AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 237502012X
Éditeur : Editions Paulsen (26/01/2017)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Cinq mille kilomètres en train, du cœur du continent sibérien jusqu’aux rives du Pacifique.
Cinq mille kilomètres le long de la Grande ligne Baïkal-Amour, l’autre chemin de fer transsibérien, et au-delà du détroit de Tartarie jusqu’à l’île de Sakhaline et au souvenir de Tchekhov, qui y alla visiter le bagne en 1890. Prendre cette ligne de chemin de fer, c’est voyager dans l’histoire de la Russie et dans sa géographie démesurée.
Dans ce grand voyage, Ol... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  13 mars 2017
Cinq mille kilomètres en train, un autre train du Transsibérien, (dans le BAM ligne Baïkal-Amour, surnommé aussi le train du goulag), c'est ce que nous propose Olivier Rolin dans ce livre « Baïkal-Amour » - une traversée qui part de la Sibérie jusqu'à l'Océan Pacifique.
Si c'est un voyage avec des descriptions des villes et paysages parcourus, c'est aussi un récit sur le tragique passé de la Russie. L'auteur nous livre des explications historiques, nous raconte comment s'est passée la construction de cette ligne et nous apprenons qu'elle a été effectuée par des prisonniers du goulag (dont nombreux sont morts), d'où le surnom.
L'atmosphère n'est pas vraiment gaie dans ce récit mais cela n'empêche pas qu'il est passionnant. Il est tout de même agrémenté de quelques touches humoristiques et d'une certaine poésie.
Ce qui ressort de ce voyage, c'est une grande grisaille - celle de certains lieux – mais aussi la gentillesse des habitants (alors que d'autres se montrent franchement antipathiques).
L'auteur traverse d'immenses espaces, des villes de pionniers abandonnées… de plus, il s'attache énormément au passé, à l'Histoire de cette Russie, de la Sibérie (si grande qu'elle pourrait contenir plusieurs pays), à l'âme russe si particulière (peut-être parce que empreinte de son lourd passé fait de nombreux sacrifices) et qui continue à être soumise à un régime sans concessions.
La vie à bord du train n'est pas très facile car il est mal pourvu en commodités, mais chacun s'arrange à sa façon pour ce voyage à petite vitesse dans cette immense étendue.
Olivier Rolin est arrivé avec succès à nous décrire son périple tout en évoquant l'Histoire (assez méconnue par la plupart) de ce pays fait de magnifiques steppes, ainsi que de la taïga qu'il surnomme « un continent d'arbres ».
C'est donc un voyage très enrichissant (d'autant plus qu'il évoque de nombreux écrivains) et émouvant que ce « Baïkal-Amour » qu'a écrit l'auteur qui connaissait déjà la Russie et qui a voulu, cette fois, aller un peu plus en profondeur. Une de ses réflexions est celle de savoir comment Vladimir Poutine a pu être élu à nouveau alors que son caractère répressif est connu de par le monde.
Mais cela reste une très belle expérience qui ne laissera pas le lecteur indifférent car on ressent très bien l'amour de l'auteur pour ce pays fait de multiples contradictions.
Alors, pourquoi ne pas embarquer dans ce BAM et se laisser porter par la nostalgie et la beauté de ce continent ? En voiture et laissez-vous guider !
Nota : venant de chroniquer « Nina » se passant également en Russie, j'ai voulu rester encore un peu dans ce pays si riche en émotions personnelles pour les souvenirs familiaux que cela implique. Mais à présent, je vais changer de continent. Nostalgie, il faut que je te quitte un peu.
Je ressors de cette lecture, assez bouleversée mais heureuse car l'auteur a su me prendre par les sentiments.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          262
ATOS
  14 février 2017
Voyager. Partir. Emporter. Partager son temps et un peu du sel du vivant.
Pour un peu tenter d' « embellir le bruit du monde ».
Il ne voyage pas léger Olivier Rolin. Il trimbale des tomes de mémoires.
Des livres , des livres à faire revivre toutes les sonates de l'histoire.
Il trimarde sur les épines des miroirs.
La Russie. La grande, la rouge, la sonnante puis trébuchante... celle qui s'est perdue un beau jour sous le fracas de la chute d'un mur de glace.
La Sibérie. Immense. Immense à en prendre l'haleine de ses mots.
On la voudrait blanche ou tout au moins couleurs de belle tourbe ,
elle est toute parole de chair. La nostalgie est ce qu'elle est, un abîme, une question restée sans réponse, l'ouverture béante sur le port de nos doutes, de nos regrets, et des remords.
Il y a de l'amour dans l'encre de Rolin. Ça coule comme un fleuve. Un fleuve qui raccroche des preuves . Pour faire trace, recomposer des blocs de mémoire. Pour continuer sa route.
Voyager pour donner lecture. Pour reposer un peu en paix.
Lecture faite aux lieux, aux hommes, aux visages des femmes , aux odeurs, aux briques, aux phares, aux forêts, aux bois, aux âmes à tous les chevaux vapeurs de l'histoire.
Il y a de l'amour, mais il y a ce sentiment en filigrane, ce sentiment de gâchis, d'espoir brisé, l'écho d'une démesure déchirante. L'amertume d'une absence, Ce sentiment comme un parfum glissé entre les pages.
Redoutable Sibérie. C'est par le BAM, la ligne Baïkal- Amour Magistral ...une ligne au-delà du mythe. C'est de grand Ouest en large Est que Rolin nous conte son tour.
Du coeur sibérien aux lèvres du Pacifique. Des kilomètres de voies ferrées dont la poudre des os de celles et de ceux qui les ont construits fait crisser des millions de noms sous les mâchoires de ses rails.
à chaque halte : Folie humaine, gisante à présente, endormie, terre à présent suppliciante.
«  le tragique particulier à beaucoup de paysages russes ne tient pas seulement à ce qu l'on voit, mais à ce qu'on y lit des destins qui s'y sont fracassés ».
Il en est de la Russie comme de tous les pays. J'en suis certaine.
Ce sont des ombres qui courent sur le ballast du BAM. Rolin regarde l'immensité du monde, et un silence effarant martèle chaque kilomètre.
Irrésistiblement attiré par la Russie, par ses couleurs, ses contrastes, Aimanté par sa littérature.
5000 kilomètres pour tenir toujours vivante sa flamme, 5000 kilomètres pour déclarer son chagrin face à la folle et absurde dictature stalinienne.
Il aime Tolstoï, Bounine, Nabokov, Tchekov, Ossip Mandelstam..il les aime, les partage, les offre, les faire renaître à chaque fenêtre.
Oui mais l'écoeurement est toujours présent , celui que lui procure ce rêve devenu cauchemar.
Il sait Rolin que bientôt les générations à venir ne sauront plus la réalité d'une Union Soviétique à présent ensevelie.. Tout disparaîtra.Tout sera engloutie.
Il sait pourtant que dans l'âme russe il y aura pour toujours cet « avant », avant, avant l'effondrement, cet avant qui résonne comme une fanfare fantôme où chacun croit avoir laissé toutes les grandeurs de son destin.
La Sibérie est tellement grande qu'elle pourrait peut être contenir le reste du monde.
Qui sait, si comprendre l'âme russe, cela ne serait pas comprendre également toute l'histoire de notre monde. Celle de maintenant, celle d'après , d'après ce qu'ils appellent « la catastrophe », celle qui entraîna la chute d'un mur , une chute qui aura suffit à arrêter les anguilles plantés dans le coeur de millions d'hommes et de femmes.
Quelle heure est il à présent ? Quelle nuit nous annonce t elle ? A quel siècle nous donnerons nous rendez-vous ?
L'effacement a commencé, entretenu, les puits, les mines, les usines, des villages entiers, gisent au fond d'une galerie qui peine à repanser son nom.
« Même dans la gaîté il y a toujours un fond de tristesse », bleu de larmes et rouge d'étoiles.
Il faut être extravagant, peut être à jamais enfant, pour courir à travers ces plaines.
Ouvrir un livre, pousser une porte, porter sa plume, « aimer l'étrange, mais tuer l'ordinaire ». Comme le grand Baïkal. Et puis « devenir l'oiseau qu'on peut être ».
5000 kilomètres « pour fermer une porte jusqu'à la fin du monde « , comme écrivait Borges.
C'est bien plus que le récit d'un voyage que nous adresse Olivier Rolin. Ceci est son témoignage .
Témoignage de la beauté d'un monde, sauvage, cruel, à la « déréliction magnifique » .La plus grande et la plus affreuse route du monde » comme l'écrivait Tchekhov. .
Voyager c'est de déshabituer écrit Rolin. C'est laisser tomber en chemin la cuirasse des habitudes. Prendre le risque du contact, de la caresse ou de la gifle, de la brulure, de l'écorchure. C'est embrasser son futur.
5000 kilomètres pour faire face à son propre destin.
Approcher un peu la vérité, s'est accepter de s'éloigner de ses ombres.
« La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;
Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais ! », à une passante Charles Baudelaire.
La Sibérie se déroula à la fenêtre du train , et elle me fit entendre le commencement du monde.
Voilà comment j'aurai pu commencer mon voyage...
«  pas d'autre bruit, pas d'autres mouvement que ceux que font les arbres avec le vent » ..
Il est des Amours déchirants, comme le sont tous les adieux que l'on adresse à nos rêves d'enfant.
Une chose est certaine : j'ai trop tardé, il faut que je lise Tchekhov.
Merci à l'auteur d'avoir laissé ce livre dans ce train.

Astrid Shriqui Garain
Masse critique «  Éditions Paulsen -Babelio »02.2017

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          163
cathe
  19 février 2017
Amateurs de voyages exotiques, de plages de sable fin, de maisons typique proprettes, d'autochtones déférents avec le touriste… passez votre chemin ! Ici l'exotisme ce sont des trains inconfortables, des villes et villages délabrés, dévastés, ruinés… « On est, dit Olivier Rolin, obligé de chercher des mots variés pour dire la même chose lamentable répétée en des lieux et sous des formes différentes. L'abandon caractéristique de nombre de paysages urbains russes – il n'y a guère que les églises qui soient toujours en bon état- sollicite beaucoup le lexique ».
Après être venu plusieurs fois en Russie, l'auteur emprunte le train « Baïkal – Amour » qui commence là où le Transsibérien s'arrête et va, pendant 5.000 km, traverser le pays jusqu'au fleuve Amour, l'océan Pacifique et la Chine. Ce train, qui traverse toute la Sibérie, a en majorité été construit par les prisonniers des goulags (entraînant des milliers de morts) et l'histoire de toutes les villes le long de cette ligne est marquée par leur prospérité pendant la construction de ce train, par la présence des prisonniers, puis par le déclin. La vie quotidienne est difficile pour ces habitants qui sont à plusieurs milliers de km de Moscou et ne bénéficient aucunement de l'évolution actuelle du mode de vie russe. Pour eux la période communiste reste encore un paradis perdu où tout le monde avait du travail, et dans leur grande majorité ils sont très critiques sur le régime politique actuel (mais pourquoi, se demande Rolin, Poutine est-il triomphalement réélu ??)
Si l'atmosphère est plutôt sombre, le livre lui-même est passionnant et j'ai adoré me perdre dans la steppe avec l'auteur pendant plusieurs jours. Olivier Rolin ne manque pas de style, de poésie et d'humour, et il réussit à parler avec enthousiasme de ce pays qui le passionne !
Merci à Babelio pour ce livre
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Delphine-Olympe
  04 mars 2017
Olivier Rolin est un écrivain dont je ne raterais pour rien au monde les nouvelles publications. Il est doué d'une plume si exceptionnelle qu'il pourrait écrire sur n'importe quel sujet, je me jetterais à corps perdu dans ses textes. Qu'il ait le projet démesuré de donner à voir le monde entier ou celui, au contraire, de décrire de simples objets du quotidien, qu'il imagine une troublante figure féminine au charme incandescent ou qu'il évoque l'un des pans les plus noirs de l'histoire contemporaine à travers le destin d'un homme qui crut servir l'idéal socialiste, il passe d'un registre à l'autre avec un égal bonheur.
Il nous revient cette fois avec un genre qui lui est familier, celui du récit de voyage. A nouveau, il retourne sur ces terres inhospitalières que sont les confins de la Russie, un espace dénué de limites qu'il explore sans relâche depuis de nombreuses années. Pourquoi ? Sans doute parce que la Sibérie reste un mystère, que l'écrivain ne cesse d'essayer d'approcher. Faire l'expérience de l'immensité, cette dimension presque inconcevable pour l'esprit humain. Percevoir ce moment où l'Europe et l'Asie se rencontrent et se confondent. Et surtout, retrouver les traces, tangibles ou plus impalpables, des atrocités qui y furent commises pour se convaincre que le pire, auquel l'esprit se refuserait sans cela à croire, est en effet advenu.
Rolin est un passeur. Jamais il ne décrit platement ce qu'il voit. Tout au long des cinq mille kilomètres en train qui le mènent de Krasnoïarsk à Vanino, où il embarque pour l'île de Sakhaline, ce qu'il observe se mêle à la connaissance qu'il en a déjà par les récits d'auteurs qui l'ont précédé. Avant même de marcher en ces lieux, il les avait en effet découverts et imaginés, à l'égal de tout autre lecteur, à travers les oeuvres de Tchékhov, Grossman, Borges ou encore Hugo Pratt. Ce qu'il offre à notre regard acquiert ainsi une fascinante profondeur et nous invite à une forme de complicité, pour peu que l'on partage certaines de ses références.
Rolin convoque également l'Histoire, dont il décèle partout les empreintes. Un motif architectural, la déréliction d'un bâtiment, la persistance d'une langue ou la surprenante présence d'un commerce sont autant d'indices permettant de comprendre les lieux qui l'entourent.
Pour autant, ses récits ne manquent pas de vie. Rolin évoque également ses rencontres avec des personnages souvent ordinaires, mais qui portent en eux une part des régions qu'ils habitent et dont ils contribuent en retour à forger la singularité, et parfois le charme.
Individus, paysages, réalisations et activités humaines, tout participe à la découverte de chaque endroit traversé.
Avec Rolin, le monde est un ensemble de signes que chacun déchiffre à l'aide de ses propres connaissances, souvenirs, expériences et surtout de ses réminiscences littéraires. le monde est un grand livre que chacun peut lire à sa guise et, à l'occasion, lorsqu'on a le talent de cet écrivain, continuer à façonner de ses propres mots pour l'offrir à ses congénères. le monde et la littérature se mêlent ainsi intimement. Voilà pourquoi ces textes me touchent tant et me sont si chers.
Lien : http://delphine-olympe.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Marti94
  23 avril 2017
Au départ, j'ai repéré ce livre au joli titre "Baïkal-Amour" grâce à une opération masse critique, mais comme je ne l'ai pas reçu, je l'ai acheté. Et je le regrette.
Pourtant j'étais très motivée par le carnet de voyage d'Olivier Rolin. D'ailleurs ça commençait plutôt bien avec quelques références sur la littérature russe et ce voyage en train à travers les grands espaces de la Russie orientale.
Olivier Rolin raconte son périple sur la Magistrale Baïkal-Amour ou BAM, autre tronçon ferroviaire, moins connu que le transsibérien. Comme le titre l'indique, ce réseau traverse la Sibérie orientale et l'Extrême-Orient russe et reliant le lac Baïkal à la rivière Amour, à l'extrémité du continent. Il assure une liaison complète de Taïchet à Sovetslaïa-Gavan sur la côte Pacifique, soit 4324 km de voies ferrées. Il va poursuivre son chemin sur l'île de Sakhaline où Tchékhov a été au bagne à l'époque de la Russie tsariste. Mais cette période (des tsars) comme l'actuelle (celle de Poutine) ne semble pas intéresser Rolin qui se focalise sur la terreur stalinienne car la BAM a été construite par des prisonniers du Goulag au prix de nombreux morts. Portant il raconte que certains russes rencontrés affirment que le système capitaliste est une grande déception pour eux. Je trouve donc que son analyse géo-politique est mal construite. Et puis, il a beau vouloir décrire la taïga comme on pourrait décrire la mer, ça ne marche pas et je me suis très vite lassée.
On a l'impression qu'il n'aime pas les russes et je me suis demandé pourquoi il a fait ce voyage (lui aussi d'ailleurs pose la question de ce qui attire le voyageur).
Mais ce qui m'a vraiment agacée, c'est la façon dont il décrit les gens. Ses premiers contacts avec les russes ne sont pas très agréables comme à l'hôtel de Oust-Kout et cela continue tout au long du voyage. Et quand une personne n'est pas agréable, elle est grosse ou vieille ou moche. Quand c'est une jolie fille, elle est plutôt aimable. Ce rapport au physique montre qu'il a un problème car il évoque de nombreuses fois les gros avec mépris. C'est le genre de moqueries que je ne trouve pas drôles.
Lu en avril 2017
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10

Les critiques presse (2)
Telerama   12 avril 2017
Au total, des millions de vies saccagées qui hantent ce beau et grave récit de voyage, comme chacun des précédents périples russes d'Olivier Rolin.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaCroix   03 mars 2017
Traversant l’immensité de la Russie éternelle, à bord du Baïkal-Amour, Olivier Rolin constate que les traces du Goulag ne s’effacent pas.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   13 mars 2017
La ligne, qui n’est pas encore vraiment opérationnelle (elle ne le sera que six ans plus tard), mesure quatre mille trois cents kilomètres de Taïchet, à Sovietskaïa Gavan, sur le détroit de Tartarie en face de l’île de Sakhaline. Elle a nécessité des millions de mètres cubes d’excavation, la construction de centaines de ponts, et coûté, au moins à ses débuts, des dizaines de milliers de vies (on ne s’étonnera pas que la comptabilité n’en soit pas faite, ni qu’aucun monument ne commémore leur sacrifice). P.78/79
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
nadiouchkanadiouchka   14 mars 2017
On a embarqué à trois heures d’un matin glacial sur le quai de Novaïa Tchara, on se réveille tandis que la voie longe un large et puissant cours d’eau, tout tressé de courants entre des îles de galets. On cherche une carte, il s’avère que c’est la Nioukja qui coule au pied des monts Sta novoï, deviendra l’Olekna et se jettera dans la Lena. La Sibérie est le pays des fleuves et des rivières.
P.67
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
nadiouchkanadiouchka   08 juin 2017
Demain, ce sera Vladivostok, ses rues aux beaux noms dévalant vers la Corne d’or, rue Aléoutienne, perspective de l’Océan, rue au Tigre, les harpes géantes du pont suspendu, les bancs de brume qui soudainement gomment la ville et font mugir les sirènes, la gare tarabiscotée où le Transsibérien vient buter contre la mer du Japon, neuf mille deux cent quatre-vingt-huit kilomètres après Moscou.
P.176
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
nadiouchkanadiouchka   17 mars 2017
Un chant de prisonniers, qui est devenu une sorte d’hymne de la Kolyma, évoque ces voyages au bout de la nuit :
Je me souviens du port de Vanino
Des lugubres bateaux
Je nous revoie monter à bord par une passerelle
Et descendre dans les cales froides et sombres

Le brouillard s’épaississait sur la mer
Les éléments rugissaient
Magadan était devant nous
Capitale du kraï de Kolyma (…)

Maudite sois-tu, Kolyma
Qu’on appelle planète étrange
Ici malgré nous on perdra l’esprit
D’ici il n’est pas de retour…
P.128/129
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          122
nadiouchkanadiouchka   16 mars 2017
Ils tiennent dans la littérature russe une place bien plus importante que dans la nôtre, il me semble : c’est dans un train que commence L’Idiot et que se déroule le récit de La Sonate à Kreutzer, c’est dans un wagon que Vronsky rencontre Anna Karénine et c’est sous les roues d’un wagon qu’elle mourra, c’est au long d’un interminable voyage en train que le docteur Jivago fait la connaissance de Strelnikov, le mari de Lara.
P.12/13
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Videos de Olivier Rolin (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Rolin
Dans La Grande Librairie du 11 septembre 2008 :
Catherine Millet pour Jour de souffrance (Flammarion) Patrice Pluyette pour La Traversée du Mozambique par temps calme (Seuil) Olivier Rolin pour Un chasseur de lions (Seuil) Tristan Garcia pour La Meilleure Part des hommes (Gallimard)
François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
+ Lire la suite
autres livres classés : baikalVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
332 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre