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ISBN : 9791030701500
Éditeur : Au Diable Vauvert (14/09/2017)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Une anthologie de textes inédits sur l’écriture, le quotidien d’une véritable légende américaine, icône de la contre-culture. Ces lettres aux éditeurs, directeurs de revues, amis et confrères écrivains pour la première fois publiées, dessinent un portrait intime du grand poète tour à tour poignant, glacial, iconoclaste et souvent hilarant. On y découvre le rapport inquiet au travail, l’érudition littéraire, mais aussi le mordant, l’intransigeance de celui qui a donn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
JIMEDE
  04 novembre 2017
Le temps de descendre un pack de 6, j'ai avalé avec délice ce nectar fielleux.
Pourtant, rien de bien nouveau dans cette correspondance, pour qui connaît un tant soit peu la vie de ce vieux dégueulasse de Bukowski : la poésie, les débuts dans l'ombre, les p'tits boulots, le trou noir de dix ans, puis le retour à l'écriture dans l'adversité obstinée, les premières publications dans les revues, puis la consécration via le roman et les nouvelles.
Non, rien de bien nouveau dans cette correspondance, pour qui connaît un tant soit peu les travers de ce vieux dégueulasse de Bukowski : l'alcool en pratique multi-quotidienne, l'ego surdimensionné, le regard acide sur son époque et ses contemporains, sans parler de ses rapports avec les femmes allant de la tendresse à l'insupportable.
Mais l'intérêt de ce type de recueil réside comme toujours dans l'évolution de la pensée de celui qui écrit au fil des ans. Et si le grand Charles a les convictions bien ficelées au corps et une totale inhibition à les affirmer et les revendiquer, elles évoluent à la marge avec l'âge : la poésie reste le genre majeur mais le regard porté sur le roman évolue quand le succès se pointe. Les lacunes en orthographe et en grammaire sont assumées mais une simple coquille ou une plus vaste entreprise de correction de ses textes devient plus tard sujet à querelle. Tel auteur (Hemingway) jugé fade devient plus acceptable vingt ans après.
Et puis, isolées au coeur de pages éructantes ou assassines, surgissent quelques superbes moments d'humilité et d'hommage, quand Bukowski évoque ses maîtres : Dostoïevsi, Anderson, Giono… Et Louis-Ferdinand Celine dont le Voyage est considéré comme l'oeuvre ultime. Et enfin l'énormissime John Fante et son Ask the dust, lu et relu. Un auteur devant lequel Buk s'incline, lui écrivant une lettre ressemblant à celle d'un petit garçon à son idole.
Un livre à réserver aux inconditionnels, avec ou sans pack de 6…
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Corboland78
  13 octobre 2017
Charles Bukowski (1920-1994) est un écrivain américain d'origine allemande. Après avoir fait mille métiers, certains plus sordides que postier ou employé de bureau, connu la misère et la prison, il se lance dans l'écriture de poèmes puis de romans et nouvelles.
Bukowski et moi c'est une vieille histoire puisque j'ai encore dans ma bibliothèque son premier bouquin paru en France, Mémoires d'un vieux dégueulasse sorti en 1977 dans la collection Speed 17 et traduit par Philippe Garnier. Je l'ai beaucoup lu par la suite, à l'exception de ses poésies, genre que je ne prise guère. Alors quand une nouveauté de l'écrivain paraît, comme aujourd'hui ce bouquin, je ne suis pas le dernier à me précipiter chez mon libraire. Il s'agit d'un recueil de lettres, en majorité inédites, écrites entre 1945 et 1993, envoyées à ses éditeurs, à des magazines où il plaçait ses textes, à des écrivains… Et comme le titre l'indique, nous n'auront ici que des missives, complètes ou fragmentaires pour rester dans le propos, ayant pour thème l'écriture et la littérature.
De nos jours, dans le public, j'imagine qu'il y a trois groupes de gens, ceux qui ne savent pas qui est Bukowski, ceux qui apprécient ses livres (comme moi) et une large part qui associe son nom à buveur et coureur de filles ainsi qu'à sa sortie du plateau de télévision où il était l'invité de Bernard Pivot en 1978. Je plains le premier et le dernier groupe. Certes, Bukowski picolait méchamment, il ne s'en est jamais caché, alcoolique grave il a manqué maintes fois d'y laisser la vie et quand il ne buvait pas, voire en parallèle, le « vieux dégueulasse » était toujours à l'affût d'un popotin bien roulé ou prêt à parier son dernier dollar sur un canasson. Paradoxe : tout cela est sans intérêt tout en étant extrêmement important pour s'immerger dans l'oeuvre de l'écrivain.
Ce qui saute aux yeux à la lecture de cet ouvrage : pas d'entourloupe, Buk n'est pas du genre à finasser ou tenter de modérer ses propos pour faire le beau et plaire à la postérité ; Bukowski c'est du brut de décoffrage. Autant sur lui-même que sur les autres, il ne cache rien de ses dépendances, il les revendique même. Son autocritique l'autorisant à ne pas mâcher ses mots avec quiconque.
Bukowski n'était pas calé en orthographe et grammaire, il s'en fichait, l'important résidant dans l'écriture (« Mon écriture est rêche et tranchante. J'aimerais qu'elle le reste, je ne veux pas qu'on l'adoucisse. »). Tout le livre est le plaidoyer d'un écrivain n'ayant vécu que pour l'écriture, revendiquant la liberté la plus absolue dans la rédaction de ses textes et poèmes («Autorisons-nous l'espace et l'erreur, l'hystérie et la peine »). le Vieux Buk se moquait de la gloire et de l'argent, seule la musique de sa machine à écrire lui permettait de survivre et contrairement à ce que certains peuvent penser à la vue de sa vie bordélique, il croyait dur comme fer « aux vertus du travail et à la vie de reclus ».
Souvent ses jugements sont excessifs, du genre ils sont tous nuls sauf moi, et s'il encense Dostoïevski, Tourgueniev, Céline, Fante, Sherwood Anderson… il casse net Faulkner (« très souvent c'est de la merde, enfin de la merde intelligente ») ou la majorité des poètes (« c'est la technique employée par la plupart des poètes à chier : apparaître plus profond qu'ils ne le sont ») : c'est une preuve de caractère et tout du long de sa vie et de ses lettres, on verra qu'il garde toujours le même cap.
Je m'aperçois que mon billet prend des proportions inquiétantes tant ce recueil m'a emballé car au travers de ces missives, étalées sur cinquante ans, nous sommes au plus près de l'homme Bukowski, cet écrivain intransigeant sur la conception de son art. Toujours lucide sur lui et les autres, même quand il est bourré et puis, il y a ces nombreux passages très drôles ou ses réflexions désopilantes (mon bouquin est plein d'annotations).
Quelque soit votre connaissance de Bukowski vous lirez ce livre qui transpire la vérité crue avec ses odeurs de sueurs et autres fluides corporels. Personnellement j'ai adoré la lettre à son éditeur et ami John Martin du 29 août 1978 (p.221) d'une très grande beauté et plus généralement, il me semble que les cents dernières pages sont les plus réussies, les lettres sont mieux structurées et souvent les plus émouvantes, Bukowski constate que l'époque change et s'en désole : « Les écrivains semblent écrire pour être connus en tant qu'écrivains. Ils n'écrivent pas parce que quelque chose les conduit vers la marge. » (1990).
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kerrylegres
  14 septembre 2017
Une anthologie intéressante
Sur ce blog, je vous parle surtout de romans, ou du moins d'histoires fictives. Aujourd'hui, on change un peu d'habitude. Sur l'écriture est un recueil de lettres écrites par Charles Bukowski entre 1945 et 1993 (soit un an avant la mort de l'auteur). Les destinataires peuvent être des amis, son éditeur, des directeurs de magazines ou encore des collègues auteurs. On le découvre tantôt à vif dans ses écrits personnels tantôt adouci quand le professionnel (et la sagesse ?) prend le dessus.
Comme vous pouvez l'imaginer, dans cette anthologie, le lecteur va suivre l'évolution de cet écrivain tant au niveau de sa plume, de son travail que de sa vie personnelle. En presque 50 ans, il est passé de jeune homme inconnu et alcoolique notoire à écrivain qui atteint tardivement la reconnaissance, mais qui s'en satisfait.
C'est un ouvrage qui se lit très rapidement, dont on peut interrompre la lecture et la reprendre aisément au gré de notre envie.
Une plongée intime dans le quotidien d'un écrivain
J'ai été un peu surprise, car je pensais avoir davantage d'informations sur le côté technique de l'écriture, mais ce n'est pas du tout le cas. Ici, les textes dévoilent le quotidien d'un homme abimé par la vie et qui ne vit que grâce et pour l'écriture. Ils nous montrent comment Charles Bukowski aborde l'écriture, ce qu'elle représente pour lui et dans sa vie et son acharnement sans faille durant ces 50 ans pour que son travail et son talent soient reconnus. Il n'a jamais lâché son objectif des yeux malgré le temps qui passait, son addiction à l'alcool et aux jeux de courses. Sa ténacité a payé et il en a été très fier même si son but n'a jamais été d'être célèbre. Il écrivait par besoin tout simplement.
Au début du recueil, le lecteur découvre un jeune homme écorché, qui critique les autres écrivains à tout va, qui ne comprend pas la réussite de certains. Je l'ai trouvé un peu présomptueux dans ces premières pages, mais après tout, il s'agissait là de lettres intimes, que je n'aurais jamais dû pouvoir lire. On comprend la rage qui anime ce jeune homme qui enchaîne les petits boulots pour survivre, mais qui pourtant ne réussit qu'à sombrer un peu plus dans l'alcool.
Mais même saoul, même désorganisé, même en perdant de nombreux textes, il ne va jamais lâcher, il va écrire jusqu'à ce que mort s'ensuive et j'ai trouvé ça magnifique.
Vivre de l'écriture n'était pas son but, il vivait pour écrire. L'écriture était son exutoire, sa vraie addiction.
Cette anthologie nous montre une facette qu'on ne connait pas forcément de cet autre côté de l'édition, bien que ça se passe il y a fort longtemps, je pense que certaines choses ne changent pas.
Même si cet ouvrage n'était pas ce à quoi je m'attendais, j'ai pris plaisir à lire ces lettres, et je suis bien contente d'en avoir appris plus sur ce grand poète et écrivain. de plus, on a la joie de profiter de quelques illustrations de son fait.
En résumé,
Une anthologie à dévorer pour découvrir le quotidien et l'écriture à vif de ce cher Charles Bukowski.
Lien : http://www.lesperlesdekerry...
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trust_me
  21 septembre 2017
Je savais à quoi m'attendre parce que j'avais déjà lu sa correspondance dans un ouvrage publié il y a plus de dix ans. Bien sûr ici le contenu est inédit mais sur le fond, rien ne change. le vieux dégueulasse éructe, provoque, se moque, semble bourré 24h/24, se répète beaucoup, passe du coq à l'âne, égratigne ses confrères. Il parle d'écriture. La sienne et celle des autres. Entre la fin des années 40 et le début des années 70 il n'y a que la poésie qui compte. La sienne est la meilleure, les autres sont nuls (« ça fait des années que la poésie me gonfle, depuis des siècles, mais j'ai continué à en écrire parce que les autres s'y prenaient tellement mal »). Par la suite, quand son travail en prose commence à être reconnu, il s'apaise un peu. Mais dans l'ensemble il reste égal à lui-même. Il en fait des caisses, il surjoue, passe à la moulinette poètes, écrivains, éditeurs et critiques. Il endosse son habit préféré, celui du détestable misanthrope atrabilaire se plaignant de son pauvre sort de crève-la-faim incapable de garder un job, en permanence au bord de la folie et du suicide. Rien de neuf sous le soleil quoi.
Pour autant tout n'est pas à jeter dans cet amas de lettres. Je me suis amusé à le trouver obséquieux dans ses courriers à Henry Miller, j'ai apprécié ses références constantes aux très rares auteurs trouvant grâce à ses yeux (le Hemingway des débuts, Céline, Dostoïevski, Knut Hamsun et Sherwood Anderson) et j'ai adoré sa lettre la plus sincère et la plus poignante adressée à celui qu'il considère comme le plus grand de tous, John Fante (« Je ne sais pas d'où vous tenez votre talent mais les dieux vous en ont assurément bien doté. Vous avez représenté et représentez pour moi plus que n'importe quel homme mort ou vivant. Il fallait que je vous le dise »).
J'ai aussi apprécié ses réflexions sur l'écriture disséminées au fil des pages, son refus obstiné de l'académisme, sa soif de simplicité, son humour toujours aussi ravageur, sa capacité à rire de lui-même, à savoir d'où il vient, à ne jamais se voir plus beau qu'il n'est.
C'est un fait, il n'y a rien de transcendant dans ce recueil, rien de nouveau pour ceux qui connaissent bien son oeuvre. Mais cette somme est représentative de ce qu'il a toujours été : un gars qui n'en a jamais rien eu à foutre. Des gens, des élites, des penseurs, des modèles à suivre, des casse-couilles et des culs serrés. Un gars qui a mené sa barque sans s'occuper de personne et a marqué de son empreinte indélébile tout un pan de la contre-culture américaine.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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val-m-les-livres
  26 septembre 2017
Alors, me direz-vous, qu'ai-je pensé de ma première rencontre avec l'écrivain à la réputation sulfureuse (à côté de lui, Gainsbourg donne l'apparence d'un homme très propre sur lui)? J'ai d'abord aimé son humour pince sans rire (parce que, rassure-moi, Jérôme, c'est de l'humour?):
Je vis depuis cinq ans avec une femme de dix ans plus âgée. Mais je me suis habituée à elle et suis trop fatigué pour en chercher une autre ou la quitter.
Mais j'avoue que la phrase qui précise qu'il connait des femmes dont le fantasme est de se faire violer, je l'ai moyennement appréciée. Je n'ai pas toujours su s'il pensait ce qu'il disait des autres auteurs mais j'ai parfois trouvé ça drôle (mais je crois qu'il le pense), sauf bien sûr quand il dit du mal de Shakespeare :
Faulkner très souvent c'est de la merde, enfin de la merde intelligente, bien sapée, et quand il sera mort ils auront du mal à lui cirer les pompes parce qu'ils le comprennent pas tout à fait, et ne le comprenant pas, les parties lourdes et ennuyeuses, la quantité d'italiques, ils mettront ça sur le compte du génie.
Lui, par contre, ce n'est pas toujours la modestie qui l'étouffe:
Women est mon meilleur livre. Il va générer une belle quantité de haine, des tas de réactions, comme l'a toujours fait n'importe quelle excellente oeuvre d'art.
Mais on sent que l'écriture est ce qui le maintient en vie, et c'est terriblement touchant:
Sans ce recueil, je serais probablement mort suicidé ou en train de gober des pilules dans l'institut psychiatrique le plus proche.
Si je n'ai pas trouvé Bukowski très sympathique (j'ai comme l'impression que passer une soirée en sa compagnie m'aurait été insupportable, et ça tombe bien parce qu'il semble avoir été très solitaire), j'ai trouvé que cette correspondance se lisait comme un roman qui s'étend sur une quarantaine d'années.
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critiques presse (3)
Bibliobs   20 novembre 2017
Dans "Sur l'écriture", on redécouvre le poivrot céleste en amoureux du verbe.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   30 octobre 2017
Sur l'écriture, une partie de la correspondance de Charles Bukowski, révèle un homme irréductiblement solitaire qui a partagé sa vie entre trois passions: les courses de chevaux, la bière et sa machine à écrire.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   20 septembre 2017
« Sur l’écriture » est bien plus qu’un formidable choix de lettres écrites par l’auteur de « Women ». C’est un éblouissant poème en prose, un hurlement d’amour à la littérature.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
HardivillerHardiviller   26 août 2017

LETTRE A JAMES BOYER MAY ( 13 /12 /1959 :

L'autre soir j'ai reçu la visite d'un éditeur et d'un auteur ( Stanley Mac- Nail de The Galley Sail Review accompagné d'Alvaro Cardona-Hine ) et le fait qu'ils m'ont trouvé négligé , la tête dans le cul , ne peut pas être entièrement de ma faute : le caractère de leur visite était aussi impromptu qu'un lâcher de bombe atomique .
Ma question est la suivante : Est-ce qu'un auteur à partir du moment ou il est publié devient une propriété publique susceptible d'être fouillée sans préavis ou bien détient-il encore quelques droits à une vie privée en tant que citoyen qui paye ses impôts ?
Serait-ce vulgaire de dire que le seul avantage à être artiste reste ( encore ) la possibilité de prendre ses distances vis-à-vis d'une société sur le déclin , ou s'agit-il simplement d'un concept tombé en désuétude ?
Il ne me semble pas que ce soit ignoble ou pédant d'exiger quelque liberté par rapport à l'esprit de clan malsain et la fraternité collante qui sévit dans beaucoup de nos soit-disant publications d'avant-garde .
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SZRAMOWOSZRAMOWO   19 septembre 2017
M. Noble croit que j’essaie de paraître effronté et sexy quand je parle de “tripoter des seins plats”. Il n’y a pourtant rien de moins excitant, tout comme il n’y a rien de moins effronté. C’est une tragédie de la poésie et de la vie, ces seins plats, et ceux d’entre nous qui savent ce qu’est la vie et la décrivent fidèlement dans leurs livres ne peuvent passer sous silence les sentiments que ça leur inspire, ce serait comme ignorer la chute de Rome, ignorer le cancer ou les œuvres de Chopin au piano. Et “jouer aux dés avec Dieu” sera la dernière chose à faire quand l’air sera zébré d’éclairs violets et que les montagnes ouvriront leurs bouches pour rugir tandis que les fusées atterriront en enfer.
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JIMEDEJIMEDE   21 octobre 2017
Des milliers de millions d'écrivains et leurs mots, leurs mots ne touchent même pas le papier. Mais Céline, il m'a donné honte du pauvre écrivain que je suis, j'ai eu envie de tout jeter par la fenêtre. Un foutu maître chuchotant dans ma tête, dieu, l'impression d'être redevenu un petit garçon.Tout ouïe. Entre Céline et Dostoïevski il n'y a rien, si ce n'est Henry Miller.
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JIMEDEJIMEDE   18 octobre 2017
Si vous voulez mon avis, tout est parti en couilles avec la seconde guerre mondiale. Et ça ne s'applique pas qu'au monde des arts. Même les cigarettes n'ont plus le même goût. Le tamal. Le chili. Le café. Tout est en plastique. les radis ne paraissent plus aussi âpres. Vous écalez un œuf et, inévitablement, le blanc reste accroché à la coquille.
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JIMEDEJIMEDE   04 novembre 2017
Écrire est une forme de survie, une nourriture, une vitamine, une boisson, une baise torride (...) Tout ce dont j'ai besoin c'est du papier, des rubans de machine à écrire, quelque chose à bouffer et un endroit où squatter - avec de préférence une fenêtre qui donne sur la rue, pas de chiottes sur le palier et une proprio avec de belles jambes qui lui font chuinter les cuisses et derrière laquelle on peut se glisser de temps en temps, elle contre moi, ici et là.
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