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Susanne Juul (Traducteur)Bernard Saint-Bonnet (Traducteur)
EAN : 9782264034366
160 pages
Éditeur : 10-18 (01/01/2002)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 98 notes)
Résumé :
« À dix-neuf ans, en 1949, un impétueux jeune homme quitte son Danemark natal "trop rigide" et part courir l'aventure au Groenland. Jorn Riel y restera seize ans, à mesurer les glaciers et à se mesurer à lui-même, à défier l'immensité, la solitude, la peur, le froid. Pour adoucir les nuits polaires et les jours sans soleil, il s'amuse à écrire des contes. À coups d'anecdotes pétillantes, il met en scène ses compagnons, des hommes bourrus, trappeurs au grand coeur, c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  03 septembre 2014
Eh bien, on peut dire que quand je découvre un auteur que j'aime bien, au moins, je pousse à fond dans mon exploration des écrits de ce dernier (du moins, autant d'ouvrages qui se trouvent disponibles à la médiathèque à laquelle je m'approvisionne...bien obligée car manque de place pour stocker tous les livres que j'ai déjà chez moi). Bref, celui-ci m'a cependant un peu moins emballée que les autres de Jorn Riel que j'avais découvert jusqu'à présent mais cela reste un bon livre quand même qui se lit très rapidement. Rempli d'humour mais aussi parfois d'histoires, probablement véridiques, que les hommes vivant au pôle Nord, ont dû rencontrer dans les années '50, le lecteur ne peut qu'admirer le courage de ces hommes. Si certains sont probablement fictifs, je ne doute pas que certains aient réellement existé et, même si ils n'étaient pas connu sous ce nom-là, d'autres ont probablement vécu les étranges aventures que ces hommes-là ont vécu. Comment survivre en milieu hostile, avec des températures glaciales - pour ne pas dire polaires et ainsi faire un mauvais jeu de mots - et n'avoir aucune envie de partir ? C'est exactement ce qui arrive à notre poète, Anton, qui, devant se rentre en Europe pour voir l'un de ses ouvrages publiés, va tout faire pour échapper à la vigilance du capitaine et s'enfuir du "Velse Mari", seul moyen de communication entre le Groenland et le reste du monde (du moins, dans ces nouvelles et ce fut probablement le cas en ce début de XXe siècle, même si le bateau devait porter un autre nom).
Un recueil de dix nouvelles dans lequel le lecteur retrouve des personnages (personnes ? ) qu'il avait déjà découvert dans les autres écrits de l'auteur, à savoir le lieutenant Hansen, Bjorken, Lasselille et tant d'autres...mais uniquement des hommes. Alors aussi, comment survivre dans un monde où les femmes ne sont jamais là, sauf dans certaines parties de ce vaste pays ? Pour le savoir, je vous invite vivement à venir découvrir cet ouvrage car, bien que romancées, je ne doute pas qu'une bonne part de vérité se trouve caché dans ces nouvelles-là puisque Jorn Riel avoue lui-même avoir retranscrit, en partie du moins, certaines des histoires qu'il entendait, étant enfant, par ces hommes revenus de là bas...
Une écriture simple, fluide et par conséquent un ouvrage qui se laisse facilement dévorer !
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le_Bison
  14 novembre 2012
La Vesle Mari a de nouveau accosté à quai. Une seconde d'hésitation, guère plus, et mon baluchon sur l'épaule, je monte par la coupée. Un regard furtif derrière moi, pour regarder ce que je laisse, la côte danoise, les bars et les putes, les chats errants miaulant pour un bout d'arrêtes… Je fais face à la mer, cette immensité vague qui n'en finit plus. Je pars, vous me reverrez l'année prochaine certainement. Je rejoins cette bande loufoque de trappeurs, ivrognes solitaires perdus sur la banquise du Groenland. J'avais déjà croisé leurs pistes et découvert leurs truculents « racontars ». Mais je ne m'étais pas senti dans mon élément, manque de femmes, des ivrognes trop gentils, de la graisse de phoque au petit-déjeuner. Bref, sans plus.
Pourtant, je replonge dans l'univers arctique. le froid et la glace m'attirent peut-être. J'ai un esprit parfois masochiste. Je sais que je n'y trouverai pas de femmes, peut-être un peu de sexe avec un coq ou un chien. Mais je sais aussi que je vais boire, bien boire, jour et nuit, nuit et jour, des jours qui n'en finissent pas, des nuits qui ne se terminent jamais. Je vais y croiser des ours blancs, et des vieux blancs et grincheux, certains presque grabataires, d'autres souvent bourrus.
Mais voilà, comme pour « la Vierge et autres racontars », ce nouveau recueil « Un gros bobard et autres racontars » a traversé mon esprit aussi rapidement qu'une glissade sur une piste noire verglacée. La magie n'a une nouvelle fois pas opéré. Ces histoires de Jørn Riel ne sont pas faites pour moi. J'aurais du plus hésité avant d'embarquer une nouvelle fois, mais je voulais découvrir de nouveau cette vie de trappeurs au-delà des glaces. La prochaine fois, je m'abstiendrais, et si la Velse Mari accoste de nouveau, je laisserai mon billet à une autre âme voyageuse.
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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StephaneMei
  07 février 2014
J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé le gros bobard dans ce recueil de nouvelles de Jorn Riel. Ou disons plutôt que je n'ai pas pu le différencier des autres racontars. Car les personnages s'en donnent à coeur joie et s'en racontent de beaux, tous plus gros les uns que les autres.
Il faut dire que l'hiver est long dans le Nord Est du Groenland, qu'il y a peu de distractions dans les cabanes de chasseurs de renards, et que les histoires ben ça fait passer le temps, entre un verre de rhum ou d'eau de vie de myrtille et une boite de sardines à l'huile.
Les racontars tournent surtout autour d'histoires de beuveries, de bagarres et ballades mémorables sur la banquise avec des chiens de traineau : des histoires de chasseurs de renards bleus quoi.
L'excellente première nouvelle, "le gigolo", m'a fait beaucoup rire. Ce pauvre gigolo, venu passer une saison dans le Nord-Est du Groenland et qui s'étonne de ne pas y trouver de femme. Pauvre gigolo qui s'étiole de jour en jour et fait l'inquiétude de ses compagnons...
Mais les autres nouvelles, peut-être un peu fades en comparaison, m'ont semblé plus poussives.
Un bon livre à lire au fond du Groenland, dans une cabane de chasseur, tandis que le vent hurle dans la nuit.
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Niele
  24 octobre 2017
Que l'hiver est long et froid au Groenland ! Une bonne flambée, un bon verre de rhum, quelques bons amis trappeurs, voilà de quoi passer une bonne veillée en attendant la fin de la tempête ! Oh, mais il manque certainement quelques racontars bien surprenants à raconter entre réalité et imagination, on comble ainsi les longs moments de solitude. On peut bien y ajouter de temps à autre de petits ou gros bobards, de toute façon, personne ne pourra contester : là-bas l'irréalité est à chaque détour !
Encore une fois Jørn Riel nous emmène avec lui dans un monde qu'il maîtrise du début à la fin : il nous emmène où il l'entend dans ses histoires, on se laisse prendre au piège des atmosphères et des mots jusqu'à perdre de vue qu'il s'agit bien de racontars. On se réveille en fin de livre tout surpris de s'être laissé embobiner aussi facilement, car on y a cru à tous ces gros bobards !
Les racontars concernent ici principalement les trappeurs et non les inuits, mais il n'en reste quand même une ambiance pittoresque. le style est toujours fluide, agréable et léger.
Un auteur à lire et à découvrir !
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Epytafe
  22 octobre 2011
Un livre de Jorn Riel parmi d'autres. Pourquoi celui-ci ? Peut-être parce que c'est le premier que j'ai lu. Jorn Riel a vécu au Groenland entre 1949 et 1965 la vie des trappeurs locaux, société exclusievement masculine, dispersée dans le grand nul part blanc, obligée de composer avec le froid, la solitude et la nuit polaire.
Les personnages de Riel sont pour le moins croustillant et il nous livre leurs obsessions, leurs peurs, et leurs aventures dans une série de nouvelles férocement drôles, truculentes et délicieusement décalées.
Un auteur à lire absolument.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   13 novembre 2012
Ce fut un long hiver sans confort pour le gigolo. Lui qui avait usé de femmes comme nous autres d’air frais, il était sur le point de s’étrangler avec ses souffrances intérieures. Nuit après nuit, et ensuite jour et nuit après jour et nuit, il restait dans sa couchette à regarder la soupente et à ressentir la solitude l’envahir lentement. […] Et comme son besoin était plus grand que ceux du commun des mortels, vous comprenez son désespoir quand, le matin, il se réveillait dans une cabane froide, la cuisinière éteinte, la barrique d’eau gelée à cœur, des glaçons dans la moustache et avec ses bijoux de famille tellement petits qu’il lui fallait chercher plusieurs fois avant d’aller pisser.
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cicou45cicou45   02 septembre 2014
"Je propose, mon garçon, que tu cloues cette plaque au-dessus de ta couchette pour toujours te remémorer que dans ce bas monde il ne faut jamais s'attendre à la reconnaissance des gens."
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YouplalaYouplala   04 février 2016
Mon idée, c'était que la plupart d'entre nous, on a un petit coin de géographie qu'on aime et dont on a toujours la nostalgie. Soit qu'on se l'imagine, soit qu'on y a été et qu'on a envie d'y retourner. L'Afrique, Lolland ou les Marquises.
Mais pour la plupart d'entre nous, on doit rester là où on est et se contenter de rêver. Parce que la plupart des gens sont diablement pris par le quotidien et coincés dans un autre lieu que celui qu'ils aiment. Ici, Hansen, c'est le domaine privé des dieux, mais ils ont pas beaucoup le temps d'y venir avec tout ce qu'ils ont à faire ailleurs. C'est peut-être pour ça que c'est à ce point divin ici.
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cicou45cicou45   02 septembre 2014
"Le secret d'un secret repose justement, comme vous le savez tous, dans ce qu'il y a de secret, mes amis. Et l'on peut parfois se trouver délivré d'un secret par un regard, un geste, une action pu ce que l'on appelle un mot-clé."
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cicou45cicou45   03 septembre 2014
"Ça doit pas être si facile que ça d'être un génie."
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Videos de Jorn Riel (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jorn Riel
Jorn Riel était présent aux "Rencontres à lire" de Dax en 2015. Cette vidéo présente succinctement son parcours et la maison d'édition Gaïa.
>Littérature des langues germaniques. Allemand>Autres littératures germaniques>Littérature norvégienne (218)
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