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EAN : 9782072937040
Gallimard (18/11/2021)
3.48/5   42 notes
Résumé :
« Réactionnaire, disent-ils.
Le moment m’a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s’agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l’heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l’autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d’où je parle, mais je ne dis pas pour autant :... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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jerome-langlois
  10 mai 2021
Sujet à polémiques , remous à sciences po , j'étais curieux de lire cet essai d'Alain FINKIELKRAUT , comprendre les grandes lignes , le fonds de sa pensée qui suscitent les débats et parfois lui ferment des portes .
"Réactionnaire disent-ils" , l'auteur académicien , philosophe et agrégé s'explique sans détours et parfois un peu d'ironie , mais toujours accompagné d'une grande érudition.
Le fanatisme islamique taraude notre actualité , Alain F pense que les réponses de l'Europe sont dans le nihilisme égalitaire . Ainsi , pour contrer l'argument du philosophe Alain BADIOU , sa position sur Israël est sans équivoque : "la gauche voit dans le sionisme un racisme anti-arabe"
Règlement de compte aussi avec "l'intelligentsia progressiste" en citant Soren KIERKERGAARD : " Penser est une chose , exister dans ce qu'on pense est autre chose " ... pas faux 😉
( NB : KIERKERGAARD était un philosophe danois considéré comme le fondateur de l'existentialisme contemporain . Je résume grossièrement : il s'oppose à HEGEL considérant que tout ne peut pas être inclus dans un ensemble systématique où les vérités se coordonnent et s'unissent )
Alain FINKIELKRAUT déplore la perte de la langue , l'appauvrissement culturel et les écueils du multiculturalisme . Il appuie son argument en citant BRUCKNER , FOUCAULT, KUNDERA et LEVINAS . Je pense que son idéal , c'est la France de PEGUY .
Alain F est un homme blessé par le mépris des médias qu'il nomme le "parti ouaf-ouaf" lorsqu'il fut élu à l'Académie française .
Sur la question juive , il conserve des anecdotes précieuses mais ne remplira jamais les blancs de son histoire familiale . C'est avec justesse qu'il observe qu'Israël tire sa légitimité de la Shoah selon les penseurs de la guerre sociale et affirment ce syllogisme que la Shoah est un mensonge planétaire abondant le terrain de l'anticapitalisme radical.
Il faut remonter à l'ancien Testament , inventeur du racisme : destruction des Cananéens et pousse son raisonnement en arguant qu'Hitler serait l'émule de Moïse ( je ne voyais pas les choses comme ça ...)
J'ai été surpris de la rencontre d'Alain F avec FOUCAULT et le LSD ( il s'est encanaillé 😄 dis-donc ! ) Ceci dit , il n'était pas son disciple .
Sur l'idée de KUNDERA , l'auteur pense aussi que l'Europe et la Nation pouvaient être une seule et même cause .
Une dernière partie de cet essai révèle le "choc HEIDEGGER" : la technique supplante l'ordre de la nature pour satisfaire aux idées progressiste ( c'est d'actualité ça ...) . J'ai trouvé cette démonstration glaçante . La technique existe aussi dans une sorte de "nov langue" rendant inutile de "déranger Rabelais , Montaigne et Pascal" . Dans cette partition , j'ai trouvé que les "locuteurs progressistes" prennent cher ! Comme on dit aujourd'hui . Mais je reconnais que ce n'était pas pour me déplaire ayant été baigné dans le LAGARDE ET MICHARD 😅.
Vous l'aurez compris , c'est assez décousu mais tellement riche de philosophes , théologiens et écrivains qu'il n'est pas toujours aisé de s'y retrouver dans ces enchaînements d'idées . Bon sang ! Ils ont du en baver quand il enseignait à BERKELEY , fallait suivre .
Pour ce livre qui ne comprend que 115 pages , il faut savoir prendre son temps et relire si nécessaire ainsi que chercher parfois à côté pour suivre le chemin de la pensée d'Alain FINKIELKRAUT .
Les choses méritaient d'être dites . C'est fait .
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Tschum
  16 mai 2022
Intellectuel initialement de gauche, accusé aujourd'hui d'être réactionnaire voire d'être d'extrême droite, Alain Finkielkraut a estimé qu'il était de son devoir de faire le point sur son parcours et d'expliquer avec franchise le cheminement de ses réflexions qui l'ont amené à des positions qui provoquent souvent des réactions violentes dans une société qui ne l'est pas moins. Conscient que, comme l'a écrit Kierkegard, « penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose » l'auteur nous donne dans ce livre le témoignage de son engagement, du parcours de sa pensée, de ses réflexions, des auteurs et des rencontres qui ont compté : Kundera, Bruckner, Foucault, Levinas, Heidegger, Péguy, Etc. Il défend sa position sur" l'interminable" question juive et règle ses comptes avec certains intellectuels de gauche pour qui le sionisme est un racisme anti-arabe. Il aborde les sujets qui lui son cher, le déclin de la culture et l'affaiblissement de la langue, l'écriture inclusive, l'identité, l'Europe, le multiculturalisme, la mondialisation.
Alain Finkielkraut, comme tant de fils et de filles pris par l'agitation de la vie quotidienne, n'a pas pris le temps d'interroger ses parents sur leur vie en déportation. Il a pris conscience que maintenant « il est trop tard et qu'il ne remplira jamais les blancs de son histoire familiale».
On peut ne pas être d'accord avec les positions et les opinions de Finkielkraut, mais il faut lui reconnaître cette sincérité, cette authenticité, dans son parcours que retrace ce petit livre de 130 pages d'une grande érudition. Depuis des années, je suis un fidèle auditeur de l'émission" Répliques" le samedi matin sur France culture, que j'écoute en direct ou en podcast, et qui donne la parole à deux contradicteurs sur des thèmes philosophiques, de sociétés, moraux, politiques, littéraires, etc. On y écoute un Finkielkraut posé, intelligent, érudit, profond, nuancé, qui favorise l'émergence d'un vrai débat sur des positions opposées. A l'inverse du personnage qui s'exprime parfois avec agitation et nervosité sur des plateaux de télévision, ce qui n'améliore pas nécessairement son image.
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Patmarob
  30 octobre 2019
Avec « A la première personne », Alain Finkielkraut revient sur son passé. Il tente de répondre au qualificatif de réactionnaire qui lui a été attribué. Il joue « cartes sur table » et cherche le vrai du réel. Il reprend les thèmes qui lui sont chers.
Il évoque la question juive et Israël. Les réactions à la situation politique en Israël, l'apparition du négationnisme le conduisent à conclure à un « retournement de la Shoah contre les Juifs ». Il aborde le problème de l'identité, du patriotisme et ses évolutions sur l'identité européenne.
Alain Finkielkraut déplore la perte de la langue, la difficile transmission de l'héritage culturel, et la tragédie du multiculturalisme.
La vie personnelle de l'auteur n'est pas au coeur de l'ouvrage. Il regrette de ne pas avoir davantage interrogé ses parents, déportés à Auschwitz.
Pascal Bruckner, Michel Foucault, Milan Kundera .. sont autant de rencontres décisives qui ont marqué son parcours personnel.
L'érudition de l'auteur est vaste, les références sont nombreuses et témoignent d'une vaste culture.
Si l'auteur ne paraît pas pessimiste, il est touché par les propos ironiques et méprisants des médias quand il est élu à l'Académie Française. Cette cabale qu'il nomme le « parti ouaf-ouaf ». Plus inquiétante est la nécessaire protection qui l'entoure quand il est invité à une conférence.
« A la première personne » est un ouvrage intéressant, dont l'écriture est remarquable. le lecteur ne découvre pas d'idées nouvelles mais l'érudition et la langue en déterminent un plaisir de lecture.
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Olloix
  26 octobre 2019
Je connais A.Finkelkraut au travers de l'émission "Répliques" le samedi matin sur France Culture, et par ses quelques apparitions à la télévision, à "La Grande Librairie" (F5) ou plus récemment sur 28 min (Arte).
J'aime son intégrité et son courage d'affirmer des points de vues à rebrousse-temps, tout en restant dans la nuance et la complexité.
C'est le premier livre de lui que je lis. Il me laisse entre trois eaux : touché de le sentir fragilisé, déçu de ne pas le voir davantage faire ressortir les bénéfices de notre époque, stimulé par sa façon de plonger dans nos racines intellectuelles, la littérature en particulier, y compris non francophone.
Je mets "Un coeur intelligent" dans ma liste à lire.
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MartinServal
  25 mai 2021
Témoignage honnête d'une époque et des atermoiements d'une génération d'intellectuels. L'on suit les soubresauts de la pensée du jeune Alain Finkielkraut, ses erreurs, ses révélations personnelles, ses rencontres, ses émotions.
Sans fausse pudeur mais avec nuance et équilibre, ce livre a le mérite de remettre en perspective les accusations de droitisation portées à l'encontre de Finkielkraut mais pas seulement. Nombreux sont ceux qui, souhaitant défendre leur libertarisme de jeunesse, une certaine culture française qui inclut notamment la laïcité et l'hédonisme (pas franchement des valeurs de droites), alertent sur l'avènement d'un choc civilisationnel à l'intérieur même des frontières des Nations. Ce livre explique et défend leur cause : "La vérité est qu'ils s'inquiètent pour la survie de la communauté historique où prend sens et peut se déployer la grande querelle de la droite et de la gauche. "
Finkielkraut met en lumière le retournement de situation opéré par des médiocres qui ont pris le pouvoir (un cas d'école de la morale d'esclave nietzschéenne) : la passion pour les trésors de notre culture est désormais perçue comme une névrotique et perverse obsession pour l'élitisme et l'ethnocentrisme. Ainsi l'Occident plonge dans le nihilisme égalitaire et relativiste par refus de l'effort, de l'héritage du passé, du devoir de mémoire.
La fin du livre plonge un peu dans le constat catastrophique et irrémédiable du monde progressiste et de ses défauts, avec en filigrane une profonde nostalgie de l'auteur pour ce temps où l'on pouvait penser, débattre, s'affronter intellectuellement sans risquer l'anathème, la psychiatrisation, le bannissement...
Les hommages faits à Péguy tout au long du texte sont particulièrement vibrants et émouvants.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   25 août 2020
Un jour de juin 1977, à Berkeley où je finissais ma première année de visiting assistant professor, Pascal Bruckner m’a téléphoné pour m’annoncer qu’il venait de recevoir une lettre élogieuse de Michel Foucault sur notre Nouveau Désordre amoureux tout juste paru. Ce qui lui plaisait, me dit Pascal, c’était de lire, sous notre plume, que la libération sexuelle dont on faisait si grand cas ne rendait pas justice au désir ni à l’amour. J’étais abasourdi, je n’en croyais pas mes oreilles. Foucault, à l’époque, cumulait les prestiges de la philosophie, de la radicalité critique, de l’érudition et du style. Son écriture étincelait, son savoir fascinait, son œuvre, qui plus est, faisait entendre « le grondement de la bataille ». Il était le plus grand des grands, il régnait sur l’intelligence, il donnait l’impression d’avoir lu tous les livres et il m’adoubait, moi le rien du tout, le débutant tâtonnant pétri d’incertitudes ! J’ai sauté de joie à plusieurs reprises sur mon lit californien, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit qui a suivi cet appel et, quelques semaines plus tard, Pascal m’a présenté à l’auteur de Surveiller et punir. Son abord a été si direct, sa conversation si crépitante et sa curiosité si dévorante que je ne me souviens pas d’avoir été timide. Un lien s’est tissé. Nous nous sommes vus régulièrement après mon retour définitif en France.

Un dimanche d’hiver, j’ai été invité par quelques-uns de ses jeunes amis à venir prendre de l’acide, rue de Vaugirard, avec eux et avec lui. Je n’étais pas grand consommateur mais, n’ayant jamais su avaler la fumée correctement, j’appréciais le LSD, cette drogue qui se prenait en cachets et dont les effets étaient garantis. Avec l’acide, j’étais sûr de ne pas rester en rade. Je me suis donc rendu dare-dare à cette invitation. Foucault m’a ouvert la porte. Il était tout à fait sobre et il entendait clairement, ce jour-là, le rester. Plutôt que de glousser et gazouiller sur la moquette dans la douce euphorie des hallucinations légères, j’ai préféré le suivre dans son studio où nous avons parlé, parlé jusqu’au crépuscule.
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Jean-DanielJean-Daniel   22 janvier 2021
Parce que, malgré mes efforts pour ralentir le galop du temps, j'avance irrémédiablement en âge et aussi, je l'avoue, parce que je souffre des épithètes inamicales parfois accolées à mon nom, le moment m'a semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance.
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CornelioCornelio   31 octobre 2019
Péguy eut le pressentiment de ce qui advient : la culture, à son tour, cède la place. Mais il ignorait qu'elle serait détrônée par son homonyme. Ni vu ni connu, le cultivé disparaît dans le culturel, et ce qui caractérise cette nouvelle entité, c'est sa faculté d'englobement. Ne laissant pas la plus petite miette à la nature, elle couvre le champ entier de l'expérience, elle avale goulûment l'intégralité du phénomène humain. Elle n'a pas d'autre, pas de dehors assignable ; aucune pratique ne lui est extérieure ou antérieure, aucune manière d'être ou de se sentir ne se situe en deçà ou au-delà de sa juridiction. On n'accède pas à la culture par l'entremise des livres et des maîtres, on y baigne, on est dedans, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse. Il n'est rien qui ne mérite cette appellation naguère encore très contrôlée. L'inculture a disparu d'un coup de baguette savante : «Tout est culturel», proclament les sciences sociales, et l'on en déduit que tout rap est musique, tout dégueulis verbal, poésie, toute obscénité, fleur du mal. Nul ne pouvait naguère sortir de la mare où il végétait en se tirant lui-même les cheveux comme le baron de Munchhausen. Aujourd'hui, la culture, c'est la mare. Plus besoin donc de s'élever pour s'en approcher. Le mot qui indiquait à la fois le chemin et la destination canonise désormais le déjà-là, quelque forme qu'il prenne.
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CornelioCornelio   31 octobre 2019
À la date où il écrit, Lévinas ne peut rien deviner de la percée théorique qu'allaient opérer les études de genre qui triomphent aujourd'hui dans toutes les universités du monde occidental. Il ignore, le malheureux, que la différence des sexes est une pure construction sociale, et qu'une fois les vieux stéréotypes réduits en poussière par le patient travail de la déconstruction, chacun pourra décider souverainement de son identité. Il n'est pas outillé mentalement pour penser comme il faut. Nous souffrons alors de la même infirmité. Nous partageons, toutes proportions gardées, sa façon de voir et de ressentir. Pour nous aussi, gros bêtas que nous sommes, l'homme et la femme, cela fait deux. Non qu'il y ait, dans notre esprit, un premier et un deuxième sexe : cette hiérarchisation n'est pas la nôtre. Loin de nous rengorger de notre masculinité, nous en révélons la caractère dérisoire. Dans le sillage de Fourier, nous jugeons le progrès d'une civilisation à la place faite aux femmes, mais nous défendons avec la même fermeté l'idée que personne ne sera jamais en mesure de vivre à lui seul le tout de l'expérience humaine.
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enkidu_enkidu_   25 août 2020
J’ai cessé de confondre fidélité et fanfaronnade, je ne me raconte plus d’histoires. Je sais ce qui me sépare des séparés, mais j’ai fait mien leur « plus jamais ça ». Je revendique hautement cet héritage et c’est pour moi un continuel sujet d’émerveillement de voir le minuscule État où s’expriment toutes les dissensions de l’âme juive tenir tête depuis sa naissance aux ennemis qui l’entourent.

L’amour cependant ne me rend pas aveugle : n’en étant pas à voir ce que je crois mais croyant encore ce que je vois, je plaide depuis bientôt quarante ans pour la fin de l’occupation et la solution de deux États. Et je m’entête, je reviens inlassablement à la charge, je prends même le risque du radotage car le statu quo est un leurre qui dissimule le pourrissement continu de la situation. Je n’oublie pas qu’Israël a été récompensé de son retrait de la bande de Gaza et du Sud-Liban par un surcroît d’agressivité à ces deux frontières. Je ne prends pas à la légère le rapprochement de la menace iranienne. Ayant lu la charte du Hamas, je sais aussi que, pour cette organisation qui règne sur Gaza, et qui risquerait de l’emporter en Cisjordanie si des élections avaient lieu maintenant, la communauté de référence n’est pas la nation mais l’oumma (la communauté des croyants) : « La terre de Palestine est une terre islamique (waqf) pour toutes les générations de musulmans jusqu’au jour de la résurrection. Il est illicite d’y renoncer en tout ou en partie, de s’en séparer en tout ou en partie » (article 11).

Les Israéliens dont on dénonce rituellement l’hubris et l’esprit de conquête sont habités, en réalité et non sans raison, par la défiance et la peur. Mais aussi justifiés soient-ils, ces sentiments doivent être tempérés par d’autres considérations. La première, incontournable, c’est le droit de tous les Palestiniens de ne plus vivre sous tutelle. La seconde, c’est qu’au train où va la colonisation de peuplement à l’ouest du Jourdain, il sera bientôt trop tard pour faire machine arrière : les Juifs cesseront d’être majoritaires dans l’État qu’ils ont créé afin de le devenir. Les colons dansants et ceux qui les soutiennent n’accomplissent pas, comme ils s’en targuent, le projet sioniste : ils l’assassinent. Ils ont jugé bon d’inscrire dans la loi fondamentale le caractère juif d’Israël alors même qu’ils travaillent inlassablement à sa déjudaïsation.

C’est pourquoi, malgré les obstacles de plus en plus inquiétants que constituent l’annexionnisme des uns et le panislamisme des autres ou leur revendication obstinée d’un droit au retour à l’intérieur des frontières d’Israël, je ne varie pas, je m’en tiens à cette phrase du grand historien J. L. Talmon, dans une lettre ouverte à Menahem Begin, publiée par le journal Haaretz, le 30 mars 1980 : « De nos jours, le seul moyen d’aboutir à une coexistence entre les peuples est, bien que cela puisse paraître ironique et décevant, de les dissocier. »
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