivains, éditeurs et critiques. Il endosse son habit préféré, celui du détestable misanthrope atrabilaire se plaignant de son pauvre sort de crève-la-faim incapable de garder un job, en permanence au bord de la folie et du suicide. Rien de neuf sous le soleil quoi.
Pour autant tout n'est pas à jeter dans cet amas de lettres. Je me suis amusé à le trouver obséquieux dans ses courriers à Henry Miller, j'ai apprécié ses références constantes aux très rares auteurs trouvant grâce à ses yeux (le Hemingway des débuts, Céline, Dostoïevski, Knut Hamsun et Sherwood Anderson) et j'ai adoré sa lettre la plus sincère et la plus poignante adressée à celui qu'il considère comme le plus grand de tous, John Fante (« Je ne sais pas d'où vous tenez votre talent mais les dieux vous en ont assurément bien doté. Vous avez représenté et représentez pour moi plus que n'importe quel homme mort ou vivant. Il fallait que je vous le dise »).
J'ai aussi apprécié ses réflexions sur l'écriture disséminées au fil des pages, son refus obstiné de l'académisme, sa soif de simplicité, son humour toujours aussi ravageur, sa capacité à rire de lui-même, à savoir d'où il vient, à ne jamais se voir plus beau qu'il n'est.
C'est un fait, il n'y a rien de transcendant dans ce recueil, rien de nouveau pour ceux qui connaissent bien son oeuvre. Mais cette somme est représentative de ce qu'il a toujours été : un gars qui n'en a jamais rien eu à foutre. Des gens, des élites, des penseurs, des modèles à suivre, des casse-couilles et des culs serrés. Un gars qui a mené sa barque sans s'occuper de personne et a marqué de son empreinte indélébile tout un pan de la contre-culture américaine.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Les critiques presse (1)
LeMonde20 septembre 2017
« Sur l’écriture » est bien plus qu’un formidable choix de lettres écrites par l’auteur de « Women ». C’est un éblouissant poème en prose, un hurlement d’amour à la littérature.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations & extraits (4) Ajouter une citation
F242F24223 septembre 2017
[À Caresse Crosby]
9 décembre 1954

L'année dernière, avec votre lettre, vous m'avez envoyé une liasse de pamphlets ou je ne sais quoi en italien. Vous m'avez pris pour un homme cultivé, à tort : je n'ai pas réussi à les lire. Je ne suis même pas un vrai artiste - je sais que je suis une espèce d'imposteur - c'est la rage qui m'anime, principalement. Pourtant, quand je vois d'autres faire la même chose que moi, je passe mon chemin. Que faire d'autre ? [...] (p. 28)
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SZRAMOWOSZRAMOWO19 septembre 2017
M. Noble croit que j’essaie de paraître effronté et sexy quand je parle de “tripoter des seins plats”. Il n’y a pourtant rien de moins excitant, tout comme il n’y a rien de moins effronté. C’est une tragédie de la poésie et de la vie, ces seins plats, et ceux d’entre nous qui savent ce qu’est la vie et la décrivent fidèlement dans leurs livres ne peuvent passer sous silence les sentiments que ça leur inspire, ce serait comme ignorer la chute de Rome, ignorer le cancer ou les œuvres de Chopin au piano. Et “jouer aux dés avec Dieu” sera la dernière chose à faire quand l’air sera zébré d’éclairs violets et que les montagnes ouvriront leurs bouches pour rugir tandis que les fusées atterriront en enfer.
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HardivillerHardiviller26 août 2017

LETTRE A JAMES BOYER MAY ( 13 /12 /1959 :

L'autre soir j'ai reçu la visite d'un éditeur et d'un auteur ( Stanley Mac- Nail de The Galley Sail Review accompagné d'Alvaro Cardona-Hine ) et le fait qu'ils m'ont trouvé négligé , la tête dans le cul , ne peut pas être entièrement de ma faute : le caractère de leur visite était aussi impromptu qu'un lâcher de bombe atomique .
Ma question est la suivante : Est-ce qu'un auteur à partir du moment ou il est publié devient une propriété publique susceptible d'être fouillée sans préavis ou bien détient-il encore quelques droits à une vie privée en tant que citoyen qui paye ses impôts ?
Serait-ce vulgaire de dire que le seul avantage à être artiste reste ( encore ) la possibilité de prendre ses distances vis-à-vis d'une société sur le déclin , ou s'agit-il simplement d'un concept tombé en désuétude ?
Il ne me semble pas que ce soit ignoble ou pédant d'exiger quelque liberté par rapport à l'esprit de clan malsain et la fraternité collante qui sévit dans beaucoup de nos soit-disant publications d'avant-garde .
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HardivillerHardiviller26 août 2017

****************** DE L’ÉDITEUR ( AU DIABLE VAUVERT ) :***************

Les histoires , poèmes et romans de Charles Bukowski ont marqué notre culture . Cette sélection rassemble des textes inédits sur la création et l'écriture et dévoile la vie d'un artiste qui dit tout , la charge de travail nécessaire , la prudence et l'intransigeance de vivre et de créer .
On y lit la détermination et l'humanité complexe d'une véritable légende américaine , icône de la contre-culture et " porte-parole de l’Amérique d'en bas " qui a donné une voix aux opprimés , dépravés ou méprisés .
Sombre , poignant , souvent hilarant et émaillé de phrases mémorables mais aussi de la dureté caractéristique de Bukowski , ponctuée de moments de grâce , de pathétique et d'aveux intimes , " Sur l'écriture " nous donne aussi à comprendre l'intimité d'un artiste dont l'oeuvre est portée par cette idée centrale : " N'essaie pas ! "
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Videos de Charles Bukowski (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Bukowski
"Portrait d’un vieux dégueulasse", un documenaitre de Claude Torracinta diffusé, le 23 mai 1986, sur la RTS.
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