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ISBN : 2020838419
Éditeur : Seuil (09/09/2005)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Paul Miller s'est coupé du monde.
Le déclencheur: le suicide de sa femme, vécu comme une dernière provocation. Installé dans son nouvel appartement comme une bombe à retardement, il épie ses voisins, tourmente sexuellement les jeunes femmes, harcèle un curé libidineux, révère une strip-teaseuse qui brise des vitres avec ses seins, et a totalement renié ses enfants. Mais surtout il se tait. Une année va passer, d'événements drôles en scandales, sans que nul ne... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
TerrainsVagues
  19 mai 2019
Je me suis souvent demandé après une lecture de roman ou après celle de certains billets sur babel, ce qui poussait certains auteurs à écrire. Quelle part font-ils à leur imagination, à leur vécu, à leurs fantasmes, à leurs névroses? Quel plaisir prennent-ils à coucher sur papier des ambiances lourdes, oppressantes, déprimantes. Est-ce une sorte de thérapie? Une façon d'exorciser ses démons?
Je ne parle pas là de bouquins d'horreur même si là aussi je me suis toujours demandé ce qui se passe dans la tête du mec qui se dit je vais pondre une histoire où un expert comptable aigri va découper son entourage avec un couteau à beurre, mais c'est un autre sujet.
Une année sous silence fait partie de ces livres qui me font me poser ce genre de questions.
Chaque lecture a semble-t-il son moment alors avant de donner mon ressenti, j'aimerais dire que si vous êtes en période de déprime, oubliez ce titre. Si votre vie affective est parsemée de cicatrices pas tout à fait refermées, attendez des jours meilleurs avant d'envisager d'intégrer ce bouquin dans votre pile à lire.
Dès les premières pages, une image m'est apparue. Celle de Simone Signoret et Jean Gabin dans le chat.
Un couple à bout de souffle où l'aigreur est travestie en société et réapparait sous forme de méchanceté gratuite dans le huis clos du tête à tête. le décor est planté, Anna se suicide, Une année sous silence commence.
Jean-Paul Dubois va nous faire plonger dans les pensées les plus troubles de Paul. Pas toujours facile d'être témoin de la déchéance de quelqu'un, même à travers un livre. Certaines pages peuvent mettre mal à l'aise. Pas par des descriptions scabreuses car on est loin de ce genre de voyeurisme dans ce roman mais par une ambiance qui flirt parfois avec le malsain. On oscille entre une misère sexuelle nouvelle venue et un goût de plus en plus modéré pour le genre humain. On est bousculé par cette relation qui draguait le sado masochisme psychique entre Anna et Paul et cette envie de Paul de rejoindre sa femme dans les flammes (pourtant la flamme s'était éteinte entre eux, elle a pas eu de bol pouf pouf, c'était pour détendre un peu l'atmosphère).
Cette descente dans les abysses de la déprime va conduire Paul à jouer avec le feu. La roulette russe avec un psychiatre en se murant dans le mutisme n'est pas forcément l'idée du siècle pour retrouver goût à la vie.
La fin bien flippante quand on y pense (non il ne trucide personne) serait un excellent début pour un thriller psychologique et amène à se poser des questions. Nous sommes à la merci de n'importe qui et le monde est à notre merci.
Ce n'est pas le genre de livre que j'enchaînerais les uns après les autres mais de temps en temps, ça ne fait pas de mal de changer d'horizons. L'écriture est fluide et malgré l'absence totale de poésie, le sujet ne s'y prêtant pas forcément, j'ai été emporté.
Si tout va bien pour vous, n'hésitez pas, au pire vous vous rassurerez sur votre équilibre psychique.
Merci Louis pour le prêt et pour m'avoir sorti de ma zone de confort.
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zabeth55
  03 décembre 2015
Une histoire triste et déprimante qui raconte l'histoire d'un homme triste et déprimé.
Je l'avais déjà lu, mais oublié (un signe ?
Je l'ai relu ; des bribes me sont revenues.
Ce n'est pas un livre à lire quand on a l'esprit morose. Cet homme est désespérant, et tellement préoccupé par son sexe.
L'écriture est facile et coule bien, heureusement !.Mais je me dis qu'il y a tellement de plus belles histoires à raconter.
Les livres de Jean-Paul Dubois, c'est tout ou rien. Soit j'aime tout de suite, soit je m'ennuie, et ça a été un peu le cas ici.
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valdemosa38
  13 décembre 2011
A mon avis ... il est parti pour plus d'une année sous silence ....
Paul Miller dijoncte suite au suicide de sa femme dans lequel elle a condamné aussi son chien . Un suicide atroce, puisqu'elle choisit de mettre le feu à leur maison, d'attacher son chien et de s'immoler avec.
Paul ne peut qu'assister à la scène et il ne s'en remettra pas ...
La force de Jean Paul Dubois est d'arriver à nous faire entrer ds l'univers mental de Paul Miller. On glisse lentement avec lui dans la folie, sans pour autant comprendre et jusqu'à la fin , on ne comprendra pas.
Bien sur le suicide de sa femme est le détonateur mais j'ai bien compris, entre autre lorsque les fils de Paul viennent le voir, que Paul était déjà au bord du gouffre.
Qd on a côtoyé quelqu'un qui va très mal, on se demande toujours pourquoi et qu'est ce que je peux faire pour lui. On en trouvera pas de réponse dans ce livre sauf qu'on ne peut rien faire pour lui, rien du tout . Paul est inaccessible, c'est trop tard, il a quitté le monde des vivants , de la norme même hors norme, de la communication, il ne comprends plus ce qu'on lui dit, il ne sait plus décoder les signes, il ne fait qu'interpréter et il se trompe sur toute la ligne sauf que son interprétation rend cohérent son monde et sa souffrance. Il reste accroché à ça comme son chien l'a été par sa femme a un poteau de la maison avant qu'elle ne mette le feu ...mais il n'a rien compris et c'est ça qui le rend dingue....
C'est un livre incroyable de justesse. Jean Paul Dubois ne franchit jamais la ligne rouge. Jamais il ne le juge, il expose, il décrit. C'est parfois difficilement supportable. Entre autre la façon dont il parle de ses enfants, des femmes, du sexe mais c'est son monde, c'est comme ça et Jean Paul Dubois est un peintre de l'âme même lorsque les couleurs ne sont pas jolies,
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carre
  09 avril 2012
Paul Miller est au bord du goufre, ou sur un filin au dessus du vide, au choix.
Sa femme s'est suicidée de façon abominable et Miller vit reclus sur lui-même, la folie est là, latente, muré dans le silence son comportement devient incompréhensible pour ces enfants qu'il rejettent, pour son psy qui risque à son tour de consulter tant le silence de Miller lui est insupportable. A quoi joue Miller ?
L'on retrouve dans ce roman tout se que j'aime chez Dubois, cette vision terrifiante de la vie, entre dépression, humour et cynisme. Et puis, ce style plein de charme, qui nous fait rire de choses tragiques, Dubois distille une petite musique que l'on savoure souvent avec amusement. C'est sa marque de fabrique, et c'est drôlement réussi.
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Fantasio
  21 novembre 2013
Dans ce roman, très caustique, nous assistons à la lente glissade d'un homme dans la folie. Cela démarre doucement avec l'histoire de ce personnage, plutôt sympathique, qui après le suicide de sa femme et la destruction de sa maison dans l'incendie qu'elle a provoquée. On ressent de l'empathie pour Paul et l'on comprend son spleen et même ses petites obsessions ainsi que son ressentiment pour l'humanité en général. Puis le malaise s'installe et on commence à se poser des questions sur son état mental. Et, petit à petit, on se rend compte que Paul devient fou ou même l'était depuis le début du récit. Et le doute s'installe. Était-ce bien un suicide ? Ses doutes et obsessions sur ses voisins, ses enfants et son collègue ne seraient plutôt pas des délires ?
Et le roman s'achemine doucement vers un final terriblement logique.
Avec des phrases simples et presque banales, Jean-Paul Dubois arrive à décrire le quotidien d'un homme qui glisse dans la démence. Ce livre est passionnant. Sans atteindre la qualité et l'intensité de Une vie française ou même de le cas Sneijder , il nous offre un sacré bon moment de lecture. Décidément j'aime beaucoup les oeuvres de cet écrivain.
Lien : http://lefantasio.fr
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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   19 mars 2019
Dans nos conversations, Benson me reprochait souvent de ne pas croire en moi. Si je ne crois pas en moi c'est que je n'ai aucune aucune estime pour l'espèce dont je fais partie, aucune fascination pour la vie. Je crois que, les derniers temps, Anna a eu une conscience aigüe de ces choses. Si, à la fin, elle ne me voyait même plus, c'est que je n'existe pas davantage qu'un insecte, parce que je suis aussi anecdotique qu'un protozoaire. Nous ne sommes pas le fruit d'une édition respectable. Dans ce monde, nous ne devrions jamais dormir deux fois au même endroit. Nous devrions seulement nous préoccuper de fuir devant la neige, la pluie ou les prédateurs, ne nous encombrer d'aucun attachement, d'aucune famille, ne pas procréer, ne rien posséder et n'avoir qu'une obsessionnelle pensée : contribuer dans la mesure de nos moyens à la disparition de l'espèce. C'est cela qu'Anna a essayé de me dire pendant plusieurs mois. Son but était ontologiquement juste. Disparaître tant qu'il est encore temps, tant que cela est encore possible, et surtout brûler, tout brûler derrière soi pour que jamais une évolution semblable à la nôtre, une pitrerie aussi prétentieuse, n'infeste le néant. L'idée de Dieu ne compte pas, seule importe l'altération que nous représentons face à la perfection du vide.
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AgatheDAgatheD   06 mars 2016
-Tu sais, souvent avec Thomas on parle de toi. On se demande comment tu vis. On a pensé à t'appeler plusieurs fois . Et puis tu sais ce que c'est...
Non, je ne sais pas. Moi, quand je veux téléphoner, je décroche le combiné et je fais le numéro , c'est tout. Et à l'autre bout généralement quelqu'un répond. Rien n'est plus simple. Vous avez déjà des tournures de phrase de vieillards. Vous êtes prétentieux, prévisibles et menteurs.
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carrecarre   24 septembre 2012
Vous voulez savoir si je vais bien ? Jugez-en par vous mêmes. Vous souhaitez profitez du beau temps et passer trois jours à la plage ? Fort bien, le front de mer est plein d'hôtels. Vous me demandez si votre mère me manque ? C'est très gentil à vous d'être venus.
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LutvicLutvic   26 mars 2019
Je suis fatigué de toutes ces luttes improductives. [...] Je ne vais pas au bout des choses. Je n'aurais jamais été capable d'être un bourreau. Je me contente seulement d'un peu de souffrance. Je peux tourmenter une âme, je suis incapable de couper une tête. C'est une infirmité.
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LutvicLutvic   27 mars 2019
Il est plus facile de rebâtir des murs que d'édifier des rapports humains durables. Le délabrement de l'âme et de la chair précède de beaucoup celui de la pierre.
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Videos de Jean-Paul Dubois (33) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Dubois
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard, Rosa Tandjaoui et Lydie Zannini pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 06 septembre 2019 :
Orléans: roman de Yann Moix aux éditions Grasset https://www.lagriffenoire.com/1012078-romans--orleans---roman.html
Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-paul Dubois aux éditions de l?Olivier https://www.lagriffenoire.com/1010673-divers-litterature-tous-les-hommes-n-habitent-pas-le-monde-de-la-memefacon.html
On ne meurt pas d'amour de Géraldine Dalban-Moreynas aux éditions Plon https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1014259&id_rubrique=1
Les guerres intérieures de Tong Cuong aux éditions J-C Lattès https://www.lagriffenoire.com/1011746-romans--les-guerres-interieures.html
Le plus fou des deux de Sophie Bassignac aux éditions J-C Lattès 9782709665230
Rien n'est noir de Claire Berest aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/1011542-romans--rien-n-est-noir.html
Les petits de Décembre de Kaouther Adimi aux éditions Seuil https://www.lagriffenoire.com/1010618-divers-litterature-les-petits-de-decembre.html
La Grande escapade (Littérature française) de Jean-Philippe Blondel aux éditions Buchet-Chastel https://www.lagriffenoire.com/1010927-romans--la-grande-escapade.html
Juke-Box de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket (PAS DE COUVERTURE) https://www.lagriffenoire.com/21556-poche-juke-box.html
Passage du gué de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket 978-2266172707
Le Baby-sitter de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/96993-article_recherche-le-baby-sitter.html
Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/65467-divers-litterature-mariages-de-saison.html
06h41 de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21687-divers-litterature-06-h-41.html
Le grand Elysium Hôtel de Timothy Findley aux éditions 10-18 https://www.lagriffenoire.com/?fond=recherche
La vie en chantier de Pete Fromm et Juliane Nivelt aux éditions Gallmeister 9782351781968
Mon année de rep
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