AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2283031303
Éditeur : Buchet-Chastel (23/08/2018)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque. Le corps médical, qu’il consulte avec réticence, lui prescrit un formidable cocktail d’antidépresseurs, de somnifères et d’anxiolytiques. En quelques semaines, la personnalité de notre héros se modifie : il rompt avec son amie Neith, rejette sa vie bourgeoise et part s’installer dans les bois, seul dans sa tour d’ivoire.
<... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
coquinnette1974
  25 août 2018
Le chien rouge de Philippe Ségur m'a été envoyé par net galley et les éditions Buchet-Chastel que je remercie chaleureusement.
Le chien rouge, c'est Peter Seurg, grand admirateur d'Hermann Hesse. Il disparaît au coeur d'une forêt des Pyrénées. Il avait tout pour lui, était un professeur reconnu, admiré de tous...
Nous découvrons d'abord Peter Seurg au travers du long prologue de son plus proche voisin, éloigné quand même.
Puis nous le découvrons au travers le manuscrit écrit par Peter lui-même.
Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque. Il est alors soigné, abuse des cachets.. et plaque tout : compagne, travail... Il vit une vie recluse dans sa forêt des Pyrénées... avant de disparaître...
Le chien rouge est un très bon roman de la rentrée littéraire.
J'ai trouvé original de découvrir d'abord le personnage au travers de son proche voisin. Enfin, proche, faut le dire vite car on ne peut pas dire qu'ils aient réellement été amis. Mais le point de vue de cet homme est très intéressant. Un peu long tout de même car je dois avouer qu'au début ça démarre doucement.
Toutefois, il ne faut surtout pas décrocher car à partir du moment où c'est Peter qui raconte son histoire, impossible de lâcher mon livre.
On ne peut pas dire qu'il se passe énormément de choses dans ce roman mais il y a toujours du rythme, c'est bien écrit et j'ai beaucoup aimé ce court ouvrage.
Je lui mets quatre étoiles et demie, pas cinq car ce n'est pas tout à fait un coup de coeur mais je recommande vivement cet ouvrage de la rentrée littéraire :)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
sylvaine
  12 septembre 2018
Le chien rouge Philippe Ségur BuchetChastel août 2018.
Poussé à bout par son métier et ses contemporains, Peter Seurg, qui ne comprend plus le monde dans lequel il vit, pète un câble et craque.Professeur d'université, à l'approche de la cinquantaine cet homme érudit, artiste contrarié , se retrouve englué dans un marasme dépressif existentiel...
Voilà me semble t'il la trame d'un livre à côté duquel j'ai cheminé péniblement. Quelques beaux passages fort bien écrits... Je n'ai ressenti aucune empathie pour cet intellectuel en mal de vivre, qui,me semble t'il ne pense, qu'à lui, encore à lui , toujours à lui, même si au passage ses indignations parlent des autres mais que fait il vraiment? agit il seulement pour les autres? Loin s'en faut , lui, encore et toujours lui....
Bref une belle déception!
Je tiens néanmoins à remercier les éditions Buchet Chastel via NetGalley pour la découverte de ce roman
#LeChienRouge #NetGalleyFrance
Commenter  J’apprécie          200
natdef
  11 septembre 2018
Ce livre n'est pas un livre c'est une pépite d'humanité, un conte philosophique... brillant ,sombre et extraordinaire ( au sens littéral du terme). Au début de cette lecture, mon enthousiasme était tel que j'aurais extrait des citations à chaque page.
Difficile d'en dérouler la trame. Peter Seurg (initiales P.S. comme un certain Philippe Ségur), professeur d'université quinquagénaire qui se nomme lui-même le Chien Rouge a rompu avec sa compagne Neith, rejeté sa vie bourgeoise et est parti s'installer dans les bois. C'est un homme dépressif qui livre dans son « journal » le récit de sa relation avec Neith, ses regrets, sa révolte, sa déchéance causée par l'abus d'alcool, de médicaments et autres substances.
Cette trame semble pourtant« classique « - un homme quitté par sa compagne, qui boit et cherche à comprendre comment il en est arrivé là et regrette le temps d'avant, bien écrit– cet homme est brillant -certes mais classique et facile à résumer.
Pourquoi alors ce livre m'a-t-il autant plu ? Sa construction d'abord : des récits enchâssés les uns dans les autres comme des poupées gigognes, l'éditeur du manuscrit qui observe le personnage et présente la situation, le narrateur dont on découvre le manuscrit mais aussi une brochure qui lui est consacrée. Son genre également que je ne parviens pas clairement à définir : conte philosophique, étude sociale, récit initiatique. C'est un livre complètement atypique.
J'ai été particulièrement sensible à la description du jeune garçon qu'il était, voulant faire plaisir à ses parents en suivant une voie qui n'était pas la sienne. Je l'ai accompagné dans ses errances, ses « bad »trips (ses descriptions sont tellement bien faites que j'ai l'impression d'y être alors que je n'ai jamais pris de substance illicite de ma vie, promis!). J'ai savouré les descriptions de quelques personnages loufoques rencontrées au BBB (comprendre Barcelona Burning Bash, une manifestation inspirée du Burning Man , ce festival complètement déjanté au Nevada).
Je comprends ses réflexions sur la personne qu'il est devenu, sa critique de la société (son questionnement est le même que le mien mais c'est probablement générationnel). « Cela pourrait donc être tout autant l'histoire d'un individu qui, mû par une faille intime, cherchait à se connaître. de fait il y avait en S. une autre personnalité que celle, malheureuse et plaintive, qui s'exprimait au premier abord : celle d'un Chien Rouge à la patte ensanglantée, d'une bête domestiquée qui avait rongée ses liens et battait la campagne, rôdait dans les villes, méfiante vis-à-vis de la pitance donnée par les hommes, hargneuse contre leur malignité, ivre de liberté, de soleil de joies simples d'une course sans fin sous les étoiles »
N'avons-nous pas tous un Chien Rouge qui sommeille en nous ?
Ce livre est assurément marquant comme m'avait marquée en son temps la lecture du roman d' Hermann Hesse « le loup des steppes » , Hermann Hesse dont la présence récurrente dans le roman me donne une furieuse envie de relire son roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          41
Ariane84
  29 août 2018
Livre reçu par hasard grâce au pique-nique Babelio et sur lequel je ne me serais certainement pas penchée autrement, il s'agit d'une très belle surprise sur des thèmes qui évoquent beaucoup de choses pour moi : la dépression, le mal de vivre, le sens qu'on donne à sa vie ou les limites entre normalité et folie.
L'écriture est riche et belle, il y a plein de jolis passages, et très évocatrice, très fidèle à ce que l'on peut ressentir au coeur de l'angoisse ou de la dépression profonde.
L'histoire est celle de Peter Seurg, universitaire et écrivain en perdition, nous le suivons tout d'abord à travers les yeux de son voisin, puis au coeur de ses pensées et de ses tourments, au cours des quelques mois précédant sa "disparition".
Ce fut une lecture très enrichissante pour moi, qui aurait été parfaite si l'on excepte l'épilogue qui n'en est pas vraiment un et qui m'a laissée un peu pantoise.
Une très belle plume en tout cas que celle de Philippe Ségur, peut-être me laisserai-je tenter par un autre de ses ouvrages...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Verdure35
  18 août 2018

Au coeur d'une forêt des Pyrénées, Peter Seurg, grand admirateur d'Hermann Hesse, disparaît, on l'appelait « le chien rouge ».
D'abord le long prologue du voisin ,assez éloigné tout de même ; il présente Peter Seurg au lecteur , puis il fait paraître le manuscrit écrit par celui-ci avant de disparaître.
« C'était donc l'histoire d'un homme qui ne voulait pas officiellement mourir, mais faisait tout pour y arriver sans avoir l'air de l'avoir voulu, »
C'est exactement l'attitude qu'emprunte P.Seurg après avoir disjoncté comme on le dit familièrement.
Il veut retrouver une plénitude, une liberté, il se sent aliéné par son milieu bourgeois et ses corollaires, travail, mariage, enfants, il veut se retrouver comme ces chiens qui n'ont pas connu l'humiliation du canapé, du panier douillet.
Et ce n'est pas si simple.Pour soigner cette dépression, des psys lui concoctent des cocktails d'enfer, auxquels il ajoute beaucoup d'alcool , belle descente.Il rencontre une jeune femme , mais se conduit comme un crétin.
Il s'arrache à la ville et essaie de se désintoxiquer dans cette forêt perdue .Mais si la crise s'achève,si la lucidité revient, quelle vie s'offre à lui….
Texte littéraire sans fioritures et sans concessions ; belle écriture, forte, et surtout bel examen de la vie d'un quinquagénaire qui cherche le moyen(le seul?) de retrouver la liberté sauvage qu'il a perdue, mais l'a t-il un jour ressentie ?
Merci aux Edts Buchet-Chastel et à NetGalley pour la découverte de ce beau texte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          62

critiques presse (4)
Lexpress   18 octobre 2018
Grave, sombre, colérique, amer, rageur, mais porté par un souffle puissant et un instinct de vie contagieux. C'est un livre dans le livre: Le Chien Rouge est en effet le manuscrit d'un certain Peter Seurg, approchant la cinquantaine, écrivain reconnu et professeur de droit respecté, qui s'est isolé au coeur d'une forêt des Pyrénées pour cause de dépression profonde.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   15 octobre 2018
Seurg, anagramme évidente de Ségur, est sans nul doute le reflet du romancier. Lequel livre ici un récit très autobiographique, courageux également, malgré quelques métaphores un peu lourdes. Son double fictionnel parle à chacun.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   21 septembre 2018
Avec « Le Chien Rouge », Philippe Ségur signe un grand roman ; un récit puissant où le portrait d'un homme tourmenté se mêle à la critique affinée, virulente et impitoyable d'une société à bout de souffle.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaCroix   07 septembre 2018
Philippe Ségur retrace le parcours désespéré d’un homme en quête de sens.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
BrooklynbytheseaBrooklynbythesea   25 septembre 2018
Une fois rentré, je me rappelai que nous étions le dimanche du second tour de l'élection présidentielle. Deux mois plus tôt, j'avais pris la décision de ne pas voter. Je ne voulais plus cautionner un régime dans lequel les inégalités sociales faisaient autant de vies brisées, d'existences misérables, et où une infime minorité s'enrichissait au-delà de toute raison. Par curiosité, j'allumai l'ordinateur : Macron était élu président de la République. Un tiers seulement des électeurs s'étaient prononcés en sa faveur. Comme l'affirmaient sans rire les journalistes, grâce à l'avènement du candidat antisystème, une révolution était en marche et des jours heureux s'amoncelaient en gros nuages noirs à l'horizon. Je me servis un verre de rhum afin d'éviter une transition trop brutale vers la vie ordinaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Ariane84Ariane84   21 août 2018
Je savais que jamais je ne pourrais me défaire de cette pointe au coeur, de ce regret et de cette tentation, parce qu'ils étaient le mouvement conditionné, l'instinct social de l'homme emporté par les eaux, qui, persistant à ignorer qu'il lui est loisible de nager, de plonger ou de se perdre, tend la main vers la seule bouée qu'on lui eût appris à connaître.
Commenter  J’apprécie          40
Ariane84Ariane84   23 août 2018
Les jours de mai s'en allaient. Ma vie s'en allait. Lentement, depuis longtemps, j'étais part à la dérive. Maintenant j'étais loin, en haute mer, ballotté par une houle méchante, et des vents mauvais se levaient à l'horizon.
Commenter  J’apprécie          60
BrooklynbytheseaBrooklynbythesea   24 septembre 2018
Nous appauvrissions la langue par la suppression du neutre et la féminisation des fonctions, rendions les textes illisibles par des tirets imbécil-e-s- et nous plaignions des violences faites aux femmes, mais nul ne semblait avoir envie d'en finir avec la vulgarité des amuseurs, le culte de la pub et le règne du porno.
Commenter  J’apprécie          20
Verdure35Verdure35   06 juillet 2018
La littérature n’etaitplus écrite avec du sang mais avec de l’encre à billets de banque.
Commenter  J’apprécie          80
Video de Philippe Ségur (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Ségur
François Busnel reçoit : Amélie Nothomb pour le Fait du prince (Albin Michel) Régis Jauffret pour Lacrimosa (Gallimard) Jean-Baptiste del Amo pour Une éducation libertine (Gallimard) Philippe Ségur pour Vacance au pays perdu (Buchet Chastel) François Busnel propose en direct chaque jeudi à 20h35 sur France 5, un magazine qui suit de près l'actualité littéraire avec pour seul mot d'ordre, le plaisir.
Retrouvez toutes les informations sur les invités et leur actualité sur notre site : http://www.france5.fr/la-grande-librairie https://www.facebook.com/pages/La-Grande-Librairie/512305502130115 https://twitter.com/GrandeLibrairie Et réagissez en direct pendant l?émission avec le hashtag #LGLf5.
+ Lire la suite
autres livres classés : dépressionVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox






Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
260 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre
.. ..