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ISBN : 2070149080
Éditeur : Gallimard (10/04/2015)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 60 notes)
Résumé :
Le narrateur, à la demande d'une psychiatre, raconte les événements qui, en l'espace de cinq jours, ont dévasté sa vie. Tout commence lorsque ce vendeur de téléphones mobiles apprend le décès de son père, avec lequel il entretenait des rapports très lointains. Afin d'organiser les obsèques, le jeune homme se rend dans la petite ville où vivait le défunt et s'installe dans la maison paternelle. Il fait alors une découverte terrifiante qui le plonge, au fil d'un encha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  21 juin 2015

Un homme banal, 36 ans, vendeur de téléphones mobiles, sans amis, des relations occasionnels avec des femmes de passage et une relation distante avec son père veuf,retraité. Il vient d'apprendre le décès de ce dernier. Il se rend dans la petite ville où vivait le défunt et s'installe le temps des obsèques dans la maison paternelle. le jour méme,"pour ouvrir une de ses fameuses bouteilles" pour honorer la mémoire de son père ,il descend tranquillement dans la sombre cave. Et là il va faire une découverte renversante........s'en suit les cinq jours qui le conduiront au désastre. Dans ce court récit de 125 pages, c'est ces cinq jours qu'il raconte à un psychiatre.
Tout est morbide et apathique dans ce livre, méme le ton et le rythme, qui dans un sens renforce le tourbillon infernal où cet homme se retrouve malgré lui.Bien sûr, on se pose la question, comment aurait-on procédé à sa place ,mais là, du moins moi, on se retrouve dans la méme apathie, sans solution. Donc dans ce sens , le livre est réussi, mais bon, je ne sais pas, quelque chose manque dans le fond. On ne saura jamais la vérité derrière l'Inimaginable, tout reste trop en surface,méme cette image du père qui entre dans le corps et la tête du fils, révélant la fragilité de son identité.Peut-être est-ce le but de l'auteur? Donc avis mitigé......
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Neneve
  30 novembre 2016
Un jour qu'il travaille dans une boutique de téléphonie mobile, le narrateur reçoit un appel d'un médecin lui annonçant le décès de son père, mort d'hémorragie cérébrale, suite logique d'une rupture d'un anévrisme. le narrateur prend donc le train, vers la maison ou vivait son père. Il se retrouve dans une situation improbable. Son père cachait un très lourd secret dont il deviendra malgré lui prisonnier et complice.
Cette oeuvre en est une qui se lit très rapidement. Tout d'abord, parce qu'elle est très courte (à peine 125 pages), mais également parce qu'elle se lit bien. Alexandre Postel écrit bien. Des phrases sans ambiguïté, sans détour. Une écriture fluide et une histoire très intéressante. Les pages se tournent, et le lecteur ne veut pas déposer le livre, parce qu'il a envie de savoir, de comprendre. Mais Postel ne donne pas tout, ne répond à rien. Ce fait peut peut-être agacer certains, mais moi, ça m'a plu. le livre reste ouvert, plein de questionnements et chacun est libre d'y donner le sens qu'il souhaite.
J'ai beaucoup aimé.
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universlitteraires
  29 octobre 2017
L'ascendant est un thriller psychologique aux allures de policier publié aux éditions Folio. Un récit à suspense qui allie drame et angoisse, de quoi nous faire hérisser le poil ! Ce roman a attiré mon attention, dans un premier temps, par le fait qu'il ai reçu le prix du deuxième roman, ce qui n'est pas rien ! Et dans un deuxième temps, par la critique qu'il a reçu de la part de Bernard Pivot dans le Journal du Dimanche : « Un roman d'épouvante raconté avec une écriture simple, tranquille, bonhomme« .Le terme « épouvante » étant mentionné, je ne pouvais évidemment pas, passer à côté de ce livre. le synopsis nous annonce un récit plutôt lugubre et quelque peu énigmatique.
Dans ce récit, nous découvrons un jeune homme, dont nous n'apprenons d'ailleurs, jamais l'identité. Vendeur de téléphones mobiles, célibataire ayant quelques aventures par-ci et par-là, ne semble pas posséder de véritables amis et qui entretient une relation distante avec son père depuis la mort de sa mère. Nous avons donc un personnage principal banal qui semble avoir une vie quelconque, jusqu'au jour où il apprend le décès de son papa qui l'amène à se rendre dans le patelin où vivait sa figure paternelle afin d'y organiser les obsèques. Ces quelques jours, où il va crécher dans la maison de son père défunt vont bouleverser sa vie de manière tragique. En effet, en arrivant sur les lieux, il fait une découverte des plus surprenantes dans la cave de cette maison. Une mystérieuse jeune femme, retenue captive dans une cage, qui semble avoir des habitudes encrées en elle dans les sous-sols de cette maison nous laissant comprendre qu'elle se trouve ici depuis un certain temps. Une jeune femme craintive mais pas tant que ça finalement, qu'on pourrait penser muette. Face à cette troublante découverte, notre personnage principal se comporte de manière étrange, en effet, il ne cherchera pas joindre les autorités directement, mais à trouver la clé, qu'il ne trouvera pas, de la cage qui prive cette jeune femme de sa liberté. Sans s'en rendre compte, il va continuer à retenir cette jeune femme captive comme le faisait son père avant lui. Un enchaînement d'événements, de mauvais choix va faire basculer notre personnage principal dans une situation terrible sans retour possible…
Lorsque j'ai commencé ma lecture, je ne m'attendais pas à quelque chose de complètement aboutit étant donné la finesse de cette ouvrage qui ne fait que 130 pages environ. Ai-je eu tort ? Et bien oui et non. Oui car d'un côté, nous avons une intrigue prenante, bien travaillée avec une psychologie du personnage principal bien développée. Et non, car j'avoue être restée sur ma faim. Je ne dirai pas que la chute de ce récit a été bâclée, bien au contraire d'ailleurs (j'y reviendrai) mais c'est le ressentis que l'on peu en avoir. Cependant, nous pouvons envisager que la rapidité à laquelle se déroulent les évènements, et à laquelle les explications sont données concernant le dénouement de l'histoire est voulue par l'auteur, pourquoi ? Sans doute, pour donner plus d'impact au soudain basculement de l'existence de notre personnage principal qui, du jour au lendemain, se retrouve dans une situation que lui-même a du mal à comprendre. On ressent clairement que le personnage se retrouve déboussolé entre ce qu'il devrait faire, c'est-à-dire prévenir les autorités de ce qui se passe dans la cave de son père, et entre la prise de conscience de la cruauté de celui-ci. Notre personnage principal, sans le vouloir, reprend le flambeau de son père en ne faisant rien de concret pour libérer cette jeune femme. On peut voir en cela, une forme de déni, le refus d'admettre que sa figure paternelle a pu commettre un tel crime. L'intrigue est également présente du côté de la captive qui enfermée depuis un certain temps, ne semble pas réellement souffrir de cette situation, comme si elle n'avait rien connu d'autre que l'enfermement… Je suis assez mitigée sur ce récit, puisque je le trouve extrêmement malin dans sa narration et d'une certaine manière dans sa construction, ce qui rend l'intrigue d'autant plus poignante et d'un autre côté c'est comme si il manquait quelque chose pour nous permettre de comprendre ce qui s'est passé dans la tête du père. Si le but de l'auteur est de semer le trouble dans l'esprit du lecteur et ainsi de le laisser libre d'y donner le sens qui convient le mieux selon lui, et bien nous pouvons dire que l'objectif est atteint. En ce qui me concerne, j'ai décidé de penser que le père a été confronté comme son fils à une situation infernal qui a été mal géré et qui donc, a entraîné une suite d'évènements tragiques. Je suis arrivée à cette conclusion en me basant sur le fait que l'auteur fasse sous-entendre à plusieurs reprises que le fils reprend véritablement le flambeau, une sorte de transmission entre génération, on peut donc émettre l'hypothèse que l'histoire se reproduit.
Alexandre Postel est un auteur que je découvre avec ce roman dans lequel il expose un style d'écriture très descriptif, simple et fluide. Un style d'écriture très journalistique, si je puis dire, qui m'a beaucoup plu puisque c'est cet aspect là qui nous permet de rentrer directement dans le vif du sujet, et qui rend cette lecture d'autant plus additive. Je pense lire d'autres ouvrages de ce même auteur, je pense notamment à « un homme effacé » et voir, du coup, si ce style d'écriture est propre à l'intrigue de ce roman-ci ou non.
En résumé, Ascendant, est un thriller psychologique que j'ai apprécié dans le sens ou l'on sent qu'il y a un réel travaille derrière où rien n'est laissé au hasard. de quoi vous remuez les méninges, je peux vous l'assurer. Je vous recommande évidement cet ouvrage énigmatique !
Lien : https://wordpress.com/post/u..
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Au_bonheur_des_livres
  27 septembre 2016
🌺Alexandre POSTEL signe ici son deuxième roman, le premier par son titre "un homme effacé" décrit parfaitement ce qui caractèrise le personnage de "l'ascendant". le narrateur qu'on appellera "le narrateur", puisqu'on ne connaît pas son nom, mène une vie assez monotone, est vendeur de téléphonie mobile et a peu de contacts amicaux. Cet homme nous raconte la situation inextricable dans laquelle il s'est trouvé.
Il s'adresse à nous et commence son récit quelques jours avant qu'un appel lui annonce le décès de son père, il doit donc se charger des formalités administratives et va se rendre au domicile de son"ascendant". La relation entre les deux hommes était distante, voire tendue, le père ne s'étant pas remis du décès de son épouse.

                Arrivé dans la maison de son paternel, dans laquelle il va passer quelques jours le temps de régler les démarches liées au décès, le narrateur qui n'a jamais accédé à la cave de cette maison, va s'y rendre et y faire une découverte terrifiante...sa réaction va être stupéfiante et de là l'enlisement dans une suite d'actions inadaptées sera irréversible.

                 Vous comprendrez aisément que je ne peux développer davantage au risque d'atténuer le choc de cette effroyable découverte. Ce que je peux dire c'est que le personnage principal ne vous laissera pas indifférent et suscitera en vous un agacement grandissant au fur et à mesure de son enlisement.
Il conserve une apparente indifférence qui donnera envie  au lecteur de le "secouer". La narration peut paraître terne, en parfait accord avec l'image du narrateur qui donne une impression de passivité, de détachement, d'être assez effacé, peu entreprenant; cela dit peut-on lui accorder un peu de compréhension compte tenu de la situation inattendue à laquelle il est confronté? Pourquoi ne réagit-il pas de façon cohérente? Pourquoi subit-il cette "situation"? 
                   le titre "l'ascendant" est à double sens, d'une part il signifie le parent dont on descend, d'autre part (et c'est cette acception là qui éclaire le caractère du protagoniste) l'autorité morale/la grande influence que l'on exerce sur quelqu'un. L'image du père l'empêche d'agir, d'être un homme à part entière et cela révèle la fragilité de l'identité du narrateur. le pouvoir exercé par le père, même mort sera compris dans les toutes dernières lignes du roman.  
MON AVIS/

Ce roman m'a dérangée, d'une part par ce que va découvrir Monsieur X (le narrateur) dans la cave et par d'autres aspects de cette découverte liés au narrateur, vous me suivez toujours? 
D'autre part, parce qu'il nous met face à un personnage qui ne fait pas preuve de discernement et qui ne parvient pas à agir de façon cohérente...ce qui lui aurait évité de s'enfoncer dans les problèmes.
La force de ce roman est de créer de la tension en si peu de pages, et je suis impatiente de savoir ce que l'auteur nous réservera pour son prochain roman. 
Alexandre POSTEL nous dit que "les lecteurs font aussi le roman dans leur tête", c'est là que réside un des grands intérêts de la lecture...ouvrir les champs de notre imagination, de notre interprétation, de notre réflexion. 

Lien : https://www.Instagram.com/au..
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dcombier
  28 septembre 2015
Alexandre POSTEL parle dans ce court roman de la communication et la culpabilité à travers le drame que vit un petit vendeur de téléphone mobile (ironie appréciable) après le décès de son père.
Dans notre société dite de " communication ", l'on ne se parle plus, ne se voit plus, nous n'avons plus que de pseudos échanges via tous ces outils de " com " que sont le mobile, les courriels, les réseaux sociaux.
En permanence, dans notre société, la culpabilité est instillée aux individus par les élites, les médias : coupables aujourd'hui de ne pas penser comme la majorité (i.e. comme il faut) ; coupables d'avoir hier pensé comme la majorité ; coupables via les excuses d'un pays, d'une religion pour ce qui s'est passé bien avant que ces individus ne naissent ; etc.
Le narrateur (individu lambda dont on ne connaît même pas le prénom) endosse, malgré lui, la responsabilité (au sens plein du mot) des actes qu'a pu commettre son père décédé. Ceci à cause de son sentiment de culpabilité, son incapacité à communiquer (un seul coup de téléphone dès la découverte et tout était réglé) ; mais aussi par mésestime de soi, lâcheté, veulerie, procrastination, inconscience ; parce qu'il ne peut imaginer que son père ai pu faire ce qu'il a déduit de ce qu'il a vu (comme on ne peut imaginer ses parents en train de faire l'amour). La conjonction de tous ces facteurs négatifs l'entraînent vers le désastre final comme cela risque de se passer pour notre société qui souffre de ces mêmes maux.
Ce roman est dérangeant mais aussi un peu terne : l'auteur ayant réussi à rendre la narration parfaitement à l'image du narrateur. Cela peut ennuyer certains lecteurs.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   27 mai 2015
Un roman à la mécanique implacable, inspiré par le style d’Edgar Allan Poe.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
NeneveNeneve   29 novembre 2016
Je suis monté me coucher. J'ai pris deux comprimés. C'était devenu une habitude.
Juste avant de m'endormir j'ai vu ce qu'il y avait à l'intérieur de ma tête : un oeuf. Cet oeuf contenait le sommeil. Je savais qu'il suffisait de le casser, comme pour préparer une omelette, et aussitôt le sommeil s'écoulerait, se répandrait partout dans mon cerveau.
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ncoulpinncoulpin   01 octobre 2016
Pour la première fois je prenais conscience de l'importance que j'avais eue, peut-être, dans la vie de mon père. Je n'avais imaginé qu'il pouvait avoir besoin de moi; sans doute est-ce une chose que tout enfant a du mal à concevoir. Si je m'étais comporté autrement, si j'étais resté auprès de lui, si seulement j'étais venu le voir plus souvent, y aurait-il eu la cage ? Absurde. Ils étaient nombreux les hommes seuls, veufs, les vieillards brouillés avec leurs enfants : ils prenaient un chien.
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ADAMSYADAMSY   24 juin 2018
Cet homme que j'avais cru si bien connaître, par coeur et même jusqu'à l'écoeurement, comme ces chocolats industriels dont on imagine avant même de les avoir croqués la consistance collante et crémeuse, cet homme était devenu une énigme. Tout était flou, susceptible d'interprétations multiples et contradictoires, tout baignait dans le clair-obscur d'une cave éclairée par la flamme d'une bougie.
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tantquilyauradeslivrestantquilyauradeslivres   28 juillet 2015
C’était là, je crois, que je me sentais le plus à l’aise. Ailleurs, où que je me trouve, quoi que je fasse, mes pensées me ramenaient toujours vers la cave, comme sous l’effet d’une gravitation mentale. Mais dans la cave, je ne sentais plus l’attraction de la cave. Dans la cave je n’avais plus besoin de penser.
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universlitterairesuniverslitteraires   29 octobre 2017
"La plupart des hommes perdaient leur temps à élaborer des fantaisies, des illusions qu'ils essayaient de faire accroire aux autres, et ils mouraient après avoir fait semblant de vivre"
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Vidéo de Alexandre Postel
https://www.librairiedialogues.fr/livre/10774433-le-cas-malaussene-tome-1-ils-m-ont-menti-daniel-pennac-gallimard Lors de la rencontre avec Daniel Pennac, du 8 février 2017 à la librairie dialogues à Brest, l'auteur nous propose sa sélection de livres coups de c?ur du moment ! À savoir : - L'amie prodigieuse d'Elena Ferrante (Folio) - La petite lumière d'Antonio Moresco (Verdier) - La porte de Magda Szabó (Viviane Hamy) - Les deux pigeons d'Alexandre Postel (Gallimard) - Et j'ai su que ce trésor était pour moi de Jean-Marie Laclavetine (Gallimard)
Entretien mené par Laurence Bellon. Réalisation : Ronan Loup.
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