AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070786439
Éditeur : Gallimard (04/09/2008)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 44 notes)
Résumé :
«J'aimais la voix traînante de Léa, ses cheveux roux, son incroyable vitalité. Nous nous comblions, est-ce qu'on peut dire cela? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s'ajusteraient parfaitement, mais ne viendraient pas de la même boîte. Que nous est-il arrivé? Où sont passées les deux amies perchées sur le tabouret du photomaton, les petites filles amoureuses, les adolescentes en colère? Il faudrait retourner dans la cabine, glisser une pièce dans la fente po... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
carre
  27 janvier 2012
Dans les Inséparables, Marie Nimier raconte l'amitié indéfectible avec Léa. Léa est l'exact opposé de la romancière. Extravertie, colérique, impulsive pour l'une, timide, discrète et posée pour l'autre. Et pourtant ce lien tissé entre les deux amies reste toujours aussi fort malgré les dérives de Léa et ses souffrances récurrentes.
Marie Nimier réussit tout en nuance le portrait de son amie et les raisons de cette amitié indestructible. Dans une langue très belle, elle nous fait le témoin de ce lien sans trahir Léa. Elle évite toute complaisance et nous donne un récit beau et touchant.
Commenter  J’apprécie          140
soleil23
  09 septembre 2012

J'ai eu envie d'un moment d'attendrissement et lire un roman sur l'amitié ''la vraie'' me parait le meilleur moyen. Alors j'ai plongé dans ''Les inséparables'', déja le titre évocateur laisse présager une belle histoire comme j'aime, n'est ce pas ?'
Eh bien non !! C'est une autre déception !
Les petites historiettes qui se terminent au bout de quatre ou cinq pages perturbent ma concentration et coupent mon fil de lecture. Dépassée la centiéme page, je lache ce roman pour de bon.
Déja, le fait de reprendre la lecture aprés de jours est un critére qui ne trompe pas, je m'ennuie et le verdict tombe aprés quatre jours : ce roman n'est pas pour moi.
Une seule phrase m'a parue interessante : ''Il nous demanda si a notre avis, c'était vraiment voler que de prendre des livres qui étaient entrain de moisir.
Etait-ce les voler, ou les sauver ?
Les sauver, évidemment. ''
Adieu Léa et sa copine ! Sans regret.

Commenter  J’apprécie          60
absolu
  01 août 2012
"A partir de treize ans, l'histoire ne se raconte plus de la même façon. du jour au lendemain, d'une heure à l'autre, quelque chose qui se passe qui n'est ni un accident ni une rencontre
Quelque chose se casse à l'intérieur de Léa, une digue, un barrage, çah ne s'explique pas ; ça envahit."
Léa se réveillle, vers 4 heures du matin, "elle dit qu'un bruit s'est installé dans sa tête, un bruit qui n'est pas un bruit et qui ne s'arrête pas, et une phrase qui se répète sans fin, une phrase qui l'obsède : il n'y a pas de raison, pas de raison..."
En effet, il n'y a pas de raison. Il n'y avait pas de raison pour que les chemins de Léa et la narratrice se croisent si longtemps, comme la double hélice d'un ADN, complémentaires, comme un couple d'allèles sur un chromosome, une amitié qui s'impose d'elle-même, qui s'expose, une amitié peu commune comme le sont toutes les grandes amitiés, fortuites, spontanées, indéfectibles. Il n'y avait pas de raison non plus pour qu'ils se décroisent, pour qu'ils s'effilochent et ne se raccrochent jamais, même si Léa s'est souvent cherchée/égarée dans des ruelles mal fréquentées, entre un père inconnu, un beau-père américain et une mère noyée dans ses coupons de tissus. La vie sans Léa n'est pas concevable.
C'est une amitié telle qu'il est difficile pour l'auteure, d'en parler, de l'écrire, sans s'émouvoir : "C'est difficile en ce moment, je pleure tout le temps en écrivant. Il faudrait prendre la distance nécessaire au récit. Ne pas être le bras de Léa dans lequel l'aiguille s'enfonce, ne pas avoir la gorge qui se serre chaque fois que je croise une femme qui fait la manche dans la rue." Les jours, les mois les années s'immiscent entre elles, les murs des maisons de repos, des centres de désintoxication, mais toujours les mots les unissent, ces mots qu'elles notent, dans des cahiers, proverbes, maximes, slogans, autant que les propos les plus anodins, en apparence, ces mots qu'elles déposent dans des enveloppes. Des mots qui protègent, de soi, du vide, du trop-plein. Des mots qui se souviennent, qui imaginent, qui anticipent, quelquefois. La défonce, l'extase, la descente les éloignent aussi, régulièrement, mais c'est une autre chimie qui les ramène toujours, l'une à l'autre. Y a pas de raison. Y a vraiment pas de raison de ne pas en faire une histoire.
Deux vies assez banales en soi, qui, réunies, deviennent extraordinaires.
Lien : http://www.listesratures.fr/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
mustango
  19 décembre 2008
Un livre sur le thème de l'amitié, une amitié qui défie le temps. Léa et la narratrice se connaissent depuis l'enfance, une enfance à Paris, pas loin des Champs Elysées. Une première partie qui m'a un peu ennuyée. Puis l'histoire décolle vraiment dans la deuxième partie, lors des 13 ans de nos protagonistes, et ça ne retombe plus jusqu'à la fin.
Les chemins de nos deux amies s'éloignent inexorables, pourtant la narratrice reste là pour Léa, c'est une amitié entrecoupée. Parfois Léa ne donne plus de nouvelles. La vie de Léa est une chute (drogue, prostitution...), et on se demande comment une amitié peut tenir quand les chemins se séparent à ce point.
Commenter  J’apprécie          40
mamansand72
  07 août 2015
Roman sensible et émouvant sur le thème de l'amitié, de l'enfance à l'âge adulte.
Entre la narratrice et Léa, cette amitié née sur les bancs de l'école va traverser de nombreuses épreuves dues à la toxicomanie de Léa. Malgré tout, cette amitié résistera dans le temps et se révèlera le point d'ancrage fixe, le repère stable de Léa dans ses moments les plus durs. La narratrice nous fait vivre les évolutions de cette relation amicale et ses tourments, la descente aux enfers de son amie (toxicomane, voleuse, prostitution, violence…) et sa souffrance due à son impuissance à empêcher ces déchéances mais aussi sa loyauté et son indéfectible fidélité.
Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (1)
Lecturejeune   01 décembre 2008
Lecture jeune, n°128 - Après La reine du silence (Prix Médicis 2004, voir LJ n° 113) Marie Nimier revient à nouveau sur son enfance et convoque la figure de Léa, amie précieuse. L’auteur évoque les petites choses de leur jeunesse dans le quartier des Champs-Élysées d’un Paris des années 60. Famille recomposée pour les deux fillettes, père absent, Marie trouve dans la famille de sa copine un brin de loufoquerie, notamment dans le personnage de John Palmer, beau-père américain, qui offrira aux gamines comme animal de compagnie Rommel, un fennec. Si différentes, les petites filles sont comme fascinées l’une par l’autre : Marie l’enfant sage, Léa l’exubérante. À l’adolescence déjà elles tenteront des expériences distinctes. Pourtant elles seront toujours là l’une pour l’autre, liées, inséparables. Mais Marie ne parviendra pas à empêcher Léa la flamboyante de s’abîmer dans la drogue, puis la prostitution.

Dans ce texte sincère, et certainement nécessaire, l’auteur tente de revenir sur ces instants, où peut être la vie a basculé. Jamais elle ne juge son amie. L’ouvrage tout entier dédié à ce portrait passionné de Léa touche le lecteur. Il en émane un très joli souffle de vie, qui fait tenir debout, bien vivantes, les deux amies.

Hélène Sagnet
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
AncolieAncolie   21 décembre 2012
Ce qui nous séparait nous liait tout autant que ce qui nous réunissait. Nous nous comblions, est-ce qu'on peut dire cela ? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s'imbriqueraient parfaitement, mais qui ne viendraient pas de la même boîte.
Commenter  J’apprécie          170
mamansand72mamansand72   07 août 2015
Après son séjour à l’hôpital psychiatrique, Léa avait partagé sa vie entre Grenoble et Paris. […] Je me souviens d’un jour où nous devions aller voir un film ensemble, je l’avais attendue pour rien. Une autre fois je l’avais invitée à déjeuner chez moi, même chose. Je lui avais envoyé un petit mot à Grenoble pour lui dire qu’elle aurait pu au moins prévenir. Etait-ce si difficile de donner un coup de fil ?
Léa l’avait mal pris. Elle m’avait posé un lapin, et alors ? Oui, sans doute, mais c’était un détail comparé à ce qui nous unissait. Nous n’avions pas la même perception du temps, je le savais, non ? En bref, s’il y avait quelqu’un à condamner dans l’histoire, c’était bien moi et mon appréciation trop rigoureuse du calendrier. Je devais moins m’en faire en général, et moins m’en faire en particulier à son propos. Je voulais des explications ? Si elle n’était pas venue à notre dernier rendez-vous, c’est qu’elle s’était endormie sur un banc et ne s’était réveillée qu’à la nuit tombée. Voilà, c’est tout ! Sinon, elle espérait que j’étais en pleine forme, et que nous allions bientôt réussir à nous croiser.
Nous croiser, réussir à nous croiser… Ces mots m’avaient fait mal. Ce que Léa avait mis dans son corps pour s’endormir ainsi, en plein jour, dans la rue, elle ne le disait pas. Si j’avais pu penser autrefois que la drogue lui avait sauvé la vie, j’avais depuis changé d’opinion.
La lettre suivante venait de Fleury-Mérogis.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
mamansand72mamansand72   07 août 2015
Quand elle refit surface, ce fut pour annoncer une nouvelle essentielle, ou plutôt deux grandes nouvelles qui se tenaient par la main. La première, la plus importante, celle qui la propulsait dans un autre monde : Léa attendait un enfant. Elle sortait du laboratoire d’analyses médicales, elle venait d’avoir les résultats de la prise de sang. La seconde nouvelle me soulagea d’un grand poids : elle avait complètement arrêté la came, toutes les cames. Pour fêter ça, elle voulait m’inviter au cinéma, puis nous dînerions ensemble. Ça me disait d’aller voir « Le fantôme de la liberté » ?
Moi qui ne suis sûre de rien quand il s’agit de classer mes souvenirs dans le temps, je sais que le jour où Léa me téléphona pour m’annoncer qu’elle était enceinte était un 11 septembre. Cette date qui deviendrait historique…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
mamansand72mamansand72   07 août 2015
Ce que nous avions en commun ? Nous aimions faire peur aux petits, comme on nous avait fait peur, sans doute, quand nous avions leur âge. Quoi encore ? Nous avions des pères naturels absents. Et aussi ? Des mères intelligentes et bien coiffées […]
Et puis ? Rien. Ce qui nous séparait nous liait tout autant que ce qui nous réunissait. Nous nous comblions, est-ce qu’on peut dire cela ? Se combler, comme deux pièces de puzzle qui s’imbriqueraient parfaitement, mais qui ne viendraient pas de la même boîte. Léa pouvait parler longtemps sans que jamais je ne me lasse de l’écouter. Je pouvais rester silencieuse sans qu’elle me demande si je faisais la tête. Et ensemble, notre complicité se renforçant, nous entreprenions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
cocoerikcocoerik   21 février 2013
Au moins nous étions deux, et c'était notre force.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Marie Nimier (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marie Nimier
Christiane Taubira déclame des textes féministes .Invitée à faire lire à Avignon ses auteurs fétiches, l?ex-ministre fait cette semaine la Une de Télérama. Elle y analyse l?échec de la gauche, et livre les secrets d?un optimisme combatif. A cette occasion elle a accepté de nous déclamer deux textes : l'un de Léonora Mialo et l'autre écrit par Marie Nimier et Thierry Illouz. Deux textes féministes poignants qui racontent en creux l'indestructible joie de vivre de Christiane Taubira, et sa certitude que la culture peut vaincre sexisme et racisme.
autres livres classés : amitiéVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
1554 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre
. .