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Philippe Bataillon (Traducteur)
EAN : 9782020530538
186 pages
Éditeur : Seuil (19/03/2002)
3.39/5   22 notes
Résumé :
Une tempête de neige s'abat sur l'aéroport de Pittsburg : deux hommes de nationalité espagnole se rencontrent dans une salle de transit. Ils ne se connaissent pas et ne se reverront jamais. L'un, Claudio, professeur de littérature, spécialiste de Borges, écoute alors la très étrange histoire d'amour que l'autre, Marcelo, un homme d'affaires madrilène, a vécu dans un hôtel de Buenos Aires. Puis les voyageurs se séparent et Claudio découvrira, dans ce même hôtel où a ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
missmolko1
  05 juin 2015
Carlota Fainberg est une lecture qui m'a tenu en haleine cette semaine. L'auteur nous présente deux protagonistes, deux espagnols qui se retrouvent bloqués dans un aéroport au États-Unis. Notre narrateur se rend a Buenos Aires tandis que l'autre apprenant ça, lui raconte une histoire qui lui est arrivé la-bas. Son job consiste a racheter des hôtels qui sont en faillite pour les remettre sur pied, il en découvre un en plein coeur de la ville et voit déjà la belle affaire. Seulement, il fait la connaissance d'une femme charmante, qui va le séduire. Je ne vous en dis pas plus, juste que cette femme a bien des secrets....
L'intrigue m'a beaucoup plu, le suspense et la et l'on veut connaître la fin, qui ne m'a pas déçu. Par contre, l'histoire de Claudio en arrière plan, ne m'a pas passionné.
L'écriture d'Antonio Munoz Molina est captivante, par contre, le fait qu'il utilise des termes anglais quasiment dans chaque phrase est assez horripilant. Heureusement l'intrigue est bonne et les personnages sont attachants. "Dans la vie, les grandes explosions de joie ou de malheur sont beaucoup moins fréquentes que ne le suggèrent les romans ou le cinéma. D'après mon expérience (pas trop vaste je m'empresse de le préciser), dans la vie de tout a chacun, beaucoup plus importants sont les petits disapointments qui gâchent la possibilité de satisfactions assez peu spectaculaires, vraiment très modestes et cependant très solides, qui se présentent a presque chacun d'entre nous. A l'aéroport de Pittsburgh, quand je me suis vu presque traîné par un compatriote importun pour aller prendre un café, "ou un peu plus" comme il l'a dit, vers un oak bar suspect ou se trouvaient déjà installes, incrustes comme on dit aujourd'hui en Espagne, deux gros bonshommes tristes et ostensiblement redneck qui buvaient de la bière, j'ai pris conscience de tout le plaisir que je m'attendais a éprouver dans la lecture ou dans la simple attente du voyage pendant les heures qui me séparaient du départ de mon avion, et du manque d'égards avec lequel cet homme m'avait arraché un morceau de temps qui m'appartenait et qui jamais ne me serait rendu." Ils sont assez caricaturaux, il y a d'un coté, le gros macho par excellence, tandis que de l'autre, l'homme cultivé : "[...] Entendre parler des femmes en termes physiques était quelques chose que je ressentais comme aussi vieilli que le manteau posé sur les épaules de mon père, ou que ces cigarettes brunes sans filtre qui avaient déjà commencer a le tuer sans qu'il ne le soupçonne." C'est une rencontre assez improbable qui au final plaira aux lecteurs.
Je suis heureuse d'avoir enfin découvert un roman de l'auteur. J'avais envie de le lire depuis longtemps et je ne suis pas déçue.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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brigittelascombe
  29 janvier 2013
"C'est à cause d'une femme et d'un hôtel que je ne peux pas retourner à Buenos Aires" confie Marcelo, un "homme d'affaires madrilène" à Claudio.
Ce dernier, universitaire d'origine espagnole mais exerçant en Pennsylvanie, se rend dans cette même capitale argentine pour faire un exposé (lors d'un colloque) sur un poème de Jorge Luis Borges.
Les deux hommes sont de parfaits inconnus. Seuls les relient leur pays natal et le temps à tuer dans l'aéroport de Pittsburgh où les bloque une tempête de neige. Claudio raconte, ici, l'incroyable aventure, passionnée et passionnelle, de son compagnon de transit avec Carlota Fainberg (d'où le titre) femme blonde "à tomber raide" occupant la suite nuptiale d'un hôtel argentin au bord de la ruine alors qu'en 1989, suite à l'hyperinflation, le pays était "foutu" et que Marcelo "cadre international" venait espionner pour le compte de la chaine "Worldwide resorts".
Bien que l'intrigue soit longue à se mettre en place (page 62 sur 182 pages) et que Antonio Munoz ponctue chaque phrase de mots d'anglais professionnels et fatigants (sans doute pour mieux baigner le lecteur dans le monde caricaturé des affaires), ce roman, fort bien écrit, dévoile plusieurs pistes intéressantes:
-L'époque où se déroule l'action et son contexte (marasme) économique (1989 puis 1993).
-La sensualité des Argentines dont le physique est comparé à celui des Espagnoles (courtes sur pattes!!! mais prêtes aussi, dans certaines circonstances...).
-Le caractère machiste des Espagnols: avec donjuanisme, fantasmant sur des femmes fatales mais intimidés et craintifs de ne pas être à la hauteur.
-La peur des hommes en général vis à vis de femmes "trop femmes".
-L'image et le paraître: car Claudio, intellectuel, juge au départ vulgaire cet individu qui étale ses frasques puis s'intéresse à l'homme d'affaires autoritaire qu'il entrevoit entre deux phrases.
-La lâcheté des hommes infidèles en général car l'aventure tourne au vaudeville.
-L'image caricaturale de "conquistador" et de "gallito" (petit coq) de l'Espagnol perçue en Argentine car Claudio, lui aussi va croiser une femme fatale. Son impardonnable faute à citer du Borges, poète argentin alors qu'il n'est pas d'origine latino-américaine.
-Le côté fantastique de ce récit car cette Carlota Fainberg, que rencontrera Claudio dans ce même hôtel, est-elle fantôme, femme ou fantasme? A lire!
A signaler que l'auteur, Antonio Munoz Molina (comparé à Henry James, Thomas Mann ou Juan Carlos Onetti), a publié de nombreux romans primés: Un hiver à Lisbonne (prix de la Critique et prix National de littérature 1987), le Royaume des voix (prix Planeta 1991 et prix national de la littérature 1992), Pleine Lune (prix Fémina étranger 1998).
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Pirouette0001
  30 janvier 2017
Que dire ? Si ce n'est que c'est une oeuvre de Muñoz Molina à côté de laquelle on peut passer sans remords.
Un professeur espagnol d'une université américaine en partance pour Buenos Aires est bloqué à l'aéroport de Pittsburg par une tempête de neige et se fait harponner par un compatriote qui veut absolument lui raconter ses aventures dans la capitale argentine.
L'histoire en elle-même n'est pas à jeter, mais il est insupportable que le personnage du professeur ponctue toutes ses phrases de termes d'anglais pour faire bien. C'est véritablement désagréable et enlève tout plaisir à la lecture. Et bon, l'histoire n'est pas rocambolesque non plus. On dirait une première oeuvre de jeunesse, mais mal conçue. Heureusement qu'il y a mieux, nettement mieux chez cet auteur.
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Jrp
  11 avril 2019
Dans son introduction Antonio Munoz Molina dit avoir écrit un roman court. Moi je pense que c'est une nouvelle dont le sujet m'a paru plus que brouillon, un condensé de beaucoup de frasques en peu de pages.
Et puis tous ces termes américains glissés dans le récit détruit le style même si l'écriture est relativement captivante. Franchement, des termes anglais quasiment dans chaque phrase devient énervant. C'est bien beau vouloir faire « cool » mais quand même …
Vite lu vite oublié, j'ai rien trouvé de transcendant dans cette histoire ...
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Schneeweiss
  17 mai 2009
Un livre à lire uniquement pour le plaisir. Cette histoire qui s'avérait intrigante m'a finalement déçue...
Lien : http://lectures-givrees.over..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   04 juin 2015
[...] Entendre parler des femmes en termes physiques était quelques chose qu je ressentais comme aussi vieilli que le manteau posé sur les épaules de mon père, ou que ces cigarettes brunes sans filtre qui avaient déjà commencer a le tuer sans qu'il ne le soupçonne.
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fbalestasfbalestas   26 novembre 2017
- C'est à ça que je passe mon temps, Claudio, me disait-il en posant, de manière gênante mais pour un court instant, sa main sur mon genou, dans un geste de confiance ou de camaraderie favorisée peut-être par la tempête de neige, encouragée par notre condition d'Espagnols. D'hôtel en hôtel, comme qui dirait, de ville en ville. C'est fatigant, tu ne peux pas savoir. Parfois, je regrette presque de ne pas être resté conseiller fiscal, c'est ce que je faisais autrefois : on remplit pour les gens leurs déclarations de revenus et on les voit faire la grimace quand on leur annonce ce qu'ils auront à payer. Et pourtant, là aussi je te dis la vérité, ce que je préfère c'est découvrir le monde et faire connaissance de gens nouveaux.
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brigittelascombebrigittelascombe   29 janvier 2013
Tôt ou tard,il arrive toujours un moment où la solitude la plus satisfaisante et la plus autonome se transforme en un état d'abattement plaintif dans lequel on regrette lamentablement les soins d'une épouse,d'une mère dévouée.
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brigittelascombebrigittelascombe   29 janvier 2013
Ma femme n'est pas bête,elle sait que les occasions se présentent sans arrêt et que pour un homme, même plein de bonne volonté,c'est difficile,s'il est vraiment un homme,d'arriver toujours à se contrôler.
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brigittelascombebrigittelascombe   29 janvier 2013
Mais je ne comptais pas avec un imprévu, comme je le dis toujours,l'homme propose,Dieu dispose,et la femme décompose...
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