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Clément Baude (Traducteur)
EAN : 9782714450081
512 pages
Éditeur : Belfond (20/08/2020)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 156 notes)
Résumé :
Apeirogon
Une figure géométrique au nombre infini de côtés.

En son cœur, deux pères.
Un palestinien, un israélien, tous deux victimes du conflit, qui tentent de survivre après la mort de leurs filles. Abir Aramin, 1997-2007. Smadar Elhanan, 1983-1997. Il y a le choc, le chagrin, les souvenirs, le deuil. Et puis l’envie de sauver des vies. Ensemble, ils créent l’association « Combattants for Peace » et parcourent le globe en racontant leu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  20 septembre 2020
*** Rentrée littéraire 2020 #21 ***
Quelques kilomètres à peine séparent les deux personnages qui sont au coeur de ce récit kaléidoscopique. Cela pourrait bien en être 1000. Rami est israélien. Bassam palestinien. Deux frères de chagrin, unis par le destin. Pères en deuil, ils ont perdu leurs filles, l'une abattue par un soldat israélien de 18 ans, l'autre tuée lors d'un attentat-suicide commis par trois jeunes kamikazes palestiniens. Rami Elhanan et Bassam Aramin existent, ce ne sont pas des personnages de fiction. Deux amis inattendus, militants au sein des Combattants pour la paix qui oeuvre pour une coexistence pacifique israélo-palestinienne, envers et contre tout, parcourant ensemble le monde entier pour porter leur message, envers et contre tous.
Ceux qui ont lu les romans précédents romans connaissent le don de narration de Colum McCann. Apeirogon n'offre pas la satisfaction habituelle d'un roman arborant une trame classique ample et linéaire. C'est un livre étrange, hybride qui surprend d'emblée. L'auteur y explore le conflit sans fin entre Israël et la Palestine en échappant à toute catégorisation.
Le récit est explosé en 1001 sections narratives qui se baladent librement dans le temps et l'espace, numérotées de 1 à 500 puis de 500 à 1 avec un pont, la double section 500. On y découvre le parcours de Rami et Bassam , mais aussi bien d'autres choses sur la vie au Proche-Orient, sur la vie tout court avec des digressions disparates ( les oiseaux migrateurs, le dernier repas de François Mitterrand, des explications balistiques, les performances musicales à Theresienstadt, des apartés sur Borgès … ).
La connecxion entre ces fragments est parfois très hermétique, très intellectualisé ou demandant un gros effort intellectuel. On est clairement dans l'exercice de style et parfois, j'ai lu vite certains de ces à-côté pour me recentrer sur l'histoire de Bassam et Rami, mais lorsque je suis arrivée à la double section centrale 500, j'ai compris. Comme un uppercut, comme une grenade émotionnelle, les récits à la première personne de Rami et Bassam. L'écrivain Colum McCann disparaît avec ses extraits d'interviews donnés par les deux hommes.
Cette section centrale est d'une force inouïe, elle légitime la démarche de l'auteur en faisant écho à tout ce qui a précédé et tout ce qui va suivre. Sa constellation de mots patiemment construite est un formidable moteur d'empathie. On referme le livre en ayant habité l'intériorité d'êtres humains qui ne sont pas nous. Au-delà de la compréhension de la douleur de Rami et Bassam, on ressent ce qu'ils ont ressenti, de la colère au pardon, de la volonté d'anéantir l'Autre au besoin de tenir sa main, jusqu'à devenir son ami. Certains passages sont inoubliables : les portraits des filles assassinées faits de mille détails du quotidien, le récit des 7 années de Bassam dans les geôles israéliennes, sa transformation lorsqu'il découvre la réalité de la Shoah puis l'étudie.
Un apeirogon est un polygone au nombre infini de côtés. Il ne pouvait y avoir meilleur titre pour ce roman ambitieux, nuancé et sensible qui dit la réalité complexe multi-facettes du conflit israélo-palestinien avec une puissance de frappe remarquable. Marquant et impressionnant.
Lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée Lecteurs.com
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Kittiwake
  12 décembre 2020
Apeirogon, une forme géométrique au nombre dénombrablement infini de côtés, une sorte de partition d'un cercle qui perd son identité. Et comme l'apeirogon, le récit est fait d'une multitude de notes, de confidences, de références historiques ou issues de textes sacrés, ou de de notions d'ornithologie.

C'est ainsi que Column McCann envisage l'état des lieux de cette poudrière aux dimensions réduites mais dont la configuration est une provocation à la haine et à la violence. La Palestine sous contrôle, enclavée au sein d'un territoire vécu comme une offense, et Israël défendant sa légitimité sur ces terres convoitées.
Toute la force de ce roman est de se placer du point de vue de deux familles, lourdement atteintes par le décès, à dix ans d'intervalle, de deux enfants. L'une était palestinienne, l'autre juive, et ont toutes les deux été victimes d'attentats aveugles. Et la force de ces pères, endeuillés et inconsolables, est d'être des partisans de la paix, de militer pour que cesse la loi du Talion, et les humiliations quotidiennes subies par les contrôles incessants, véritables armes à retardement. En insistant sur le fait queles coupables sont aussi des victimes d'un système inique et qui ne peut conduire qu'à des passages à l'acte qui n'atteignent pas la bonne cible, quand "leurs prêcheurs sont à l'abri de la bataille ».
La construction est particulière avec mille et une entrées, comme autant d'histoires destinées à éloigner la mort. Ce n'est pas une lecture facile, mais on oublie vite l'artifice de la structure, pris par l'intensité de ce que livrent les deux pères profondément touchés dans ce qu'ils avaient d plus précieux, la vie de leurs filles. Et leur démarche de paix en est d'autant plus bouleversante. L‘amour pour balayer la haine.
Récit qui compte parmi ceux qui laisse des traces indélébiles dans une mémoire de lecteur.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Eve-Yeshe
  17 novembre 2020
On fait la connaissance de deux amis, que l'on va suivre tout au long du roman. L'un, Bassam, est Palestinien, l'autre, Rami, est Israélien, tous les deux sont des pères en deuil, chacun ayant une fille tuée dans ce conflit qui n'en finit pas, à coup de pierres d'un côté et de balles en caoutchouc dont le coeur est en fait constitué de métal.
Bassam a passé plusieurs années en prison après avoir lancé des grenades sur des jeeps israéliennes, et il y a subi un traitement particulièrement dur. Une fois libéré, il s'est marié, a eu des enfants, s'est construit une nouvelle vie. Il est musulman pratiquant. Sa fille Abir, a été assassinée à l'âge de 10 ans par une balle perdue alors qu'elle allait acheter des bonbons, un bracelet de bonbons pour être tout à fait précise, bracelet que son père conservera longtemps.
« La balle était faite de métal en son coeur, mais revêtue à son extrémité d'un caoutchouc vulcanisé spécial. Lorsqu'elle heurta le crâne d'Abir, le caoutchouc se déforma légèrement, puis retrouva sa forme originelle, sans causer le moindre dégât notable à la balle elle-même. »
Rami est Israélien, un « Jérulasémite de la septième génération » comme il aime à le dire ; sa fille Smadar a été victime d'un commando palestinien qui s'est fait exploser dans une boutique où elle allait acheter de livres pour l'école.
Tous les deux auraient pu sombrer dans la haine, le désir de vengeance, mais malgré l'immensité de leur chagrin, ils décident de s'engager pour la paix, dans un groupe de discussion, « le Cercle des parents » composé de personnes ayant perdu un enfant, un proche pendant cette guerre. Ils se réunissent dans un hôtel au milieu des pins : « l'hôtel Everest de Beit Jala, dans la zone B sur une colline faisant face à la station de baguage des oiseaux. »

J'ai adoré ce roman, car il est différent de tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent, la variation des thèmes abordés le processus de narration, les personnages… Tout, absolument tout. Il a 1001 portes d'entrée, autant de manières de l'interpréter car il est rempli de symboles.
La couverture est à l'image du récit, très belle : sur fond noir des milliers d'oiseaux dorés qui volent de concert, et perdus aux deux extrémités deux colombes blanches, Bassam et Rami, Palestine et Israël en paix…
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Belfond qui m'ont permis de découvrir ce roman et la plume de l'auteur que j'ai très envie de retrouver avec par exemple « Et que le vaste monde poursuive sa course folle »
#Apeirogon #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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HordeduContrevent
  02 janvier 2021
Colum McCann est parti d'un drame réel, celui de deux pères, un palestinien et un israélien, unis dans la douleur. Tous deux ont perdu leur fille à dix ans d'intervalle. Tous deux font partie de l'organisation des Combattants pour la Paix et tous deux n'auront de cesse, ensemble, amis improbables, et dans le monde entier, de raconter leur histoire.
L'écrivain aurait pu en faire une romance touchante, voire larmoyante, sur la force de la paix, sur la résilience, le pardon et la rédemption, sur l'amitié israélo-palestinienne, il aurait pu écrire une histoire linéaire, chronologique. Et cela aurait été bien écrit, on n'en doute pas venant de cet écrivain dont je me remémore Les saisons de la nuit avec émotion. le drame de la mort de ces deux filles aurait été au centre du livre. Avant, l'auteur aurait relaté le parcours des pères, ensuite leur façon de se reconstruire et de s'approcher, de se comprendre. Oui, j'imagine bien ce livre de facture classique. Mais Colum McCann a eu l'intelligence et la force de narrer ce drame tout autrement. A la façon d'un apeirogon. C'est brillant et bluffant. Ce livre me fait l'effet d'une pierre précieuse noire aux facettes infinies. Chaque facette étant une variation sur un même thème. Un bijou.
Nous avons là en effet un récit fragmenté en une multitude de notes, de références historiques, de références théologiques, de leçons d'ornithologie, de confidences, de drames, d'explications techniques, de virées en moto, ce livre est construit à l'image de l'apeirogon, forme géométrique au nombre infini de côtés. Comme un cercle qui perdrait son identité. Ou une superposition d'ondes concentriques, c'est en tout cas comme ça que je le ressens. Des ondes qui tout d'abord se resserrent, comme un poumon qui se rétracte, image souvent évoquée dans le livre (tel Jésus qui est mort asphyxié sur la croix, ses poumons se rétractant). Et parfois nous suffoquons en effet. Comme autant de cercles en écho, libres dans le temps, tournoyant à Jérusalem pour l'essentiel. Numérotés de 1 à 500 puis de 500 à 1, avec une double section à 500, ces fragments sont percutants, vifs, tranchants, lumineux, à l'image des déflagrations ayant fauché la vie de deux filles, Abir et Smarda, les filles respectives de Bassam le palestinien et Rami l'israélien. Les deux chapitres 500 sont le coeur du livre, la source, l'explication. Oui c'est brillant. Comme si nous avions en face de nous une boule explosée, dont les fragments, divers, partent dans tous les sens, mais dont le coeur, pur, s'offrait à nous sous ces fragments. Cette image de l'apeirogon est également à l'image de la ville de Jérusalem, dont la beauté et la blancheur varie au gré des réfractions de la lumière, une ville si disparate aux constructions hétéroclites alliant les camps de réfugiés, les barbelés aux checkpoints jusqu'aux anciennes villas palestiniennes magnifiques laissées à l'abandon, ville dont le centre est sacré et pur. Les virées en moto sur des routes extrêmement sinueuses que nous faisons avec Rami nous offre ce spectacle de la ville. J'imagine que l'apeirogon, c'est aussi l'image de notre fonctionnement mental, composé de pensées souvent éparses et diverses, avec un centre, l'essence de notre identité, de nos raisons, de nos motivations. Oui, quelle incroyable façon de narrer cette histoire, sur la base de l'apeirogon ! Quel talent !
La jeune Smarda a été tuée dans attentat suicide en 1997, trois kamikazes s'étant fait sauter au centre de Jérusalem, alors que la jeune fille de 13 ans allait acheter avec ses copines des livres scolaires. La petite Abir, dix ans, en 2007, a reçu une balle en caoutchouc au centre en acier, à l'arrière du crâne alors qu'elle achetait des bonbons avant d'aller à l'école faire un devoir de mathématiques. Un devoir sur les tables de multiplication. La balle a été tirée par un garde-frontière israélien de 18 ans. Les deux filles furent au mauvais endroit au mauvais moment. Cet attentat et cette balle font des ricochets et sont le point de départ à de multiples réflexions sur les cercles et les tirs, allant de la bombe sur Nagasaki, en passant par le vol circulaire des oiseaux, la trajectoire des cailloux tirés par les frondeurs, les manifestations en Irlande…réflexion sur la trajectoire hasardeuse des ronds…armes rondes, vols ronds…sur leur dilatation et leur rétractation…comme un poumon…nous avons par moment vraiment du mal à respirer à l'image des parents dans ses interminables bouchons liés aux chekpoints qui ne savent pas si les attentats ont touché ou pas leurs enfants. du mal à respirer lorsque nous sommes témoins des sévices de Bassam en prison. L'air devient aussi épais que de l'eau. Presque sur le point d'exploser. Alors ces deux pères parlent, racontent, pour retrouver leur souffle, pour faire changer les mentalités et retrouver une cohérence, une ligne directrice. Comme écrit en hébreu sur la moto de Rami « Ça ne s'arrêtera pas tant que nous ne discuterons pas ».
Oui, une pierre précieuse noire mais en même temps très lumineuse. La lumière de la rédemption et du pardon de la part de ces victimes pousse au respect et à l'espoir.
L'ensemble donne un livre extrêmement ambitieux, brillant, pédagogique (j'ai appris beaucoup de choses), un livre exigeant sur un sujet complexe et subtil.
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bidule62
  11 octobre 2020
Exceptionnel....
Le livre s'articule autour de deux amis : l'un est Israëlien et juif, l'autre Palestinien et musulman. Tous deux sont "combattants pour la Paix" et sont membres des "parents endeuillés" ayant tous deux perdu leur fille.... Ils sont amis et ils veulent trouver une autre solution pour ce conflit désormais de plus de 70 ans....
Ce livre entrecroise leur récit (mais pas un sens linéaire, au contraire le texte s'éparpille avec bonheur) avec d'autres faits, d'autres courtes histoires.
Il est passionnant. Bien écrit, difficile à lâcher....
Je suis allée en Israël, j'ai franchi le mur (avec un passeport français c'est plus facile de le passer dans un sens et dans l'autre). Ce qu'on peut voir à la télé est en-dessous de la réalité. C'est d'une violence inouïe....
Mais plus que cela, c'est l'école de l'ONU de Béthléem qui m'a marquée. Une école en face du mur et d'un mirador.... et de fusils qui dépassent.... Une école de l'ONU avec des fenêtres qui ne sont pas faites de vitres mais de plaques de métal.... La porte de l'école avec des impacts de balle à hauteur d'enfant.... J'étais glacée....
Ayant vu cela je finis ce livre avec une pointe de désespoir.... Je pense aux deux personnages. Quel mérite ! Mais si leur combat est indispensable, il me semble tristement si vain....
Un livre à lire et faire lire....
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critiques presse (5)
Bibliobs   20 octobre 2020
Onze ans après « Et que le vaste monde poursuive sa course folle », l'écrivain irlandais signe une impressionnante somme romanesque sur le conflit israélo-palestinien.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Culturebox   14 octobre 2020
D'une forme originale rappelant celle, musicale, des "scherzos", son livre raconte l'histoire d'amitié entre un père palestinien et un père israélien qui ont tous deux perdu leur fille.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   16 septembre 2020
Le lecteur, d’où qu’il vienne (McCann est traduit dans 40 langues) aura bien du mal à oublier ce livre.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Liberation   16 septembre 2020
Le conflit israélo-palestinien à travers les récits de deux pères et une construction complexe tirée de la géométrie
Lire la critique sur le site : Liberation
LeSoir   16 septembre 2020
« Apeirogon », de Colum McCann, c’est un coup de cœur et un coup de massue. Ce roman vous fait beaucoup de bien et vous ébranle complètement. Ce paradoxe est le signe des grands livres. « Apeirogon » est un très grand livre.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
rosulienrosulien   11 janvier 2021
Mais la Mort, qui apparaît sous les traits d’un vieux soldat retraité, est offusquée par la mécanisation du meurtre et la manière moderne de mourir, qui l’a mise au chômage. La Mort se met en grève et, dès lors, il devient impossible à quiconque de mourir.
En vertu du décret de la Mort, même la mort naturelle est déclarée morte.
D’abord, l’empereur y voit une délivrance de la tyrannie de la Mort – Libération de la mort ! Liberté de l’âme ! Mais bientôt l’incapacité des gens à mourir, à cause des bombes, des balles ou de tout le reste, engendre la panique, la révolte et un ennui paralysant chez les sujets de l’empereur.
Il s’efforce d’exercer son pouvoir mais – puisqu’il ne peut tuer personne – celui-ci a déjà commencé à s’étioler rapidement. Aussi supplie-t-il la Mort de reprendre sa mission traditionnelle. La Mort accepte de recommencer à tuer, mais à une seule condition : que l’empereur soit sa toute première victime.
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PaquitoPaquito   13 janvier 2021
Voilà comment fonctionnait l'Ocupation : vous attendiez. Et vous attendiez. Et ensuite vous attendiez pour combattre l'attente. Bassam savait qu'il valait toujours mieux comme si ça n'était pas un problême. Vous attendez debout, vous attendez assis, vous attendez adossé au mur. Vous attendez qu'un autre soldat arrive. Vous attendez qu'il s'en aille. Vous faites de l'attente un art.
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rosulienrosulien   11 janvier 2021
La peur fait vendre, et elle fait les lois, et elle prend les terres, et elle construit des colonies, et elle aime faire taire tout le monde. Et, soyons honnêtes, en Israël on est très doués pour la peur, elle nous occupe. Nos hommes politiques aiment nous faire peur. Nous aimons nous faire peur les uns aux autres. Nous employons le mot sécurité pour faire taire les autres. Mais il ne s’agit pas de ça, il s’agit d’occuper la vie de quelqu’un d’autre, la terre de quelqu’un d’autre, la tête de quelqu’un d’autre.
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rosulienrosulien   11 janvier 2021
Voyez, à l’époque, j’avais quarante-sept, quarante-huit ans, et j’ai dû apprendre à admettre que c’était la première fois de ma vie, jusqu’à présent – je peux le dire maintenant, je n’aurais jamais pu ne serait-ce que le penser à ce moment-là –, c’était la première fois que je rencontrais des Palestiniens en tant qu’êtres humains. Pas simplement des ouvriers dans la rue, des caricatures dans les journaux, des créatures transparentes, des terroristes, des objets, mais – comment dire ? – des êtres humains – des êtres humains, je n’en reviens pas de dire ça, ça paraît si terrible, mais ç’a été une révélation 
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rosulienrosulien   11 janvier 2021
Le mot algèbre vient de l’arabe al-jabr, qui évoque la réparation des os cassés
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