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ISBN : 2070369382
Éditeur : Gallimard (01/03/2000)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Conseil de famille chez les von Gerlach : le père a convoqué sa fille Leni, son fils cadet Werner et johanna, sa bru, pour leur dicter ses dernières volontés. Il n'a plus que six mois à vivre, les médecins l'ont condamné. Après lui, Werner dirigera l'empire industriel des von Gerlach mais doit s'engager à ne jamais quitter Altona. Pourquoi cette condition sinon pour protéger Frantz, le fils aîné, qui se claustre dans sa chambre depuis treize ans et passe pour mort a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  17 octobre 2012
Les Séquestrés d'Altona est une pièce en cinq actes de Jean-Paul Sartre, représentée pour la première fois au théâtre de la Renaissance le 23 septembre 1959
Après l'insuccès de Nekrassov en 1955, qui l'a meurtri, Jean-Paul Sartre revient au théâtre. On sait que de gaulle est revenu au pouvoir en 1958, avec « les pleins pouvoirs », justement et que les troubles en Algérie ne font que s'aggraver…Sartre décide de traiter à travers cette pièce « Les sequestrés d'Altona » de la guerre d'Algérie en général, et en particulier de la torture…
L'action de la pièce se situe dans une famille d'Allemagne de l'Ouest, treize ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. le père est mourant. Il convie son fils cadet, Werner, pour lui signifier qu'il sera l'héritier de ses affaires... en même temps qu'il devra prendre l'engagement solennel que lui et sa femme Johanna resteront habiter à vie dans la maison familiale dans le but de s'occuper de Frantz, l'aîné de la famille qui vit cloîtré dans sa chambre, au grenier, depuis qu'il est rentré du front soviétique, et qu'il a été déclaré mort.
« Les séquestrés d'Altona », c'est « Huis-clos » élargi, car il s'agit bien là d'un huis-clos… Quel est le secret de Frantz ? On sera amenés à le découvrir dans toute son horreur. Un secret qui ne peu que conduire à une fin tragique, on s'en doute…
Pour ma part, une des meilleures pièces de Sartre.
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Leps
  14 décembre 2010
Pièce de théâtre phare que Jean Paul Sartre a écrit en 1959, Les Séquestrés d'Altona aborde le thème de la possibilité de commettre ce que Sartre et nombre d'intellectuels considèrent le mal absolu en temps de guerre, la torture. Il n'est en effet pas anodin que Sartre ait écrit cette pièce au lendemain de la bataille d'Alger de 1957, tristement célèbre par les moyens employés par l'armée française pour venir à bout du FLN à Alger.
Sartre situe l'action en Allemagne de l'Ouest, treize ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. le père de famille, qui est mourant, convie son fils cadet, Werner et lui demande de prendre en héritage son industrie. En contrepartie, Werner et sa femme Johanna doivent jurer qu'ils resteront jusqu'à la fin de leur vie dans le manoir familial afin de s'occuper de Frantz, frère aîné de Werner qui vit cloîtré dans sa chambre depuis qu'il est rentré du front soviétique, et qui a été déclaré mort.
Le centre de gravité de cette pièce est Frantz, de ce mystérieux personnage, qui entretient des liens malsains avec la seule personne qu'il daigne voir, sa soeur. Ce Frantz, dont on ne sait jamais s'il est complètement fou ou s'il simule sa folie pour s'exonérer d'un crime horrible commis alors qu'il était officier dans la Wehrmacht…
Frantz, que son père adore autant qu'il méprise Werner, s'est engagé en 1941 afin de protester contre la soumission volontaire de son père aux Nazis. Mais c'est au cours de cette guerre que Frantz va commettre l'irréparable et perdre la raison, lui s'insurgeait contre le sort réservé aux Juifs en Allemagne.
On ne révèlera pas le dénouement de la pièce, dont on sent bien qu'il ne peut être que tragique. On peut néanmoins saluer le travail de Sartre qui au travers de cette oeuvre, souligne les nombreux paradoxes de la société allemande de l'après guerre : parmi les pires collaborateurs figuraient des gens en apparence respectable, des industriels n'ayant aucun lien avec les nazis, pour qui la guerre n'était qu'une période comme une autre pour faire de bonnes les affaires.
Pièce dérangeante mais passionnante, très bien écrite, dont on ne peut que recommander la lecture.

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Darkcook
  03 janvier 2013
Ah la la... C'est avec l'étude de cette oeuvre que je découvrai cet auteur, et j'avais été transcendé, il y a de cela quatre ans. Malheureusement, les cours ont ensuite été annulés, et je n'ai jamais pu avoir d'analyse aboutie professorale. Mais elle avait su faire son impact. le souvenir est un peu flou, je me rappelle surtout de mes impressions de lecture.
Le concept, un personnage fou, Hamletien, enfermé dans sa chambre, traumatisé à jamais par la seconde guerre mondiale, avec la maison qui fait semblant de vivre autour de lui, ne pouvait que me plaire. J'ai surtout été marqué par le conflit avec son père, le salut qu'il pouvait potentiellement trouver dans une histoire d'amour impossible avec Johanna (prénom féminin magique) et la fin magnifique, évoquée par la force des mots, qui a lieu en dehors de la scène... Un des classiques de mes débuts à la fac, à relire dans un contexte plus éduqué!
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chartel
  09 octobre 2007
Encore une pièce de théâtre assez insupportable à lire. Et comme toujours, je me pose la question: une pièce de théâtre difficile à lire n'est-elle pas justement intéressante à jouer? Les acteurs peuvent ainsi donner libre cours à leur imagination et dévoiler la palette de leur jeu, puisqu'ils ne sont pas bridés par la beauté du texte.
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biduldoodle
  06 juillet 2010
Dans cette pièce de théâtre, Sartre aborde la question de la résistance : ne pas être passif, mais à quel prix ? Cette question est traitée sous l'angle de la folie.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
jojobegoodjojobegood   24 septembre 2014
Je te l’interdis ! Je mourrai, je suis déjà morte et je t’interdis de plaider ma cause. Je n’ai qu’un seul juge : moi, et je m’acquitte. O témoin à décharge, témoigne devant toi-même. Tu seras invulnérable, si tu oses déclarer “J’ai fait ce que j’ai voulu et je veux ce que j’ai fait“.
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gillgill   18 avril 2012
J'ai cru forger le nom de Gerlach. Je me trompais : c'était une réminiscence. Je regrette mon erreur d'autant plus que ce nom est celui d'un des plus courageux et des plus notoires adversaires du National-Socialisme.
Hellmuth von Gerlach a consacré sa vie à lutter pour le rapprochement de la France et de l'Allemagne et pour la paix. En 1933, il figure en tête des proscrits allemands ; on saisit ses biens et ceux de sa famille. Il devait mourir en exil, deux ans plus tard, après avoir consacré ses dernières forces à secourir ses compatriotes réfugiés.
Il est trop tard pour changer le nom de mes personnages, mais je prie ses amis et ses proches de trouver ici mes excuses et mes regrets.
(Note préliminaire insérée en début de l'édition parue chez "Folio" en 1972)
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jojobegoodjojobegood   24 septembre 2014
-Les fous disent la vérité, Werner.
-Vraiment ? Laquelle ?
-Il n’y en a qu’une : l’horreur de vivre.
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jojobegoodjojobegood   24 septembre 2014
Elle voulait tout, je suppose : c’est jouer au perdant. Elle a tout perdu et s’est enfermée dans sa chambre pour faire semblant de tout refuser.
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poupoumafiapoupoumafia   06 avril 2014
Le Mal, Messieurs les Magistrats, le Mal, c'était l'unique matériau. On le travaillait dans nos raffineries. Le Bien, c'était le produit fini. Résultat : le Bien tournait mal. Et n'allez pas croire que le Mal tournait bien.
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Videos de Jean-Paul Sartre (180) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Paul Sartre
Radioscopie : Jean-Paul Sartre
"À 16 ans j'aurais aimé vous rencontrer " c'est par cette véritable déclaration que Jacques Chancel accueille Jean-Paul Sartre, ce 7 février 1973, dansRadioscopie .
Tout au long de l'entretien, il évoque son enfance, ses études, qui il était jeune homme et son refus du Prix Nobel. Mais il aborde aussi le métier d'écrivain et l'évolution de sa pensée, le rôle de la politique et du journalisme dans sa vie. Il explique son refus du Prix Nobel par sa volonté de ne pas être "récupéré" par la classe dirigeante.
Il évoque aussi son non-conformisme, son goût du temps présent et la satisfaction quant à la vie qu'il a menée.
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