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ISBN : 2070372693
Éditeur : Gallimard (03/04/1981)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 366 notes)
Résumé :
Avez-vous lu Solal ? C'est la question que, ces jours derniers, je pose à tous ceux que je rencontre. Solal est un très grand livre, une œuvre forte et riche. (Marcel Pagnol, Les NouvelIes littéraires)

Œuvre désordonnée et magnifique, Solal mérite d'être lu et relu. Il possède les caractéristiques de la grandeur. Il dévoile au lecteur de nouveaux tréfonds de l'âme humaine. C'est le seul véritable critère de la grandeur. (New York Times)
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  15 juillet 2013
Solal des Solal est le fils du grand rabbin de Céphalonie. À 13 ans, il tombe amoureux d'Adrienne de Valdonne, la femme du consul de France. À 16 ans, aimé de retour, il consomme cette folle passion et s'enfuit à Florence avec son amante. Mais Adrienne regrette ce coup de tête et l'abandonne. Rejeté par son père, Solal se rend en France pour terminer ses études. On le retrouve à 21 ans à Genève. Il n'a pas oublié Adrienne et cherche comment la reconquérir et la faire plier à son amour. « Adrienne n'avait qu'à attendre et à mijoter dans sa souffrance. Il irait quand il lui plairait et il ne l'en trouverait que mieux cuite. » (p. 80) L'ancienne consulesse se laisse reprendre, mais Solal s'en lasse et s'éprend d'Aude de Maussane, la future belle-soeur d'Adrienne et la fille du premier ministre français. À force de séduction et de caresses, Solal se fait aimer de la fille et du père : il obtient la main de la première et un ministère de la part du second. Est-ce enfin l'accomplissement, le bonheur serein ? Rien n'est moins sûr tant Solal est un être insatisfait.
Solal est un être orgueilleux, ambitieux et habile à saisir toutes les opportunités qui se présentent à lui, mais il est incapable de canaliser son énergie et de faire aboutir ses désirs, comme s'il estimait qu'après avoir donné l'impulsion première, les choses devait se poursuivre et s'accomplir sans lui, mais pour lui. En amour comme en affaire, il est un intrigant flamboyant, un séducteur exigeant, mais rapidement lassé. Son charme et son charisme lui offrent des victoires faciles, mais il ne sait pas s'en contenter et se laisse toujours glisser dans la mélancolie, l'ennui et le dégoût. Avec les femmes, il a des attitudes de pacha et d'amant oriental, à la fois sensuel et cruel. « Il devait se laisser adorer, mener une vie de paresse. Elle avait le devoir en somme de réparer le mal qu'elle avait fait. C'est à cause d'elle en somme qu'il allait mener bientôt une vie de corruption. Il se trompait lorsqu'il disait qu'il l'aimait. Mais peu importait. Son devoir à elle était de veiller sur lui. » (p. 133) La scène de la confrontation avec le tigre est une mise en miroir de deux personnalités puissantes, gourmandes et indomptables. Finalement, le seul être capable de dompter Solal, c'est Solal lui-même, mais sa tentative finale échoue et c'est en phénix puissamment solaire que Solal revient au monde, débarrassé de ses peines et de ses échecs.
Solal est un Juif qui hésite entre sa religion et la conversion, mais la vraie foi de Solal est la séduction, même s'il feint de haïr les femmes. Entre lyrisme amoureux et contemplation de soi, la parole de Solal est une rhétorique ambivalente. Dans le premier opus de sa tétralogie des Valeureux, Albert Cohen déploie déjà un humour acerbe à l'encontre de la bourgeoisie occidentale et de la religion. Il dénonce l'antisémitisme courant et de bon aloi qui règne en Europe après la première guerre mondiale. « Bilan du mariage mixte. Je suis haï des miens et des tiens. Tu es haïe des tiens et des miens. Et nous nous haïssons d'être haïs. » (p. 409) Avec les Valeureux de France, ces cinq oncles plus ou moins proches de Solal, Albert Cohen dessine un portrait très complet du juif tel que la société européenne se le représente, à savoir paresseux, filou, menteur, voleur et un rien imbécile. Mais Saltiel, Mangeclous, Salomon, Michaël et Mattathias sont en réalité un superbe contrepoids au personnage de Solal : ils mettent sans cesse en valeur ce beau neveu qui porte tous les espoirs de la famille et qui est si généreux avec les siens. Finalement, le peuple juif obtient un vibrant hommage, même dans le reproche. « Un peuple poète. Un peuple excessif. Chez nous, les grotesques le sont à l'extrême. Les avares, à l'extrême. Les prodigues, et il y en a beaucoup plus, à l'extrême. Les magnifiques, à l'extrême. le peuple extrême. » (p. 379)
Belle du Seigneur, troisième volume de la tétralogie, montre les amours de Solal et d'Ariane (encore une femme dont l'initiale est [a]). Solal initie la destinée du beau héros juif, avant l'ultime combustion amoureuse. Il me tarde de lire Mangeclous et Les Valeureux pour achever ma découverte de l'oeuvre magnifique d'Albert Cohen.
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filippo
  04 janvier 2016
Une oeuvre unique en son genre qui torpille les conventions sociales, bouscule les règles de la narration, et surtout se présente comme un hymne d'amour joyeux et désespéré à la fois.
Un livre qui semble dénué de logique narrative et dramatique, l'essentiel des pages étant consacré à l'absurde qui fait la vie et à la distorsion de la réalité.
Un style fantastique et luxuriant qui fait que dans une même phrase o,n peut passer des choses légères aux choses les plus graves, de l'humour, à la critique sociale,à la métaphysique, à l'histoire, avec des contradictions, en supplément. il regorge d'expressions savoureuses, de pirouettes de langage et de merveilles linguistiques.
On ne peut qu'être séduit !
A lire, toutes affaires cessantes, même si l'intrigue n'est que sympathique, sans plus.
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qcauchin
  19 août 2016
Première oeuvre d'Albert Cohen qu'il écrit pendant de longues journées pénibles de travail dans l'administration ( pour l'anecdote, l'auteur se dépêchait de finir ses journées de travail dans la matinée afin d'avoir plus de temps pour écrire son roman l'après-midi). Solal est une oeuvre clef de la littérature française, qui souffre cependant d'un manque de reconnaissance face au grand public.
Le personnage de Solal, jeune fils d'un rabbin de Céphalonie naît dans un milieu très religieux, qui ne s'ancre pas dans la modernité offerte par son époque (années 1920). La quête romanesque de ce personnage passe par la séduction des plus belles femmes, mais aussi les plus nobles, cela lui offre la possibilité de s'élever et de quitter le milieu dont il provient. Il sillonne alors les paysages de la France et de la Suisse, et se hisse très rapidement en haut de la société, son charisme, son opportunisme, sa beauté et son intelligence sont ses meilleures atouts.
Ce n'est pas pour autant que le personnage se repose sur ses lauriers et profite pleinement de son sort. Solal est un grand torturé, il est selon Charles Dantzig "le plus grand emmerdeur de la littérature française" et cela s'avère être vrai. Il séduit les plus belles femmes et n'est jamais satisfait, est éternellement tiraillé entre ce qu'il devient et ses origines. Cela s'ancre dans le contexte de l'époque, l'antisémitisme était chose courante en France (in extenso en Europe), il se doit de gommer ses particularités, ses origines, mais ce jeune juif évoluant dans un milieu catholique est plongé dans un tourment de doutes, de questions, de tiraillements...
Il est important également de parler du style d'Albert Cohen, le roman avance très vite, il ne cesse de rebondir. Pour faire avancer la quête du personnage, Albert Cohen écrit Solal en plusieurs parties qu'il divise en chapitres, entre chaque chapitre un laps de temps plus ou moins grand s'écoule, ce qui fait avancer rapidement l'action et laisse une part d'imagination au lecteur, qui peut stimuler ses méninges.
Le roman a souvent été comparé à Bel Ami de Maupassant (et au personnage Georges Duroy), à mes yeux le personnage de Solal possède plus de traits communs avec Julien Sorel (Stendhal, le Rouge et le Noir), Solal devient le héros romanesque par exemple comme Sorel, mais une version plus juive et plus moderne. À lire absolument!
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Peteplume
  02 septembre 2017
J'avoue avoir eu bien du mal à lire ce roman qui me tombait des mains systématiquement.
Même si le machisme sous-jacent du protagoniste (et sans doute de l'auteur) m'a profondément agacée, je peux reconnaître la portée symbolique du roman. Je peux entrevoir aussi différents niveaux de lecture mais je n'ai pu entrer dans l'histoire, ou plutôt dans les histoires: celle des amours de Solal, celle de son ascension sociale et de sa déchéance, celle de ses relations familiales avec tout ce qu'elles ont d'improbable et d'irréconciliable les unes avec les autres… Et ce qui fait un bon roman, n'est-ce pas justement cette communion entre le lecteur et le récit? la dépendance que ce dernier crée chez le premier qui n'a de cesse qu'il ne connaisse la suite?
Je m'interroge encore sur ce à côté de quoi j'ai pu passer, sur ce qui ferait de Solal un très grand livre; et comment je n'ai pu reconnaître les caractéristiques de cette grandeur…
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cezard
  05 mai 2014
Solal. Premier livre de la tétralogie d'Albert Cohen. Solal. Fils du Rabbin de Céphalonie, île grecque, beau gosse qui n'a peur de rien, à 13 ans il vole deux perles à Madame Adrienne de Valdonne, la consulesse, et jette une pierre à une fillette, Aude de Maussane, fille du futur Premier Ministre de France. A 16 ans, jeune homme plein d'enthousiasme, il enlève Adrienne dont il est amoureux, puis l'abandonne. Plus tard dans la vie il la retrouve et la séduit à nouveau, puis il tombe éperdument amoureux d'Aude qu'il épouse. Mais Solal est juif et il ne peut renier ses origines. Solal est un livre solaire, tumultueux, burlesque, c'est un tourment, une tempête, une force à laquelle on ne peut résister. Solal est un personnage fantasque, fou, il aime la vie, il veut tout de la vie, il se penche et il saisit, il bat son rival à coup de poing, il emprunte 20 billets de mille francs à un homme à barbiche dans la rue, il affronte un lion sans y penser, il enlève son aimé sur un cheval à la manière d'un hussard, il fait fortune à toute vitesse et flambe ses millions encore plus vite, Solal est un être de passion, et de ses passions il brûle, et tout autour de lui brûle avec lui. Il aime Aude, et il aime également ses origines, son père ses oncles, sa famille, son peuple. Il ne peut se passer ni de l'un, ni de l'autre. Ce livre parle de cette souffrance, c'est un chant à la vitalité, à la beauté, au diamant qui se consume dans les braises, à la soif, à la faim. Solal, solaire, sol, au sol, de soleil à la terre, atterré, enterré, entier.
Il faut lire Solal. Ce livre est encore plus beau que Belle du Seigneur.
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   10 août 2012
Oublieuse des maladies, de la décrépitude, de la mort et de la terre déjà existante qui couvrirait son insensibilité, Aude songeait au bonheur qui l'attendait. Elle ne savait pas que ses dents, illuminées par la lune et reflétées dans la psyché, étaient la première annonce de son squelette et que, par un après-midi de printemps refleurissant les champs et le cimetière, des vers s'insinueraient dans ces narines aspirant la vie et son parfum de toutes fleurs. Les bras parfaits s'étirèrent et la jeune fille imagina pour la première fois la lourdeur d'un corps d'homme (...) sur son corps.
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Nastasia-BNastasia-B   05 août 2012
- Nous allons à Paris, capitale de l'urbanité. Si tu me le permets, je te prierai de ne plus commettre avec la bouche certaines incongruités qui pourraient déplaire à mon neveu et qui ne conviennent pas au second d'entre les Valeureux.
- Roter m'est salutaire, dit brièvement Mangeclous froissé. Aussi continuerai-je. Je n'aime point toutes ces minuties, ces étiquettes d'Hérode, ces fausses élégances et ces embrouillaminis. Suis-je un courtisan ou peut-être une courtisane pour m'entortiller dans la grâce ?
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Nastasia-BNastasia-B   05 septembre 2012
Il était Solal, il arrivait et il les aimait eux tous. Réponse : Sale Juif ! Ses mains étaient chargées de roses et il les leur tendait. Réponse : Sale Juif ! Les salles d'attente et les gendarmes dans la nuit et le passeport scruté avec méfiance. Cette race moi ça me donne le frisson, disait l'épicière.
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Michel33Michel33   24 août 2015
Et puis pense que tu es mortel et que tu seras poussière. C'est un bon moyen pour augmenter la gaieté de résignation. Si tu sais bien que tu mourras, tout ce qui est petitesse disparaîtra et il ne restera plus que les importances. Tu comprends, on ne souffre que par orgueil et l'homme orgueilleux seul croit qu'il vivra toujours. Moi je me dis que je dois passer cette vie en homme assez bon et pur afin que je puisse goûter le bon sourire d'heure de de mort.
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Nastasia-BNastasia-B   02 août 2012
Mattathias sortit mais revint bientôt, accompagné de sa grasse fille rousse aux hanches énormes, vêtue de soie prune et harnachée de coraux.
- Regardez ma fille, regardez le pigeon ! claironna-t-il. Regardez les dents. (Ouvre.) Toutes saines. Nourrie à l'huile d'olive. Et quelle panse propre à l'enfantement ! Qui a vu un trésor pareil ?
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Videos de Albert Cohen (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Albert Cohen
Bonjour et bienvenue dans le monde de notre Vie Intérieure. Nous parlons aujourd?hui de l?expérience de voir son image dans un miroir?
« Clarissa (se dirigeant vers la table de toilette) plongea au c?ur même de l?instant, le cloua sur place, l?instant de ce matin de juin sur lequel s?exerçait la pression de tous les autres matins, voyant comme pour la première fois le miroir, la table de toilette, et tous les flacons, se rassemblant toute entière en un point (en se regardant dans le miroir), regardant le visage rose, délicat? de Clarissa Dalloway ; d?elle-même. Elle l?avait vu des milliers de fois, son visage, et toujours avec cette même imperceptible contradiction? Oui, c?était bien elle? » Virginia Woolf, Mrs Dalloway.
Le miroir n?a pas toujours existé sous sa forme actuelle : il fut longtemps un objet rudimentaire, en métal poli, n?incitant guère à la contemplation de soi. Il ne s?est popularisé dans les foyers qu?à la fin du XVIIIe siècle. Depuis, les miroirs et leurs avatars (photos et réseaux sociaux) sont omniprésents dans nos vies, et nous permettent de nous assurer de notre bonne apparence.
Mais se regarder dans un miroir peut être aussi l?objet d?expériences existentielles plus intéressantes que la simple vérification de son image. L?occasion d?une rencontre avec soi, d?une exploration des liens éventuels entre essence et apparence, avec ce goût particulier que procurent les expériences de sortie de son corps. Car se regarder dans un miroir, c?est se voir comme les autres nous voient, c?est observer un corps vivant, mobile, réactif, changeant? Et dont la contemplation prolongée va activer notre vie intérieure, bien davantage que ne le font les considérations esthétiques, qui sont l?usage habituel des miroirs?
Face à son miroir, sans autre but que mener une expérience de psychologie, on peut donc s?arrêter, et prendre son temps. Il va d?abord falloir laisser s?épuiser les automatismes mentaux, qui se déclenchent tout seuls face à notre image : on vérifie son apparence, on se dit qu?on a pris un coup de vieux, ou au contraire qu?on est resté jeune d?allure, on fait ses petites grimaces sociales (sourire, incliner la tête, froncer les sourcils, mimer différentes émotions?). Une fois passées ces babouineries, comme dit Albert Cohen dans Belle du Seigneur, on passe aux choses sérieuses?
On se regarde longtemps, en se répétant « c?est moi, c?est moi? » Au bout d?un moment, on ressent une impression aussi étrange que lorsqu?on se répète un même mot en boucle : « chocolat, chocolat, chocolat? » Après quelques minutes, survient un phénomène de dissociation entre le mot et l?objet qu?il désigne. Et des interrogations : pourquoi ce mot, et pas un autre, pour désigner cette chose ? de même, face au miroir, surviennent peu à peu des interrogations et sentiments troublés, devant notre reflet : pourquoi suis-je doté de ce corps, de ce visage, et pas d?autres ? Pourquoi ces traits sont-ils associés à mon identité ? Pourquoi cette « partie antérieure de ma tête », comme la définit le dictionnaire, a-t-elle tant d?importance à mes yeux, et à ceux des humains qui me croisent ? Que peut-on penser de moi d?après mes traits ? Mon visage reflète-t-il ce que je suis ?
Et puis, finalement, est-ce que tout ceci est si important ?
Vous vous souvenez du mythe de Narcisse : ce jeune homme était si captivé par sa beauté qu?il finit par mourir d?inanition, en contemplant son reflet à la surface d?une eau limpide. Comment faire pour que notre statut d?animal social, soucieux d?être aimé et accepté par les autres, ne nous conduise pas à être un animal narcissique, pensant que c?est notre image qui compte le plus pour être aimé ? Regardez un peu mieux le miroir : autour de votre visage, il y a le commencement du reste du monde. Il est temps d?y revenir et de le parcourir?
À demain, et ne perdez jamais le lien? avec vous-même.
Plus d'info sur La Vie Intérieure https://www.editions-iconoclaste.fr/livres/la-vie-interieure/
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